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Au volant du bus 302, Abdallah essaie de tourner la page PSA Aulnay-sous-Bois
Costume anthracite, pull vert jade, au milieu d’une demi-douzaine d’agents à la gare RATP de la Porte de la Chapelle à Paris (XVIIIe), Abdallah Saadi est stressé mais serein. Hier matin, à 36 ans, cet ancien salarié de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois fait ses débuts comme machiniste-receveur. C’est ainsi que l’on désigne les conducteurs de bus.
Titulaire d’un CAP en mécanique, cet ancien formateur d’intérimaires est entré à l’usine PSA à 22 ans. Aujourd’hui, il fait partie des quinze anciens de PSA reclassés à la RATP. Cette première session doit être suivie par d’autres puisque la régie s’est engagée à recruter une centaine de salariés d’Aulnay qui deviendront chauffeurs de bus ou agents d’accueil en 2013 et 2014. « Notre entreprise est en plein développement. Nous recrutons entre 900 et 1200 conducteurs chaque année. Il était normal de nous montrer solidaires avec les employés de PSA », observe Isabelle Porro, en charge des ressources humaines à la RATP.
Pour vivre et avoir travaillé à Aulnay-sous-Bois, Abdallah connaît bien les routes qu’il va emprunter dans son nouvel emploi, celles du bus 302, qui va de La Courneuve à la gare du Nord. Il confie qu’à l’usine, ce partenariat avec la RATP a été d’abord vu avec suspicion : « On nous a dit : C’est une arnaque, pour vous dégager du plan social. Vous savez, quand on s’est pris un coup comme ça, il n’y a plus de confiance. » Mais Abdallah a refusé de baisser les bras : « Il faut savoir prendre des décisions. De nos jours, c’est difficile de trouver un CDI. J’ai deux enfants à nourrir, ma femme ne travaille pas. »
Au moment d’entamer son service hier, il découvre avec inquiétude un modèle de bus qu’il n’a jamais conduit. Arrivé à la Porte des Poissonniers, grosse frayeur! Abdallah rate son freinage et pile en plein virage. Yves, son accompagnateur pour les deux dernières semaines de formation, rit avant de l’orienter avec calme. « C’est normal d’avoir un peu de mal au début, mais je ne me fais pas de souci pour lui », explique-t-il. Au cours du trajet jusqu’à la gare du Nord, le bus sera secoué plusieurs fois par des freinages un peu nerveux. Au fil du trajet, Abdallah se détend. Il se permet quelques coups de sonnette pour déloger des piétons paresseux.
Parmi les voyageurs, Prosper et Béatrice, couple de retraités, excusent volontiers la maladresse du nouveau conducteur. « Avec la conjoncture actuelle, ce n’est vraiment pas évident. C’est bien que ces ouvriers soient reclassés ainsi », salue Béatrice. Pour Abdallah, en revanche, la fin de cette usine, dont il parle encore au présent, a laissé des traces. « Dans ma tête, le logiciel est formaté. Je sais que si j’entre dans une entreprise, je n’y resterai pas toute ma vie », reconnaît-il.
Des centaines de salariés encore présents à l’usine
Des 3000 salariés que comptait l’usine PSA à l’annonce de sa fermeture, le 12 juillet 2012, un tiers à peine s’y trouve encore, dans l’attente d’une perspective d’avenir plus ou moins esquissée. Le groupe automobile s’était engagé à trouver des solutions pour l’ensemble du personnel. Selon un dernier bilan, fin octobre, 2700 salariés du site étaient « reclassés ou en cours de reclassement », ce qui ne signifie pas que tous ont quitté l’usine.
Parmi eux, 700 environ avaient obtenu une mutation vers une autre usine, 700 autres avaient quitté PSA. Parmi ceux qui restent à Aulnay, 300 personnes environ n’avaient pas encore de « projet identifié » il y a deux semaines. Le dispositif de transition professionnelle, qui a permis l’embauche d’anciens ouvriers par la RATP, doit aussi ouvrir des passerelles vers la SNCF et Aéroports de Paris. Il devait initialement concerner 300 salariés. Des formations ont lieu en ce moment à l’usine — désormais vide de toute voiture — avec plusieurs dizaines d’inscrits.
Source et image : Le Parisien du 07/11/2013
Spotters, vous avez dit Spotters ?
Une activité atypique inconnue du grand public et propre aux aéroports de Paris – Charles de Gaulle et du Bourget concerne la prise de vue des aéronefs par des personnes surnommées « Spotters ».
Un « Spotter » signifie passionné, guetteur en anglais. Ce passionné d’aviation parcourt donc les aéroports du monde entier à la recherche de « l’oiseau rare » en étant le premier ou la première à observer un avion en particulier. Il se poste à proximité de l’aéroport afin de photographier sous tous les angles les évolutions des aéronefs.
Pour lui permettre d’exercer son activité, tout en respectant la règlementation en vigueur, une procédure d’autorisation de photographier a été créée en 2006 par le préfet chargé des aéroports de Paris – Charles de Gaulle et du Bourget, lui accordant ainsi la possibilité de se positionner au plus près des enceintes clôturées des aéroports de Paris – Charles de Gaulle et du Bourget.
En 5 ans, près de 6000 autorisations ont été délivrées. Toutes les nationalités sont concernées avec cependant une forte majorité de ressortissants de Grande-Bretagne. Des sites internet existent. Ils présentent des clichés photographiques avec pour beaucoup un aspect pointu du détail. A titre d’anecdote, un photographe a réalisé de par le monde plus de 5000 photos.
Depuis novembre 2012, une nouvelle procédure a été mise en place avec la délivrance d’une carte nominative de déclaration de photographier, valable 3 ans, comportant notamment la photographie ainsi que les coordonnées du demandeur.
Sur le plan pratique, iI n’a pas été nécessaire d’aviser par courrier ces 6000 « Spotters » des nouvelles dispositions. En effet, cette information se répand auprès des photographes, de bouche à oreille comme une trainée de poudre ayant pour conséquence un afflux important de demandes.
Quelques chiffres récents : en 2012, 1125 autorisations ont été accordées. Au 1er juin 2013, une forte augmentation des demandes a été enregistrée (1109 cartes délivrées) en raison du Salon international de l’aéronautique et de l’espace (SIAE) qui s’est déroulé du 17 au 23 juin 2013.
Un charte de partenariat entre le Département de la Seine-Saint-Denis et la SNCF
Le Conseil général s’est engagé avec détermination dans une démarche d’accompagnement et de valorisation des grandes entreprises qui souhaitent s’impliquer et s’investir en faveur du développement économique local et de l’emploi. La SNCF a répondu favorablement à cet appel et sera donc la première entreprise du département à signer la charte « Seine-Saint-Denis Égalité ».
Avec l’implantation de son siège social en Seine-Saint-Denis, la SNCF souhaite intensifier son lien avec le territoire. Le siège du groupe industriel et de services de dimension mondiale emploiera à terme 2200 collaborateurs, mais ce sont environ 10 000 agents qui travaillent sur l’ensemble des sites situés en Seine-Saint-Denis.
Grâce à la signature de cette charte signée pour trois ans, des actions communes seront menées pour développer l’accès à l’emploi, améliorer l’accès et la reconnaissance des qualifications et participer au développement local.
Développer l’accès à l’emploi, c’est par exemple organiser des rendez-vous « Égalité et compétences » lors desquels, nous précise François Norgue, Directeur général délégué ressources humaines de la SNCF « plusieurs centaines de candidats issus de la Seine-Saint-Denis pré-sélectionnés passent des tests psychotechniques et des entretiens pour des postes sur différents métiers et d’en retenir le plus grand nombre pour ensuite les faire entrer dans un processus de recrutement. ».
Améliorer l’accès et la reconnaissance des qualifications, c’est notamment pour l’entreprise de s’engager dans la plate-forme numérique des stages créée par le Conseil général.
Participer au développement local, c’est aussi le soutien à l’internationalisation des PME de Seine-Saint-Denis en leur permettant de bénéficier, lorsqu’elles souhaitent développer leurs exportations, de l’expertise à l’international de la SNCF.
Ces actions communes permettront que le dynamisme de la Seine-Saint-Denis profite davantage à sa population et que l’implantation des grands groupes ait plus d’impact sur l’emploi local.
Cinq heures de pagaille sur les RER B et D, blocage entre Aulnay-sous-Bois et Mitry
Une panne de signalisation à Paris a entraîné d’énormes retards hier matin sur les lignes B et D. Des voyageurs sont descendus sur les voies.
es usagers des lignes B et D du RER ont dû user de leur patience hier matin. Certains ont cependant craqué. Durant cinq heures, le trafic a été très perturbé sur les deux lignes de RER, voire carrément interrompu pour ce qui est de la branche allant d’Aulnay à Mitry-Mory, en Seine-et-Marne.
Tout a commencé vers 7h30, début de l’heure de pointe, lorsqu’un feu rouge est resté bloqué dans le tunnel entre les stations Châtelet et Gare-du-Nord, à Paris. S’en est suivi un cauchemardesque effet boule de neige. La circulation des trains a d’abord été très ralentie sur les deux lignes. « Par mesure de sécurité et pour réparer la panne, nous avons ralenti le flux des RER B et D, indique-t-on à la SNCF. Nous sommes passés de 20 trains par heure à 8. Puis nous avons décidé de supprimer l’interconnexion en gare du Nord pour fluidifier davantage encore la circulation sur les deux lignes. »
A cette heure de grande affluence, les rames étaient bondées. Plusieurs ont été stoppées entre deux gares, suscitant panique et agacement. A 9h30, des passagers bloqués entre Aulnay et Sevran sont ainsi descendus sur les voies pour rejoindre à pied la gare d’Aulnay. Du coup, le trafic a été complètement interrompu d’Aulnay à Mitry-Mory. La circulation des trains n’a pu reprendre son cours normal sur les deux lignes qu’aux alentours de midi et demi, la réparation de la signalisation dans le tunnel ayant été achevée trois quarts d’heure auparavant.
A Aulnay, hier matin, c’était la pagaille. Et pour les voyageurs, le ras-le-bol. « Après la circulation stoppée, le problème, c’est le manque d’information sur les autres itinéraires possibles », témoigne Claire, restée bloquée, hier matin, trente minutes au Blanc-Mesnil sans aucun renseignement. Son train a atteint péniblement la gare d’Aulnay. « Dans la station, le guichet était ouvert mais il y avait déjà une file d’attente de plus de 10 personnes », explique-t-elle. « Sur le quai, il y avait des touristes étrangers qui ne comprenaient rien aux rares annonces débitées par un haut-parleur en français. Rien en anglais. Pour un RER qui dessert l’aéroport de Roissy, ce n’est pas top! » ne décolère pas celle qui a cru trouver une solution, en bus, en consultant son smartphone.
Hélas! Elle n’était pas la seule à avoir eu l’idée : l’itinéraire de secours était également pris d’assaut. C’est un collègue qui lui a finalement sauvé la mise en la récupérant en voiture. « Je travaille près de l’aéroport, prendre le RER tous les jours me coûte 113 € par mois! » se plaint-elle. Le coût du passe Navigo suscite d’ailleurs la colère de plusieurs internautes qui ont réagi sur notre site Internet. « J’habite à Aulnay, en zone 4, mon abonnement au passe Navigo s’élève à 97 € par mois. Et il y a toujours des problèmes! » tempête Saha. Pour une autre, l’expérience d’hier matin relève du cauchemar. « On a été obligé de descendre après plus d’une heure, coincé à l’arrêt, dans un train surchauffé, sans aucune information! Evidemment, il y a eu des malaises. Evidemment, il y a eu un signal tiré! Evidemment, on n’a plus eu qu’à rejoindre la station suivante à pied! » raconte Gabrielle, excédée.
L’indice de satisfaction des voyageurs du RER B, qui avait fait un bond de 18% depuis la mise en service du RER B + Nord en septembre (64% de satisfaits selon la région), risque de repartir à la baisse. Selon ces statistiques, la régularité sur la ligne s’était améliorée en septembre, atteignant 86,5% contre 82,2% en septembre 2012.
Une charte entre la SNCF et la Seine-Saint-Denis
La SNCF qui a implanté son siège social à Saint-Denis a accepté de s’engager pour s’ancrer un peu plus en Seine-Saint-Denis où travaillent 10000 de ses agents. Le président du groupe, Guillaume Pepy, signera aujourd’hui la charte Seine-Saint-Denis Egalité avec Stéphane Troussel, le président (PS) du conseil général. Il mènera ainsi durant trois ans des actions en faveur de l’accès à l’emploi et de la reconnaissance des qualifications des habitants du cru. Il s’agit de la première entreprise du département à parapher cette charte.
Source : Le Parisien du 23/10/2013
RER B : ponctualité et satisfaction en forte hausse
Le nouveau RER B lancé le 2 septembre, et exploité par la SNCF et la RATP, est un succès aux yeux des transporteurs. Sur le seul mois de septembre, le taux de ponctualité est passé à 86,5 % (il était de 82,2 % en septembre 2012) tandis que la satisfaction des clients a fait un bond de 18 points (de 46 % à 64 %). Quasiment du jamais vu sur une si courte période !
Rappelons que cinq années de travaux d’amélioration de cette ligne, la deuxième plus fréquentée d’Europe, permettent désormais d’offrir plus de services et de faire circuler plus de trains : 25 % de RER en plus avec en heure de pointe, un train toutes les trois minutes entre Paris et Aulnay-sous-Bois (l’offre est passée de 8 à 20 trains à l’heure) et toutes les six minutes entre Aulnay-sous-Bois et Mitry-Claye/Aéroport-Charles-de-Gaulle.
Source : Ville-Rail-Transports
La métropole du Grand Paris doit être l’émanation des communes et communautés déjà existantes
Réuni le 2 octobre dernier, le Bureau de l’AMF s’est prononcé pour un renforcement des coopérations entre les collectivités au sein de la métropole du Grand Paris afin de mieux répondre aux enjeux du développement de la région capitale.
Toutefois, il a alerté sur le risque d’un empilement de collectivités (alors qu’il faudrait au contraire réduire le nombre d’échelons territoriaux) et la nécessité d’établir des relations avec les territoires situés dans les départements de deuxième couronne.
Pour l’AMF, la métropole du Grand Paris doit être l’émanation des communes et de leurs coopérations déjà existantes ; les transferts de compétences ou d’actions à la métropole doivent se faire selon le principe de subsidiarité avec l’application de la notion d’intérêt métropolitain définie par les communes et/ou leurs groupements. Toute organisation infra métropolitaine doit se faire par adhésion des communes.
Face au risque d’une administration démesurée au sein de la métropole mais aussi de surcoût en termes d’organisation, l’AMF rappelle son attachement à un mode souple d’organisation des services avec les communes et/ou leurs groupements.
A ce stade d’examen du projet de loi, les élus du Bureau de l’AMF expriment leur incompréhension face à l’absence d’éléments financiers et fiscaux du dispositif envisagé, qui prévoit notamment la dissolution des communautés existantes et des retours financiers complexes. De plus, dans un contexte de maîtrise des dépenses et de baisse des dotations, il convient d’être particulièrement vigilant sur la maîtrise de la pression fiscale sur les contribuables.
Source : AMF Asso
Ile-de-France : Des salariés usés par les transports en commun
Une étude révèle que les transports sont une source de stress pour près de deux salariés sur trois en Ile-de-France.
Prendre le RER, le métro ou le tram pour aller bosser, quelle galère! D’après une étude du cabinet Technologia, spécialiste des risques liés au travail, 63% des actifs franciliens qui passent une heure et demie par jour dans les transports en commun les considèrent comme une source de fatigue, d’usure, voire d’altération de la santé. Il fait trop chaud, on voyage souvent debout, pendant un temps de trajet trop long, au cours duquel on a parfois affaire à des passagers agressifs. Ce sont les principales causes de fatigue pointées par les personnes interrogées dans le cadre de l’étude.
Rien d’étonnant pour le patron de Technologia, Jean-Claude Delgènes, qui estime que « les salariés franciliens paient le sous-investissement pendant vingt ans sur le réseau de transports franciliens ». S’il constate qu’aujourd’hui de l’argent a été mis sur la table — en attendant le supermétro du Grand Paris à l’horizon 2030 —, il estime que ces « investissements n’ont pas encore été générateurs d’améliorations ».
Toutefois, Jean-Claude Delgènes pointe aussi du doigt les entreprises : « On ne peut pas résoudre les difficultés rencontrées par les salariés uniquement en faisant des travaux sur les réseaux. Il y a encore trop de patrons qui pensent que leurs salariés vivent à la porte de leur entreprise. La France a trop de retard sur le télétravail. Le covoiturage est sous-développé », dénonce-t-il. Il préconise le développement « des entreprises en réseaux, de bourse d’échanges d’emploi, l’embauche de conseillers en mobilité dans les entreprises ».
S’il est vrai que les entreprises paient déjà un lourd tribut pour les transports en commun (3,4 Mds€ versés en 2013 au Stif, le Syndicat des transports d’Ile-de-France), Jean-Claude Delgènes pense qu’investir davantage permettrait à terme aux entreprises de faire des économies… en arrêts maladie. « Il n’y a malheureusement pas d’études sur le sujet, mais il faudrait s’intéresser aux corrélations entre certaines pathologies, comme l’hypertension, les accidents vasculaires cérébraux et les transports en commun. »
De son côté, la patronne du Transilien plaide pour « l’effet papillon » : « Il suffirait qu’une minorité de salariés puisse travailler en horaires légèrement décalés pour améliorer l’ensemble du réseau », assure Bénédicte Tilloy. En contrepartie, les entreprises qui joueraient le jeu pourraient bénéficier d’un rabais sur la fameuse taxe transport qu’elles versent au Stif. Mais à l’heure où celui-ci se voit contraint de majorer les prix des tickets de transport de 3% jusqu’en 2025, cette piste de travail reste plus que jamais virtuelle…
Source et image : Le Parisien du 21/10/2013
Le Grand Paris fait trembler la région Ile-de-France
Le fantôme de la création d’une métropole du Grand Paris a plané hier sur les débats du conseil régional, lors de l’examen du Schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif). Un dossier essentiel en matière d’aménagement du territoire pour les 20 prochaines années qui a donné lieu à une séance marathon qui devait se prolonger dans la nuit. La droite, minoritaire, est contre, la gauche et les Verts pour. Mais là où élus de tous bords se rejoignent, c’est dans la crainte de se faire écraser par le futur poids lourd en gestation : la métropole du Grand Paris. Celle-ci devrait regrouper Paris et les 124 communes des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne dès le 1er janvier 2016… En regroupant ainsi la petite couronne, ce sont les fondements même de la région Ile-de-France qui risquent d’être ébranlés.
Des craintes relatives aux ressources financières
« Le Sdrif n’est même pas adopté qu’il est déjà caduc. Les débats en cours au parlement sur la métropole du Grand Paris ajoutent une incertitude majeure. La région risque de se retrouver dans cette situation assez paradoxale de ne pouvoir mettre en œuvre les décisions qu’elle aura elle-même prises! », pronostique Valérie Pécresse (UMP). La majorité pense exactement l’inverse : mieux vaut baliser dès maintenant au maximum le chemin pour garder la main.
Il n’empêche, en plein cœur des débats, hier, à force de voir planer le fantôme de la métropole du Grand Paris, malgré le trop plein d’amendements, les élus ont cru bon d’en rajouter un : « Le conseil régional insiste sur le fait que la création d’une nouvelle structure métropolitaine se fasse dans le respect de l’ensemble des compétences de la région et préserve la totalité de ses moyens financiers ». Autrement dit, pas question de se faire dépouiller par la future entité, ni au niveau des compétences, ni au niveau des ressources. Ce qui en dit long sur les craintes des élus régionaux. L’UMP a voté contre sous prétexte qu’en citant la métropole du Grand Paris dans cet amendement, on légitime sa création, « mais nous participons à ce combat qui est le vôtre », corrige François Durovray. Bernard Gauducheau (UDI), qui s’est abstenu, lâche ce cri du cœur : « On se raccroche aux branches ». Sous-entendu, il est trop tard… Ce qui a le don d’agacer un Jean-Paul Huchon (PS) emphatique : « Je ne comprends pas ce défaitisme. Arrêtons de dire qu’on est foutu.. Nous ne sommes pas dans une assemblée qui rend les armes. Moi, je me battrai jusqu’au bout. »
Source : Le Parisien du 19/10/2013
Aulnay-sous-Bois : Grève des chauffeurs pour handicapés
Ils dénoncent une « dégradation des conditions de travail » et réclament une hausse des salaires. Une partie des chauffeurs de l’entreprise Flexcité, basée à Aulnay, est en grève depuis jeudi. Cette filiale de la RATP prend en charge le service de transports Pam 93, destiné aux personnes handicapées du département. « On fait de grosses journées de travail, et on ne peut parfois pas prendre notre pause », explique Sega Diarra, délégué CFDT. La situation s’est dégradée depuis six mois, assure-t-il, parce que 8 salariés, partis en 2012, n’ont pas été remplacés. « C’est faux, certains ont été remplacés », rétorque la direction. La CFDT affirme qu’une partie des courses n’a pu être assurée ces derniers jours, du fait de la grève. Flexcité rétorque à l’inverse que « pour le moment, le mouvement n’a pas d’incidence sur l’activité », les trajets étant assurés par des non-grévistes et d’autres chauffeurs de Flexcité. La grève pourrait se poursuivre lundi.
Source : Le Parisien du 19/10/2013