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Usage de cocaïne basée, crack, free-base – Publication du premier guide de prévention
Toutes les données connues sur l’usage de cocaïne basée sont rassemblées dans un guide de prévention rendu public aujourd’hui. Cet ouvrage, destiné aux professionnels de santé, a été élaboré par le Groupe de Recherche sur la Vulnérabilité Sociale (GRVS) et l’Association d’Information et de Ressources sur les Drogues et Dépendances et sur le Sida (AIRDDS). Il a bénéficié du soutien, notamment financier, de la Direction générale de la Santé (DGS) et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), au titre, d’une part, des risques sanitaires importants associés à la consommation de cocaïne basée, et d’autre part, du caractère pharmacologique identique du crack et du free-base.
La cocaïne est une substance stimulante/excitante et anorexigène, fabriquée à partir des feuilles de coca. Classée dans la catégorie des stupéfiants, son usage est interdit en France par la loi du 31 décembre 1970.
La consommation de cocaïne sous forme de poudre est un phénomène bien connu dans les pays développés dont la France. Une autre forme de consommation est moins connue mais néanmoins bien réelle, il s’agit de la cocaïne consommée sous forme de « base ». La cocaïne basée (c’est-à-dire additionnée d’un produit qui modifie sa présentation et son mode de consommation) est préparée à partir de la poudre de cocaïne et se présente sous forme de « caillou » ou de « galette » ; elle inclut le « crack » et ce que l’on nomme la « free-base ».
La réduction des risques et des dommages liés à la cocaïne basée présente des spécificités liées au mode de préparation et de consommation de ce produit.
Ce guide de prévention s’adresse à tous les professionnels du dispositif spécialisé en addictologie, particulièrement les professionnels exerçant dans les CAARUD (Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des Risques), les dispositifs de prévention et de réduction des risques en milieu festif, ainsi que les Consultations Jeunes Consommateurs, les CSAPA (Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), les services hospitaliers spécialisés en addictologie, et les ELSA (Equipes de Liaison et de Soins en Addictologie). Il traite de la prévention des dommages, la prise en charge des soins ayant été abordée par la Haute Autorité de santé [1].
Ce guide a pour objectif de fournir des éléments de compréhension permettant d’aborder toutes les dimensions de l’usage de cocaïne basée, lors d’entretiens avec des usagers potentiels ou confirmés.
Ces informations sont présentées en trois parties qui traitent respectivement de l’intervention précoce auprès des usagers, des effets et des risques de l’usage de cocaïne basée du point de vue de l’addictologie, et en dernier lieu des messages de réduction des risques et des dommages à diffuser auprès des consommateurs.
Le guide s’inscrit dans une conception pragmatique qui prône la nécessaire responsabilisation et une meilleure autonomie des consommateurs. Ainsi les recommandations mises en avant incluent avant tout la diffusion d’une information fiable et argumentée afin de prévenir les usages à risques pour la santé et la vie sociale. L’intervention auprès des consommateurs a pour but de les accompagner dans le développement d’un regard critique sur leurs propres pratiques.
Les thèmes rassemblés dans ce guide concernent tous les consommateurs qui se présentent comme utilisant de la cocaïne basée ou prévoyant de l’utiliser. Cette prévention mérite aussi d’être engagée avec les consommateurs qui peuvent ne pas afficher de prime abord leur pratique de la cocaïne basée, parce qu’ils sont connus par les professionnels comme consommateurs d’un autre produit. Le cas le plus fréquent est celui d’usagers d’opiacés suivis pour ce produit dans les structures spécialisées. Cela peut aussi être le cas de jeunes consommateurs suivis pour l’usage d’un autre produit, comme le cannabis ou la cocaïne en poudre, notamment dans le cadre des obligations de soins.
Pour obtenir le dossier, cliquer ici ou sur l’image.
Aulnay-sous-bois : Le nouvel établissement de soins de suite est inauguré aujourd’hui
C’est un long bâtiment rouge aux façades lisses qui tranchent avec celles, un rien défraîchies, du bâtiment chirurgie d’en face, construit dans les années 1970. Le nouvel établissement de soins de suite et rééducation (SSR) de l’hôpital intercommunal Robert-Ballanger (Aulnay-Villepinte) sera inauguré aujourd’hui… avec des chambres encore vides et des salles de rééducation désertes. Il faudra encore quelques semaines, jusqu’au 4 mars, pour déménager le matériel et les patients, aujourd’hui installés dans un petit bâtiment vieillot et voué à la démolition.« C’est une modernisation et une extension », souligne le directeur de l’hôpital Jean Pinson, qui rappelle que le bâtiment neuf disposera dès son ouverture de 42 lits (contre 20 actuellement) et de 20 places en hôpital de jour (contre 5 jusqu’alors). Ici, on accueillera les patients souffrant d’atteintes neurologiques, se remettant d’un accident vasculaire cérébral ou d’une grosse opération cardiaque, ayant perdu tout ou partie de l’usage de leurs membres… Les kinésithérapeutes et ergothérapeutes les aideront à récupérer une partie de leur mobilité, mais aussi à vivre avec leur handicap.
Jusqu’à présent, les équipes soignantes devaient se contenter de locaux exigus. Elles disposeront désormais d’un plateau technique de rééducation de 1690 m2 et notamment d’une piscine thérapeutique, mais aussi de plusieurs ateliers (cuisine, bricolage, informatique) équipés de mobilier réglable, à hauteur variable pour être accessible à tous les patients. Deux grands gymnases équipés de boxes individuels permettront aux kinésithérapeutes de travailler en toute quiétude avec leurs malades. « Jusqu’à présent, pour s’isoler des regards, on était obligés de s’abriter derrière des paravents », raconte Ruth Mamane-Duro, cadre de santé en charge de la rééducation.
Du matériel de pointe
L’établissement sera enfin doté d’un matériel de pointe, l’Armeo, sorte d’armature robotisée et reliée à un écran. Elle permet aux patients lourdement atteints de travailler sur l’usage de leurs membres supérieurs, en accomplissant des gestes virtuels. Coût de ce chantier : 22 M€. L’équipe a également été renforcée, passant de 5 à 7 kinés et de 4 à 6 ergothérapeutes. Un professeur d’activité physique adaptée et une neuropsychologue ont été recrutés.
L’objectif est de passer à une capacité de 56 lits en juin, et de 85 lits à terme. La demande est importante, dans un département qui dispose aujourd’hui de 2262 lits de soins de suite et rééducation (dont seulement 556 dans le public) et de 237 places en hôpital de jour (65 en hôpital public). « Pour l’instant nous avons un financement pour 42 lits », glisse Geneviève Pontoise, directrice adjointe en charge des Affaires générales. L’ARS (Agence régionale de santé) confirme que la demande d’une somme supplémentaire est à l’étude.
Source et image : Le Parisien du 31/01/2014
Le Maire Gérard Ségura souhaite faire partir rapidement le camp de Roms d’Aulnay-sous-Bois
Dans une lettre adressée aux riverains du Vélodrome que vous pouvez découvrir en cliquant ici, le Maire Gérard Ségura indique mettre tout son poids pour résoudre ce qu’il y a lieu d’appeler une catastrophe humanitaire, avec des enfants et des femmes qui vivent dans des conditions insoutenables dans le Bidonville proche du magasin Bricoman.
Le préfet est saisi, et une décision de justice devrait permettre de faire évacuer ce camp et trouver une solution pour reloger ces personnes. Sans réel chauffage ni eau courante, les gens de ce camp vivent dans des conditions hygiéniques inquiétantes.
Ondes : comment demander une mesure de l’exposition aux champs électromagnétiques de votre domicile ?
Propriétaire ou locataire : depuis le 1er janvier 2014, vous pouvez obtenir gratuitement une mesure de l’exposition aux ondes électromagnétiques de votre appartement ou de votre maison.
Le formulaire cerfa 15003*01 accessible en ligne est à compléter de façon précise : coordonnées du demandeur (notamment numéro de téléphone où vous pouvez être joint dans la journée et adresse mél pour la transmission des résultats de la mesure), lieu de la mesure (les demandes ne concernant que les locaux d’habitation et les lieux accessibles au public), précisions sur la demande (niveau global d’exposition et conformité au seuil réglementaire, niveau d’exposition par service…), demande antérieure à la même adresse et signature. Une fois complétée, la demande doit être envoyée à l’un des organismes habilité à solliciter des mesures (collectivités territoriales, associations agréées de protection de l’environnement, fédérations d’associations familiales…).
C’est l’Agence nationale des fréquences (ANFR) qui instruit ensuite les demandes et contacte les laboratoires accrédités pour effectuer les mesures. Les résultats sont publiés sur le site www.cartoradio.fr.
Surdité : s’informer sur www.surdi.info
Vous êtes parents et vous découvrez que votre enfant est sourd ou malentendant ? Vous avez l’impression de perdre peu à peu l’audition ? Pour vous informer sur les questions de surdité, retrouvez le site www.surdi.info proposé par le Centre national d’information sur la surdité.
Le site présente plusieurs sujets :
- vivre avec mon enfant (signes d’alerte, dépistage, annonce du diagnostic, vie en famille, éducation précoce, scolarisation, insertion sociale et professionnelle, construction de l’identité),
- perdre l’audition (premiers signes, dépistage, diagnostic, perte d’audition liée à l’âge, autres causes de perte auditive, vie quotidienne, prévention),
- comprendre la surdité (monde sonore, oreille et audition, diagnostic, acouphènes, appareils auditifs, implants),
- communiquer (langage, accès à l’oral, code LPC, langue des signes française, bilinguisme),
- trouver de l’aide (droits et démarches, professionnels, aides techniques, structures, associations).
À noter : vous pouvez aussi contacter la plateforme téléphonique au 0812 040 040 (prix d’une communication locale) accessible 6 jours sur 7 : lundi 14h-20h, mardi 10h-20h, mercredi 10h-20h, jeudi 10h-20h, vendredi 10h-20h et samedi 10h-13h. Il existe également une permanence visiophonique en langue des signes le mardi de 15h à 19h et le vendredi de 9h à 12h.
Monoxyde de carbone : attention aux risques d’intoxication
Maux de têtes, nausées, vertiges… Attention, il s’agit peut-être des premiers signes d’intoxication au monoxyde de carbone (CO). Incolore et inodore, le monoxyde de carbone agit comme un gaz asphyxiant qui peut être mortel en moins d’une heure. Le ministère des affaires sociales et de la santé fait le point sur les risques d’intoxication.
Des appareils de chauffage mal entretenus et une mauvaise aération des locaux peuvent provoquer ce type d’intoxication. La présence de ce gaz résulte en effet d’une combustion incomplète, et ce quel que soit le combustible utilisé : bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane. En cas de doute sur la présence de monoxyde de carbone, il est nécessaire d’aérer les locaux, d’évacuer les lieux sans attendre et d’appeler les secours en composant le 15 (Samu), le 18 (pompiers) ou encore le 112 (numéro d’urgence européen).
Pour éviter les intoxications, il est recommandé :
- de vérifier les installations de chauffage et les conduits de fumée,
- de veiller à une aération et à une ventilation correctes des lieux,
- de s’assurer de l’installation et du fonctionnement d’un appareil de chauffage ou au gaz récemment achetés avant toute mise en service,
- de ne pas utiliser pour le chauffage des appareils non destinés à cet usage (cuisinière, braséro…),
- de ne jamais placer de groupes électrogènes à l’intérieur des bâtiments.
Avec une centaine en moyenne de décès par an, le CO est la première cause de mortalité accidentelle par toxique en France.
Aide pour une complémentaire santé
L’Assurance maladie propose plusieurs dispositifs destinés à permettre aux assurés sociaux d’accéder aux soins et à un système de protection sociale, notamment la couverture maladie universelle (CMU) et l’aide pour une complémentaire santé (ACS).
Aujourd’hui, si l’on ne présente plus le dispositif de la CMU, l’ACS demeure méconnue et sous utilisée, beaucoup de bénéficiaires ignorant qu’ils y auraient droit.
Depuis le récent relèvement des plafonds de ressources, dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté, plus de trois millions de personnes seraient éligibles à cette aide, alors que moins d’un million en bénéficient réellement. En Seine-Saint-Denis tout particulièrement, les bénéficiaires potentiels sont nombreux.
Outre la prise en charge d’une partie des frais de la complémentaire santé, cette aide offre d’autres avantages, notamment le bénéfice des tarifs sociaux de l’énergie ou l’accès aux médecins de secteur 2 (honoraires libres) sans dépassement d’honoraires.
Comment vous informer au mieux ?
Connectez-vous sur http://ameli-direct.ameli.fr/ pour choisir le professionnel de santé qu’il vous faut avant de consulter.
Appelez un conseiller de votre caisse d’assurance maladie pour être accompagné dans vos démarches au 3646 (Prix d’un appel local depuis un poste fixe).
Pour plus d’information, cliquer ici ou sur l’image ci-contre.
Episodes de pollution par les particules : nouvelles recommandations sanitaires
Plusieurs régions françaises connaissent actuellement un épisode de pollution de l’air par les particules lié à la fois à certaines émissions dans l’air (trafic routier, chauffage…) et aux conditions météorologiques actuelles (conditions anticycloniques et températures basses) qui ne favorisent pas la dispersion des polluants. Ainsi, les concentrations atmosphériques en particules dépassent les seuils d’information et d’alerte dans un grand nombre de zones métropolitaines.
Ces épisodes de pollution peuvent entraîner l’apparition ou l’aggravation de divers symptômes (allergies, asthme, irritation des voies respiratoires, effets cardiopulmonaires…) notamment chez les personnes les plus vulnérables telles que les nourrissons et jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes asthmatiques ou souffrant de pathologies cardiovasculaires ou respiratoires.
Aussi, le ministère chargé de la Santé souhaite rappeler les principales recommandations à suivre durant ces épisodes de pollution.
Ces nouvelles recommandations ont été émises par le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) le 11 décembre 2013.
Recommandations à l’attention des populations vulnérables et sensibles
- Evitez les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou à l’intérieur.
- En cas de gêne respiratoire ou cardiaque inhabituelle, consultez votre médecin ou pharmacien.
- Prenez conseil auprès de votre médecin pour savoir si votre traitement doit être adapté.
- Si vous sentez que vos symptômes sont moins gênants quand vous restez à l’intérieur, privilégiez des sorties plus brèves que d’habitude.
- Evitez de sortir en début de matinée et en fin de journée et aux abords des grands axes routiers.
- Reportez les activités qui demandent le plus d’effort.
Recommandations à l’attention de la population générale
- Réduisez et reportez les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou en intérieur, jusqu’à la fin de l’épisode si des symptômes sont ressentis (fatigue inhabituelle, mal de gorge, nez bouché, toux, essoufflement, sifflements, palpitations).
- Prenez conseil auprès de votre médecin ou pharmacien.
En savoir plus :
Achat de tabac dans l’UE : des limitations moins importantes
Par un arrêt du 14 mars 2013, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait jugé que la France ne respectait pas les règles européennes en limitant strictement les achats de tabac en provenance d’un autre pays de l’UE.
Le ministère de l’économie et des finances avait donc précisé, dans une circulaire du 7 mai 2013, les règles de circulation et de taxation des tabacs manufacturés détenus par les particuliers. Selon cette circulaire, la détention de tabac en provenance d’un autre pays de l’UE est présumée répondre à un besoin personnel dès lors que la quantité détenue ne dépasse pas pour chacune des catégories de produits considérées :
- 2 000 cigarettes (10 cartouches),
- 2 kilogrammes de tabac à fumer,
- 1 000 cigares ou cigarillos.
À noter : à la suite de l’arrêt de la CJUE, les articles 575G et 575H du code général des impôts concernant la circulation, la détention et le commerce des tabacs devraient être abrogés, dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour 2013.
Dépassements d’honoraires : mise en place des contrats d’accès aux soins
Les contrats d’accès aux soins, initialement programmés au 1er juillet 2013, sont entrés en vigueur au 1er décembre 2013.
Ces contrats d’accès aux soins, à destination des médecins du secteur 2 (honoraires libres), ont pour objectif de favoriser l’accès des patients à des tarifs opposables (tarifs sécurité sociale) et réduire leur reste à charge. Par exemple, pour une consultation de spécialiste de secteur 2 facturée 40 euros, le reste à charge du patient doit s’élever à 12 euros dans le cadre du contrat d’accès aux soins (contre 17 euros hors contrat), cette consultation étant remboursée sur la base de 28 euros (contre 23 euros auparavant).
L’accord sur les dépassements d’honoraires avait été conclu le 25 octobre 2012 après négociations entre l’assurance maladie, les syndicats de médecins et l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie.
