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Les élus Aulnay En Commun sur l’ésquisse du budget 2021 à Aulnay-sous-Bois
A propos des recettes , il y a encore beaucoup d’incertitudes quant à la crise de la covid et de la suppression de la taxe d’habitation. Vous soulignez les efforts financiers de la CAF , de la Métropole, du Département et de la Région pour aider les communes mais malgré ces coups de pouce non négligeables, vous prévoyez une baisse de près de 9 M suite apparemment à une baisse des impôts et taxes ? Ce sera à vérifier ultérieurement.
On s’attendait par contre à une explosion des dépenses dues à la crise mais en fait vous prévoyez une baisse de 3 M par rapport au CA de 2020.
Les charges à caractère général augmenteraient de 5,8 M suite au retour prévu des activités post- covid … ce qui signifierait donc pour 2020 une économie de près de 6 M ?
Concernant les subventions, vous octroyez 1 M pour l’exploitation du centre nautique mais pas de changement pour les subventions aux associations.
Les aides à la population durant la crise sanitaire ont été très inégales. Nous notons avec satisfaction la prime aux agents municipaux,la distribution de masques, 67 000 € d’aides exceptionnelles aux associations (on aimerait connaître la répartition des aides).
Par contre le CCAS n’a pas eu d’augmentation conséquente de sa subvention, (de 1 M à 1,1 puis une rallonge de200 000) au regard de sa mission durant la crise.
Si le travail des agents du maintien à domicile a été remarquable, nous nous interrogeons sur le bien fondé de la gratuité des repas à domicile sans tenir compte des revenus de la personne ? Même remarque concernant les 2 000 colis de fin d’année. Un coup de com’ risqué en cette période de contamination. Face aux situations dramatiques, il était plus urgent de faire davantage pour les personnes en difficulté, en lien avec les associations et le CCAS (bons ou colis alimentaires).
Les charges financières augmenteront en 2021 puisque vous continuez à emprunter : 23 M déjà prévus. La dette atteindra 172 M en 2021, 184 M en 2025. Et sur les 23 M empruntés, il faudra en consacrer 13 M pour rembourser la part annuelle de la dette.
Au niveau du programme d’investissements : après une moyenne entre 2014 et 2019 très insuffisante de 21, 5 M, il y a 2 années de gros investissements pour passer en force vos projets phare tels que la place et le parking ABRIOUX, et la piscine : 38 M l’an passé (à confirmer au CA), 35 prévus pour 2021. Puis les montants vont à nouveau baisser, 22 M en 2025.
Le tableau de la prospective budgétaire 2021 – 2025
Vous misez sur une maîtrise des dépenses et un dynamisme fiscal basé sur l’aménagement du site PSA pour dégager des marges et revenir à une épargne positive en 2024.
Ce ne sont que des prévisions car en comparant les tableaux depuis plusieurs années, on constate un décalage dans le temps, le bout du tunnel s’éloigne.
En conclusion, l’année 2021 verra, on l’espère, le retour à une situation normale, le retour de la vie dans nos quartiers.
Le DOB 2021 montre que vous poursuivrez une gestion en « bon père de famille » selon votre expression. C’est plutôt chaque année un exercice risqué puisque la stagnation des recettes et des dépenses ne vous donne aucune marge de manœuvre. Vous devrez continuer à emprunter, creusant davantage la dette, ce qui n’est pas un signe de bonne santé budgétaire.
Pour conclure ce rapport d’orientations budgétaires manque singulièrement de solidarité , de prise en compte de la crise sanitaire , d’engagement financier pour répondre à la crise climatique, à l’accessibilité des personnes en situation d’handicap…
Nous en sommes toujours convaincus, Aulnay et les Aulnaysien.ne.s méritent mieux . Cela doit nécessairement passer par une vision politique pour notre ville et par une gestion plus proche des Aulnaysien.ne.s, plus démocratique, plus transparente, plus juste et plus écologique de notre commune. De grâce évitez nous ce couplet arrogant des 60 %. Le disque est rayé !
Nous verrons plus précisément lors du vote du budget, les choix opérés dans la répartition des moyens financiers et dans le programme d’investissements.
Source : Elus Aulnay En Commun
Le débat d’orientation budgétaire vu par les élus d’Aulnay En Commun
La préparation annuelle des activités et du budget de notre ville est une occasion majeure d’exprimer les ambitions et les priorités pour notre Aulnay et les Aulnaysiens !
Nous tenons à remercier le service des finances pour le travail de préparation.
I – Le contexte :
Le DOB 2021 se déroule à nouveau dans un contexte difficile de crise sanitaire doublée d’une crise économique, sociale et environnementale. La crise a accentué les inégalités sociales dans notre ville comme ailleurs, pour les jeunes, les personnes âgées ou les familles en grande précarité. Autre élément de contexte, celui de la loi de finance 2021. En 2021, les villes ne percevront, pour la première fois, plus aucune recette de taxe d’habitation et recevront à la place l’intégralité de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) perçue jusqu’ici par les Départements. La taxe foncière constitue désormais la seule ressource fiscale des communes.
Le « quoi qu’il en coûte » risque de coûter aux communes puisque le gouvernement pourrait
« Reprendre la démarche contractuelle » afin de les associer à la relance.
On sent comme de la « rébellion » face à cette hypothèse, une attitude bien différente que lors de la signature de la contractualisation pour 3 ans entre la ville et M. Darmanin. C’était un engagement risqué alors que les incertitudes s’accumulaient. C’était un marché de dupe, signé avec zèle puisque vous vous étiez engagés à ne pas augmenter les dépenses de plus de 1,3 % au lieu de 1,5 demandé. C’était d’autant plus un marché de dupe que la crise sanitaire a tout bouleversé et que la commune a dû faire face à une situation imprévisible.
II- L’atterris s age d e l’ exercic e 2 020 :
Grande nouveauté cette année, il y a 2 responsables aux difficultés budgétaires de la commune : pour la 8 ème année consécutive, l’ancienne municipalité de G. Ségura et à présent, la covid – 19 !
Toujours les mêmes erreurs copiées collées : l’épargne brute de 12,9 M en 2008 au lieu de 22,4 M en 2007, c’est le résultat de G. Gaudron et non de G. Ségura puisque le budget avait été préparé par M.Gaudron , il n’avait pas pu être changé par la nouvelle équipe, suite au recours d’un an.
Mêmes constats pour l’épargne nette : vous rappelez les 18 M en 2007 mais pas la chute à 10 M en 2008, résultat de l’équipe G. Gaudron. Vous déplorez les emprunts pourtant indispensables pour réaliser le PRU, rattraper le retard de travaux et faire disparaître l’usine d’amiante.
Quant à l’impact de la crise de la covid, le DOB donne trop de données contradictoires pour connaître réellement l’impact financier de la crise mais à première vue, il semble limité.
Nous espérons avoir lors du vote du budget, le bilan économies, dépenses, aides extérieures.
Pour l’exercice budgétaire 2020, on note une augmentation des charges de près de 3 M par rapport à 2019 compensée par une hausse des recettes de près de 3 M .
Cette hausse est due essentiellement à l’augmentation des impôts et taxes, par l’actualisation des valeurs locatives pour la taxe foncière et taxe d’habitation. Près de 120 M contre 117 M en 2019. On voit clairement que le bétonnage de luxe largement pratiqué depuis 2014 rapporte !
Par ailleurs vous indiquez à qui veut l’entendre que vous n’augmentez pas les impôts, c’est le cas
depuis 2003 et non 2014. Cependant vous gardez bien de dire que vous augmentez la Taxe Enlevement des Ordures Ménagéres.
Vous rendez la ville attractive par des taux sur le bâti et le non bâti extrêmement bas par rapport au département et en France. Pour autant, la stagnation de ces taux prive les aulnaysiens d’avantages tels que la baisse des tarifs des prestations ou des activités périscolaires. Une mesure qui serait nécessaire car Aulnay-sous-Bois a des tarifs plus élevés que dans les communes voisines.
Si l’épargne brute est de 11,5 M fin 2020, l’épargne nette redevient encore une fois négative suite au remboursement annuel de la dette qui ne cesse d’augmenter (162 M).
Les investissements sont exclusivement financés par les emprunts (23 M en 2020) à des taux très bas, heureusement pour vous, une moyenne de 1,73 % mais la dette atteint 162 M.
Ainsi, vous arrivez à équilibrer le budget 2020 de la même manière que les années précédentes, sans marge de manœuvre, sans dégager l’épargne nécessaire aux investissements. C’est un cercle infernal où les emprunts remboursent chaque année une partie de la dette, avant de financer les travaux.
Source : Elus Aulnay En Commun
Vidéo, Benjamin Giami alerte sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois
Dans le cadre du débat d’orientation budgétaire de la ville d’Aulnay-sous-Bois, Benjamin Giami, chef du groupe d’opposition Aulnay Plus fière, Plus Forte, a évoqué la crise sanitaire et économique que traverse le pays. Il a souligné cependant l’effort de l’Etat avec son plan de relance de 100 milliards d’euros, le plan de relance le plus important de l’Union Européenne. Il souligne également que 40 milliards ont été financés par l’Europe.
Alors que la majorité municipale s’émeut des dépenses de l’état et de la dette de la France, Benjamin Giami rappelle lès grandes dépenses de la région Île-de-France, dirigée par la Droite (Valérie Pécresse), et celles du département de la Seine-Saint-Denis, dirigé par la Gauche (Stéphane Troussel).
Mais M. Giami rappelle aussi que la dette de la ville d’Aulnay-sous-Bois devrait atteindre 184 millions d’euros en 2025, soit 31 millions d’euros de plus de ce qui était prévu initialement ! Il émet des doutes sur la fiabilité sur la projection du budget et sur le réelle sincérité dans les débats d’orientation budgétaire. Monsieur Giami estime que la ville est dans une impasse financière dramatique (160 millions d’euros de dette en 2020 au lieu de 100 millions d’euros en 2014 à l’arrivée de M. Beschizza à la tête de la ville). Une moyenne de 10 millions d’euros d’augmentation par an est constatée, sans réel infléchissement.
Enfin, Benjamin Giami fait observer que l’épargne nette de la ville est négative. La Ville doit désormais emprunter pour rembourser la dette. Et pour compléter le tableau, la ville n’a plus de capacité d’investissement propre.
L’épargne nette serait négative pour les 3 prochaines années et la capacité de désendettement va empirer (14 ans en 2020, 30 ans en 2021). M. Giami estime que les jérémiades de la majorité municipale qui se plaint que la faute en incombe à l’ancien Maire Gérard Ségura ou à l’Etat doivent cesser et qu’une solution doit être trouvée.
Pour voir la vidéo, cliquer sur ce lien.
Aulnay-sous-Bois l’une des villes les plus dépensières de France avec une dette qui s’affole
Certains diront que pour une fois, la ville d’Aulnay-sous-Bois est dans le peloton de tête d’un classement national. Mais ce classement, la ville aurait pu s’en passer. Selon Le Parisien, Aulnay-sous-Bois est classée à la 18ème position des villes les plus dépensières de France. Il s’agit principalement des dépenses de fonctionnement.
Si la majorité actuelle avait accusé la majorité socialiste de 2008-2014 de dépenses folles, il semblerait que l’équipe actuelle a beaucoup de mal à revenir dans une situation un peu plus tenable. Avec la crise sanitaire et les dépenses supplémentaires, le budget 2021-2022 fait craindre le pire.
Pour palier à ces dépenses et à l’augmentation de la dette, l’urbanisation des terrains de PSA serait la solution la plus simple pour obtenir de nouveaux revenus.
Aulnay Flus Pière Plus Forte ne valide pas le compte administratif 2019
Ce compte administratif de l’année 2019 dresse le bilan des réalisations et nous donne une vision de la situation financière de la ville.
Ce soir, nous ne pouvons que nous réjouir de la réforme sur la taxe d’habitation décidée par le gouvernement, puisque ce sont près de 20 000 Aulnaysiens qui en ont bénéficié en 2019.
Deuxièmement, sur un plan strictement local, nous constatons que la ville d’Aulnay dispose de peu de marges de manoeuvre au regard des recettes qui ont peu évolué.
La commune vit donc très clairement au-dessus de ses moyens, et elle continue de s’endetter.
Je vous rappelle pourtant un principe de base de la gestion publique : la dette d’aujourd’hui constitue les impôts de demain !
Sans investir plus que les autres, vous avez donc dépensé sans compter et engagé notre ville dans un endettement inconsidéré.
On passe de 1564€ de dette par habitant en 2018 à 1750€ en 2019, sachant que la moyenne nationale pour une ville de même strate est de 1 447€.
Sous votre mandat, la dette de notre ville continue d’exploser : le compte administratif 2019 montre que le recours à l’emprunt reste encore très élevé cette année. Un tel niveau d’endettement n’est pas justifié. Rappelons que la dette a augmenté de 50% en l’espace de six ans.
Par conséquent, le groupe « Aulnay Plus Fière, Plus Forte » ne peut approuver de tels résultats financiers.
Source : Benjamin Giami, président du groupe « Aulnay Plus Fière, Plus Forte »
Oussouf SIBY s’inquiète de la dette qui explose à Aulnay-sous-Bois
Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs les conseillers municipaux,
Nous tenons tout d’abord à vous dire, Monsieur le Maire que nous trouvons inadmissible de ne recevoir l’ensemble des documents du Budget accompagnés de nombreuses délibérations, que le jeudi précédent le vote, à 23 h 30. Comment peut-on croire que les documents ne soient pas prêts avant ? Je précise que je ne remets aucunement en cause l’administration, cette responsabilité incombe aux élus.
Jusqu’en 2018, il était d’usage de transmettre les documents du budget aux conseillers municipaux une bonne semaine avant le vote, ce qui leur laissait le temps nécessaire à une analyse détaillée.
A présent, et tout particulièrement cette année, tout laisse penser à une volonté délibérée d’entraver le travail de l’opposition.
Le Compte administratif 2019
Vous terminez le compte administratif 2019 avec un excédent de 8 millions d’euros. Cet excédent est la conséquence logique d’une hausse de près de 4 M des recettes (169 M contre 165 en 2018) accompagnée de la baisse des dépenses de 1,2 M.
Rappelons que la ville bénéficie de conditions plus favorables depuis 2018 : une nouvelle pause dans la participation au redressement des comptes publics et une situation qui lui permet d’être exonérée de participations financières comme le Fonds de solidarité des communes de la région Ile- de-France (FSRIF) et du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC).
Par ailleurs, les recettes sont en augmentation :
1,4 M de plus en impôts et taxes (117 M au lieu de 115, 5)
Augmentation des différentes dotations : Fonds de Solidarité, Dotation de Solidarité
A propos des charges :
Les charges, 154 M, ont encore baissé de 1M par rapport à 2018, c’est maintenant 9 M de moins qu’en 2014. On mesure ici la politique d’austérité sur l’ensemble du 1er mandat qui touche forcément l’ensemble des secteurs, tout particulièrement l’enseignement/formation, les interventions sociales, la santé et la culture.
A cette baisse des moyens s’ajoute une hausse continue des tarifs des services municipaux, non visible dans ce document mais régulièrement soulignée par les familles aulnaysiennes.
L’épargne nette, négative pendant 4 années est enfin redevenue positive mais c’est bien sûr dérisoire pour financer un programme ambitieux de 45,7 M.
En effet, alors que les 5 premières années du mandat se caractérisent par une moyenne à minima de 22 M par an, vous avez voulu achever en 2019, l’année des élections municipales, les réalisations phares de votre mandat. D’où un programme d’équipement brusquement pharaonique de 45,7 M.
Pour le financer, là aussi, vous avez bénéficié de facteurs favorables : des augmentations du Fonds de compensation de la TVA, de la taxe d’aménagement et des subventions.
A ces recettes s’ajoutent 2,6 M de vente de propriétés communales et surtout un emprunt à des taux encore très bas de près de 28 M qui finance à lui seul près de 61 % des investissements.
Mais malgré un programme d’investissement en hausse, le socle, partie consacrée à l’entretien des bâtiments, des espaces publics, des espaces / propreté est faible (en dessous des 10 M ). Par ailleurs, nous n’approuvons pas vos choix : 8 M pour la construction du stade nautique (pratiquement la somme consacrée au récurrent) – la place Abrioux (7,5 M) , une place qui révèle aujourd’hui, à peine inaugurée, des problèmes qui nécessitent de nouveaux travaux.
Les sommes sont dérisoires pour le PRU, l’aménagement du site PSA, la Fosse à la Barbière, la rénovation des quartiers Gros Saule, Mitry et la Cité de l’Europe …
Au niveau des dépenses par fonctions, mêmes tendances que les années précédentes :
- baisse des moyens pour les services généraux au moins 5 M par rapport à 2014,
- baisse pour l’enseignement/formation, la culture
- des moyens dérisoires pour le secteur social et santé (11 M en 2013, mais 9 en 2019.) sans oublier la chute radicale des moyens pour la mise en accessibilité
- le poste sécurité, lui, continue d’augmenter…pour un résultat peu probant
A propos de la dette :
L’encours de dette explose, 149 M suite aux 28 M nouveaux emprunts soit 1 750 € par habitant. Même si la ville est sortie du seuil critique de 12 ans pour se désendetter, sa capacité de désendettement de 9 ans et 10 mois est bien supérieur aux villes de même strate (6 ans et 7 mois)
En conclusion, le compte administratif 2019 montre un excédent réalisé grâce à une hausse des recettes pour la ville conjuguée à la poursuite d’une politique d’économies dans l’ensemble des services municipaux, des services devenus inaccessibles pour certaines familles suite aux augmentations successives.
Après 5 ans de faibles investissements, vous avez voulu réaliser à marche forcée, l’année des élections, vos quelques projets phares de votre mandat en empruntant massivement.
Des projets coûteux et contestés par bon nombre d’aulnaysiens qui aspirent plutôt à d’autres investissements en lien avec la rénovation du bâti, l’aménagement des voiries ou de déplacements doux, la lutte contre le changement et pour l’adaptation climatique.
Intervention de Benjamin Giami au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois concernant le budget de la ville
Ce soir, nous devons adopter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années, qui s’avèrent très mauvaises.
Après un mandat de mauvaise gestion, nous ne verrons pas grand-chose de ce prochain mandat, à part une dette qui s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions d’euros à 151 millions d’euros durant votre mandat.
Et pourtant, les investissements baissent ! Nous allons passer de 39 millions d’euros à 21 millions d’euros d’investissement. C’est-à-dire que tout ce que vous avez annoncé durant votre campagne électorale ne verra pas le jour.
De plus, cette année, sur le programme d’équipements de 39 millions d’euros, vous allez mettre 8 millions d’euros pour le stade nautique. C’est la plus grosse part. Et c’est absolument insensé.
Pour le reste, on est bien loin des annonces de candidat, à savoir rénover toutes les écoles et les crèches.
Ce qui nous coûte, et ce qui va nous coûter pendant des années, et donc qui va purement et simplement annuler les autres dépenses pourtant indispensables, c’est votre centre nautique.
Qui bien sûr, ne verra pas le jour cet été comme vous l’aviez promis. Et cela, tout le monde le savait depuis de nombreux mois. Et vous verrez, les enfants vont être privés d’une année scolaire supplémentaire de natation.
Mesdames et Messieurs les élus, une bonne gestion, c’est prendre les bonnes décisions en prenant compte de l’intérêt général. Nous allons nous retrouver dans une impasse : ceux qui vont subir les conséquences de cette dette, ce sont les Aulnaysiens. Et on y est aujourd’hui. Avec encore une augmentation des tarifs à la cantine, une augmentation du prix des activités des centres de loisirs, des tarifs culturels, et même des tarifs pour les seniors.
Avec des hausses allant jusqu’à 35% en une année.
Pour ce qui est des charges de personnel, elles augmentent alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire calamiteuse. Aujourd’hui, vous avez multiplié par deux le nombre de DGA, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, alors que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol. Mais nous aurons l’occasion d’en parler ultérieurement quand nous aborderons le point relatif au rapport de la chambre régionale des comptes.
Sur l’encours de dette, il est désormais de 1 757 € par habitant. Il augmente, rien qu’en une année, de 11,38% puisque l’an dernier il était de 1 577 €. Une dérive que l’on dénonçait déjà ! Car la moyenne nationale pour une ville de même strate est de 1 447€. Vous n’avez plus aucune marge de manœuvre et vous n’aurez donc pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille.
Enfin, vous justifiez la dette par la baisse des dotations de l’Etat. Mais même si le montant de ces dotations avait été maintenu, vous auriez laissé filer la dette, les chiffres étant sans équivoque. Bercy a donc raison d’agir de la sorte, oui l’Etat a parfaitement raison d’agir de la sorte au regard de votre gestion budgétaire et financière parfaitement désastreuse.
Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.
Source : Benjamin Giami, président du groupe d’opposition « Aulnay Plus Fière Plus Forte »
Bruno Beschizza parviendra t-il à sauver Aulnay-sous-Bois du surendettement ?
Lors du conseil municipal du 8 juillet 2020, le budget a été passé au crible comme les charges de fonctionnement, la charge du personnel, l’encours de la dette et les recettes. Si le discours semblait rassurant, difficile de masquer l’augmentation de la dette qui atteint près de 150 millions d’euros.
Si la capacité de désendettement de la ville est repassée sous les 12 ans (en adéquation avec un accord signé avec l’Etat), rien ne laisse supposer que cette dette reparte à la baisse. Ramené par habitant, cette dette atteint près de 1800 €, soit bien plus que la moyenne des villes de même strate.
Bruno Beschizza, qui se targue de gérer la ville comme un bon père de famille, aura fort à faire pour assainir une situation qu’il a certes héritée, mais qu’il pour l’instant pas été capable de franchement améliorer.
Plusieurs leviers s’offrent à lui :
- Augmenter la pression fiscale (ce qu’il ne souhaite pas)
- Baisser la charge de personnel (ce qui ne semble pas être la voie souhaitée)
- Vendre une partie du patrimoine de la ville (en cours et en partie)
- Faire venir un maximum de nouveaux foyers en construisant de nombreux logements (ce qui semble être la voie choisie, à l’image de la ville de Levallois-Perret qui, très endettée, semble désormais sur la voie de la convalescence)
Le bilan en 2025-2026 sera très attendu par une opposition municipale très critique quant à sa gestion.
A Aulnay-sous-Bois, la dette devient critique mais son augmentation a été maîtrisée
Chaque année, la direction générale des finances publiques (DGFIP) publie un compte détaillé des comptes des collectivités locales. A l’approche des élections municipales de mars, Le Parisien vous propose une analyse détaillée de la situation financière de cinq grandes communes de Seine-Saint-Denis. Aujourd’hui : Aulnay-sous-Bois.
La dette a augmenté… mais moins vite qu’avant. Selon la DGFIP, la dette d’Aulnay-sous-Bois était de 135 millions d’euros en 2018, soit une hausse de 23 millions d’euros par rapport à 2014, année d’élection de Bruno Beschizza (LR). Soit 1599 euros d’endettement par habitant, alors que le chiffre moyen au niveau du département est plus faible : 1196 euros par habitant. Un niveau d’endettement jugé « critique » dans le dernier rapport de la chambre régionale des comptes.
Mais dans le camp Beschizza, on veut voir les choses du bon côté : « La dette augmente moins vite depuis que nous sommes élus », avait indiqué le maire lors de la parution du rapport de la CRC. Passant de 36 à 106 millions d’euros entre 2008 et 2014, celle-ci n’a ainsi augmenté « que » de 20 millions d’euros à partir de son élection.
Il faudrait 13 ans pour se désendetter. Selon les spécialistes des finances publiques, qui rappellent que « la capacité de remboursement d’une dette est un bon indicateur de sa santé financière d’une ville », « on peut considérer que la situation devient inquiétante à partir de 12 ans ». Or, à Aulnay, cette capacité de remboursement atteint 13,3 ans.
Pas de quoi inquiéter Bruno Beschizza : « La situation est en nette amélioration : en 2017, il nous fallait encore 18 ans pour rembourser la dette ! »
Source et article complet : Le Parisien
Bientôt un point conseil budget à Aulnay-sous-Bois pour les ménages endettés
Prévus dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, ces points conseil budget sont déployés en 2019 dans huit grandes régions, grâce à un soutien de l’Etat de 2 250 000€.
En Seine-Saint-Denis, les cinq Points conseil budget seront localisés à l’Union départementale des associations familiales de Bobigny, Pierrefitte, Aulnay-sous-Bois, Montreuil et au PIMMS Noisy-le-Grand.
D’ici fin 2020, ce sont 400 Points conseil budget qui seront labellisés dans toute la France, afin d’offrir à tous les ménages, quelle que soit leur situation, des conseils et accompagnement en matière de gestion budgétaire et de prévention du surendettement.
150 Points conseil budget sont ainsi labellisés en 2019 et dotés de 15 000€ par an chacun pour remplir leurs missions.
Source et article complet : Actu.fr