Archives d’Auteur: La Rédaction

Le Grand Paris Express va-t -il racheter votre sous-sol ?

numérisation0001_Page_2Pour réaliser le supermétro, la Société du Grand Paris doit obtenir quelque 6000 parcelles, la plupart en profondeur. Une procédure qui peut vous rapporter des centaines d’euros.

Il s’agit de la plus importante opération foncière en Ile-de-France depuis des décennies et elle va se passer essentiellement … sous vos pieds! Pour réaliser son réseau de  supermétro qui doit permettre de désenclaver les banlieues, la Société du Grand Paris (SGP) doit acquérir quelque 6 000 parcelles dans toute la région, à 80 % situées en souterrain. «Pour acheter les parcelles souterraines qui nous intéressent, on va devoir contacter tous leurs propriétaires en surface, explique Benoît Labat, le directeur de la  valorisation et du patrimoine de la SGP.

Car on l’ignore souvent, mais dans le droit, quand on est propriétaire d’une terrain on est aussi propriétaire de tous ses tréfonds jusqu’au centre de la Terre. » Une bonne surprise pour beaucoup de gens.

Source : article complet du Parisien en cliquant sur l’image.

Contentieux entre une artiste d’Aulnay-sous-Bois et la municipalité

catherine_medioniDurant des années j’ai régulièrement déposé en mairie, quelque soit la couleur politique des élus, des curriculum vitae pour signaler que j’étais professeur d’enseignement artistique titulaire de chant lyrique, et que résidant à Aulnay avec mon époux et mes deux enfants depuis 1992, j’aspirais ardemment à pouvoir me rapprocher géographiquement de ma famille, trouvant particulièrement coûteux et éprouvant de devoir exercer ma mission de service public chaque semaine dans un  département fort éloigné de mon lieu de résidence.

Cette situation d’éloignement due à l’exercice de mon métier perdure depuis 1989 et a engendré de nombreuses complications dans ma vie familiale et a  grandement pénalisé mes deux enfants avec lesquels, en tant que maman, je ne parvenais jamais à être en phase, en raison d’horaires décalés nécessitant l’emploi de gardes d’enfants, et de zones de vacances différentes qui ne nous permettaient pas de les vivre ensemble, ce qui est inhumain et bien cruel !

Mes multiples démarches en mairie et les rencontres périodiques avec les personnes susceptibles de m’avertir lorsque le poste dans ma discipline se libèrerait, ont été accomplies en pure perte, puisque j’ai découvert la déclaration de vacance de poste dans « la lettre du musicien » de la deuxième quinzaine de juin 2013, sans que le personnel de la mairie ni les élus rémunérés par nos impôts et donc sensés être en priorité au service des Aulnaysiens, ne daignent m’en informer !!!

J’ai immédiatement adressé le 14 juin 2013 un dossier complet comprenant une lettre de motivation et une demande de mutation pour rapprochement géographique de ma famille, deux curriculum vitae ( un bref et un détaillé ) ainsi qu’un arrêté de position administrative spécifiant mon grade et mon échelon. Ce dossier fût par la suite envoyé quasiment à toutes les  » autorités » de la ville, sans que j’obtienne en retour, ni un accusé réception, ni une suite à ma demande de mutation pour rapprochement géographique de ma famille, ni même une convocation à un éventuel entretien……

Les lourds impôts que nous versons à la ville ne semblent pas pouvoir nous assurer des services publics réactifs et compétents. J’ai également constaté que les nombreuses secrétaires dédiées au seul service du maire ( Zorah Mya, Nadine Trividic et j’en oublie ) ne prenaient jamais la peine de vous rappeler par téléphone, ni d’accuser réception des mails, ni de confirmer qu’elles les avaient bien transmis à Gérard Segura !  Comme ce dernier n’a jamais pris le temps ni la peine lui non plus de réagir à mes alertes et à mes demandes d’explications, j’en conclue légitimement et preuves matérielles multiples à l’appui, que cette municipalité abuse de ses prérogatives tout en se fichant éperdument de ses administrés, pour faire strictement ce que bon leur semble, même si cela va à l’encontre des intérêts des Aulnaysiens  eux-mêmes  !

Devant le silence gardé de la mairie, des ressources humaines, des chargés de recrutement et de la directrice du conservatoire à laquelle j’avais expliqué par écrit ma situation et sollicité son aide, il m’a fallu remuer ciel et terre face à leur incroyable et inexplicable inertie pour que ce poste que j’attendais depuis des années ne m’échappe pas, et cela d’autant plus que je correspondais en tous points par mon grade ( cadre A ), ma discipline ( chant lyrique ), mes diplômes , mes qualifications  et ma longue  expérience pédagogique aux exigences  du poste préconisé et imposé par le ministère de la culture et de l’état.

J’ai fini par comprendre un peu plus tard que manifestement ma candidature venait déranger un recrutement qui semblait joué d’avance pour favoriser une personne en particulier, qui malheureusement n’était pas au grade requis pour enseigner dans un conservatoire à rayonnement départemental, car elle n’était qu’assistante et cadre B, et inscrite sur liste d’aptitude seulement depuis juillet 2011 !

On peut légitimement se demander pourquoi la ville représenté par son maire, Gérard Segura, l’adjointe en charge du personnel, Madame Aline Benhamou, le directeur des ressources humaines, Monsieur Karim Douedar, la responsable de tous les chargés de recrutement, Madame Farida Doukhi, la directrice des affaires culturelles, Madame Aurélie Garcia, le directeur général des services, Monsieur Philippe Palomo, la directrice du conservatoire à rayonnement départemental d’Aulnay sous Bois, Madame Bernadette Dodin-Sipp, ont arbitrairement et sans aucune considération pour ma situation professionnelle et familiale pénible, écarté d’emblée ma candidature, alors que je suis professeur titulaire et cadre A dans la discipline chant, citoyenne Aulnaysienne de surcroît, et à ce titre en demande légitime de mutation pour rapprochement familial, pour préférer recruter une candidate moins compétente et moins gradée que moi !

Source et courrier complet : contentieux entre Catherine Médioni et la municipalité

Les zones franches urbaines

citeEuropeLe dispositif ZFU a été créé par la loi du 14 novembre 1996 pour redynamiser des quartiers de la politique de la ville présentant un cumul de difficultés particulièrement marqué. L’objectif était d’y maintenir ou créer des activités commerciales, artisanales ou de services, de les ouvrir sur l’extérieur pour y accroître la mixité fonctionnelle et sociale, ainsi que d’améliorer la situation de l’emploi local. L’ensemble des exonérations fiscales et sociales mis en place à cette fin a représenté un coût de 419 M€ en 2011, en baisse de 29 % en trois ans. 93 ZFU existent en métropole et 7 Outre-mer.

Ce dispositif a permis dans beaucoup de ces quartiers de maintenir ou d’accroître les activités économiques, y favorisant un rattrapage partiel en termes de mixité fonctionnelle.

64 073 établissements sont implantés début 2012 dans les ZFU métropolitaines. Le taux de croissance des établissements en activité en ZFU (net des disparitions de l’année) s’établit début 2012 à 3,5 %.

Pour obtenir le communiqué complet, cliquer ici.

Usage de cocaïne basée, crack, free-base – Publication du premier guide de prévention

Reduction_des_risques_cocaine_basee_Guide_professionnels_2013_Page_01Toutes les données connues sur l’usage de cocaïne basée sont rassemblées dans un guide de prévention rendu public aujourd’hui. Cet ouvrage, destiné aux professionnels de santé, a été élaboré par le Groupe de Recherche sur la Vulnérabilité Sociale (GRVS) et l’Association d’Information et de Ressources sur les Drogues et Dépendances et sur le Sida (AIRDDS). Il a bénéficié du soutien, notamment financier, de la Direction générale de la Santé (DGS) et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), au titre, d’une part, des risques sanitaires importants associés à la consommation de cocaïne basée, et d’autre part, du caractère pharmacologique identique du crack et du free-base.

La cocaïne est une substance stimulante/excitante et anorexigène, fabriquée à partir des feuilles de coca. Classée dans la catégorie des stupéfiants, son usage est interdit en France par la loi du 31 décembre 1970.

La consommation de cocaïne sous forme de poudre est un phénomène bien connu dans les pays développés dont la France. Une autre forme de consommation est moins connue mais néanmoins bien réelle, il s’agit de la cocaïne consommée sous forme de « base ». La cocaïne basée (c’est-à-dire additionnée d’un produit qui modifie sa présentation et son mode de consommation) est préparée à partir de la poudre de cocaïne et se présente sous forme de « caillou » ou de « galette » ; elle inclut le « crack » et ce que l’on nomme la « free-base ».

La réduction des risques et des dommages liés à la cocaïne basée présente des spécificités liées au mode de préparation et de consommation de ce produit.

Ce guide de prévention s’adresse à tous les professionnels du dispositif spécialisé en addictologie, particulièrement les professionnels exerçant dans les CAARUD (Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des Risques), les dispositifs de prévention et de réduction des risques en milieu festif, ainsi que les Consultations Jeunes Consommateurs, les CSAPA (Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), les services hospitaliers spécialisés en addictologie, et les ELSA (Equipes de Liaison et de Soins en Addictologie). Il traite de la prévention des dommages, la prise en charge des soins ayant été abordée par la Haute Autorité de santé [1].

Ce guide a pour objectif de fournir des éléments de compréhension permettant d’aborder toutes les dimensions de l’usage de cocaïne basée, lors d’entretiens avec des usagers potentiels ou confirmés.

Ces informations sont présentées en trois parties qui traitent respectivement de l’intervention précoce auprès des usagers, des effets et des risques de l’usage de cocaïne basée du point de vue de l’addictologie, et en dernier lieu des messages de réduction des risques et des dommages à diffuser auprès des consommateurs.

Le guide s’inscrit dans une conception pragmatique qui prône la nécessaire responsabilisation et une meilleure autonomie des consommateurs. Ainsi les recommandations mises en avant incluent avant tout la diffusion d’une information fiable et argumentée afin de prévenir les usages à risques pour la santé et la vie sociale. L’intervention auprès des consommateurs a pour but de les accompagner dans le développement d’un regard critique sur leurs propres pratiques.

Les thèmes rassemblés dans ce guide concernent tous les consommateurs qui se présentent comme utilisant de la cocaïne basée ou prévoyant de l’utiliser. Cette prévention mérite aussi d’être engagée avec les consommateurs qui peuvent ne pas afficher de prime abord leur pratique de la cocaïne basée, parce qu’ils sont connus par les professionnels comme consommateurs d’un autre produit. Le cas le plus fréquent est celui d’usagers d’opiacés suivis pour ce produit dans les structures spécialisées. Cela peut aussi être le cas de jeunes consommateurs suivis pour l’usage d’un autre produit, comme le cannabis ou la cocaïne en poudre, notamment dans le cadre des obligations de soins.

Pour obtenir le dossier, cliquer ici ou sur l’image.

Souad Massi en concert à Aulnay-sous-Bois

souad_massiVoix pure et magie des guitares et rythmes arabo-andalous. La chanteuse algérienne Souad Massi sera demain sur la scène du Théâtre Jacques-Prévert à Aulnay-sous-Bois, avec le guitariste Eric Fernandez, en compagnie de trois autres musiciens et d’une danseuse flamenco, dans ce spectacle intitulé « Chœurs de Cordoue ». Souad Massi mêle son répertoire inspiré du chaâbi et du folk, à celui du musicien influencé par les rythmes de la musique gitane.

Demain, à 21 heures, 134, avenue Anatole-France. Entrée : 22 € (TR : 19 €). Réservations : tcprevert.fr ou au 01.58.03.92.75.

Source et image : le Parisien du 04/02/2014

La drogue, cible numéro un des policiers en Seine-Saint-Denis

drogueLes dealeurs sont dans le viseur du préfet qui présentait hier son bilan de la délinquance. Malgré les efforts, les trafics persistent.

La délinquance ne faiblit pas et le trafic de stupéfiants reste le problème numéro 1 en Seine-Saint-Denis. Telles sont les conclusions dressées hier par le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, et la procureur de la République, Sylvie Moisson, à l’occasion de la présentation des chiffres de la délinquance. « Avec 141375 faits enregistrés en 2013 par les services de police, l’activité délinquante reste extrêmement soutenue, constate Philippe Galli, le préfet de Seine-Saint-Denis. L’action conjointe de tous les services, police, douanes, justice a permis de taper durement sur les trafiquants de drogue, sans cependant enrayer le trafic. »

Preuve de l’intense activité policière, les infractions relevées en matière de trafic, d’usage et de revente de stupéfiants ont augmenté de 50,8% entre 2012 et 2013. Le déploiement des ZSP (zones de sécurité prioritaires), en septembre 2012 puis janvier 2013, a incontestablement porté un coup aux trafiquants et la situation s’est améliorée dans certains quartiers, à Romain-Rolland, par exemple, à Saint-Denis, où le trafic a quasiment été éradiqué.

L’an dernier, de nombreux dealeurs, y compris des têtes de réseau, ont été arrêtés et des saisies importantes réalisées. A Saint-Denis, les services de police ont ainsi saisi 61 kg de cannabis, près de 180000 € et 22 armes; à Saint-Ouen, 81 kg de cannabis, près de 160000 € et 15 armes; à Aubervilliers-Pantin, 231 kg de cannabis et sept armes et à Aulnay-Sevran, 26 kg de cannabis et 8 armes. Le 5 août, les policiers ont notamment découvert 200 kg de cannabis, cachés dans un garage à Aubervilliers.

Pour autant, « le trafic est toujours aussi prégnant, avec des lieux de deal très importants, notamment dans les quatre zones de sécurité prioritaires * », indique Serge Castello, le directeur territorial de la sécurité de proximité. Fait inquiétant, ces points de vente sont de plus en plus souvent multiproduits, avec principalement du cannabis mais aussi de la cocaïne et de l’héroïne.

Cible numéro un des policiers, les dealeurs, qui emploient de plus en plus souvent des jeunes mineurs comme petites mains, ont appris à s’adapter. « Ils travaillent désormais à flux tendu et les saisies sont dans l’ensemble moins spectaculaires qu’avant. Il en est de même pour l’argent qui est évacué beaucoup plus vite aujourd’hui qu’il y a trois ou quatre ans », poursuit le chef de la police en Seine-Saint-Denis.

Face à ces évolutions constantes, policiers et magistrats inventent sans cesse de nouveaux moyens de lutte. Dorénavant, dès que possible, ils s’en prennent au portefeuille des délinquants, et, en 2013, trois millions d’euros d’avoirs criminels ont été saisis. « Historiquement, les dealeurs blanchissaient l’argent de la drogue dans des voitures de luxe, ils ont ensuite acheté des biens immobiliers, et, aujourd’hui, ils investissent de plus en plus dans le pays d’origine de leurs parents », note Christophe Descoms, le patron de la PJ 93.

Les trafiquants ne sont plus non plus à l’abri d’une expulsion. « Le parquet de Bobigny suscite ou accompagne systématiquement les bailleurs qui souhaitent expulser les locataires impliqués dans le trafic de drogue », indique Sylvie Moisson, la procureur de la République. En 2013, trois locataires ont ainsi été expulsés pour trouble anormal de voisinage à Saint-Denis et Saint-Ouen. Plusieurs autres dossiers sont en cours.

* 4 ZSP : Saint-Denis, Saint-Ouen, Aubervilliers-Pantin et Aulnay-Sevran.

Source : Le Parisien du 04/02/2014

La Fondation Abbé Pierre alerte sur les inégalités territoriales dans la prise en compte des défavorisés

Roms_AulnayPrésenté le 31 janvier à la porte de Versailles, en présence notamment de la ministre du logement Cécile Duflot, le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre pour le logement des personnes défavorisées tire la sonnette d’alarme : des mesures urgentes en matière de logement sont indispensables, et l’Etat doit rester le garant de la solidarité nationale.

«Au-delà des mesures structurelles, nous attendons du gouvernement des réponses immédiates aux besoins sociaux, et 2013 n’a pas été à la hauteur de nos attentes », résume Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des personnes défavorisées. La fin de la gestion hivernale de l’hébergement n’a pas été des plus efficaces, et les trois quarts des personnes appelant le 115 n’obtiennent pas de solution, faute de place. La Fondation salue cependant les mesures législatives ou réglementaires déjà prises, comme l’encadrement des loyers – « insuffisant pour faire baisser les loyers mais qui au moins contiendra les hausses – ou le plan quinquennal de lutte contre la pauvreté, dont les effets se font cependant attendre. « Il y a un décalage entre le discours gouvernemental et l’incapacité de l’Administration à le mettre en œuvre », ajoute le délégué de la Fondation.

Alerte sur les copropriétés – L’un des chapitres du rapport concerne les copropriétés dégradées, dont le projet de loi ALUR vise à améliorer le traitement. Un million de logements sont aujourd’hui en situation de fragilité, sur un parc de six millions de logements en copropriété, or ce parc accueille une part non négligeable de ménages parmi les plus modestes (17 % de ménages modestes et très modestes parmi les propriétaires occupants et 17 % de ménages sous le seuil de pauvreté parmi les locataires).

« Alors que la boîte à outils pour intervenir sur les copropriétés dégradées s’est considérablement enrichie, des incertitudes demeurent concernant l’ampleur de l’intervention publique et l’identification des copropriétés justifiant une intervention », souligne le rapport.

Par ailleurs, les interventions menées sur certaines copropriétés en difficulté –essentiellement sur le bâti – sous l’impulsion des pouvoirs publics sont parfois en décalage avec les besoins des ménages concernés. De plus l’obtention des aides, conditionnée à la réalisation de certains travaux, ne correspondent pas non plus toujours aux besoins immédiats des propriétaires. Le rapport appelle donc à ce que les habitants soient replacés au cœur des interventions sur les copropriétés : les habitants doivent être au coeur des instances de gouvernance et associés aux décisions et aux actions.

L’enjeu des municipales – Année des élections municipales oblige, le rapport s’est aussi penché sur les politiques de l’habitat menées par les collectivités locales, qui sont en principe la concrétisation des objectifs fixés par le Gouvernement. « Structurellement, l’Etat joue son rôle, il fixe des objectifs ambitieux, mais cela ne fonctionnera que si les collectivités s’en saisissent », résume Patrick Doutreligne. La Fondation a enquêté dans une quinzaine d’agglomérations pour identifier les facteurs permettant l’émergence d’une réelle politique de l’habitat. L’émiettement communal et l’opposition franche ou passive de certaines communes ont ainsi pu freiner le cercle vertueux enclenché.

Au contraire, les actions menées dans la durée et les liens entre élus et opérateurs sont des facteurs de réussite. Les auteurs du rapport relèvent qu’en additionnant les objectifs de construction fixés dans les programmes locaux de l’habitat élaborés par les intercos, le nombre de 500 000 logements construits par an n’est pas atteint. L’absence, par endroits, de politiques ciblant les plus démunis inquiète également. « L’Etat doit rester garant de la solidarité nationale, et de l’équité territoriale car les intercommunalités n’ont pas toutes le même souhait de s’occuper de toute la population », estime Christophe Robert, directeur des études de la fondation.

Des compétences pour l’interco – Le rapport évoque notamment la gestion des demandes formulées au titre du droit au logement opposable, qui pourra être déléguée par l’Etat à l’intercommunalité dans le cadre de la nouvelle loi sur les métropoles. « Sa délégation éventuelle posera inévitablement des questions, lors de l’élaboration des conventions de délégation, sur la définition des responsabilités en cas de défaillance des intercommunalités et des sanctions à appliquer le cas échéant. »

 « Des obligations de résultat que l’on peut qualifier d’« intermédiaires » nous semblent devoir être imposées aux EPCI, qu’ils prennent ou non la délégation du Dalo », propose le rapport. A ce sujet il est notamment proposé de rendre obligatoire la création d’un « observatoire du mal-logement » sur le territoire de chaque EPCI, ou encore de d’accentuer la mobilisation du parc privé dans les communes en constat de carence (SRU).

La Fondation Abbé-Pierre s’apprête à entamer un tour de France pour tester les candidats aux élections des grandes agglomérations et souhaite obtenir de leur part des engagements en termes de prise en compte des plus défavorisés dans leur politique de l’habitat.

Source : La gazette de communes

Aulnay-sous-Bois : Oxygène n°195

OXY_20195_WEB_Page_01Le bimensuel municipal Oxygène vient de sortir dans sa 195ème édition. Au programme du canard, nous avons :

  • Le comité de pilotage sur les rythmes scolaires
  • Le nouveau centre de soins de suite et de réadaptation
  • Le déplacement du magasin Bricoman
  • Le camp de Roms
  • La gestion de l’eau
  • Le foyer AFTAM
  • Les tribunes politiques
  • Les sports

Vous pouvez vous procurer ce numéro en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.

Cinéma et environnement font leur festival en Ile-de-France

Ile_de_FrancePlus de 100 films du monde entier vont développer la fibre éco-citoyenne des Franciliens, du 4 au 11 février dans plusieurs cinémas d’Île-de-France. En prime, des débats, des rencontres et une compétition de webdocs en ligne.

Sa mission : développer la fibre éco-citoyenne des Franciliens à travers des projections, des rencontres et des débats. Événement gratuit et entièrement organisé par la Région, qui témoigne ainsi de son soutien à la fois à la transition écologique et à la création cinématographique, le Festival international du film d’environnement (Fife) revient, pour sa 31e édition, du 4 au 11 février, au Cinéma des cinéastes, à Paris 17e, et dans divers cinémas partenaires d’Île-de-France.

Avec plus de 100 films de fiction et documentaires, dont certains en compétition devant un jury présidé par Rémi Bezançon, réalisateur de Zarafa, le Fife donne à voir, cette année encore, la diversité des voix qui s’élèvent et des actions qui se mettent en place, mais aussi une grande variété d’écritures et techniques cinématographiques.

Parmi les thèmes au programme, les animaux, la biodiversité aquatique, santé et environnement, l’exploitation des ressources des sols et sous-sols, les initiatives solidaires et l’habitat en tant qu’enjeux de développement durable.

Nouveautés

À noter aussi un focus sur la Tunisie, l’Espagne et l’Égypte. Des avant-premières avec Terre des ours de Guillaume Vincent et Armes chimiques sous la mer de Bob Coen, et des séances spéciales avec Minuscule – la vallée des fourmis perdus de Thomas Szabo et Hélène Giraud France…

Au-delà, cette édition sera caractérisée par deux nouveautés : le Prix Éco bambins, qui sera décerné par le jeune public à un court métrage, et les « Bistrots Philo » pour questionner et débattre sur « le cinéma documentaire et le réel » (7 février – 15h) et « l’éthique animale » (9 février – 15h).

Compétition de webdocs en ligne

Enfin, le public est invité une nouvelle fois à découvrir des webdocs en ligne et à voter pour ses préférés.

Nouvelles fractures françaises, résultats et analyse de l’enquête Ipsos / Steria

ipsos_steriaDébut janvier 2013, Ipsos mettait en évidence le repli et la crispation identitaire de la société française ainsi que l’exacerbation de la défiance en son sein. Presque un an jour pour jour, les résultats de la deuxième édition de l’enquête « Fractures Françaises » confirment l’essentiel des tendances observées l’année dernière. « Fractures Françaises – 2014 – vague 2 » est une enquête Ipsos/Steria réalisée pour Le Monde / France Inter / Cevipof / Fondation J. Jaurès.

BEAUCOUP DE CONFIRMATIONS…

1/ Confirmation du niveau de défiance à l’égard d’autrui ou du monde extérieur qui atteint un niveau inégalé. Pour 79% des Français, on n’est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres (+1 contre 23% pour qui on peut faire confiance à la plupart des gens). Pour 58%, la France doit se protéger davantage du monde d’aujourd’hui (=, contre 42% qu’elle doit s’ouvrir davantage).

2/ Confirmation du rejet du système politique et médiatique. Le lien de confiance entre les Français et un grand nombre d’institutions politiques s’est durablement brisé. 72% des Français n’ont pas confiance dans l’Assemblée nationale, 73% dans le Sénat. Pour 88% des personnes interrogées, les hommes et les femmes politiques ne s’occupent pas de ce que pensent les gens. Les médias sont très vivement critiqués : 77% des personnes interrogées ne leur font pas confiance. Pour 74% des Français, les journalistes ne parlent pas des vrais problèmes des Français.

3/ Confirmation de l’hostilité parfois massive à l’égard des étrangers. 66% des Français sont d’accord avec l’idée selon laquelle il y a trop d’étrangers en France. 47% pensent que pour réduire le nombre de chômeurs en France, il faut réduire le nombre d’immigrés. Bien qu’en recul, le rejet de l’Islam est toujours majoritaire : 63% (-11) des Français considèrent que cette religion n’est pas compatible avec les valeurs de la société française (-15 à gauche à 46% et -10 à l’UMP à 72%).

4/ Confirmation de la forte demande d’autorité. Le climat de défiance et de repli s’accompagne comme dans la vague précédente d’une forte demande d’autorité. L’Armée et la Police font partie des rares institutions auxquelles une majorité de Français accordent encore leur confiance (à respectivement 79% et 73%, contre 46% à la Justice, 31% aux syndicats, etc.). Parallèlement, une très large majorité de personnes interrogées (84%, -3) s’accordent à dire qu’on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre. Le rétablissement de la peine de mort a été testé pour la première fois dans cette vague. Près d’un Français sur deux (45%) s’y montre favorable (64% des ouvriers, 60% des sympathisants UMP et 79% au FN).

Dans ce contexte, le Front national séduit, au-delà de ses sympathisants, une partie significative de la population. 32% des Français disent que ce parti est proche de leurs préoccupations (38% des employés et 41% des ouvriers). Ses propositions sont perçues comme réalistes par 34% des Français (42% à l’UMP). Il incarne une alternative politique crédible pour 34% des sondés (40% à l’UMP).