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Gaz hilarant : le bilan après 1 an d’interdiction à Aulnay-sous-Bois par Séverine Maroun

Après 1 an d’interdiction du gaz hilarant à Aulnay-sous-Bois, on constate une réduction drastique de la consommation.

La première adjointe d’Aulnay, Séverine Maroun, a été interviewée sur le sujet. Non sans philosophie et avec quelques interjections, Mme Maroun explique que la situation est désormais sous contrôle : « L’arrêté a permis de réduire la vente et la consommation même si c’est beaucoup trop mais nettement moins. On est passé de l’explosion de la consommation et de la consommation visible a une réduction aujourd’hui significative« .

Ci-dessous la vidéo de l’interview :

La ville d’Aulnay-sous-Bois en campagne contre le gaz hilarant

Protoxyde d’azote : les dangers de l’utilisation du gaz hilarant

Risques de brûlures d’asphyxie, de perte de connaissance. Renforce les effets des hallucinogènes.

>> Arrêté municipal des interdictions liées au protoxyde d’azote

Informations de Réduction de Risques et des Dommages (RdRD)
  • Ne JAMAIS inhaler en sortie de détendeur (risque de brûlure de la face, des tissus pulmonaires), se protéger les mains lors de la détente du gaz,
  • En cas de consommation debout : risque de chute,
  • Essayer d’alterner les inhalations de gaz et d’air pour réduire les risques d’asphyxie,
  • Dépendance possible avec un usage compulsif,
  • Ne pas prendre le volant.
Effets/Risques
  • Euphorisant et dissociatif : fou rire, ivresse distorsion visuelle et auditive, état onirique,
  • Maladresse, perte de dextérité, maux de tête, carence en vitamine B12 voire engourdissement des extrémités en cas d’utilisation prolongée,
  • Risque d’asphyxie par manque d’oxygène avec les mélanges fortement dosés en protoxyde, risque de perte de connaissance et de brûlure à froid avec le détendeur.
L’Agence Nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met en garde contre l’usage récréatif des substances volatiles chez les jeunes. 5,5 % d’entre eux affirment avoir expérimenté ces produits, d’après une enquête menée en 2011. 
Source : site de la ville d’Aulnay-sous-Bois

L’inquiétante mode du gaz hilarant chez les jeunes qui provoque la mort

Depuis le déconfinement, l’usage récréatif du protoxyde d’azote, récupéré à partir des siphons de chantilly, est en hausse chez les jeunes. Or son usage est très dangereux, et parfois mortel.

A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à Périgny (Val-de-Marne) et, depuis quelques jours, à Brunoy (Essonne), à Elbeuf, (Seine-Maritime) ou à Valenciennes (Nord) et Arras (Pas-de-Calais)… Les arrêtés municipaux visant à interdire la vente de protoxyde d’azote aux mineurs ne cessent de se multiplier. Ces gaz d’usage courant, utilisés en cuisine, sont stockés dans les siphons à chantilly. A Paris, aussi, cette défonce aux capsules ne passe pas inaperçue. On les aperçoit désormais dans les caniveaux. Face à l’ampleur du phénomène, la ville de Paris travaille actuellement sur une vaste campagne de prévention auprès des ados.

D’abord observée dans les « free parties » ou les soirées médecine, cette mode s’est au fil du temps démocratisée chez les collégiens, lycéens et étudiants. En 2017, de nombreuses cartouches sont repérées dans les rues de Lille. Sur la période 2018-2019, 47 cas ont été signalés aux centres d’addictovigilance en France, dont 37 cas « graves », selon la direction générale de santé. Parmi eux, 60% ont eu des complications neurologiques.

Source et article complet : Le Parisien

A Aulnay-sous-Bois, le gaz hilarant ne fait plus rire

Face à la hausse de consommation de cette substance jugée dangereuse, la municipalité contre-attaque avec une campagne de prévention et prépare un arrêté d’interdiction.

Dans chaque rue de la cité de l’Europe, à Aulnay-sous-Bois, au sol, des dizaines, des centaines de siphons à gaz vides. « On en ramasse chaque semaine des sacs entiers. C’est nouveau, depuis quelques mois », jure un agent de la société de nettoyage. Non, le quartier n’a pas été pris d’une envie de chantilly – l’usage premier de ces bonbonnes dédiées aux émulsions – mais est victime d’une mode qui touche de plus en plus de quartiers en France : l’inhalation de protoxyde d’azote, ou « gaz hilarant ».

La municipalité de Bruno Beschizza a décidé de répliquer, via une campagne de prévention et devrait aussi prendre un arrêté d’interdiction. Et ce, malgré une tendance difficile à cerner car si les effets dangereux du gaz sont médicalement prouvés, il n’est pas interdit à la vente.

Des effets nocifs

Chez les jeunes et les adultes, le procédé est rodé. « On gonfle d’abord un ballon en caoutchouc avec la cartouche, puis on avale l’air du ballon. Et là, c’est le délire pendant une bonne minute », explique, serein, un adolescent d’Aulnay-sous-Bois.

Un délire dangereux « s’il est répétitif », assure Anne Batisse, pharmacienne au Centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance (C.E.I.P.) et d’addictovigilance . « C’est un phénomène récurrent, en forte augmentation, qui a démarré il y a quelques années dans les soirées d’étudiants en médecine, lesquels utilisaient un gaz similaire utilisé en temps normal à plus petites doses pour des anesthésies », poursuit-elle.

Source et article complet : Le Parisien

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