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Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, critique la justice trop laxiste vis-à-vis des dealeurs
Les auditeurs de France Info ont certainement écouté l’interview de Bruno Beschizza suite à la décision de l’état de renforcer le dispositif de sécurité à Saint-Ouen. Cette ville, plaque tournante du commerce souterrain de la drogue en région Parisienne, va recevoir le renfort définitif de plusieurs unités de CRS.
Si cette décision semble réjouir le Maire de Saint-Ouen William Delannoy, Bruno Beschizza semblait nettement plus sceptique au micro de France-Info. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois indiquait en effet que, si la Police faisait son boulot, la justice était trop laxiste pour que cela soit suivi d’effet. Il cite ainsi deux cas :
- Un dealeur arrêté à Aulnay-sous-Bois en possession de plusieurs dizaines de kilos de cannabis. Présenté au juge, il est relâché de suite
- Un autre dealeur, toujours arrêté à Aulnay-sous-Bois pour le même motif. Présenté au juge, il est relâché de suite
Bruno Beschizza dénonce l’impunité de ces voyous à cause de juges trop complaisants à leur égard. Il est vrai que ces jugent n’habitent certainement pas dans les quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis.
Nicolas Sarkozy souhaite expulser les dealers de leur logement, applicable même à Aulnay-sous-Bois ?
Expulser de leur logement les trafiquants de drogue des quartiers sensibles: la « solution » proposée par Nicolas Sarkozy mercredi à Marseille, n’est pas nouvelle, et fait déjà partie de l’arsenal anti-drogue dans les cités.
— Ce que Nicolas Sarkozy a dit
« Quand un trafiquant est pris sur le fait et convaincu de trafic, on doit lui retirer l’appartement où lui et sa famille vivent, organisent leur activité délictuelle et terrorisent l’ensemble de l’immeuble (…) Ce sont souvent des familles tentaculaires et quand ce n’est pas le frère, c’est l’autre », a affirmé le candidat à la présidence de l’UMP dans un entretien à La Provence.
— Pourquoi ce n’est pas nouveau
« Nicolas Sarkozy invente le fil à couper le beurre », raille le président socialiste du conseil général de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, à ce titre également président de l’un des gros bailleurs sociaux de région parisienne, l’OPH 93. Les bailleurs sociaux du département « ont déjà engagé des procédures contre des familles » condamnées, rappelle-t-il.
En Seine-Saint-Denis, « à plusieurs reprises, le juge d’instance a prononcé l’expulsion de la personne ou de ses enfants pour trouble anormal de voisinage », soulignait début 2014 la procureure de la Seine-Saint-Denis Sylvie Moisson, citant des affaires à Saint-Ouen et Saint-Denis.
Si des trafiquants condamnés au pénal « ont utilisé l’appartement qu’ils louaient, y compris auprès d’un bailleur social, pour entreposer des produits, des armes, des matériels de découpe, de conditionnement, pour effectuer une activité de nourrice ou plus », le parquet transmet au bailleur social le jugement de condamnation pour qu’il « sollicite la résiliation du bail » devant la justice civile, détaillait-elle.
La procédure existe mais elle n’est « quasiment jamais appliquée », regrette toutefois Bruno Beschizza, le maire d’Aulnay-sous-Bois, un proche de Nicolas Sarkozy qui dénonce la « frilosité » de certains édiles. Lui-même n’a toutefois pas eu l’occasion de demander une telle expulsion depuis les municipales.
Source et article complet : Le Parisien
Aulnay-sous-Bois, Gros Saule : Les dealers sautent par la fenêtre et se font arrêter !
Le trafic de drogue ne connaît pas la crise. C’est ce qui ressort de l’intervention de police, hier midi à Aulnay-sous-Bois, à une adresse bien connue : 26-28, allée du Docteur Schweitzer., dans le quartier du Gros Saule. Malgré les interventions régulières des forces de l’ordre, le trafic y persiste. Il peut se déplacer d’un numéro, d’un bâtiment, mais il attire toujours les acheteurs. Hier midi, convaincus que la vente s’opérait de nouveau dans les étages, les policiers en civils d’Aulnay se sont engouffrés dans l’immeuble, prenant de vitesse les guetteurs qui n’ont manifestement pas donné l’alerter assez tôt.
Dans les étages, deux hommes se sont sauvés, allant jusqu’au deuxième avant de s’engouffrer dans un appartement de repli, croyant sans doute échapper aux policiers. Ils ont sauté par la fenêtre, se fracturant le bassin, pour l’un, un bras pour l’autre, qui s’est en outre blessé aux poumons. Ils ne pensaient peut-être pas que c’était si haut et qu’une dizaine de fonctionnaires étaient présents hier pour les arrêter. C’est à l’hôpital qu’ils ont été transportés, ce qui ne leur fera pas éviter la garde à vue.
Dans leur chute, ils ont emporté un sac contenant de la drogue : quelque 700 grammes de cannabis en résine et en herbe, une trentaine de doses de cocaïne et quelques doses d’héroïnes.
Source : Le Parisien du 09/07/2014
Seine-Saint-Denis : L’un des dealeurs roulait en Ferrari
C’est à Noisy-le-Sec, dans l’appartement d’une nourrice (NDLR : personne chargée de stocker la drogue), que les policiers ont retrouvé, mardi, 2,3 kg de cocaïne et 4 kg de poudre blanche dont la composition exacte et la qualité sont en cours d’analyse en laboratoire. La sûreté territoriale et le groupe d’intervention régional de Seine-Saint-Denis ont interpellé six suspects en région parisienne et saisi au passage… une Ferrari, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).
Mardi, au terme de sept mois d’investigations, une cinquantaine de policiers ont participé à l’opération conjointe d’arrestations menées dans six villes d’Ile-de-France, à Noisy-le-Sec, Rosny-sous-Bois, Montreuil, Paris, Athis-Mons (Essonne) et Levallois. Six personnes ont été placées en garde à vue et une septième était, hier, toujours recherchée, dans le cadre d’un dossier ouvert pour trafic de produits stupéfiants en bande organisée. Les enquêteurs vont également travailler sur des faits de blanchiment d’argent et se pencheront sur la façon dont les dealeurs présumés ont acquis leurs biens.
Les policiers ont donc saisi une Ferrari California stationnée dans un garage de Levallois. Sur l’ensemble des perquisitions qu’ils ont réalisées mardi, ils ont retrouvé un gilet pare-balles, un pistolet, un chargeur de munitions et deux presses hydrauliques utilisées pour mettre la drogue en brique. Une balance, du matériel de conditionnement, une toute petite quantité de résine de cannabis ainsi que 1500 € en liquide ont par ailleurs été dénichés.
Le degré de pureté de la cocaïne sera connu aujourd’hui et permettra de donner une idée de la valeur marchande de la drogue. Les six suspects, dont certains étaient déjà connus des services de police, « donnaient l’image d’être bien insérés socialement », précise une source proche du dossier. L’un d’entre eux venait d’investir dans un commerce.
Source : Le Parisien du 23/05/2013
Les dealeurs du 93 approvisionnaient les beaux quartiers
« Entre les revendeurs de drogues dures et leurs clients, il y avait un monde. Les dealeurs habitaient dans les cités de Seine-Saint-Denis et leurs acheteurs les très chics avenues du XVIe arrondissement de Paris.
Lundi, l’une de ces toxicomanes fortunées a été interpellée rue Molitor, en pleine transaction avec son fournisseur. La police a retrouvé sur lui 40 g d’héroïne prête à changer de main.
L’acheteuse a été placée en garde à vue avec son compagnon et cinq de ses fournisseurs, originaires de Stains et Villetaneuse. Le lendemain, un second coup de filet a permis d’interpeller six autres membres du réseau dans différents quartiers de Seine-Saint-Denis (celui de la Source à Epinay-sur-Seine et celui de Salvador-Allende à Villetaneuse).
C’est un business très juteux qui a été mis au jour par la police judiciaire. « Les livreurs se déplaçaient tous les deux jours au domicile de leurs commanditaires pour leur vendre des doses de 50 g d’héroïne », explique une source policière. Un service express à la demande, « un peu comme un livreur de pizzas », commente-t-il. Le réseau était multiproduits et proposait également de la cocaïne et du cannabis. Lundi, les perquisitions ont permis de découvrir à Stains et Saint-Denis 105 g de cocaïne, 86 g d’héroïne, 80 g de résine de cannabis et 6000 € en liquide. Le lendemain, à Epinay, Villetaneuse, Enghien (Val-d’Oise) et Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), des petites quantités de drogues ont été retrouvées, ainsi que 3240 €. Le trafic était organisé essentiellement à partir d’Epinay et de Villetaneuse et rayonnait dans les quartiers plus huppés de l’Ouest parisien et de son arrondissement aisé.
Hier soir, seul le couple de la rue Molitor avait été relâché.«
Source : Le Parisien