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Yannick Hoppe, l’opportuniste politique qui n’aime pas les opportunistes ?
En politique, l’intérêt des autres passe souvent après l’intérêt de soi-même. Et il n’est pas rare, au gré du vent et des opportunités, que des personnalités politiques changent de bord, militant à Gauche d’abord pour basculer à Droite au profit d’une belle position, ou inversement. Yannick Hoppe, ancien Maire UDI du Bourget qui a basculé subitement chez Anne Hidalgo (PS) après sa défaite, en fait partie. Pourtant, ce dernier attaque dans une longue diatribe Sylvain Maillard, ancien critique de Rachida Dati qui a lui aussi tourné casaque :
« En 2020, Sylvain Maillard dénonçait Rachida Dati comme une « escroquerie politique ». En 2026, il devient le numéro 2 de sa liste pour le Conseil De Paris. Entre-temps, quoi ? Une révélation ? Un miracle ? Une conversion morale ? Non. Une conversion électorale. Ce n’est pas seulement de l’opportunisme. C’est de la Datipocrisie. D’un côté, les Pandora Papers et des déplacements au Qatar non déclarés. De l’autre, une mise en examen, des perquisitions et un procès en correctionnel qui s’ouvrira en septembre 2026 pour corruption et trafic d’influence. Et soudain, ces deux-là se trouvent des affinités. Pas sur un projet. Pas sur une vision pour Paris. Mais sur un point commun évident : le goût persistant de la non transparence. Quand les principes deviennent variables d’ajustement, quand les indignations d’hier servent d’escabeau aux alliances de demain, ce n’est plus de la politique, c’est une fusion-acquisition de circonstances. Paris mérite mieux qu’un cartel de contradictions.«
Même si l’actuel directeur de cabinet de l’adjoint à la Maire de Paris en charge des Outre-mer (non, vous ne rêvez pas) a raison dans cette critique, ne faudrait-il pas pour lui balayer devant sa porte ?
Yannick Hoppe a longtemps été (par opportunisme ?) un porte-cartable apprécié de l’UDI en Seine-Saint-Denis. Sorti de la Fac à l’âge de 28 ans, il décida de devenir collaborateur pour le Sénat au sein de ce groupe. Très vite pris sous l’aile du Sénateur Vincent Capo-Canellas (qui était également Maire du Bourget), il rédigea les communiqués des différents élus du département, et se chargea notamment de la basse besogne notamment pour le compte du député-Maire de l’époque de Drancy, Christophe Lagarde.
Celui qui devint à la surprise générale Maire du Bourget en 2017 (Vincent Capo-Canellas ne pouvant cumuler les poste de Sénateur et de Maire, pris la décision de donner le poste à un fidèle plutôt qu’à son premier adjoint, espérant ainsi mieux le contrôler) était un fervent critique de la Gauche en Seine-Saint-Denis. Voici quelques extraits :
« Je vous invite à retrouver ce matin dans Le Parisien 93 – Seine Saint Denis l’article évoquant les enjeux de la conférence de presse organisée hier après-midi par les grands élus UDI de la Seine-Saint-Denis, notamment le groupe UDI Conseil général de la Seine Saint Denis, présidé par Salini Stéphane, à trois jours du vote du budget départemental. « Le Conseil Général va de renoncement en renoncement et ce sont les habitants qui trinquent » a résumé Vincent Capo-Canellas, Sénateur-Maire du Bourget, ancien président du groupe « centriste » au Conseil Général.«
« [CONSEIL GÉNÉRAL] Dans son édition d’aujourd’hui, Le Parisien 93 – Seine Saint Denis revient sur la séance plénière du Conseil général de la Seine-Saint-Denis qui a lieu hier et au cours de laquelle Salini Stéphane, Président du groupe UDI Conseil général de la Seine Saint Denis, a de nouveau dénoncé la situation préoccupante de la petite enfance dans le Département et rappelé les lourdes conséquences de la décision prise par l’exécutif départemental en mars 2013 : « En 2008, la majorité PS a proposé un plan ambitieux de créations de crèches et tout le monde l’a voté alors pourquoi l’arrêter maintenant? C’est d’autant plus regrettable que nous avons le département de France le moins bien doté en la matière, cette politique est donc incompréhensible. Résultat : le privé ne crée plus de places depuis un an et, sans les subventions, elles reviennent beaucoup plus cher aux municipalités qui doivent compenser.«
« C’est parti pour la campagne #législatives2017 avec la distribution de la lettre de candidature de Jean-Christophe Lagarde, Député du Bourget depuis 2012, un député utile et efficace pour notre ville et pour tous les Bourgetins, qui a fait le choix courageux de continuer à nous représenter à l’Assemblée Nationale dans une période particulièrement importante pour notre pays et pour l’Europe. Plus que jamais, « Lagarde, on le garde » et je vous invite à vous rassembler largement autour de sa candidature et à rejoindre son comité de soutien : http://www.jclagarde2017.fr ! »
Et des attaques contre la Gauche :
Même s’il est bon de critiquer les femmes et hommes politiques opportunistes qui chassent pour garder leur gamelle, venant d’une personnalité comme Yannick Hoppe, ne serait-ce pas l’hôpital qui se fout de la charité ?
En échange d’un soutien à Bruno Beschizza, l’acteur amateur Reda Benzora voulait-il un poste à la mairie d’Aulnay-sous-Bois ?
Nous l’avions précisé lors d’un précédent article, nous ne savions pas pourquoi Reda Benzora, autrefois très proche de la majorité municipale LR à Aulnay-sous-Bois, s’est subitement pris une plainte pour menaces face à la 1ère adjointe Séverine Maroun. L’édition du Parisien d’aujourd’hui nous apporte un peu plus d’information sur ce retournement de veste aussi incongru que surprenant.
En politique politicienne il n’y a que 4 catégories d’individus :
- Les meneurs, qui ont les postes les plus importants (Maires, Sénateurs, Députés, Ministres…), qui se servent de leur réseau, leur position ou leur bagou pour haranguer la foule, dire ce que les possibles votants veulent entendre, et qui peuvent avoir – ou pas – une vision politique claire, et parfois une idéologie
- Les suiveurs, qui veulent manger à la table du roi, qui n’ont pas forcément d’état d’âme et qui veulent tout simplement profiter des avantages ainsi offerts
- Les militants et sympathisants de base, qui ont parfois de la conviction pour leurs idées, mais qui souvent sont les dindons de la farce, et jouent souvent les idiots utiles
- Les opportunistes, capables de sauter sur la moindre occasion pour tenter de récolter les miettes, ou jouer un grand coup
Apparemment, Reda Benzora fait partie de cette 4e catégorie aussi distincte que méprisable. En effet, jouer la carte d’un candidat – alors grandissime favori que personne ne voit perdre – juste pour obtenir un poste à la Mairie d’Aulnay-sous-Bois, n’est pas pour redorer l’image de la politique. Partout en France, d’autres l’ont fait pour avoir un logement, d’autres pour placer femme ou enfants en tant qu’élus à la Mairie, d’autres encore pour obtenir des dérogations pour inscrire leurs enfants dans les meilleures écoles privées.
Si Reda Benzora apportera certainement son témoignage pour contester la version des faits de la municipalité, on ne peut que s’interroger sur son comportement qui a tout l’air de montrer une certaine instabilité. Car quand on fait campagne pour quelqu’un, pour un parti, c’est avant tout pour défendre tout un programme, et non pour attendre une gamelle qui peut ne jamais venir .
Maintenant, est-ce que Reda Benzora a délibérément proféré des menaces envers la 1ère adjointe Séverine Maroun, ou est-ce que celle-ci amplifie une simple querelle d’un ancien militant opportuniste déçu ? On est amené à la croire, vu les messages proférés à notre encontre, suite à l’utilisation d’une photo publique et téléchargeable depuis son compte Facebook, sans aucune notice ou contre-indication d’utilisation :
Celui qui rêvait de devenir le prochain Saïd Taghmaoui risque de faire parler de lui non pas pour ses prétendues qualités d’acteur, mais plutôt pour ses déboires judiciaires et ses sautes d’humeur. En attendant, on pourrait le retrouver sur une liste pour les municipales en 2026, mais pas sûr que la tête de liste puisse en tirer un bénéfice quelconque. Il pourrait même, au vu de toutes ces accusations, devenir plus embarrassant qu’efficace. A moins qu’il ne devienne le futur bad boy du 7e art, une sorte de Sami Naceri qui pourrait plaire à une partie des cinéphiles…
Après son agression homophobe, Yannick Hoppe semble en pleine forme et récupérer dans tous les sens du terme
Nous vous l’annoncions dans un précédent article : l’ex-Maire du Bourget (UDI) devenu, quelques semaines après sa cinglante défaite dans une ville imperdable pour son parti, un fan de la Maire de Paris Anne Hidalgo (PS), aurait subi une agression homophobe violente le vendredi 12 mai à Dijon (sa ville de prédilection).
Malgré les coups de couteau qu’il aurait reçu et le choc émotionnel que tout le monde aurait subi après un tel acte, Yannick Hoppe semble aller pour le mieux. Moins d’une semaine après cette attaque, on peut le voir heureux, souriant, plein d’énergie et dansant auprès de l’édile de Paris :
Celui qui rêvait de faire parler de lui et qui avait entre les mains une ville qui ne pouvait pas basculer grâce à l’appui du ténor local Vincent Capo-Canellas semble avoir bien récupéré, tant sur le plan physique que politique. Ce terrible fait divers pourrait-il mettre au premier plan un homme politique peu charismatique, peu avenant envers les gens, méprisant tant envers ses amis que ses ennemis politiques ? Pourrait-on voir Yannick Hoppe sur la liste PS aux prochaines élections Européennes, voire sur la liste de Jérôme Coumet à Paris 13 en 2026 ?
En tant que spécialiste de la récupération, au sens propre comme au sens figuré, Yannick Hoppe pourrait rebondir rapidement. A moins de se prendre une nouvelle claque, uniquement politique cette fois-ci…


