Archives de Catégorie: Santé

Déclarer l’effet indésirable d’un médicament : quoi de neuf ?

medicamentsPatients, associations de patients ou encore professionnels de santé… Une nouvelle rubrique proposée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) doit faciliter la déclaration en ligne d’effet indésirable lié à l’utilisation d’un produit de santé.

Accessible dès la page d’accueil, la rubrique « Déclarer un effet indésirable » permet de repérer rapidement le médicament que vous souhaitez déclarer. Ensuite, selon votre statut (professionnel de santé, patient, association de patients ou industriel), vous accédez au formulaire de déclaration, vous le complétez en ligne avant de le transmettre directement au Centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont vous dépendez. Cette interface nouvelle est une première étape vers une télédéclaration en ligne.

Cette rubrique donne la possibilité de déclarer les effets indésirables que vous suspectez être liés :

  • à la prise d’un médicament,
  • à l’utilisation d’un dispositif médical (pansement, produit de comblement des rides, prothèse…),
  • à un autre produit de santé ou cosmétique.

Pour accéder au site, cliquer ici.

Condom Zone, pour le plaisir et la sécurité avec les préservatifs à Rosny 2

preservatifsUn parcours interactif et ludique au Tête à Tête pour promouvoir le préservatif auprès des jeunes à Rosny2 jusqu’en mai 2014

Porter un autre regard sur le préservatif

Aujourd’hui, le préservatif reste le socle de la prévention des risques sexuels. À ce titre, il est au cœur de notre métier et des actions de sensibilisation auprès des jeunes publics. Bien que les données actuellement disponibles nous montrent que l’utilisation des préservatifs masculins, notamment, s’est banalisée et n’a cessé d’augmenter particulièrement lors des premières relations sexuelles. Son abandon rapide et les freins à son utilisation restent encore nombreux.

Les idées reçues ont la vie dure et les préservatifs ont encore « mauvaise presse ». Leur image, fortement liée aux infections sexuellement transmissibles (IST), dissuade nombre de couples de l’utiliser comme méthode contraceptive seule. Son nom d’ailleurs évoque souvent le Sida, les risques de l’amour, la défiance, la prudence… Bien loin de l’amour et du plaisir.

Pourtant, si les préservatifs masculins et féminins restent encore aujourd’hui les seuls outils de prévention des IST, ce sont aussi et avant tout des outils de prévention des grossesses non désirées. Ils font partie des méthodes de contraception disponibles sur le marché. Leur utilisation ne demande ni intervention médicale, ni contrôle biologique ou examen clinique. Ils assurent une bonne efficacité contraceptive, sans intervenir sur aucun des rouages physiologiques masculins ou féminins. Dans sa version masculine, le préservatif reste l’unique méthode réversible à la disposition des hommes. À ce titre, il permet, au sein du couple, le partage de la responsabilité contraceptive. Enfin, les préservatifs sont peu couteux, facilement accessibles pour la population générale et en particulier pour les jeunes.

Pour toutes ces raisons, il nous est apparu essentiel, en particulier à une époque où les campagnes sur le VIH-SIDA se font de moins en moins entendre, où les IST sont en recrudescences, où les grossesses non désirées sont encore nombreuses sur notre territoire, de redonner une actualité et une visibilité aux préservatifs. Et ainsi, non seulement de poursuivre la diffusion des messages d’information autour du préservatif comme modalité de protection contre les IST et les grossesses non désirées, mais également comme un objet de sensualité et de plaisirs pour une sexualité épanouie.

Un parcours interactif et ludique

En entrant, le visiteur découvre tout un univers dédié aux préservatifs. Couleurs, matières et illustrations attirent, tout d’abord, son regard vers une petite rétrospective historique. Avec « La petite histoire du préservatif », le visiteur apprend que le préservatif n’est pas une invention récente. En effet, cet objet existe depuis la nuit des temps. Il s’agit sans aucun doute de l’une des premières méthodes de contraception et de protection contre les IST utilisées par l’Homme. Dans l’antiquité, il pouvait prendre des formes rudimentaires. Sa fiabilité pouvait être douteuse. Mais aujourd’hui, les fabricants n’ont pas cessé de faire évoluer et diversifier leurs produits, pour que les préservatifs soient fiables et perçus comme un objet de plaisir. La présentation de la gamme de préservatifs est là pour en témoigner. Toujours plus innovants, les préservatifs sont passés à l’ère du 21ème siècle.

Intéressant de connaître la diversité des préservatifs, mais sait-on toujours bien les utiliser ? Avec l’atelier « La pose du préservatif », le visiteur a l’opportunité d’apprendre à utiliser correctement un préservatif à partir de deux supports pédagogiques « La boîte noire » et le « Puzzle ». En parallèle, il peut découvrir comment s’en procurer et le conserver dans de bonnes conditions.

L’atelier « La négociation » propose au visiteur de renforcer ses capacités à parler et/ou à négocier le préservatif dans une relation affective et sexuelle. À cette étape, il sera amené à travers des mises en situation et d’un jeu de cartes à s’interroger sur les différentes manières de proposer un préservatif et de le négocier dans une relation intime.

Après un oubli, une rupture de préservatif… Que faire ? À partir de mises en situation, l’atelier « La roue du risque » incite le visiteur à réfléchir aux risques liés à la vie sexuelle et leurs conséquences. Un roman-photo réalisé avec des jeunes de Seine-Saint-Denis permet également d’aborder les stratégies de réduction des risques. Le visiteur peut ainsi identifier les ressources et les structures qu’il est possible de solliciter lors de situations à risques.

Pour finir, le visiteur est invité à proposer son message positif sur le préservatif. Les plus créatifs seront affichés.

Condom Zone, pour le plaisir et la sécurité

 Quand : De novembre 2013 à mai 2014 
  : Espace Tête à Tête – Rosny2 
 Tél. : 01 48 12 01 01 
Courriel : teteatete@cg93.fr

La Région Ile-de-France se jette à l’eau !

EauEn octobre, les élus régionaux ont voté un flot de subventions pour améliorer la qualité de l’eau en Île-de-France.

Prévenir les inondations et maîtriser les ruissellements, protéger ou restaurer les milieux aquatiques  et dépolluer les eaux usées et les eaux pluviales sont les axes majeurs de la politique de l’eau menée par le conseil régional. Et comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, le conseil régional a apporté, en octobre dernier, son soutien à plusieurs projets, pour la renaturalisation des berges de l’Oise en recourant aux techniques de génie végétal, pour engager l’extension de la station d’épuration de la commune du Perray-en-Yvelines, pour étudier la réhabilitation du réseau de transport des eaux usées à Sermaise (91), le long de l’Orge, pour réaliser des travaux de fiabilisation de la station d’épuration du Moulin Neuf à Ollainville (91), ou encore pour réaliser un audit des services d’eau potable du Syndicat intercommunal pour l’adduction de l’eau potable de la région d’Angervilliers et de la commune de Briis-sous-Forges (91). Une mission d’assistance qui s’inscrit dans le droit fil des préoccupations de la Région qui veut accompagner les collectivités locales s’engageant vers le retour d’une gestion publique de l’eau. Par ailleurs, une subvention a été votée à la commune de Saint-Sauveur-sur-Ecole (77) pour acquérir un désherbeur thermique pour l’entretien des espaces publics, afin de réduire l’usage des produits phytosanitaires.

Lancement de la campagne « AVC, Agir Vite C’est important »

avcEn France, 130 000 nouveaux cas d’AVC surviennent chaque année, dont 25% chez les moins de 65 ans. Il peut également survenir chez l’enfant.

L’AVC est la première cause de handicap acquis chez l’adulte : environ 500 000 personnes souffrent au quotidien des séquelles d’un AVC.

Souvent appelé « attaque cérébrale », l’AVC est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine dans une partie du cerveau, qui entraîne la mort des cellules cérébrales dans la zone touchée. Plus la prise en charge se fait tôt, mieux l’AVC peut être traité.

C’’est pourquoi cette campagne engage à mobiliser le grand public, afin que l’AVC soit perçu comme une extrême urgence. Il s’agit de reconnaitre les signes d’alerte de l’AVC, de réagir avec les bons gestes permettant de mettre en place au plus vite le traitement spécifique.

Dans le cadre du plan national AVC 2010-2014, de nombreuses avancées ont été réalisées. Ainsi 126 unités neuro-vasculaires sont mobilisées en France pour la prise en charge en urgence de l’AVC. L’enjeu majeur est la réduction de la mortalité et de la gravité des séquelles et handicaps.

A l’occasion de cette campagne, la ministre des Affaires sociales et de la Santé tient à rappeler l’importance de la prévention pour lutter contre les facteurs de risques de l’AVC. Car plus on cumule de facteurs de risques, plus on augmente le risque de faire un AVC, et il est possible d’agir sur un grand nombre de ces facteurs : hypertension artérielle, diabète, tabagisme, obésité, taux élevé de cholestérol,… Agir sur sa consommation de tabac, sur son alimentation, augmenter son activité physique, sont des gestes de prévention utiles pour se protéger. Des actions de prévention et d’éducation en santé qui seront un des axes majeurs de la stratégie nationale de santé que la ministre des Affaires sociales et de la Santé vient de lancer le 23 septembre dernier.

Signée « AVC, agir vite c’est important », la campagne a pour objectif de faire connaître les signes d’alerte de l’AVC et la conduite à tenir en cas d’apparition de ces signes.

La campagne 2013, qui débute le 29 octobre, comprend la diffusion d’un spot radio (jusqu’au 11 novembre), une campagne internet (jusqu’au 29 novembre), ainsi qu’une campagne d’affichage et un kit de communication pour les relais.

Spot radio 
« L’accident vasculaire cérébral – l’AVC – est la 3e cause de décès en France. 
Il se manifeste soudainement par :

  • une déformation de la bouche
  • une faiblesse d’un côté du corps, bras ou jambe
  • des troubles de la parole

Si vous êtes témoin d’un de ces 3 signes, réagissez. Appelez immédiatement le SAMU, faîtes le 15. AVC, agir vite c’est important. »

Problèmes de chauffage quartier de Mitry à Aulnay-sous-Bois : des habitants excédés !

Mitry_AulnayjpgRien ne va plus dans le quartier de Mitry d’Aulnay : après un démarrage tardif du chauffage dans la majorité des appartements de la cité (mi-octobre), des habitants nous informent que la température dans les pièces à vivre est plus que préoccupante (16°C voire moins).

La faute à la chaudière centrale et à la volonté de faire des économies compte tenu de la situation financière précaire pour la plupart des résidences qui composent ce quartier.

La colère est telle que des habitants nous ont confié envisager une descente à la Mairie en guise de protestation !

Les autorités publiques dont le Maire est au courant de la situation mais pour l’instant, rien ne semble bouger.

Base de données publique des médicaments

medicamentsHébergée sur medicaments.gouv.fr, cette base de données marque la première étape du projet du Gouvernement de mettre en place un service public d’information en santé.

En effet, comme l’a rappelé Marisol Touraine lors de la présentation des grands axes de la Stratégie nationale de santé, chaque Français doit pouvoir accéder aisément à une information fiable, qu’elle concerne des médicaments, des établissements ou des professionnels de santé.

Sous le pilotage de la direction générale de la santé, la base de données publique des médicaments regroupe des données issues de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), de la Haute autorité de santé (HAS) et de l’Assurance maladie (CNAMTS). Elle fournit des informations sur l’intégralité des spécialités pharmaceutiques commercialisées sur le marché français ou dont l’arrêt de commercialisation date de moins de deux ans.

Sont présentés pour chaque médicament les indications, les précautions d’emploi, les contre-indications, les autorisations de mise sur le marché, le statut au regard de la commercialisation, le prix, le taux de remboursement et des informations relatives à la sécurité d’emploi. Des icônes indiquent si le médicament est délivré uniquement sur prescription, s’il est remboursé par la sécurité sociale et s’il appartient à un groupe générique.

Ces informations peuvent être facilement, grâce à la fonction d’autocomplétion, recherchées par le nom du médicament ou de son principe actif. La base est accessible sur ordinateur, une version spécifique ayant été développée pour les mobiles et tablettes.

L’accès à la base se fait à l’adresse medicaments.gouv.fr qui offre un espace dédié exposant au grand public de manière pédagogique et transparente ce qu’est un médicament, comment il est commercialisé, avec quelles précautions il doit être utilisé, comment déclarer les effets indésirables éventuels…

Sur ce même espace, l’internaute pourra déclarer un effet indésirable, dans le but d’améliorer les signalements des professionnels et des patients eux-mêmes. Pour la première fois, des informations simples et de référence sont publiées sur un endroit unique et répondent aux questions que se posent les citoyens sur le médicament.

La base de données publique des médicaments évoluera dans les prochains mois afin de répondre aux suggestions que ne manqueront pas de faire les citoyens et les professionnels de santé, en particulier la mise à disposition de recommandations.

Tout savoir sur le bon usage des produits de santé avec la base de données publique des médicaments

medicamentsLa base de données publique des médicaments permet au grand public et aux professionnels de santé d’accéder à des données et documents de référence sur les médicaments commercialisés ou ayant été commercialisés durant les deux dernières années en France.

Cette base de données administratives et scientifiques sur les traitements et le bon usage des produits de santé est mise en œuvre par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), en liaison avec la Haute Autorité de santé (HAS) et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), sous l’égide du ministère des Affaires sociales et de la santé.

Elle a été réalisée en application de l’article 8 de la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé.

Lire la suite sur le site du ministère

Aulnay-sous-Bois : Aux Etats-Unis, l’entreprise Guerbet remporte un nouveau succès

guerbet_aulnayGuerbet annonce avoir obtenu l’accord de la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis pour catégoriser le Lipodiol comme médicament orphelin. Ce médicament, destiné aux patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire (CHC), le cancer primitif du foie le plus fréquent, va donc bénéficier de tous les avantages liés à cette classification accordée à des pathologies affectant moins de 200.000 personnes. Outre l’obtention de subventions fédérales, Guerbet se verra octroyer des crédits d’impôts, une assistance dans ses recherches et une commercialisation exclusive pendant sept ans.

35.000 personnes sont actuellement atteintes du CHC aux Etats-Unis. Gilbert Dupont estime dans une note que les revenus potentiels que pourraient générer les ventes de Lipodiol se montent à 40 millions d’euros, ce qu’il faut donc comparer avec certains marchés pouvant peser plusieurs milliards. Cela n’en demeure pas moins une bonne nouvelle pour le laboratoire qui devrait voir sa croissance légèrement repartir à la fin de l’année toujours selon les analystes de Gilbert Dupont.

Pour rappel, l’usine est basée à Aulnay-sous-Bois, dans la zone des Mardelles.

Source : Les Echos

Consommateurs, connaissez-vous toutes les bonnes pratiques d’hygiène ?

hygieneSÉCURITÉ SANITAIRE – Comment faut-il ranger son frigo ? En quelle matière faut-il choisir sa planche à découper ? Pourquoi faut-il bien cuire son steak ? Quels aliments les femmes enceintes doivent-elles éviter ? Connaissez-vous vraiment toutes les règles d’hygiène du quotidien ?

Retrouvez toutes les réponses à vos questions dans le Guide des bonnes pratiques d’hygiène élaboré par trois associations de consommateur engagées depuis de nombreuses années dans le secteur agroalimentaire : l’Association Léo Lagrange Pour la Défense des Consommateurs, la Confédération Syndicale des Familles et Familles Rurales.

Après 7 ans de travail, ce recueil de recommandations évalué par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et validé par les pouvoirs publics voit ainsi le jour pour informer, sensibiliser et éduquer le consommateur aux règles simples mais essentielles en matière d’hygiène et de consommation.

Composé de 13 fiches généralistes sur la préparation et la conservation des aliments et de 10 fiches « produits » (œufs, produits laitiers, viandes et charcuteries …), le guide passe en revue les réflexes à adopter au quotidien tels que le lavage des mainsl’entretien des appareils ménagersle rangement du réfrigérateur, les conseils spécifiques pour les personnes fragilisées et les enfants, la gestion de la conservation des aliments, etc.

Ce guide a été élaboré par la Confédération Syndicale des Familles (CSF), Familles Rurales et l’association Léo Lagrange Pour la Défense des Consommateurs, avec le soutien conjoint des ministères de l’Agriculture (DGAL), de la Santé (DGS) et de l’Économie (DGCCRF). Il a reçu la labellisation PNA (Programme national pour l’alimentation).

Cliquez ici pour télécharger l’intégralité des fiches pratiques

Remarque : Les fiches de ce recueil ne peuvent pas être reproduites ou utilisées partiellement, ni modifiées. Toute utilisation devra explicitement faire référence à ce document.

Une nouvelle piste contre la Tuberculose ?

Une nouvelle piste pour lutter contre le bacille de la tuberculose, microorganisme qui tue encore chaque année près de 1,5 millions de personnes à travers le monde, vient d’être ouverte par une équipe franco-britannique impliquant des scientifiques du CNRS, de l’Inserm, de l’Institut Curie et de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier. Les chercheurs viennent de découvrir qu’un acide aminé, l’aspartate, est essentiel au développement du bacille car il constitue sa principale source d’azote. Ils sont parvenus également à établir le mécanisme grâce auquel la bactérie extrait l’aspartate de son hôte. Ces résultats, publiés le 29 septembre 2013 sur le site de la revue Nature Chemical Biology, pourraient permettre de développer de nouveaux antibiotiques ainsi que de nouveaux vaccins créés à partir de souches atténuées du bacille, incapables de s’approvisionner en aspartate.

Mycobacterium tuberculosisLa tuberculose est une maladie infectieuse qui touche généralement les poumons. Tuant plus de 1,5 millions de personnes chaque année à travers le monde, elle est provoquée par une bactérie appelée Mycobacterium tuberculosis. Contre ce bacille, il existe un vaccin, le BCG, dont l’efficacité est trop variable, ainsi que des traitements antibiotiques. Cependant, les médecins sont de plus en plus souvent confrontés à des souches résistantes à plusieurs des antibiotiques disponibles. D’où la nécessité de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques et préventives.

Les chercheurs de l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier) qui ont coordonné ces travaux se sont intéressés aux mécanismes permettant à M. tuberculosis de s’approvisionner en azote, élément essentiel à la synthèse d’un grand nombre de biomolécules, protéines, acides nucléiques, et vitamines par exemple. Ils ont ainsi étudié un transporteur d’acides aminés appelé AnsP1 et montré que cette protéine transmembranaire est chargée de capturer de l’aspartate, un acide aminé, pour l’introduire dans la bactérie. En effet, un mutant du bacille inactivé génétiquement dans ce transporteur s’est révélé incapable de croître dans un milieu contenant de l’aspartate comme unique source d’azote. Dans un second temps, les chercheurs se sont demandés si l’aspartate constituait réellement une importante source d’azote pour le bacille. Pour cela, ils ont employé une technique qui permet de cartographier l’ensemble des métabolites présents dans une cellule. Les chercheurs ont nourrit des bacilles avec de l’aspartate contenant un isotope lourd de l’azote. Ils ont ainsi montré, qu’effectivement, M. tuberculosis assimilait l’azote issu de l’aspartate, qui se retrouvait dans de nombreuses molécules synthétisées par le microorganisme.

Les chercheurs ont montré, grâce à une technique d’imagerie des petites molécules, que lorsque des macrophages (cellules du système immunitaire très présentes dans les voies pulmonaires) infectés par le bacille étaient mis en présence d’aspartate lourd, celui-ci se retrouvait finalement à l’intérieur du pathogène. Autrement dit, AnsP1 permet au bacille de capturer l’azote de sa cellule hôte. Lors d’expériences in vivo, les chercheurs ont infecté des souris avec un bacille dont AnsP1 était inactivé. De façon surprenante, cette souche s’est révélée fortement atténuée : elle se multipliait plus lentement et endommageait beaucoup moins les poumons des souris que les souches normales. Ceci révèle le rôle insoupçonné de ce transporteur d’aspartate dans la virulence de la mycobactérie.

AnsP1 et les autres molécules impliquées dans le métabolisme de l’aspartate pourraient alors constituer des cibles de choix pour de nouveaux antibiotiques. Par ailleurs, cette souche mutante dont AnsP1 a été inactivée pourrait être un bon candidat pour la conception de nouveaux vaccins capables de fournir une meilleure et plus longue protection que le BCG.

Source : communiqué de presse CNRS