Archives de Catégorie: Urbanisme
Aulnay-sous-Bois : Ségura veut une rallonge en faveur des 3000
L’image était facile et Claude Bartolone n’a pas résisté. « Lamy arrose les quartiers populaires! », a clamé le président de l’Assemblée nationale, alors que le ministre venait de saisir un arrosoir, pour verser de l’eau sur des plants verdoyants, en plein cœur des nouveaux jardins partagés du Gros-Saule, à Aulnay-sous-Bois. Outre l’aménagement de ces 48 parcelles, inaugurées cet été et débordant déjà de tomates, citrouilles, tournesols, le quartier pourrait faire l’objet d’un projet plus vaste : « Une réflexion est en cours, avec le bailleur I3F, autour d’une opération qui pourrait s’étendre au quartier voisin des Beaudottes, à Sevran ».
637 logements sociaux ont été livrés
Rien de comparable cependant, avec les bouleversements intervenus à la Rose-des-Vents (ex-3 000), où a d’ailleurs débuté la visite ministérielle. La cité, et celles, voisines, des Merisiers et des Etangs ont vécu ces neuf dernières années au rythme d’un chantier gigantesque, qui se prolonge aujourd’hui à la cité de l’Europe. Le projet de rénovation urbaine, lancé en 2005, prévoyait la démolition reconstruction de 826 logements. Aujourd’hui, 816 appartements ont été détruits, les derniers le seront d’ici 2015. 637 logements sociaux neufs ont déjà été livrés et d’autres opérations vont s’échelonner d’ici 2016.
Mais le travail n’est pas terminé, estime Gérard Ségura, le maire (PS) qui souhaite obtenir une rallonge pour démolir l’immense barre du Galion, à l’entrée de la Rose-des-Vents et les deux dernières tours de la cité. « Pour le Galion, nous avons quelques garanties du comité d’engagement. Mais rien pour les deux tours », explique-t-il à François Lamy. Aulnay a-t-elle ses chances, parmi les nombreuses communes qui prétendent à l’Anru 2? « Trop tôt pour le dire », rétorque le ministre, qui a toutefois choisi de venir à Aulnay, « une ville en train de vivre un traumatisme, et qui est en train de travailler sur son avenir, qui a besoin d’être soutenue ».
Le traumatisme, c’est évidemment la fermeture de l’usine PSA, censée intervenir l’année prochaine, et dont un ancien ouvrier, croisé lors de la visite, a sèchement interpellé le maire : « Vous ne nous avez pas soutenus! » A son arrivée à Aulnay, François Lamy a pu découvrir une maquette du site industriel et entendre l’urbaniste Finn Geipel, ainsi que des représentants du cabinet Constructa, évoquer des pistes d’aménagement. Tous sont unanimes. La localisation de ces terrains est « exceptionnelle », d’autant que la gare du Grand Paris devrait être toute proche.
Source : Le Parisien du 24/09/2013
Ile-de-France Environnement : S’unir pour le futur
Grand Paris, Paris Métropole, réforme territoriale, transitions écologique et énergétique … ces multiples projets brouillent notre vision de l’avenir de la région capitale malgré de nombreuses concertations entre les élus, les services de l’État, les citoyens et nos associations. Cette démocratie participative est louable mais limitée car les deux plateaux de la balance ne sont pas équilibrés: d’un coté les services et les techniciens ont élaboré les projets pendant des mois avec appel aux compétences les plus appropriées, et de l’autre la concertation locale, rapide, limitée dans le temps et l’opinion publique s’exprime avec des moyens limités, le plus souvent associatifs.
La co-élaboration des grands projets entre élus ‘et citoyens devrait être la règle mais cette procédure longue suppose que toutes les parties jouent le jeu démocratique. Nous venons de vivre une expérience malheureuse avec le débat national et territorial sur la transition énergétique initié par le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.
Pendant neuf mois, les représentants de l’État, ‘des régions, les professionnels, les syndicats, les associations, les citoyens ont débattu de l’avenir de l’énergie. Ces débats ont été actifs mais aussi très controversés à tel point que la ministre en charge du dossier a été remerciée et remplacée au pied levé. Ce sacrifice n’a pas suffi à calmer un des grands acteurs du débat, à savoir le patronat qui, via son syndicat, a fait modifier le 18 juillet les conclusions de ce débat démocratique, transformant les recommandations en enjeux et souhaitant diminuer les ambitions de l’État en matière de réduction de la consommation des énergies fossiles et d’émissions de carbone à l’horizon 2050.
Nous sommes ainsi confrontés à un futur décliné selon deux priorités temporelles, le court et le long terme. Ce débat n’est pas nouveau mais alors que l’abondance des ressources de notre planète terre n’intervenait pas auparavant, ce facteur devient aujourd’hui primordial. La formule « Après moi le déluge! » n’est plus de mise, n’en déplaise à certains. Le futur de notre région est maintenant dans l’union de toutes les forces de progrès pour tenter de diminuer l’impact environnemental de l’homme et ses conséquences à long terme sur l’espérance de vie de notre espèce sur sa planète. Le dialogue qui s’est institué entre toutes les forces du pays, même s’il donne l’impression d’inachevé, doit se poursuivre.
Se retirer sous sa tente n’a jamais permis de gagner la guerre de Troie.
Source : communiqué de Michel Riottot, prédisent d’Ile-de-France Environnement
La Métropole du Grand Paris est créée pour ameliorer la gouvernance régionale
Adopté en première lecture, le texte de la loi sur l’acte III de la décentralisation, donne d’importants pouvoirs au conseil qui gèrera l’établissement public regroupant paris et 124 communes de la petite couronne.
L’Assemblée nationale a adopté le 23 juillet, en première lecture, la loi « Modernisation de l’action publique territoriale et affirmation des métropoles ». Le texte devra de nouveau être soumis au Sénat avant de revenir à l’Assemblée.
Une Métropole du Grand Paris a ainsi été créée. Celle-ci est un établissement public de coopération intercommunal (EPCI), à fiscalité propre, qui regroupe, pour l’instant, Paris et les 124 communes des trois départements de la petite couronne (environ 6,5 millions d’habitants). Mais les communes limitrophes pourront y adhérer avec l’intercommunalité dont elles font partie.
A compter du 1er janvier 2016, ses compétences s’appliqueront aux questions d’habitat, d’environnement et d’aménagement. Les transports et le développement économique resteront de la responsabilité du conseil régional.
Source et article complet : liaison n°154
La région Ile-de-France n’est pas prête à lutter contre les inondations
Dans un pré-rapport, L’OCDE s’inquiète quant aux capacités de l’Ile-de-France à lutter contre une inondation aussi importante que celle de 1910.
C’est un avertissement à la région Ile-de-France. Selon un prérapport rendu hier par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la région parisienne n’est pas suffisamment armée pour lutter contre une inondation importante comme celle de 1910. « L’absence d’une vision stratégique d’ensemble autour de ce risque majeur pour ce territoire stratégique essentiel révèle un déficit de la politique française de gestion des risques », écrit sans détour l’OCDE. L’organisation internationale pointe du doigt notamment quatre principales lacunes :
Un problème de gouvernance : En France, la problématique des inondations est portée par le ministère de l’Intérieur, par le ministère de l’Ecologie mais aussi par les collectivités locales ou encore l’Agence de l’eau. Une multitude d’acteurs qui, selon l’OCDE, « ont tendance à faire valoir leurs visions et intérêts spécifiques plutôt que de soutenir les objectifs d’ensemble ». Conséquence, selon ce prérapport, « le risque est celui de l’inefficacité, du saupoudrage des ressources et que les efforts qui sont pourtant réalisés, ne puissent pas totalement porter leurs fruits ».
« Paris est protégée, la banlieue non » : « Il n’y a pas eu d’investissements importants pour prévenir ce risque majeur depuis une vingtaine d’années, assure l’OCDE. Et ces investissements découlent de la crue de 1910. Depuis la métropole s’est agrandie. Aujourd’hui Paris est protégée, la banlieue non ».
Une urbanisation trop importante : « La dynamique du développement local n’incite pas les municipalités à limiter les constructions en zone inondable, écrit l’OCDE. De leur point de vue, la prise en compte d’un risque majeur d’inondation est contre-productive car elle nuit au développement économique, ne rapporte pas de soutien aux élections ».
Des entreprises insuffisamment préparées : Si des sociétés comme la RATP ou la SNCF ont mis en place des plans de continuité d’activité (PCA) en cas d’inondation, la démarche reste limitée. Pourtant l’enjeu est de taille. L’Ile-de-France concentre un tiers de l’activité économique du pays. « Comment la France pourrait fonctionner si son poumon économique est sous les eaux? », interroge un spécialiste.
Commandé par l’Etablissement public territorial de bassin Seine grands lacs (EPTB) (Voir ci-dessous), en partenariat avec le ministère de l’Ecologie et le conseil régional, ce rapport doit aider la France à transposer une directive européenne qui impose de mettre en place avant 2015 un plan d’évaluation et de la gestion des risques d’inondation. « Tout le monde a tendance à penser que Paris sous les eaux ce n’est plus possible, décrypte Frédéric Molossi, président de l’EPTB. Mais c’est faux. Une inondation majeure coûterait environ 40 Mds d’euros ». Le rapport définitif de l’OCDE doit être rendu en janvier.
Source : Le Parisien du 18/09/2013
Aulnay-sous-Bois : présentation des projets de la Croix-Blanche en vidéo, partie 3
Suite de notre reportage sur la matinée de découverte des projets pour le terrain de la Croix-Blanche à Aulnay, séance qui s’est déroulée le samedi 14 septembre 2013 dans l’arrière-cour de la mairie-annexe Sud. Pour cette troisième partie, la rédaction vous propose de prendre connaissance des vidéos suivantes :
- Argumentation de l’adjoint Philippe Gente, président du Comité de Pilotage, sur l’acquisition d’un pavillon de la fille d’un adjoint
Taclant les critiques soulevées dans la salle, Philippe Gente est revenu sur le bienfondé de l’acquisition d’un pavillon de la fille d’un adjoint, à 800 000 €, dans le cadre de l’implantation du 7èe collège. Critiqué vivement, M. Gente a précisé que le prix avait été fixé par le domaine.
- Argumentation de Julien Nemeth, Directeur Democratie Participative et Politique de la Ville, Mairie d’Aulnay-sous-bois

Vidéo
Julien Nemeth est longuement revenu sur le bienfondé de l’opération et de la nécessité de proposer un projet qui corresponde au cahier des charges du Comité de Pilotage.
Pour prendre connaissance des vidéos, cliquer sur les images.
Aulnay-sous-Bois : présentation des projets de la Croix-Blanche en vidéo, partie 2
Suite de notre reportage sur la matinée de découverte des projets pour le terrain de la Croix-Blanche à Aulnay, séance qui s’est déroulée le samedi 14 septembre 2013 dans l’arrière-cour de la mairie-annexe Sud. Pour cette deuxième partie, la rédaction vous propose de prendre connaissance des vidéos suivantes :
- Intervention d l’adjoint Philippe Gente
Montrant une lettre cosignée par le président de l’association Croix-Blanche (Benjamin Giami) et le Maire Gérard Ségura, M. Gente a voulu souligné la démarche collaborative de ce dossier. Bien entendu, il s’agissait d’une petite provocation à l’égard de M. Giami, membre éminent de la jeunesse UMP et profondément anti-Ségurien.
- Intervention de Benjamin Giami et Francis Vincent (Sud Aulnay)
M. Giami tacle ici l’adjointe Evelyne Demonceaux, qui n’a fait aucune démarche pour étudier l’ouverture d’une crèche, et ce malgré la demande de riverains.
M. Vincent lui a été très critique vis-à-vis de la décision de supprimer l’option du tout-pavillonnaire pour l’aménagement du terrain de l’ancien Centre des Impôts. Il critiqua notamment l’acquisition par la Mairie, pour la construction du 7ème collège, d’une maison de la fille du 1er adjoint (Henri Annoni) pour la modique somme de 800 000 €. Selon lui, l’argument de déficit pour supprimer l’option du tout-pavillonnaire n’a aucun sens compte-tenu de cette acquisition passé.
Pour prendre connaissance des vidéos, cliquer sur les images.
Aulnay-sous-Bois : présentation des projets de la Croix-Blanche en vidéo, partie 1
Sous une pluie battante mais protégés par un stand de fortune, les animateurs de la présentation de la Croix-Blanche étaient sur le pied de guerre, le samedi 14 septembre, dans l’arrière-cour de la mairie annexe Sud (avenue de la Croix-Blanche).
Dès 8h30, il était possible de voir les fameux projets qui ont été discutés, selon les personnalités politiques de la majorité, en Comité de Pilotage. 3 projets étaient ainsi présentés :
- Une barre de 34 logements, très peu esthétique
- Deux barres en T d’une cinquantaine de logements, également peu attrayantes
- Plusieurs plots agrémentés d’un grand nombre d’arbres, plus détaillé que les autres. Il va sans dire que ce projet est celui qui est certainement porté par la majorité municipale, sa présentation étant la plus flatteuse des 3.
A noter qu’un 4ème projet n’a pas été présenté : celui du tout-pavillonnaire. Trop couteux et incompatible avec le Plan Local d’Urbanisme (PLU), selon l’architecte. Cela a fait beaucoup réagir les membres du comité de pilotage, décidément très agacés par cette présentation, à l’exception peut-être de l’association Aulnay Environnement.
Quolibets, affrontements politiques, joutes verbales, agacements… la matinée était émaillée de quelques incidents mineurs, qui ont laissé de marbre l’architecte qui tentait tant bien que mal d’expliquer le bien-fondé des projets.
La rédaction vous propose de prendre connaissance en vidéo des deux premières vidéos de cette présentation. Cliquer sur les images pour les découvrir.
Croix-Blanche à Aulnay-sous-Bois : trois projets s’exposent aujourd’hui
La mairie annexe sud d’Aulnay-sous-Bois ouvre ses portes au public ce samedi matin pour présenter trois projets de construction d’un ensemble immobilier. Il s’agit des options encore en lice pour le site de l’ancien hôtel des impôts du quartier Croix-Blanche : 30, 45, ou 60 logements. Le projet fera ensuite l’objet d’une délibération, lors du conseil municipal du mois d’octobre. Il avait rencontré l’hostilité de certains habitants, regroupés au sein de l’association de Défense du quartier Croix-Blanche.
Ce samedi de 8h30 à 12h30, 79, avenue de la Croix-Blanche.
Source : Le Parisien du 14/09/2013







