Archives de Catégorie: Urbanisme

Urbanisme : le Conseil d’Etat maintient le décret pris pour accélérer les recours contre les permis

Fernand_Herbaut_Aulnay_1La suppression, pour cinq ans, de la possibilité de faire appel des recours contre  les permis de construire ou de démolir un bâtiment à usage principal d’habitation et contre les permis d’aménager un lotissement, est légale, a tranché le Conseil d’Etat.

Le décret n°2013-879 du 1er octobre 2013 prévoit la compétence des tribunaux administratifs en premier et dernier ressort (1) pour les recours introduits du 1er décembre 2013 au 1er décembre 2018 contre les permis de construire ou de démolir un bâtiment à usage principal d’habitation ou les permis d’aménager un lotissement dans les communes visées à l’article 232 du Code général des impôts (lire l’article). Le Syndicat de la juridiction administrative a demandé la suspension de ces dispositions. Il soutenait qu’au regard du nombre de décisions concernées, seule une loi pouvait supprimer la voie de l’appel. Il estimait par ailleurs que le décret méconnaissait le principe d’égalité en ne visant que les décisions d’octroi et non les décisions de rejet d’une autorisation d’urbanisme.

Le Conseil d’Etat écarte ces deux arguments par un arrêt du 23 décembre 2013. Il estime que la suppression, temporaire, de l’appel visant les recours contre certains permis n’apparaît pas, compte tenu de l’intérêt général qui s’attache à cette dérogation applicable dans les seules communes où existent des difficultés sérieuses d’accès au logement, entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

Pour consulter l’arrêt Conseil d’Etat, 23 décembre 2013, n°373468, cliquez ici

Source : Le Moniteur

Politique de la ville : adoption de la loi en vue

citeEuropeSénateurs et députés ont trouvé un accord le 4 février sur le projet de loi sur la ville qui prévoit de recentrer les crédits sur les « quartiers prioritaires ». Son adoption définitive est prévue d’ici la mi-février.

Une commission mixte paritaire (CMP), réunissant 7 sénateurs et 7 députés, a trouvé une version commune aux deux chambres qui sera soumise le 13 février à l’Assemblée nationale, puis au Sénat. Le gouvernement avait engagé la procédure accélérée sur le texte, une lecture par chambre au cours duquel il a été amendé.

Ce texte opère un recentrage de l’action publique sur les quartiers les plus en difficulté (1300 quartiers où la moitié de la population perçoit moins de 60% du revenu fiscal médian, soit moins de 11 000 euros) et se déclinera en contrats de ville traitant à la fois des volets sociaux et urbains et qui seront noués dès cette année. Il prend aussi acte de la poursuite du programme de rénovation urbaine, qui changera de nom au passage, devenant plan national de renouvellement urbain. Le gouvernement a avancé une enveloppe de 5 milliards d’euros pour ce PNRU2, avec un effet de levier permettant 20 milliards d’investissement (à comparer à 12,35 milliards d’euros de subventions dans 490 quartiers, représentant 45 milliards d’investissements pour le PNRU1).

Action Logement (ex-1% Logement) en restera  l’un des principaux contributeurs, le finançant  à hauteur d’environ 500 millions par an (contre 1 à 1,2 milliard aujourd’hui). Les 230 quartiers qu’il devrait financer  (dont 30 Outre-Mer) seront connus vraisemblablement après les élections municipales.

Source : Le Moniteur

L’immeuble Novellus de l’avenue Anatole France à Aulnay-sous-Bois vu d’en haut

Novellus_AulnayLa rédaction vous propose de découvrir à quoi ressemble l’immeuble Novellus, situé à l’angle des rues Anatole France et Louis Coutant, avec un peu de hauteur. A défaut de bien s’intégrer dans le paysage urbain, la hauteur de ce bâtiment n’apparait pas comme trop excessif.

Le chantier Promogim à l’angle des rues Jean Charcot / Charles Dordain stoppé des mois pour cause de liquidation judiciaire

Promogim_AulnayPour de nombreux riverains, ce fut une désagréable surprise : l’entreprise de Gros Oeuvre SMTS avait abandonné le chantier en novembre 2013 et s’est placée en liquidation le 9 décembre 2013. Pendant près de deux mois, le chantier était donc à l’arrêt,  seul le plaquiste travaillait sur ce chantier.

Selon nos informations, de nombreux riverains et acheteurs commencent sérieusement à s’inquiéter sur la pérennité de l’opération, malgré les paroles rassurantes de la personne qui est responsable de l’Espace Ventes rue Anatole France.

Il faut savoir également que l’énorme grue qui surplombe le chantier devait être démontée avant Noël, ainsi que les algécos. Le trottoir remis en état par la même occasion (puisqu’il y a emprise sur le RD 115). Cela devait permettre à un autre chantier, celui de l’Espérance, de s’installer sans difficulté. Aujourd’hui, la circulation est chaotique et le passage de la 1  (CIF La Courneuve) délicat. Autre problème avec l’ouverture prochaine du chantier de l’espérance : la gêne concernant la livraison des véhicules au garage Ford.

Mais depuis peu (1 jour ou 2),  on travaille à nouveau sur le chantier Promogim. Nous ne savons pas le nom de la société en question. La crise du bâtiment, c’est pour maintenant ?

 

Les zones franches urbaines

citeEuropeLe dispositif ZFU a été créé par la loi du 14 novembre 1996 pour redynamiser des quartiers de la politique de la ville présentant un cumul de difficultés particulièrement marqué. L’objectif était d’y maintenir ou créer des activités commerciales, artisanales ou de services, de les ouvrir sur l’extérieur pour y accroître la mixité fonctionnelle et sociale, ainsi que d’améliorer la situation de l’emploi local. L’ensemble des exonérations fiscales et sociales mis en place à cette fin a représenté un coût de 419 M€ en 2011, en baisse de 29 % en trois ans. 93 ZFU existent en métropole et 7 Outre-mer.

Ce dispositif a permis dans beaucoup de ces quartiers de maintenir ou d’accroître les activités économiques, y favorisant un rattrapage partiel en termes de mixité fonctionnelle.

64 073 établissements sont implantés début 2012 dans les ZFU métropolitaines. Le taux de croissance des établissements en activité en ZFU (net des disparitions de l’année) s’établit début 2012 à 3,5 %.

Pour obtenir le communiqué complet, cliquer ici.

Objectif 500 000 logements : les architectes en colère

Fernand_Herbaut_Aulnay_1Dans un communiqué du 27 janvier, la présidente de l’Ordre des architectes dénonce les propositions des bailleurs sociaux faites dans le cadre de la démarche lancée fin 2013 par Cécile Duflot pour construire en urgence 500 000 logements par an.

Catherine Jacquot donne de la voix : « l’Union sociale pour l’habitat prépare-t-elle le mal logement de demain? » A peine vient-elle de prendre ses fonctions à la tête du Conseil national de l’ordre des architectes, qu’elle montre du doigt les propositions faites par l’Union sociale de l’habitat dans le cadre des groupes de travail lancés fin 2013, par Cécile Duflot, ministre du Logement, pour la construction de 500.000 logements par an. « Certaines organisations, les bailleurs sociaux en particulier, n’hésitent pas à proposer des solutions alarmantes pour la qualité du logement : typologies standardisées, groupement des commandes sans considération du contexte urbain », affirme-t-elle.

Solutions low cost

La chef de file des architectes dénonce « une vision à la fois dépassée et hasardeuse du logement qui prône un retour à une politique des modèles qui a montré largement ses limites par le passé et conduirait, si elle était mise en œuvre, à une multiplication de produits banalisés et répétitifs, réduisant l’intervention architecturale à son strict minimum ». Elle ajoute que la réponse à la demande et à la cherté des prix ne peut passer par des solutions préfabriquées « lowcost » qui ne feront qu’exclure davantage les mal logés.

Dans son communiqué, Catherine Jacquot appelle les bailleurs sociaux à redonner à l’habitat social les qualités d’innovation, de diversité et de valeur exemplaire qu’il mérite.

Retour des chemins de grue

Ce communiqué rejoint le propos que Marie-Françoise Manière, présidente de l’Unsfa (Union nationale des syndicats français d’architectes) a tenu à l’occasion de ses voeux à la profession: « certains participants aux groupes de travail ressortent de vieilles recettes, comme l’approche productiviste des chemins de grue, les économies d’échelle ou les modèles. Nous connaissons l’issue de cette politique : des milliers de logements voués à la démolition, le mal-être dans les cités et la fragmentation de l’espace bâti. »

Pour la président de l’Unsfa, ces propositions n’ont rien de novatrices et ont pour principale motivation « de s’affranchir d’une saine concurrence, d’augmenter les marges bénéficiaires et de suppléer à une maîtrise d’ouvrage qui a abandonné toute ambition culturelle et sociale. »

Source : Le Moniteur

Aulnay-sous-Bois : la future place du marché du Galion et le pôle de centralité en construction

Marche_Galion_AulnayLes travaux s’activent sur la future place du marché du Galion et le triangle de centralité. De nombreux commerçants attendent avec impatience la fin de ces travaux pour pouvoir emménager dans leurs nouveaux locaux. L’actuelle place du marché du galion est en effet problématique et de nombreux commerçants comme de nombreux riverains se plaignent des difficultés rencontrées. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Projet de Rénovation Urbaine lancé en 2005.

Aulnay-sous-Bois : image du chantier Novellus rue Jean Charcot

Charcot_Aulnay_NovellusLa rédaction vous informe que promoteur Novellus prépare le trottoir et empiètement sur la route départementale D115 (en accord avec le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis).

Avec le futur chantier de l’Espérance, le trottoir Impair situé rue Jean Charcot, de l’avenue Germain Papillon au carrefour Anatole France, sera condamné. Ne seront pas concernés le parking du Cardiologue (angle Charles Dordain) et la sortie sortie du pavillon du 15 rue Jean Charcot.

Aulnay-sous-Bois : nouvel immeuble en cours de construction avec Provini Commercialisation

Jean_Jaures_AulnayAu 5 Avenue Jean Jaurès à Aulnay-sous-Bois, un nouvel immeuble de standing est en construction. Lancé par le promoteur Provini Commercialisation, des appartements du Studio au 3 pièces sont en vente, allant de la modique somme de 211 000 € à 355 000 € (pour 66,26 m²).

Le détail du programme est disponible ici.

 

Adoptée par le Sénat, la réforme de la politique de la ville prend forme

senatLes sénateurs ont adopté le projet de loi de programmation pour la Ville et la cohésion urbaine, mercredi 15 janvier, à une large majorité. Alors que la refonte de la contractualisation, de la gouvernance et de la géographie prioritaire a été confirmée, une commission mixte paritaire devrait se réunir début février pour examiner les amendements introduits lors de l’examen au Sénat.

C’est une version légèrement remaniée du projet de loi de programmation pour la Ville et la cohésion urbaine qu’a été largement voté (189 pour, 157 abstentions, 1 contre), mercredi 15 janvier en fin d’après-midi, par les sénateurs.
Socialistes, radicaux, écologistes et communistes ont massivement voté ce texte. Mis à part le sénateur de Seine-Saint-Denis, Philippe Dallier, le groupe UMP s’est quant à lui abstenu. A l’image du groupe UDI-UC, où onze sénateurs ont toutefois voté en faveur de ce projet de loi.

Dénonçant des  » fractures territoriales qui deviennent autant de fractures sociales intolérables pour notre pacte républicain  » devant un hémicycle clairsemé mercredi 15 janvier, le ministre délégué a assuré que son texte vise la  » recherche d’une égalité retrouvée entre des territoires de la politique de la ville par rapport aux autres territoires, via une action cohérente et globale […] Malgré le travail important mené par les élus locaux et un monde associatif trop durement éprouvé pendant dix ans,  » [voir également les chiffres-clés].

Convention intercommunale

Désireux de revenir  » à l’essence de ce qu’est la politique de la ville : une politique de cohésion et de solidarité au service des territoires urbains les plus paupérisés « , François Lamy a remercié le rapporteur Claude Dilain et les sénateurs de la commission des Affaires économiques pour leurs amendements  » qui ont déjà permis d’enrichir le texte sur de nombreux points. « 

Le ministre délégué à la Ville devait notamment penser à l’amendement de Claude Dilain réaffirmant que la politique de la ville devait d’abord  » mobiliser les politiques de droit commun avant de mettre en oeuvre les instruments qui lui sont propres « , ou encore à celui instituant une « convention intercommunale » relative aux politiques d’attribution de logements sociaux :  » tous les efforts engagés pour la rénovation des quartiers risqueraient d’être vains si dans le même temps, nous ne développions pas des politiques de peuplement assurant la mixité sociale à l’échelle des agglomérations  » s’est-il ainsi réjoui.

Pilotage des EPCI… ou des mairies

Méfiant sur les velléités de certains sénateurs-maires à contrer la montée en puissance des intercommunalités dans la gouvernance de la politique de la Ville – , dans la journée, réaffirmant le rôle de proximité des maires –, François Lamy a abdiqué face à l’amendement de Valérie Létard (UDI) abolissant les sanctions financières à l’encontre des EPCI n’exerçant pas leur nouvelle compétence en ne signant pas de contrat de ville.

Introduit par le rapporteur  a été jugé stigmatisant et contre-productif par les sénateurs, un choix  » respecté  » par François Lamy.

Promulgation avant les municipales

Une commission mixte paritaire (CMP) composée de députés et de sénateurs doit se réunir début février pour accorder les versions adoptées au Sénat ce 15 janvier et à l’Assemblée nationale le 27 novembre 2013. Mais les principales dispositions du texte sont déjà connues pour l’essentiel.

Géographie prioritaire resserrée

L’inconnue résidant autour du resserrement de la géographie prioritaire, qui devrait être dévoilé d’ici l’été 2014 et effectif en 2015  mais sur environ 1 300  » quartiers prioritaires  » et  » très prioritaires  » contre 2 500 aujourd’hui, n’a pas manqué d’être rappelée par les sénateurs de droite.

Mais les larges votes au Sénat comme à l’Assemblée nationale témoignent que ce point ne sera pas remis en cause. Tout comme le fait que seuls ces territoires dont au moins la moitié de la population vit avec moins de 60% du revenu fiscal médian national (soit 11 250 euros / an) seront éligibles aux crédits du ministère de la Ville.

Mobilisation du droit commun

En outre, l’ensemble des intercommunalités abritant des quartiers populaires – inclus ou non dans la géographie prioritaire – et pilotant les  » contrats de ville de nouvelle génération  » devraient disposer des crédits de droit commun. Une dizaine de ministères et leurs administrations déconcentrées ainsi que sept réseaux d’élus locaux se sont, du moins, engagés à le faire. L’interrogation réside dans la capacité des administrations à territorialiser leurs interventions, qui plus est dans un contexte de diminution des dépenses publiques.

Outre donner un sursis au programme national de rénovation urbaine (PNRU) jusqu’à fin 2015, l’article 2 du projet de loi prévoit d’engager une nouvelle étape de réhabilitations à travers un nouveau programme de renouvellement urbain (NPNRU) sur la période 2014-2024, resserré cette fois-ci sur 230 quartiers dont la liste sera dévoilée en septembre 2014.

Prise en compte des habitants

Trop timide selon l’inter-réseau des professionnels du Développement social urbain et le collectif  » Pouvoir d’agir «  ainsi que certains sénateurs écologistes voire socialistes, le volet Participation des habitants reprenant partiellement  inquiète encore nombre d’élus. L’examen au Sénat a été une nouvelle occasion de percevoir ces peurs autour d’une perte de pouvoirs.

Evoquant une  » petite révolution culturelle  » alors que  » tous les techniciens et fonctionnaires n’ont pas l’habitude du dialogue avec les habitants « , François Lamy n’a cependant pas flanché et a confirmé que ces instances – renommées  » conseils citoyens  » – seront bel et bien créées.
Formés et dotés de moyens spécifiques, des représentants de la population, tirés au sort et indépendants des élus, seront amenés à se prononcer sur le renouvellement urbain, l’aménagement du territoire mais aussi le développement économique et social des quartiers, etc.

Péréquation renforcée en 2015

Le projet de loi prévoit aussi la création d’une dotation spécifique pour la politique de la ville, qui sera versée aux intercommunalités signataires de contrats de ville et non plus aux municipalités abritant des zones urbaines sensibles comme c’était le cas jusqu’à présent.

Renvoyée au projet de loi de finances pour 2015, elle remplacerait la dotation développement urbain (DDU), qui a, pour sa part, été .

Source : Lemoniteur