Archives de Catégorie: Politique
Les premiers contrats garantie jeunes en Seine-Saint-Denis
Le Conseil général a fait de la bataille pour l’emploi une priorité. Soucieux de placer la jeunesse au cœur de cette mobilisation et de donner les meilleurs outils aux acteurs de l’insertion, il fait naturellement partie, en Seine-Saint-Denis, du dispositif mis en place par le gouvernement pour expérimenter cette année la Garantie jeunes.
Elle permettra à un public âgé de 18 à 26 ans, éloigné de l’emploi, en situation de précarité ou de déscolarisation, de bénéficier d’un accompagnement par la mission locale et d’un revenu minimum, sous la forme d’une allocation mensuelle de 450 euros.
Garantie jeunes, le dispositif
Le jeune s’engage à s’investir pleinement, à suivre un accompagnement personnalisé, à rechercher des opportunités d’emploi et à accepter les mises en situation professionnelles, ainsi qu’à déclarer chaque mois ses ressources d’activité.
La mission locale s’engage à accompagner le jeune avec des ateliers collectifs et un conseiller référent, à l’aider à résoudre ses difficultés en matière de mobilité, de santé, de logement, etc avec les partenaires du territoire, à appuyer le jeune dans sa recherche d’expériences d’emploi et de formation.
L’État préside la commission d’attribution et de suivi de la Garantie Jeunes. Est garant du versement de l’allocation, de la qualité de l’accompagnement et de la mobilisation de l’ensemble des partenaires du territoire, assure l’essentiel du financement de la Garantie Jeunes, avec l’appui de fonds européens si nécessaire.
Le conseil général siège dans la commission d’attribution et de suivi aux côtés de l’État. Met ses compétences en matière d’action sociale au service des jeunes et participe à leur repérage.
Les entreprises proposent aux jeunes des mises en situations professionnelles (stages, immersions, contrats de travail) pour leur permettre d’enrichir leurs expériences et de développer leurs compétences. Bénéficient d’un service de la mission locale pour faciliter leurs recrutements
Le comité scientifique pilote l’évaluation de la phase pilote de la Garantie Jeunes qui devra permettre d’analyser sa réussite en matière de ciblage des jeunes les plus en difficulté, de bonnes pratiques d’accompagnement, et son impact sur les trajectoires personnelle et professionnelle des jeunes.
Les premiers territoires d’expérimentation
La communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, la Réunion, la communauté d’agglomération Est ensemble, le Vaucluse, le Lot-et-Garonne, l’Allier associé au Puy-de-Dôme (pour les communes de Cournon d’Auvergne, Clermont-Ferrand, Thiers et Ambert), le Finistère, l’Eure, l’Aude, les Vosges.
Les chiffres clés
- 10 territoires pilotes à compter du 1er octobre 2013
- 10 000 jeunes qui pourront intégrer la Garantie Jeunes entre le 1er octobre 2013 et le 1er octobre 2014
- 20 000 jeunes supplémentaires à compter du 1er octobre 2014
- Généralisation sur l’ensemble du territoire à partir de 2016 pour environ 100 000 jeunes en régime de croisière
- 30 M€ prévus dans le budget 2014 + des financements européens en complément si besoin
- 1600 € de crédits d’accompagnement par jeune et par an attribués à chaque mission locale participant à l’expérimentation
- 433,75 € : le montant mensuel de l’allocation, auquel s’ajoute l’aide au logement dont peut bénéficier le jeune
Jacques Chaussat veut replacer Aulnay-sous-Bois au centre
Des écharpes bleu clair au cou de ses partisans, et une ancienne ministre, Rama Yade, venue l’applaudir. Le centriste Jacques Chaussat a donné hier le coup d’envoi de sa campagne, depuis son QG de la rue Camille Pelletan, à Aulnay. Son objectif : reprendre une « ville sous emprise socialiste », ancien bastion de la droite depuis 1983 et conquise en 2008 par Gérard Ségura (dont la candidature a été confirmée la semaine dernière). Jacques Chaussat, qui fut élu pour la première fois à Aulnay en 1989, affirme que sa ville est aujourd’hui dans un état « catastrophique », pointant le « triplement de la dette », un « cadre de vie maltraité », ou encore l’insécurité « grandissante ».
L’ex-secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, Rama Yade, était venue l’encourager : « J’espère que dans Aulnay tu lèveras une armée, au-delà des étiquettes politiques », a-t-elle lancé, allusion explicite à l’autre candidat de droite, un nouveau venu adoubé par l’UMP, le conseiller régional Bruno Beschizza. « Ne dites pas de mal de lui, c’est un gars bien, assurait hier aux militants le député-maire (UDI) de Drancy, Jean-Christophe Lagarde. Mais il est seulement moins bien que Jacques Chaussat ». « Je suis le seul candidat de la droite et du centre en capacité de battre le maire sortant », a martelé ce dernier, invoquant ses « racines » locales, mais aussi le souvenir de l’ancien maire RPR de la ville : « Je me souviens de ce que Jean-Claude Abrioux me disait : Jacques, mon parti, c’est Aulnay ».
Source et image : Le Parisien du 15/10/2013
Sondage : les Français veulent plus d’information sur l’intercommunalité
Un jugement positif mais une demande forte d’information en vue des élections municipales : c’est ce qui ressort du sondage réalisé par l’Ifop pour l’Assemblée des communes de France (AdCF) sur les Français et l’intercommunalité. A six mois des prochaines élections locales (municipales et intercommunales) qui se traduiront, pour la première fois, par l’élection directe par les citoyens des conseillers communautaires au sein des communes de plus de 1 000 habitants, l’AdCF a souhaité interroger les Français sur leur connaissance de l’intercommunalité et leurs attentes. Parmi les Français qui déclarent que leur commune de résidence appartient à une intercommunalité, 74 % considèrent que c’est une « bonne chose ». En revanche, moins de la moitié (46%) de ces personnes connaissent le nom du, ou de la, président(e) de l’intercommunalité à laquelle appartient leur commune de résidence. Par ailleurs, les sondés veulent que les grands projets et compétences de leur intercommunalité soient au coeur des programmes des candidats aux élections municipales. L’urbanisme, le développement économique et l’emploi, les services de proximité, le transport et le logement sont considérés comme des thèmes d’engagement prioritaires.
source : http://www.adcf.org
Aulnay-sous-Bois : les documents du Conseil Municipal du 17 octobre sont en ligne
Le site de la ville d’Aulnay-sous-Bois a mis à disposition les documents relatifs au conseil municipal du 17 octobre 2013.
L’ordre du jour pour ce Conseil Municipal est le suivant :
- DEVELOPPEMENT DURABLE:
- Adhésion au Centre Sciences de la Région Centre – années 2013 et suivantes.
- Adhésion au groupement régional d’animation et d’information sur la nature et l’environnement en Ile-de-France (G.R.A.I.N.E) – années 2013 et suivantes.
- SANTE :
- Convention d’objectifs et de moyens 2013 avec l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France – signature.
- AIDE AU PROJET JEUNE :
- Attribution d’une aide financière à un porteur de projet à l’International.
- ENFANCE JEUNESSE :
- Convention de financement projets été 2013 avec la Caisse d’Allocations Familiales de la Seine-Saint-Denis.
- COOPERATION DECENTRALISEE :
- Déplacement d’élu du 30 septembre au 1er octobre 2013 à Rotterdam-Noord (Pays-Bas).
- Accueil d’une délégation de la ville marocaine de Saïdia du 05 au 09 novembre 2013
- VIE ASSOCIATIVE :
- Versement de subventions aux associations – année 2013.
- COMITE CONSULTATIF DE DENOMINATION DES RUES DE L’ESPACE PUBLIC ET DES EQUIPEMENTS PUBLICS :
- Dénomination du Vélodrome.
- GERONTOLOGIE :
- Foyers résidences bénéficiaires de l’aide sociale – redevances mensuelles – 2013/2014.
- Foyers résidences non bénéficiaires de l’aide sociale – redevances mensuelles – 2014.
- INTERCOMMUNALITE :
- Présentation du rapport d’activité – année 2012.
- ASSOCIATION PARTENAIRE :
- Subvention complémentaire attribuée a Mission Ville d’Aulnay-sous-bois – signature d’un avenant n°1 à la convention de partenariat – année 2013.
- RESSOURCES HUMAINES :
- Contrats d’apprentissage – rémunération des apprentis.
- DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE :
- Convention tripartite de co-développement local et d’emploi relative à l’implantation d’un multiplexe cinéma – signature
- RENOVATION URBAINE :
- Adhésion de la ville d’Aulnay-Sous-Bois au Club des Maires de la Rénovation Urbaine.
- Quartier Est-Degas-Degas – acte de constitution de servitudes sur la parcelle DO 92 (Ilot Sysley) entre la commune et Séquano ou ses substitués à Aulnay- Sous-Bois (ZAC des Aulnes – PRU).
- Convention pluriannuelle pour la mise en oeuvre du PRU des quartiers nord – approbation de l’avenant simplifié N°12 relatif à l’opération d’accession sociale à la propriété sur l’ilot Aquilon – quartier Rose des Vents – délibération modificative.
- URBANISME :
- Croix Blanche – projet mixte logements – équipement public.
- Participation pour extension du réseau électrique – projet de construction au 12-14 rue Henri Matisse – PC 093 005 13C0056
- Quartier Savigny Mitry – approbation de la modification simplifiée N°1 du Plan Local d’Urbanisme (P.L.U).
- PROPRIETE COMMUNALE :
- Quartier Prévoyants Le Parc – vente d’un appartement grevé d’un bail verbal situé 4 boulevard Galliéni – 6 rue Edouard Cornefert
- ESPACE PUBLIC :
- Signature d’une convention de gestion urbaine de proximité dans le cadre du programme de rénovation urbaine de la ville de Pavillons-Sous-Bois.
- CPA LES CHEMINS MITRY-PRINCET :
- Service foncier – quartier V eux-Pays – la Roseraie-Bourg-CPA « Les Chemins de Mitry-Princet – apport en nature du foncier au profit de Deltaville (délibération rectificative).
- Habitat et urbanisme – SRC- modification du taux de 3% pour la part communale de la taxe d’aménagement dans le périmètre de la concession d’aménagement « les chemins de Mitry-Princet »
- Habitat et urbanisme – SRC – instauration d’un taux de 5 % pour la part communale de la taxe d’aménagement sur les secteurs du territoire de la ville hors périmètre de la concession d’aménagement Mitry Princet, du périmètre de la zone urbaine sensible, et des zones d’activités
- Quartier Savigny Mitry – apport en nature au profit de Deltaville d’un terrain à bâtir sur le vélodrome situé dans la CPA « les Chemins de Mitry Princet ».
- OFFICE DE TOURISME :
- Délibération modificative de la tarification de la taxe de séjour – Office de tourisme d’Aulnay-Sous-Bois
- PREVENTION SECURITE :
- Télésécurité – approbation du montant de la redevance annuelle à compter du 1er janvier 2014.
EDUCATION :
- Enseignement privé – Protectorat Saint-Joseph – participation aux frais de fonctionnement 2013-2014.
- Attribution de subvention aux coopératives scolaires (versement du solde) – année scolaire 2013/2014.
Vous pouvez prendre connaissance des délibérations en cliquant ici.
Consultation : Pour qui voteriez-vous aux municipales 2014 à Aulnay-sous-Bois ?
La campagne des municipales de 2014 à Aulnay-sous-Bois démarre sur des chapeaux de roue :
- Deux candidats à droite (Bruno Beschizza et Jacques Chaussat)
- Plusieurs candidats déclarés ou susceptibles de l’être à gauche (Gérard Ségura, Alain Amédro, Abdel Benjana)
- L’incertitude sur des listes Front de Gauche et Front National
- La mise en garde d’Alain Boulanger, conseiller municipal indépendant, de conduire une liste de la société civile
Si Gérard Ségura peut apparaitre en difficulté dans certains quartiers pavillonnaires de la ville, il semble encore intouchable dans les immenses quartiers résidentiels du Nord.
La rédaction vous propose, à quelques mois des échéances, de donner votre avis en participant à cette consultation, accessible jusqu’au 12 novembre 2013. A vos claviers !
Pour les Verts, avec Gérard SEGURA candidat à Aulnay-sous-Bois, le parti socialiste aulnaysien a choisi l’échec électoral !
Gérard SEGURA vient de déclarer sa candidature aux élections municipales de mars 2014. Les écologistes aulnaysiens déplorent cette initiative qui ne peut que mener la section aulnaysienne du Parti Socialiste à sa défaite. Comment pourrait-il être réélu alors qu’il a échoué à rassembler cette ville en opposant les habitants ?
Aujourd’hui, la ville est fragmentée et les tensions n’ont pas cessé depuis le début du mandat. En 5 ans, Gérard Segura a perdu le quart de sa majorité au Conseil Municipal et n’est resté qu’un chef de clan jusque dans la gestion municipale.
Les élus et militants écologistes regrettent que le Parti Socialiste n’ait pas osé le renouvellement pour donner au moins une chance à la gauche. Ils connaissent bien leur ville, contrairement à certains à droite qui y voient un simple tremplin pour leur carrière politique.
Les élus écologistes ont démissionné en 2010, renoncé à leurs indemnités, pour ne pas être complices de ce divorce d’avec les valeurs d’humanisme, d’éthique et de solidarité, qui sont le fondement d’une vraie politique de gauche.
Ils seront au rendez-vous pour redonner un sens à l’avenir.
Elections municipales en Seine-Saint-Denis : le PS tacle le PCF !
Hier, les militants socialistes ont désigné les 37 chefs de file en Seine-Saint-Denis. Ils ont été plus de 2 000 à se déplacer pour choisir leur champion.
Contre toute attente (ou presque), les socialistes ont désigné un poulain à Saint-Ouen et à Saint-Denis, villes pourtant gérées par un maire Front de Gauche, en collaboration avec…les socialistes !
Jacqueline Rouillon, Maire de Saint-Ouen, se dit choquée par cette attitude belliqueuse de ses alliés socialistes.
Quant à Aulnay-sous-Bois, malgré quelques grognements de militants, le Front de Gauche reste lui très fidèle au Maire sortant Gérard Ségura. Ses dirigeants vont jusqu’à implorer M. Ségura de convaincre leurs collègues de faire de larges listes d’union.
Je cite :
« Ces situations auraient des répercussions locales évidentes alors que les communistes d’Aulnay sous Bois agissent pour un rassemblement le plus large possible de toute la gauche au premier tour, pour vaincre la droite et l’extrême droite dans notre ville.
Espérant que vous contribuerez avec nous au rassemblement le plus large de la gauche partout en Seine-Saint-Denis Souhaitant votre opinion, et en attendant une rencontre entre nos deux sections, «
Ce que l’on appelait la « ceinture rouge » semble virer au rose. Les communistes perdant de leur mordant. Si les cadres du Parti Communiste Aulnaysien semblent rentrer dans le rang et attendre les faveurs des socialistes, est-ce que leur électorat suivra ? Rien n’est moins sur, puisqu’une liste de gauche d’opposition est sur le point de voir le jour à Aulnay, rassemblant Verts, Socialistes déçus, membres du Front de Gauche opposés à Gérard Ségura et même des partis d’Extrême Gauche…
Aulnay-sous-Bois avance avec Gérard Ségura pour les municipales de 2014 !
La rédaction le savez depuis des mois, mais cela a été de nouveau confirmé dans un tract distribué dans quasiment toutes les boites aux lettres hier : Gérard Ségura, Maire-Conseiller Général d’Aulnay-sous-Bois, est bel et bien candidat à la réélection aux municipales de 2014.
Quelques analystes en herbes mal informés avaient un moment prédit le « parachutage » de Daniel Goldberg, mais l’homme fort du parti socialiste Aulnaysien avait tout les atouts derrières lui :
- Maire sortant
- De nombreux militants surtout dans les quartiers nords
- Des liens forts avec des associations locales
- Un réseau puissant au sein du Parti Socialiste local
Sur le tract Recto/Verso que vous pouvez consulter en cliquant sur les images, nous remarquons que le logo du Parti Socialiste n’apparaît pas. Le rassemblement à gauche, qui ne rassemblera en fait que le PS, le PRG et le Parti Communiste, devra faire face à deux listes de droite, celle de Bruno Beschizza et celle de Jacques Chaussat.
Sur le tract, il est indiqué que la pression fiscale est restée inchangée tout en maîtrisant la dette de la ville. Doubler la dette de la ville en 5 ans, voici ici une maîtrise…que nous ne maîtrisons pas ! En tout cas, le Maire socialiste sexagénaire pourra vanter son programme d’investissement et l’espoir d’un nouveau commissariat.
La campagne rentre dans une nouvelle étape, et tous les coups seront permis. Une chose est sure : elle sera longue, et peut-être douloureuse…
Aulnay-sous-Bois : Jacques Chaussat applaudit la reconstruction du commissariat
Jacques Chaussat, conseiller général et candidat UDI aux municipales, salue les annonces du ministre de l’Intérieur au sujet du commissariat d’Aulnay. Manuel Valls a écrit au maire PS d’Aulnay, pour lui annoncer le lancement d’études en 2014, pour la construction d’un nouveau bâtiment dans les quartiers nord pour remplacer le commissariat actuel situé au sud de la ville. Une « excellente nouvelle », salue Jacques Chaussat. « Même si nous sommes partagés sur la localisation de cet équipement tant attendu, cette décision reconnaît que notre ville souffrait d’un équipement perçu par tous les usagers comme obsolète et inadapté », ajoute-t-il dans un communiqué, laissant toutefois poindre la crainte d’un « effet d’annonce ».
Source : Le Parisien du 11/10/2013
Lutte ouvrière sur PSA Aulnay-sous-Bois : après les requins, les vautours
1 200 travailleurs de l’usine PSA Aulnay-sous-Bois, dont la fermeture est prévue en mars 2014, sont toujours sans solution d’emploi. Mais le terrain suscite bien des convoitises. Quand Citroën l’avait acheté en 1972 pour une bouchée de pain, il avait déjà fait une opération foncière en revendant les 16 hectares de l’usine de Javel, dans le 15e arrondissement de Paris, pour 375 millions de francs. Quarante ans plus tard, les 160 hectares d’Aulnay, desservis par trois autoroutes, proches de Paris et des aéroports de Roissy et du Bourget, valent cher. Dans son plan secret prévoyant la fermeture du site, en 2011, la direction de PSA escomptait déjà une vente à 300 millions d’euros. Mais on parle aujourd’hui de un à deux milliards d’euros. Les offres se bousculent… mais pour l’instant PSA n’est pas vendeur.
C’est que le trust n’est pas seulement un licencieur, c’est aussi un spéculateur : une gare de métro du Grand Paris Express doit être construite à proximité, et tout laisse à penser que Peugeot attend que les prix grimpent. Quitte à ce que, en attendant, le terrain reste une friche industrielle.
Le conseil régional d’Île-de-France, dirigé par le PS, se dit prêt à mettre un milliard d’euros sur la table pour acheter le terrain avant de le revendre. Comme si l’argent public devait servir à cela ! La seule mesure qui s’imposerait serait l’expropriation. Mais elle ne viendra pas d’un pouvoir politique qui a laissé les mains entièrement libres à PSA pour supprimer 11 000 emplois avec un plan social qui ne lui a rien coûté.
Après avoir exploité à Aulnay des milliers de salariés qui ont fabriqué des millions de voitures pendant quarante ans, PSA va réaliser une nouvelle opération spéculative, avec la bénédiction du gouvernement.
Source : Lutte Ouvrière