Archives du blog
Aulnay-sous-Bois : Oxygène n° 173
Le bimensuel municipal Oxygène vient de sortir dans sa 173ème édition, consacré pour partie à journée de la femme du 8 mars. Au programme du canard, nous avons :
- Le sujet PSA et ID Logistics
- Le CMMP et la fin de chantier
- Les porteurs de projet
- Le Grand Paris
- Le plan de déplacement dans le Sud de la ville
- Les tribunes
Vous pouvez vous procurer ce numéro en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.
PSA Aulnay-sous-Bois : les syndicats divisés au tribunal
« SUD réclame l’annulation du plan social ; CFTC, FO et la CGC sont favorables à un accord
C’était le deuxième face-à-face judiciaire en une semaine entre PSA et le syndicat SUD. Hier, ce dernier a demandé l’annulation du plan social annoncé au sein du groupe automobile (qui doit notamment entraîner la fermeture de l’usine d’Aulnay). L’avocat du syndicat, Fiodor Rilov, a dénoncé devant le juge des référés l’« insuffisance patente » du plan, sous le regard de dizaines de grévistes d’Aulnay, portant les badges de SUD, de la CGT et de la CFDT.Selon lui, le plan ne contiendrait pas toutes les propositions de reclassement que le groupe est susceptible de proposer aux salariés d’Aulnay.
Les juges rendront leur décision mardi
« On vous demande de juger un plan alors que le projet d’accord n’est pas encore finalisé », a rétorqué l’avocate de PSA. Yasmine Tarasewicz avait assigné les quatre syndicats du groupe automobile (CFTC, CGC, FO et SIA) favorables à la signature d’un accord qui a fait l’objet de plus de trois mois de discussions avec la direction. « Ce serait une erreur et un terrible préjudice que de suspendre la procédure », a estimé de son côté Gaëlle Merignac, avocate de la CFTC, FO et la CGC. Le juge des référés rendra sa décision mardi prochain, dans les deux procédures engagées par le syndicat SUD. Lors d’une audience, lundi, ce dernier a également réclamé la suspension de la restructuration au sein du groupe PSA, pointant des irrégularités dans la consultation des institutions représentatives du personnel. Mohamed Khenniche, responsable de SUD (qui n’est représentatif qu’au sein de l’usine d’Aulnay), était confiant : « On ira jusqu’au bout. Ça se jouera probablement devant la cour d’appel de Paris. » Fin janvier, la juridiction a ordonné la suspension de la restructuration, le temps que soit menée la consultation des représentants du personnel au sein de la filiale d’équipements Faurecia.«
Source : Le Parisien du 02/03/2013
Nouveaux incidents à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois
« De nouveaux incidents ont éclaté, vendredi, à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, paralysée depuis la mi-janvier par un mouvement de grève qui voit des tensions régulières entre grévistes et cadres de l’entreprise, a-t-on appris de sources concordantes.
Ces incidents sont intervenus quelques heures après une visite dans l’usine du futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, venu rencontrer des salariés dans la matinée. Selon la direction du site, «des munitions en métal ont été projetées et deux personnes en ont reçu, l’une dans le genou, l’autre dans le ventre».
«Ambiance très tendue»
«Ces munitions ont été accrochées à des pétards», a précisé une porte-parole de la direction, qui a également fait état de jets de «bouteilles de verre». Les «munitions» en question seraient en fait des billes de métal. Deux salariés ont confirmé ces incidents sous le couvert de l’anonymat. «Il y a eu des jets de pétards, deux personnes ont été touchées», a dit l’un de ces salariés, parlant d’une «ambiance très tendue». Pour Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, syndicat à l’origine du mouvement de grève, «les tensions, elles viennent des cadres et des agents de maîtrise». Le délégué CGT nie les faits reprochés aux grévistes. «Il n’y a pas eu de bouteilles jetées», a-t-il assuré.
La CGT réclame qu’un «véritable médiateur soit nommé»
L’usine d’Aulnay, qui emploie 2 800 personnes et doit fermer en 2014, est touchée par une grève depuis mi-janvier. Le mouvement a été émaillé par plusieurs incidents. Deux ouvriers grévistes CGT accusés d’avoir pris part à des violences ont été licenciés pour faute lourde. Une enquête a par ailleurs été ouverte après une plainte déposée par des huissiers disant avoir été frappés par des grévistes dans l’usine le 18 janvier. Un conciliateur a été nommé mi-février par le ministère du Travail pour tenter de mettre un terme au conflit. En vain. La CGT réclame qu’un «véritable médiateur soit nommé». Pour l’instant, la CGT dit attendre la réponse. «On ne va pas attendre éternellement. Si la réponse ne vient pas, on va aller la chercher», a assuré le délégué Jean-Pierre Mercier.«
Source : Le Parisien
Les grévistes de PSA Aulnay-sous-Bois font la chasse aux dons
« Paris, gare Saint-Lazare (VIIIe), hier. Plusieurs dizaines de grévistes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois ont distribué aux voyageurs de la gare Saint-Lazare, hier matin, à l’heure de pointe, des appels aux dons. Depuis le début de leur mouvement mi-janvier, 310000 € ont été récoltés. Cet argent va ensuite être redistribué pour compenser en partie les pertes de salaire. « Les sommes collectées proviennent des dons de particuliers et de syndicats ainsi que des opérations menées depuis le début de la grève par les salariés, comme la mise en place de péages gratuits », précise une ouvrière, une caisse de dons dans les bras. Le conseil général de Seine-Saint-Denis a également attribué une subvention de 10000 €, tandis qu’une quinzaine de villes du 93 s’apprêtent à le faire. PSA veut fermer le site d’Aulnay l’an prochain. La disparition de l’usine, une première en France depuis vingt ans, pourrait entraîner 4000 suppressions d’emplois en incluant les fournisseurs et les intérimaires.«
Source : Le Parisien
Usine PSA d’Aulnay-sous-Bois : 261000 € récoltés par les grévistes
« Plus de 261000 €, c’est le montant des dons récoltés par les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay depuis le début de leur mouvement, mi-janvier. La CGTindique qu’il s’agit là des sommes collectées par deux associations de soutien. L’argent sera redistribué à partir d’aujourd’hui aux salariés munis d’une carte de gréviste. Ils devraient être trois cents à bénéficier de cette aide, alors que les semaines de grève se font sentir sur les fiches de paie. « Certains n’ont touché que 150 à 200 € ce mois-ci », indique Serge Fournet, membre de la CGT et responsable de la caisse de grève. Ce technicien a ainsi touché 215 €, contre un salaire habituel de 1 900 € par mois.
Le soutien aux grévistes prendra aussi la forme d’une soiréeChamboul’tout aujourd’hui à 18 heures, à l’université Paris-VIII-Saint-Denis, avec un repas solidaire et un concert à 20 heures, en présence notamment de Kash Leone, ouvrier de PSA et rappeur.«
Source : Le Parisien
L’étincelle PSA Aulnay-sous-Bois : Non aux licensiements et aux accords de flexibilité
La rédaction vous propose de lire le dernier numéro du tract « l’étincelle », le journal du syndicat PCA Aulnay pour la construction d’un parti des travailleurs communiste révolutionnaire. Ce tract, très militant, revient sur l’épisode Goodyear et bien entendu les difficultés du groupe PSA.
Le tract revient sur les éléments suivants :
- Des patrons voyous bien français
- Patrons et gouvernement main dans la main contre les travailleurs
- Le 5 mars : Tous ensemble contre les licenciements et les accords scélérats
Vous pouvez consulter ce tract en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.
Jacques Chaussat : Lettre au Maire Gérard Ségura concernant la délibération sur une subvention exceptionnelle par rapport à PSA
« Le maire d’Aulnay-sous-Bois,vice-président du Conseil Général, monsieur Gérard Ségura, a proposé, lors du dernier conseil municipal, une délibération qui nous a paru entachée d’illégalité. Son intitulé : « PSA.Versement d’une subvention exceptionnelle à l’Association de soutien aux salariés de l’automobile du 93 ».
Cette délibération a été votée malgré les objections, entre autres, de caractère juridique, formulées par deux groupes de l’opposition, le nôtre l’UDI et l’UMP.
Vous trouverez ici la lettre que j’ai adressée à monsieur Ségura laquelle pourrait se résumer ainsi:
« OUI, soutien mais aide individualisée aux salariés PSA d’Aulnay-sous-bois qui pourraient se retrouver en situation difficile.Seul,un cadre approprié,à caractère social, le CCAS,pourrait garantir la légalité des actes décidés ».«
Source : Communiqué de Jacques Chaussat, Conseiller Général, Conseiller Municipal de la Seine-Saint-Denis
Le syndicat SUD PSA Aulnay-sous-Bois a saisi le tribunal contre le PSE
« Le syndicat SUD PSA Aulnay a saisi le tribunal le tribunal de grandes instances de Bobigny en réfère d’heure à heure, deux assignations : la première audience aura lieu le lundi 25 février à 9h30 au Tribunal de Grandes Instances de Bobigny.
La seconde audience aura lieu le vendredi 1er mars à 9h30 au TGI de Bobigny. Les deux pour contester le PSE et ses mesures.«
Source : Communiqué SUD PSA Aulnay
Aulnay-sous-Bois et Saint-Denis : PSA prépare ses salariés à une « mobilité réussie »
« Des touches de vert sur les murs et la moquette du couloir qui étouffe le bruit des pas… Pour qui a connu l’ambiance électrique de ces dernières semaines au sein de l’usine PSA d’Aulnay (promise à fermeture en 2014), le contraste est frappant. Ici, dans les locaux du pôle de mobilité professionnelle (PMP), délocalisé à Saint-Denis, l’ambiance est feutrée, studieuse même. Le lieu, dont la direction de PSA a ouvert les portes à quelques journalistes hier, fonctionne depuis lundi.
Les ressources humaines de PSA et le cabinet Sodie ont investi deux bâtiments qui reçoivent les salariés volontaires. Dans une salle, une vingtaine d’encadrants sont formés à ce qui sera demain leur tâche : informer leurs équipes sur les choix qui s’offriront à eux dans le cadre du plan social. « C’est intéressant, estime un jeune manageur. On s’inquiète pour nos collaborateurs, qui nous posent beaucoup de questions. » « Nous voulons leur montrer qu’on est là pour les aider à réussir leur projet », poursuit le directeur de l’usine, Laurent Vergely. Pas question ici de postes supprimés, de grève, de négociations, mais des mesures du plan social tel qu’il a été négocié depuis octobre avec les syndicats… même si rien n’a encore été validé et si la grève se poursuit à Aulnay.«
Article complet à retrouver dans Le Parisien
Les grévistes de PSA Aulnay-sous-Bois font le tour des usines
« «PSA-Lear, même combat! » Malgré le froid, l’ambiance était chaude et solidaire dans les entrepôts de Lear Corporation, à Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d’Oise, hier matin. Peu après 9 heures, près de 200 grévistes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, venus en autocar, ont pénétré sur le site de ce sous-traitant automobile. Après deux heures sur place, les salariés de PSA, en conflit depuis six semaines, ont repris la route en direction de l’usine PSA de Poissy, dans les Yvelines.
Une baisse des effectifs prévue à Lear Corporation
Par cette action, ils entendaient apporter leur soutien aux employés de Lear, durement touchés par la baisse de régime de PSA, leur unique client. « Notre activité a baissé de 30% depuis que PSA a décidé, en octobre, de délocaliser partiellement sa production en République tchèque », précisent les organisations syndicales de Lear. Depuis une semaine, 250 des 400 employés de l’usine ont cessé le travail. Les grévistes de cette société américaine qui produit des sièges pour trois modèles de Peugeot et Citroën(C3, 208 et DS3) contestent le plan de leur direction qui prévoit une réduction de ses effectifs et propose jusqu’à 75000 € d’indemnités. « On ne veut pas des indemnités, notre but c’est de sauvegarder les emplois, lance Toufik El Bartuli, représentant CFDT. On avait jusqu’à jeudi pour conclure un accord de méthode. On a refusé. » Contactée, la direction de Lear n’a pas souhaité s’exprimer.
La grève de Lear n’est pas sans conséquence sur la production de Poissy. Les chaînes ne se sont pas arrêtées mais, depuis jeudi, entre 3000 et 5000 voitures sont sorties des chaînes de montage sans sièges. Pas commercialisables en l’état, elles sont stockées sur les parkings du site. « Elles seront réintégrées dans les ateliers pour être équipées lorsque les livraisons reprendront, indique la direction de PSA Poissy. Nous sommes capables de les équiper dans un second temps. »
Arrivés en masse à Poissy, vers midi, peu avant le changement d’équipe, les PSA d’Aulnay ont distribué des tracts. « Nous sommes tous de la même famille, donc nous avons intérêt à faire cause commune », a rappelé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT d’Aulnay, site voué à la fermeture en 2014 et dont 1500 des 2800 ouvriers doivent être reclassés à Poissy. « Les salariés âgés seront licenciés et ceux qui seront mutés ici risquent de se retrouver sans logement puisqu’il en manque », a martelé le syndicaliste.
Les grévistes ont ensuite pris le chemin du retour, vers leur usine d’Aulnay. En leur absence, et pour la première fois depuis une semaine, la ligne de montage a tourné quelques heures dans la matinée, produisant une trentaine de voitures, selon la direction. Depuis le 16 janvier, la grève paralyse largement les ateliers de PSA Aulnay.«
Source : Le Parisien