Archives de Catégorie: Urbanisme
Une maison des services publics, signe de la mutation à Aulnay-sous-Bois ?
Au Nord de la D115 qui coupe la Ville en deux, Ambourget est un quartier de copropriétés complexes qui manquait de services publics. Deltaville, opérateur qui accompagne la mutation de ce
territoire, a, notamment, piloté le projet de maison de services publics, accolé à un programme de 90 logements. Soucieuse de répondre aux besoins des habitants actuels et futurs, la Ville s’est engagée sur ce premier projet emblématique.
Une articulation urbaine À l’entrée du quartier, le long de la rue du 8 mai qui sera réaménagée – création de commerces en pied d’immeubles –, la MSP est une articulation urbaine entre les logements existants et futurs, le centre commercial qui reste en place et un parking public à venir.
Au coeur de la réflexion de Jean-Baptiste Pietri, l’architecte retenu, la prise en compte de cet environnement urbain et de la pluri-fonctionnalité du bâtiment : mairie annexe, Point info jeunesse, médiathèque, centre social, salle d’activités… Trois idées majeures ont animé la conception :
Loin de l’objet architectural pensé en dehors de son contexte, la MSP regarde et est regardée par son environnement, quartier résidentiel. Deux belles façades sur rue, les accès, les gabarits, le rapport au parking qui sera traité en place publique concourent à mettre directement en relation les usagers et le bâtiment.
Le bâtiment doit être identifiable en tant qu’équipement public, emblématique de la transformation du quartier.
Rendre lisible la multiplicité des services : à l’image d’un millefeuille, chaque niveau est traité relativement à sa fonction.
Chaque service est identifié, signifié en façade.
Source : publicité Deltaville
Ile-de-France : Le public invité à assister au vote du Sdrif
Un seul point à l’ordre du jour du conseil régional du 18 octobre, mais une séance majeure pour la vie de la région : les élus sont en effet appelés à se prononcer sur le projet d’aménagement de l’Île-de-France à l’horizon 2030 (Sdrif). La séance, qui se tiendra à partir de 9h30 dans l’hémicycle, à Paris 7e, sera ouverte au public dans la limite des places disponibles. Les débats, alimentés par près de 300 amendements, sont également retransmis sur iledefrance.fr. Vous pouvez également suivre l’essentiel de la séance sur Twitter : @iledefrancefr, #idf2030.
L’abri bus sur le terrain de la sécurité sociale à Aulnay-sous-Bois
Celles et ceux qui se sont rendus récemment à la sécurité sociale rue Marcel Sembat à Aulnay-sous-Bois auront remarqué qu’un abri de bus empiète désormais sur le terrain de la structure. Ce sujet avait été évoqué en réunion publique il y a près de 2 ans, réunion publique qui concernait l’aménagement de la rue Marcel Sembat.
La Ville avait au départ rencontré des difficultés pour trouver le bon interlocuteur à la Sécurité Sociale afin de pouvoir implanter l’abri bus en retrait. C’est maintenant chose faite !
Aulnay Environnement sur le projet Croix-Blanche : Nous demandons au conseil municipal de surseoir à tout projet de construction en l’état
Suite à la nouvelle catastrophe due aux inondations, dès juin 2013 nous avons écrit :
« Il faut envisager dès maintenant un bassin de rétention au centre des impôts de la Croix Blanche et un ouvrage en bas de la rue de Picardie ? »
Depuis nous avons eu occasion de le demander lors de la dernière ( ?) réunion de pilotage de la Croix Blanche le 12/09/13 et de l’exposition au public du samedi 14.
Le maire a évoqué cette possibilité publiquement, mais cela demande précisions.
En effet un bassin de rétention est quasiment indispensable par rapport au projet lui-même en fonction des normes de la DEA (environ 45 m3), mais en l’occurrence il s’agit d’utiliser le terrain de plus de 4.000 m² libre de toutes construction pour un grand bassin pour le quartier.
Il existe déjà rue Jean Jaurès sous la chaussée, 2 bassins enterrés de 200 m3 manifestement insuffisants.
Il faut certainement un bassin largement supérieur à 1.000m3, pour les seules pluies bi ou tri -annuelles.
En tout état de cause cela remet en cause le projet qui doit être soumis au conseil municipal le 17 octobre2013.
Un tel bassin enterré serait sans doute en concurrence avec le parking souterrain (même à un seul niveau comme nous le souhaitions), il posera problème pour les arbres actuels en pleine terre et aura des conséquences éventuelles sur les eaux souterraines.
Cela remet en cause l’économie du projet, mais aucun autre terrain ne peut être disponible dans ce secteur !
Il faut donc surseoir à toute décision et demander à l’état, à la région et au département de s’emparer du sujet.
Il est temps que le préfet accepte d’étudier un PPRI (plan de prévention des risques d’inondations) pour éviter d’oublier que des terrains sont inondables et de prescrire des règlements en conséquence.
Nous demandons au conseil municipal de surseoir à tout projet de construction en l’état.
p.s.
rappelons que dans le « diagnostic PLU » de 2008 il est écrit :
« …pour ces raisons la commune est classée « à risque fort ».Elle a fait l’objet de 9 arrêtés préfectoraux de catastrophe naturelle entre 1983 et 2001 pour des inondations et des coulées de boues. »
Photo entrée du chantier Novellus d’Aulnay-sous-Bois
L’entreprise PCME de Claye Souilly est en train d’installer la base de vie et sera chargée du gros œuvre.
Le temps de faire toutes les demandes d’accès aux réseaux ERDF, GRDF, eau, autorisation installation grue auprès des différentes autorités, le chantier ne pourra sans doute démarrer que début décembre.
Ce chantier va rencontrer plusieurs difficultés : la circulation du RD 115, la proximité du carrefour Pont Maillard /Marcel Sembat, la Sécurité Sociale, le cabinet de cardiologie, le chantier Promogim, le futur chantier de l’Espérance, sans oublier l’accès au groupe scolaire Paul Bert/Louis Solbès, le passage des lignes de bus 1 et 607.
Le trottoir côté impair va sans doute être neutralisé en partie.
Enquêtes et chantiers de la Reconstruction dans le nord-est parisien [1945-1958]
À la Libération, le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU) est chargé de remédier aux destructions de la guerre autant qu’à la vétusté de l’habitat. Il s’agit alors de rebâtir une grande partie du pays tout en restaurant la dignité morale et la puissance économique de la France. Dès 1945, un service photographique accompagne, en interne, l’activité du MRU, en documentant l’état du bâti existant et surtout les constructions nouvelles. Plus de 33 000 clichés sont ainsi réalisés jusqu’en 1958, date à laquelle le terme « reconstruction » disparaît de l’intitulé du ministère.
En grande partie inédite, l’exposition « Photographies à l’œuvre. Enquêtes et chantiers de la Reconstruction dans le nord-est parisien (1945-1958) » présente une sélection d’environ 40 photographies noir et blanc, un diaporama conçu pour l’occasion et des films d’époque. Elle met l’accent sur quelques enquêtes et chantiers remarquables : d’une part, les « enquêtes sur l’habitat » qui accompagnent, au début des années 1950, les études sociologiques soutenues par le ministère dans les quartiers populaires. On y découvre l’intérieur des logements à Montreuil et à Pantin ainsi que des portraits de leurs habitants. D’autre part, le premier chantier d’expérience du MRU (la cité expérimentale de Noisy-le-Sec) et les chantiers d’État qui, d’Aubervilliers à Stains répondent au besoin d’améliorer le logement d’une population croissante et correspondent aux premiers grands ensembles.
Ces images traduisent les préoccupations politiques et stratégiques de l’administration française en charge de la reconstruction.
Projections
Un diaporama spécialement conçu pour cette exposition fait état des reportages photographiques menés au sein de plusieurs villes du nord-est parisien par le service photographique du MRU (Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Bagnolet, Bobigny, Bondy, Dugny, Épinay-sur-Seine, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Saint-Denis, Stains).
Films : Noisy-le-Sec, le laboratoire de la reconstruction (La cinémathèque, MRU, 1948)
Pantin, unité résidentielle (réalisation Robert Chateau, Pierre Poli, 1956), Cités du Soleil (réalisation Jean-Claude Sée, 1958).
Présentée au centre culturel André Malraux jusqu’au 30 novembre, l’exposition sera installée aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis à Bobigny à partir du 10 décembre.
Programmation
Samedi 12 octobre à 15h : Visite et atelier de construction
En famille
Une visite ludique de l’exposition suivie d’un atelier de construction en briques à réaliser avec vos enfants ! (à partir de 5 ans)
Mercredis 23 et 30 octobre à 15h : Visite et atelier de construction
Une visite ludique de l’exposition suivie d’un atelier de construction en briques pour apprendre aux enfants à construire leurs maisons ! (à partir de 7 ans)
Jeudi 17 octobre à 14h : Dans le cadre du « Centre culturel sans limite »
Visite de l’exposition puis de la cité expérimentale à Noisy-le-Sec (trajet en bus)
Samedi 16 novembre de 13h30 à 16h – 13h30-14h : visite de l’exposition avec les commissaires
14h-16h : table ronde « Le logement en images », avec Didier Mouchel et Daniel Coutelier (commissaires de l’exposition) ; Monique Eleb (psychologue, sociologue de l’habitat et Professeur à l’École d’architecture Paris-Malaquais) ; Gilles Raynaldi (photographe) ; Hélène Caroux (historienne de l’architecture).
Pour les scolaires : visites guidées, ateliers (pratique de la photographie et construction) et balades dans la ville.
Exposition organisée par le Jeu de Paume en collaboration avec le ministère de l’Égalité des Territoires et du Logement, le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, le Département de la Seine-Saint-Denis, la Ville du Bourget, en partenariat avec le Pôle Image Haute-Normandie et Le Point du Jour – Centre d’art Éditeur.
Légende et crédit photographique : Maison américaine Fox Bross, Noisy-le-Sec, juillet 1946, METL-MEDDE – fonds MRU.
Photographies à l’œuvre
Commissaires de l’exposition : Didier Mouchel, avec la collaboration de David Benassayag et Daniel Coutelier.
Coordination : Hélène Caroux (Service du patrimoine culturel, Département de la Seine-Saint-Denis), avec la collaboration d’Arnaud Lévènes (La Caspule, Le Bourget)
Entrée libre
Quand : Du 7 octobre au 30 novembre
Où : Centre Culturel André Malraux – Le Bourget
Tél. : 01 48 38 50 14
www.le-bourget.fr
www.lacapsule.org
Aulnay-sous-Bois et Romainville militent pour la rénovation de leurs quartiers
Les élus des deux communes ont interpellé François Lamy, ministre délégué à la Ville, en visite hier dans le département, afin d’obtenir de nouveaux crédits.
Des tours de la cité Gagarine à Romainville, à la barre du Galion à Aulnay-sous-Bois, la balade en Seine-Saint-Denis a duré quatre heures. François Lamy, ministre délégué à la Ville, était venu parler d’emploi. Le dispositif des emplois francs, censé lutter contre la « discrimination à l’adresse » et déjà expérimenté à Clichy-sous-Bois depuis juin, le sera désormais à Aulnay et Sevran. Il s’agit de verser une aide forfaitaire de 5000 € aux employeurs embauchant des jeunes diplômés issus de quartiers dits « sensibles ». Mais, guidé à travers le 93 par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, le ministre était aussi venu observer de près les résultats de la rénovation urbaine, lancée en 2004 à Aulnay et en 2007 à Romainville.
Si les opérations programmées alors sont presque achevées, les deux communes espèrent décrocher de nouveaux crédits pour une deuxième vague de travaux. « La rénovation urbaine a été critiquée, mais on voit que cela fonctionne bien, martelait hier François Lamy. Il faut continuer maintenant, avec une nouvelle génération de projets de rénovation urbaine. »
Au plan national, on sait déjà qu’une enveloppe de cinq milliards sera dévolue à ce que beaucoup appellent l’Anru 2. « L’enveloppe sera divisée en trois, pour les grosses opérations, les finitions et des opérations isolées, à la marge des zones urbaines sensibles, pour raccommoder le tissu urbain », note le ministre.
Mais le texte de loi sera adopté mi-novembre, et il faudra donc patienter pour connaître la liste des quartiers bénéficiant de ces crédits. Hier, à Romainville comme à Aulnay, on a pris comme un signe positif cette venue de François Lamy. Et on a tout fait pour convaincre.
Source : Le Parisien du 24/09/2013




