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La délégation pour le maintien du centre de dépistage de la tuberculose à l’hôpital Ballanger reçue le 30 juin

delegation_tuberculoseLa délégation, constituée de 4 personnes (1) et porteuse des plus de 500 signatures sur la pétition unitaire exigeant le maintien du centre de dépistage de la tuberculose à Ballanger, a été reçue (2) par Pierre Laporte, vice-président du Conseil départemental (Front de gauche) chargé notamment des questions de santé.

(1) Le rendez-vous fixé au lundi 29 juin par les services de P. Laporte a été changé par eux  au dernier moment et Miguel Hernandez, conseiller municipal PCF (Front de gauche) n’a pu participer à la délégation le 30 juin. Il participait à la première délégation du 19 juin, non reçue.

(2) Très brièvement, 40 minutes.

Nous avons notamment exposé :

Nous considérons qu’il faut maintenir le maillage en 7 centres de dépistage de la tuberculose sur le 93. Le pacte de responsabilité du gouvernement Hollande -Valls a retiré 22 millions d’euros au département Mais  la majorité socialiste du Conseil départemental, avec l’abstention de conseillers Front de gauche et de l’élu Vert , a adopté un budget qui entraîne des coupes, notamment dans les dépenses de santé. C’est le Conseil départemental qui a décidé la fermeture de 4 centres de dépistage sur 7 – dont celui d’Aulnay à Ballanger. Or celui-ci couvre les communes concernées, mais aussi la prison de Villepinte et l’aéroport CDG.

Pierre Laporte a répondu :

– La concentration sur 3 centres (Montreuil, Bobigny, St Denis – Aubervilliers) permet plus d’efficacité. Ce ne sont pas les gens qui viennent au centre, mais les équipes médicales qui se déplacent, comme par exemple la semaine dernière où un cas de tuberculose a été signalé à l’école Nonneville d’Aulnay.

Votre pétition, je l’entends bien, mais maintenir le centre de dépistage à l’Hôpital Ballanger d’Aulnay, cela n’est pas possible dans la partie neuve où il n’y a pas de place. Et dans le bâtiment ancien, cela voulait dire l’entretenir, le gardienner.

Il restera des antennes avec tout l’équipement dont  Ballanger, où il restera 2 – 3 consultations par semaine (ce qui est nouveau ! NDR)

  • L’ARS (Agence régionale de Santé  représentant le Ministère de la Santé en Ile de France) remet en cause le financement du dépistage (appelées actions de santé recentralisées) de la tuberculose (1.3 million d’euros) et le volet dépistage des IST – MST  ( 0,3 million),
  • La mobilisation des citoyens, de la population est nécessaire car les lois votées au Parlement (l’ONDAM et le PLFSS) en 2015 amputent de 10 milliards d’euros en 2015 les dépenses de santé. L’A.R.S. va faire le grand virage ambulatoire, c’est-à-dire que pour faire des économies, les patients seront opérés et rentreront chez eux dans la journée ! Cela a déjà été appliqué au Québec et c’est une catastrophe.  Il faut rajouter à cela la baisse des subventions de dépistage du cancer. Et la direction de la Caisse Primaire d’Assurance – maladie ferme 18 centres d’accueil (sur 33) dans le 93.

Stéphane Troussel, président du Conseil départemental , Pierre Laporte, vice-président chargé de la Santé, ont lancé avec des médecins et personnalités un « appel pour la santé en Seine-Saint-Denis » dénonçant en particulier « la remise en cause de nos politiques par l’ARS, par une logique comptable et une tarification unitaire de la santé publique… » Le Conseil départemental vient de publier un fascicule « la santé en danger en Seine Saint-Denis ». Et une conférence de presse se prépare.

La délégation a répondu :

  • Nous continuons à faire signer pour obtenir le maintien du centre de dépistage de Ballanger,
  • Nous constatons que dans l’appel lancé par S. Troussel (PS), on dénonce l’ARS d’Ile de France, mais pas le premier responsable, le gouvernement Hollande-Valls (PS) et son pacte de responsabilité.

Il faut exiger le retrait de ce pacte d’austérité, organiser un gigantesque mouvement social, un « tous ensemble » avec les syndicats de salariés unis, les médecins, personnels hospitaliers.

Source : compte-rendu du 30 juin 2015

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Communiqué de la délégation contre la fermeture du centre de dépistage de la tuberculose

delegation_tuberculoseVendredi 19 juin 2015, une délégation composée de Miguel Hernandez, conseiller municipal PCF-Front de Gauche à Aulnay, Michel Lefebvre, responsable du POI sur la ville, et de représentants des 500 signataires de la pétition contre la fermeture du centre de dépistage de la tuberculose de l’Hôpital Ballanger, s’est présentée à l’entrée du Conseil départemental à Bobigny.

Deux lettres recommandées (LR/AR) étant restées sans réponse, une lettre ouverte à Stéphane Troussel, président du Conseil départemental, diffusée sur la ville, faisait savoir que si aucune réponse n’était donnée, la délégation se présenterait ce vendredi 19 juin à 10 h.

La délégation n’a pas été reçue par le Président du Conseil départemental, Stéphane Troussel (PS) ni par des élus mandatés.

Pourtant, l’actualité démontre l’importance du maintien des structures de dépistage de la tuberculose, qui est loin d’être une maladie éradiquée : un cas de tuberculose à l’école Nonneville d’Aulnay ; 5 CRS d’une caserne de Limoges atteints, …

Deux membres du cabinet du Conseil départemental et de Pierre Laporte, vice-président chargé de la Santé (Front de Gauche), nous ont expliqué :

« – Notre première lettre LR/AR ne leur a pas été communiquée, la seconde a été reçue tardivement et ils n’avaient pas retenu de notre lettre ouverte que nous nous présenterions ce vendredi à 10 h.

– Il ne fallait pas se tromper de cible : c’est l’Agence régionale de santé d’Ile de France (c’est-à-dire le Ministère de la Santé) et la Caisse Primaire d’Assurance-Maladie qui ont dénoncé en 2014 la convention qui les liait avec le Conseil général du 93, concernant les sept centres de dépistages de la tuberculose. L’ARS a exigé une réorganisation des centres de dépistage, le Conseil départemental a accepté de concentrer sur trois centres de dépistage (Montreuil, St Denis et Aubervilliers) , qui ont été modernisés, chaque centre devenant polyvalent.

Mais l’ARS refuse de verser les 1.3 millions d’euros promis pour les centres de dépistage, considérant qu’en Seine St Denis, ils coûtent trop cher comparativement à ceux du reste de l’Ile de France, et qu’il y a un manque de clarté dans les financements !

Selon le membre du cabinet, c’est tout le financement de la santé sur le département (dépistage des cancers, centres de sécurité sociale …) qui est remis en cause.

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Une délégation au conseil départemental ce jour contre la fermeture du centre de dépistage à Ballanger

Mycobacterium tuberculosisUne délégation avec Miguel Hernandez (Conseiller municipal PCF d’Aulnay), Michel Lefebvre, responsable POI et des 500  signataires de la pétition contre la fermeture du centre de dépistage de la tuberculose à l’hôpital Ballanger Aulnay se présentera aujourd’hui  à 10h00 devant le Conseil départemental 93 (Parvis de la Préfecture).

Elle exigera d’être reçue pour que Stéphane Troussel, président du Conseil Départemental 93, annule la fermeture des 4 centres de dépistage, dont celui d’Aulnay. Rappelons qu’un cas de tuberculose a été constaté sur l’école Nonneville !

Source : communiqué délégation

Un cas de tuberculose dans une école d’Aulnay-sous-Bois

Mycobacterium tuberculosisNous apprenons qu’un cas de tuberculose a été déclaré le 27 mai dernier dans l’école Nonneville d’Aulnay-sous-Bois. Un enfant a en effet été contaminé, mais ses jours ne seraient pas en danger.

Les familles des écoles Nonneville 1 et 2 ont été conviée à une réunion d’urgence ce soir pour discuter de cette maladie dangereuse.

Source : Le Parisien

Aulnay-sous-Bois : les menaces sur les centres de dépistage de la tuberculose suscitent un appel de militants de toutes tendances

Hopital_BallangerCette menace est l’une des premières conséquences du pacte de responsabilité qui offre 41 milliards d’euros de baisse de cotisations sociales aux patrons et engage l’Etat à faire 50 milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques de l’Etat et des collectivités territoriales (dont les départements et municipalités). Ces coupes budgétaires ont été relayées en Seine-Saint-Denis par le budget voté par le conseil général.

Le conseil général à majorité PS-EELV, présidé par Stéphane Troussel, en commun avec l’agence régionale de santé (ARS), menace de fermer quatre centres de dépistage de la tuberculose sur les sept que compte la Seine-Saint-Denis, dont le centre de dépistage de la tuberculose de l’hôpital Ballanger, qui couvre les communes concernées et l’aéroport de Roissy avec ses 90 000 salariés et ses 62 millions de passagers.

NON À LA FERMETURE DU CENTRE DE DÉPISTAGE
DE LA TUBERCULOSE DE L’HÔPITAL BALLANGER !

Quatre centres de dépistage et de prévention sanitaire de la tuberculose, dont le centre de l’hôpital Ballanger, sont menacés de fermeture sur les sept existants dans le département. Ces centres s’occupent du dépistage et de la prévention de la tuberculose, des infections sexuellement transmissibles, du dépistage VIH anonyme et gratuit, et procèdent aux vaccinations.
Et pourtant, en Seine-Saint-Denis, le taux de nouveaux cas de tuberculose pour 100 000 habitants ne diminue pas depuis 2002 !

Non seulement le conseil général de Seine-Saint-Denis, dirigé par Stéphane Troussel (PS), ne s’oppose pas aux restrictions budgétaires du gouvernement et de l’ARS, mais il « réorganise » en supprimant quatre centres sur sept, en particulier au nord du département.

Un tract CGT du personnel du conseil général exige à juste titre l’arrêt de cette réorganisation « lourde de conséquences sur le plan sanitaire ».

Source : Parti Ouvrier Indépendant

Une nouvelle piste contre la Tuberculose ?

Une nouvelle piste pour lutter contre le bacille de la tuberculose, microorganisme qui tue encore chaque année près de 1,5 millions de personnes à travers le monde, vient d’être ouverte par une équipe franco-britannique impliquant des scientifiques du CNRS, de l’Inserm, de l’Institut Curie et de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier. Les chercheurs viennent de découvrir qu’un acide aminé, l’aspartate, est essentiel au développement du bacille car il constitue sa principale source d’azote. Ils sont parvenus également à établir le mécanisme grâce auquel la bactérie extrait l’aspartate de son hôte. Ces résultats, publiés le 29 septembre 2013 sur le site de la revue Nature Chemical Biology, pourraient permettre de développer de nouveaux antibiotiques ainsi que de nouveaux vaccins créés à partir de souches atténuées du bacille, incapables de s’approvisionner en aspartate.

Mycobacterium tuberculosisLa tuberculose est une maladie infectieuse qui touche généralement les poumons. Tuant plus de 1,5 millions de personnes chaque année à travers le monde, elle est provoquée par une bactérie appelée Mycobacterium tuberculosis. Contre ce bacille, il existe un vaccin, le BCG, dont l’efficacité est trop variable, ainsi que des traitements antibiotiques. Cependant, les médecins sont de plus en plus souvent confrontés à des souches résistantes à plusieurs des antibiotiques disponibles. D’où la nécessité de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques et préventives.

Les chercheurs de l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier) qui ont coordonné ces travaux se sont intéressés aux mécanismes permettant à M. tuberculosis de s’approvisionner en azote, élément essentiel à la synthèse d’un grand nombre de biomolécules, protéines, acides nucléiques, et vitamines par exemple. Ils ont ainsi étudié un transporteur d’acides aminés appelé AnsP1 et montré que cette protéine transmembranaire est chargée de capturer de l’aspartate, un acide aminé, pour l’introduire dans la bactérie. En effet, un mutant du bacille inactivé génétiquement dans ce transporteur s’est révélé incapable de croître dans un milieu contenant de l’aspartate comme unique source d’azote. Dans un second temps, les chercheurs se sont demandés si l’aspartate constituait réellement une importante source d’azote pour le bacille. Pour cela, ils ont employé une technique qui permet de cartographier l’ensemble des métabolites présents dans une cellule. Les chercheurs ont nourrit des bacilles avec de l’aspartate contenant un isotope lourd de l’azote. Ils ont ainsi montré, qu’effectivement, M. tuberculosis assimilait l’azote issu de l’aspartate, qui se retrouvait dans de nombreuses molécules synthétisées par le microorganisme.

Les chercheurs ont montré, grâce à une technique d’imagerie des petites molécules, que lorsque des macrophages (cellules du système immunitaire très présentes dans les voies pulmonaires) infectés par le bacille étaient mis en présence d’aspartate lourd, celui-ci se retrouvait finalement à l’intérieur du pathogène. Autrement dit, AnsP1 permet au bacille de capturer l’azote de sa cellule hôte. Lors d’expériences in vivo, les chercheurs ont infecté des souris avec un bacille dont AnsP1 était inactivé. De façon surprenante, cette souche s’est révélée fortement atténuée : elle se multipliait plus lentement et endommageait beaucoup moins les poumons des souris que les souches normales. Ceci révèle le rôle insoupçonné de ce transporteur d’aspartate dans la virulence de la mycobactérie.

AnsP1 et les autres molécules impliquées dans le métabolisme de l’aspartate pourraient alors constituer des cibles de choix pour de nouveaux antibiotiques. Par ailleurs, cette souche mutante dont AnsP1 a été inactivée pourrait être un bon candidat pour la conception de nouveaux vaccins capables de fournir une meilleure et plus longue protection que le BCG.

Source : communiqué de presse CNRS

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