Archives de Catégorie: Emploi
La réglementation relative au travail des jeunes est modifiée
Travaux interdits susceptibles de dérogation
La dérogation annuelle accordée par l’inspecteur du travail pour chaque jeune de moins de 18 ans en formation, est remplacée par une procédure valable pour l’entreprise ou l’établissement de formation et pour 3 ans. Cette dérogation est acceptée sous réserve de certaines conditions :
- avoir procéder à l’évaluation des risques,
- à la suite de cette évaluation, avoir mis en place les actions nécessaires à la sécurité,
- assurer l’encadrement du jeune en formation durant l’exécution de ces travaux.
Travaux interdits et réglementés
Le décret du 11 octobre indique quels travaux les jeunes de 14 à 16 ans peuvent effectuer pendant les vacances scolaires. Il actualise également la liste des travaux interdits ou réglementés pour les jeunes âgés d’au moins 15 ans et de moins de 18 ans qui travaillent et sont en formation professionnelle (travaux en milieu hyperbare, montage et démontage d’échafaudages…).
La fiche pratique de Service-public.fr « Jeune dans l’entreprise : travaux interdits ou réglementés » précise la nature des travaux concernés.
Période d’essai en cas d’embauche en CDI à la suite d’un CDD
Lorsqu’à l’issue de plusieurs contrats à durée déterminée (CDD), un salarié est engagé en contrat à durée indéterminée (CDI) dans une même entreprise et sur un même emploi, la durée de tous les contrats antérieurs doit être déduite de la période d’essai éventuellement prévue au nouveau contrat. C’est ce que vient de rappeler la Cour de cassation dans une récente affaire.
Une vendeuse avait été engagée par un premier contrat à durée déterminée de deux jours, puis par un deuxième également de deux jours. Immédiatement après, elle avait été embauchée au même emploi de vendeuse par contrat à durée indéterminée. Son contrat contenait une période d’essai d’un mois. L’employeur avait rompu la période d’essai. La salariée contestait la rupture au motif qu’une nouvelle période d’essai ne pouvait pas être prévue dans son contrat, car étant embauchée pour le même emploi, l’employeur avait déjà pu tester ses compétences.
Ce n’est pas l’avis de la Cour de cassation. La Cour considère que lorsqu’au terme d’un CDD, un salarié est embauché par CDI, la durée du ou des contrats à durée déterminée doit simplement être déduite de la période d’essai éventuellement prévue au nouveau contrat de travail.
Mois de l’Economie Sociale et Solidaire : le programme pour la Seine-Saint-Denis
Le programme évolutif des initiatives dans le département et une journée le 22 novembre aux Archives Nationales à Pierrefitte-sur-Seine sur les circuits courts pour favoriser la création d’emplois locaux non délocalisables à laquelle participe le Conseil général de la Seine-Saint-Denis.
Avec plus de 30 000 salariés, la part de l’emploi de l’économie sociale et solidaire (ESS) ne cesse d’augmenter en Seine- Saint-Denis.
Les acteurs de ce secteur apparaissent plus que jamais comme des moteurs pour l’emploi, le développement économique et social des territoires, la cohésion sociale et la lutte contre les discriminations à l’embauche. C’est pourquoi, le Département anime, coordonne et facilite la mise en oeuvre du mois de l’ESS sur le territoire de la Seine-Saint-Denis.
Une soixantaine d’initiatives ont été recensées entre le 4 et le 28 novembre.
Soit plus d’une initiative par jour sur le département. Elles couvrent les domaines de la finance solidaire, de la culture, de la jeunesse ou de la formation, de la création d’activité et entrepreunariat social ou encore de l’innovation sociale et développement de l’ESS.
Beaucoup sont ouvertes au public à travers des débats ou des journées portes-ouvertes permettant de rencontrer les acteurs de l’ESS et de mieux connaître leur action sur le territoire.
D’autres manifestations thématisées seront plutôt destinées aux professionnels pour échanger sur leur pratique ou les accompagner dans la mise en oeuvre de leur activité.
Le Département organise notamment, le 22 novembre une journée professionnelle sur les circuits courts afin de démontrer comment le développement des circuits courts contribue à favoriser la création d’emplois locaux non délocalisables.
Cette journée qui se tiendra aux archives nationales à Pierrefitte abordera plus particulièrement les thématiques de l’agroalimentaire, de la finance solidaire et de l’écoconstruction.
Depuis 4 ans maintenant, le Département organise une journée de l’ESS pour marquer son attention à ce secteur de l’économie porteur de sens et d’une autre façon de faire de l’économie. Cette année cette journée portera sur le développement des circuits courts en Seine-Saint-Denis en particulier sur les problématiques agroalimentaire, les finances solidaires et l’éco-construction.
Programme de la Journée du 22 novembre :
3 ateliers sur les thématiques agro-alimentaire, finances locales, éco-construction et habitat participatif
Table ronde : Comment le développement des circuits courts en Seine-Saint-Denis renforce le développement local et l’emploi non délocalisable ?
Inscription obligatoire.
Renseignements ou inscription : 01 43 93 87 08 ou par email cdehaynin@cg93.fr
Quand : Vendredi 22 novembre de 9h à 18h
Où : Archives Nationales
59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine
Métro : Saint-Denis Université (ligne 13)
Téléphone 01 75 47 20 00
Aulnay-sous-Bois : Force Ouvrière met en garde sur l’affaire Amélie Culeux !
Dans le cadre du non renouvellement de contrat de notre camarade Amélie Culeux, il semblerait que la direction ait sorti l’artillerie lourde et qu’un certain nombre de témoignages viendraient mettre en cause le professionnalisme et les compétences d’Amélie.
Au vu de ces nouveaux éléments, l’autorité territoriale a décidé de diligenter une enquête administrative afin de connaître tous les tenants et aboutissants de ce dossier.
Dès aujourd’hui, FO demande à connaître tous les documents du dossier, si d’aventure ils ne nous étaient pas transmis dans les plus brefs délais, notre syndicat saisira la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour se les procurer.
Une fois en notre possession tous les documents seront analysés et chacun devra prendre ses responsabilités !
Nous entendons dire que des faits graves datant de plusieurs mois seraient reprochés à Amélie !!!
Pour nous les choses sont claires :
- Soit les témoins ont signalé ces faits à l’époque « où ils se seraient commis » (mais cela est impossible vu que nous avons consulté le dossier de l’agent et qu’il n’y avait rien à l’intérieur).
- Soit les témoignages sont datés d’il y a quelques jours et alors là nous considérerions que c’est inacceptable !
En effet, si des faits assez graves (justifiant un non renouvellement de contrat) se sont passés il y a quelques mois et que personne n’a rien dit, rien écrit, n’a rien fait remonter auprès de la DRH, comment peut-on aujourd’hui s’en servir ???
Pour FO :
- Soit les témoignages d’aujourd’hui arrivent juste pour alourdir le dossier et justifier le non renouvellement du contrat.
- Soit des faits se sont réellement passés et alors là tous les témoins deviennent complices et devront répondre de leurs actes !!
FO fera toute la lumière sur ce dossier et prendra ses responsabilités en saisissant les juridictions compétentes le cas échéant.
Source : communiqué Force Ouvrière communaux d’Aulnay-sous-Bois
Aulnay-sous-Bois : Aujourd’hui Force Ouvrière dit non aux fins de contrats dans les services où il manque des effectifs !
Je m’appelle Amélie Culeux, j’ai 22 ans, je suis auxiliaire de puériculture, sous contrat, dans le secteur de la petite enfance depuis août 2012, depuis j’exerce mes missions dans la micro crèche NATHA CAPUTO..
Depuis environ une année que je travaille, je n’ai été évaluée qu’une seule fois et les annotations ont toujours été élogieuses concernant mon professionnalisme.
Aujourd’hui, mon contrat arrive à terme (27 novembre 2013) et bizarrement je deviens le vilain canard dont il faut se séparer et tout est mis en place pour me salir, me dénigrer, me rabaisser tout ça pour justifier le non renouvellement de mon contrat !
J’ai demandé au syndicat force ouvrière de m’aider et je demande aujourd’hui aussi à tous les employés communaux de notre ville de ne pas me laisser seule dans cette situation et de me soutenir…
Je suis jeune et je pourrais m’en aller sans rien dire et aller faire mon nid ailleurs mais je trouve que ces procédés sont tellement injustes et dégradants que j’ai décidé de me battre.
Je compte sur vous.
Source : communiqué Force Ouvrière des communaux d’Aulnay avec le témoignage d’Amélie Culeux
Les premiers contrats garantie jeunes en Seine-Saint-Denis
Le Conseil général a fait de la bataille pour l’emploi une priorité. Soucieux de placer la jeunesse au cœur de cette mobilisation et de donner les meilleurs outils aux acteurs de l’insertion, il fait naturellement partie, en Seine-Saint-Denis, du dispositif mis en place par le gouvernement pour expérimenter cette année la Garantie jeunes.
Elle permettra à un public âgé de 18 à 26 ans, éloigné de l’emploi, en situation de précarité ou de déscolarisation, de bénéficier d’un accompagnement par la mission locale et d’un revenu minimum, sous la forme d’une allocation mensuelle de 450 euros.
Garantie jeunes, le dispositif
Le jeune s’engage à s’investir pleinement, à suivre un accompagnement personnalisé, à rechercher des opportunités d’emploi et à accepter les mises en situation professionnelles, ainsi qu’à déclarer chaque mois ses ressources d’activité.
La mission locale s’engage à accompagner le jeune avec des ateliers collectifs et un conseiller référent, à l’aider à résoudre ses difficultés en matière de mobilité, de santé, de logement, etc avec les partenaires du territoire, à appuyer le jeune dans sa recherche d’expériences d’emploi et de formation.
L’État préside la commission d’attribution et de suivi de la Garantie Jeunes. Est garant du versement de l’allocation, de la qualité de l’accompagnement et de la mobilisation de l’ensemble des partenaires du territoire, assure l’essentiel du financement de la Garantie Jeunes, avec l’appui de fonds européens si nécessaire.
Le conseil général siège dans la commission d’attribution et de suivi aux côtés de l’État. Met ses compétences en matière d’action sociale au service des jeunes et participe à leur repérage.
Les entreprises proposent aux jeunes des mises en situations professionnelles (stages, immersions, contrats de travail) pour leur permettre d’enrichir leurs expériences et de développer leurs compétences. Bénéficient d’un service de la mission locale pour faciliter leurs recrutements
Le comité scientifique pilote l’évaluation de la phase pilote de la Garantie Jeunes qui devra permettre d’analyser sa réussite en matière de ciblage des jeunes les plus en difficulté, de bonnes pratiques d’accompagnement, et son impact sur les trajectoires personnelle et professionnelle des jeunes.
Les premiers territoires d’expérimentation
La communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, la Réunion, la communauté d’agglomération Est ensemble, le Vaucluse, le Lot-et-Garonne, l’Allier associé au Puy-de-Dôme (pour les communes de Cournon d’Auvergne, Clermont-Ferrand, Thiers et Ambert), le Finistère, l’Eure, l’Aude, les Vosges.
Les chiffres clés
- 10 territoires pilotes à compter du 1er octobre 2013
- 10 000 jeunes qui pourront intégrer la Garantie Jeunes entre le 1er octobre 2013 et le 1er octobre 2014
- 20 000 jeunes supplémentaires à compter du 1er octobre 2014
- Généralisation sur l’ensemble du territoire à partir de 2016 pour environ 100 000 jeunes en régime de croisière
- 30 M€ prévus dans le budget 2014 + des financements européens en complément si besoin
- 1600 € de crédits d’accompagnement par jeune et par an attribués à chaque mission locale participant à l’expérimentation
- 433,75 € : le montant mensuel de l’allocation, auquel s’ajoute l’aide au logement dont peut bénéficier le jeune
Aulnay-sous-Bois : jusqu’au 11 octobre, montez dans le bus de la création d’entreprise !
BGE PaRIF, premier réseau d’accompagnement à la création-reprise et au développement d’entreprise, vous accueille dans le Bus pour échanger sur votre envie d’entreprendre, vous aider à formaliser votre projet de création et répondre à toutes vos questions.
Localisation du bus :
- Mardi 8 (10h – 13h / 15h – 19h)
- Quartier Rose Des Vents, Terrain de sport au CAP, 56 rue Auguste Renoir
- Atelier avec la MEIFE, 1, rue A. Renoir, de 14h30 à 17h30
- Mercredi 9 (10h – 13h / 15h – 19h)
- Quartier Vieux Pays, Cour de la ferme du vieux pays, 30 rue Jacques Duclos
- ATELIER 30, rue J. Duclos de 14h30 à 17h30
- Jeudi 10 (10h – 13h / 15h – 19h)
- Quartier Gros Saule, Devant Immobilière 3F, 5 rue du Dr. Fleming
- Vendredi 11 (10h – 13h / 15h – 19h)
- Quartier Mitry Ambourget, Parking du NETTO, 139 route de Mitry
Informations complémentaires disponible sur l’affiche accessible ici ou en cliquant sur l’image ci-contre.
Adie – Du 7 au 11 octobre, campagne d’information pour les Jeunes
- Des réunions d’information suivies d’un accueil individuel et de premiers conseils pour chaque projet d’entreprise.
- Des témoignages de jeunes micro-entrepreneurs.
- Des « Cafés Créateurs » : un moment convivial organisé chez plusieurs micro-entrepreneur soutenu par l’Adie.
http://www.adieconnect.fr/conseils-microcredit-jeunes
Documents annexes :
Alain : « On est livré à nous-mêmes » suite à la fermeture du concessionnaire Renault à Aulnay-sous-Bois
54 ans, mécanicien licencié de la concession Renault d’Aulnay
La concession Renault incendiée pendant les émeutes en 2005, avait rouvert quelques mois plus tard, ailleurs sur Aulnay-sous-Bois. Le travail à l’atelier ne manquait pas, mais le déficit de 569 000 EUR depuis quatre ans a poussé le PDG du groupe Nep Car (200 salariés, 6 concessions) à fermer ce garage. Plus de la moitié des salariés aulnaysiens ont été reclassés. Onze sont restés sur le carreau le 21 mai, dont Alain, 54 ans, Michel, 57 ans, David, 33 ans et Jocelyn, 56 ans.
Le contrat de sécurisation professionnelle, signé en juin, leur assure un an de salaire. Mais au-delà, plus aucune certitude. « Ça laisse encore un peu de temps, mais plus ça passe, plus ça va devenir difficile », admet Alain, qui veut rester optimiste. Chez Renault, il touchait 1 500 EUR par mois. Il a rendez-vous le 15 octobre pour passer un concours de mécanicien au ministère de l’Intérieur, après avoir vu une petite annonce. « Je n’ai pas Internet chez moi alors je me débrouille avec les journaux, et je me balade avec mon CV, que je dépose dans les garages, c’est un responsable qui le prend mais jamais le patron. » Ce CV, il l’a concocté avec cette société où Pôle emploi les a dirigés, lui et les autres de chez Renault. « On y fait notre CV, des lettres de motivation, on y va tous les quinze jours, et quand la conseillère est malade, comme cette semaine, on doit attendre, car elle n’est pas remplacée. On est livré à nous-mêmes. »
Michel, lui, ne s’attendait pas à mettre autant de temps à retrouver un emploi. A deux ans de la retraite, il veut se reconvertir en magasinier. « J’ai eu des offres d’emploi, mais à Rungis (Val-de-Marne) ou à Melun (Seine-et-Marne), c’est trop loin pour moi maintenant, j’ai passé l’âge et pour le salaire qu’on va m’offrir, je ne vais pas m’y retrouver, explique cet habitant du Blanc-Mesnil. Je veux travailler mais pas à plus 30-45 minutes de chez moi. » Il admet avoir des « coups de cafards ». Pour lui, le moral va « moyennement ». « On se voit entre nous, on se fait un repas », raconte-t-il. Le contrecoup, il l’a senti très vite. « Les premiers jours, j’étais content d’être chez moi mais maintenant, c’est long. Et notre employeur nous a lâchés comme trois fois rien, sans aide, comme s’il n’en avait rien à foutre de nous, après 38 ans de boîte… Heureusement que ma femme travaille ! Vu l’âge qu’on a on s’inquiète un peu », ajoute-t-il, en pensant que David, plus jeune aura moins de mal.
Le benjamin de 33 ans est parti tenter sa chance dans le sud ouest, avec femme et enfants, « à la recherche d’un nouvel eldorado ! » sourit David, optimiste. Lui n’a pas signé le contrat de sécurisation professionnelle, proposé par Pôle emploi, qui le liait à son ancien secteur d’habitation, Mitry-Mory.
« Sans réseau, sans piston, c’est difficile », constate Jocelyn, 56 ans, qui distribue lui aussi des CV dans le moindre garage autour de Sevran. « J’ai même vu que mon garage recherchait un mécano dans un Renault Minute j’ai laissé un CV », dit-il. Il a passé ses vacances à prospecter et guette d’hypothétiques réponses — il n’en a eu qu’une, un refus — conscient que son expérience d’électricien automobile n’est pas la compétence la plus recherchée. « Je fais aller », explique ce père de famille qui touchait 1 300 EUR par mois, et s’accroche à l’espoir de signer un CDI. Il se laisse encore un peu de temps avant de pousser la porte des agences d’intérim.
Source et image : Le Parisien du 26/09/2013
Mille chômeurs de moins en un mois en Seine-Saint-Denis
Pour la première fois depuis 2009, le nombre de demandeurs d’emploi a diminué de 1 % entre juillet et août. Il reste cependant toujours difficile de retrouver un poste après un licenciement, surtout si l’on a plus de 50 ans.
Cela n’était pas arrivé depuis août 2009 : le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé dans le mois) est en baisse significative en Seine-Saint-Denis. – 1 % entre fin août et fin juillet. Cela représente 1 060 chômeurs de moins.
La tendance dans le 93 est la même qu’au niveau national et régional, même si, dans le département qui reste le plus touché par le chômage (13,1 % de la population active est sans emploi), cela va un peu moins vite. Ainsi, en Ile-de-France, la baisse atteint 1,6 % avec des records à – 2,6 % dans les Yvelines, le département déjà le moins touché (7,5 % de taux de chômage).
Si l’on prend en compte les catégories A, B et C (y compris ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois), là aussi, la situation s’améliore : – 1,3 % en un mois, soit 1 820 personnes de moins inscrites à Pôle emploi (-1,6 % en Ile-de-France).
C’est du côté des jeunes que le chômage recule le plus : -2,5 % chez les moins de 25 ans (on atteint même – 3,2 % chez les femmes de moins de 25 ans). On peut sans doute voir là un effet des emplois d’avenir, ces contrats aidés par l’Etat destinés aux non-diplômés (plus de 720 ont été signés depuis le début de l’année dans le département).
Plus de 106 000 inscrits à Pôle emploi
Pour autant, la Seine-Saint-Denis n’est pas tirée d’affaire. Fin août, 106 310 personnes étaient encore inscrites à Pôle emploi (catégorie A), c’est près du double du nombre de chômeurs enregistrés en Essonne ou dans les Yvelines. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi reste à la hausse, avec + 8,5 %. Quoiqu’un peu moins nombreux en août qu’en juillet à pointer à Pôle emploi (- 0,6 %), les seniors sont la catégorie d’âge qui souffre le plus. En un an, le 93 a enregistré 14,2 % de chômeurs de 50 ans et plus supplémentaires (+ 15,9 % pour les hommes de plus de 50 ans).
Comment se passe une recherche d’emploi après un licenciement ? Nous avons décidé de suivre les parcours de salariés victimes de la liquidation de leur entreprise. Nous les avions rencontrés il y a quelques mois, au moment où leur société mettait la clé sous la porte. Aucun d’entre eux n’a pour l’instant retrouvé de travail. Les anciens mécaniciens de la concession Renault d’Aulnay prospectent en vain. Les ex de Buro + à Rosny-sous-Bois, continuent de s’épauler et ne perdent pas espoir. Pour ce couple qui était salarié de la même société, à Roissy, il s’agit d’abord de toucher leur solde de tout compte.
Source : Le Parisien du 26/09/2013

