Archives de Catégorie: Economie

PSA Aulnay-sous-Bois : le tribunal repousse l’examen du recours

PSA_ManifVeuillez trouver ci-dessous un article du Parisien datant du 27 mars 2013, concernant PSA et le recours de syndicats au Tribunal pour casser le Plan Social :

« « PSA a eu peur! Ils ne voulaient pas que le dossier soit jugé aujourd’hui! » tempête Jean-Pierre Mercier, le délégué CGT de l’usine Peugeot Citroën (PSA) d’Aulnay. La fédération CGT de la Métallurgie assignait hier le groupe automobile devant le tribunal de grande instance de Versailles (Yvelines), réclamant l’annulation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Plus de 200 salariés avaient fait le déplacement, mais ils devront patienter encore un peu. Le juge des référés dira le 8 avril s’il est compétent pour examiner la requête du syndicat.

Hier matin l’avocate de PSA, Me Yasmine Tarasewicz a demandé que le dossier soit renvoyé vers le tribunal de Paris, soulignant que « les litiges introduits par le syndicat SUD ont le même objet ». Ce dernier demande la suspension de la restructuration en cours et l’annulation du plan social. Le tribunal de Bobigny s’est déjà déclaré incompétent et les deux dossiers seront examinés en principe les 2 et 11 avril… à Paris.

« PSA a tout simplement peur de perdre sur le plan juridique », a martelé Jean-Pierre Mercier, dénonçant la « magouille » du groupe automobile pour repousser le jugement. Le PSE est jugé « pas clair du tout », « insuffisant » par les cégétistes, qui demandent sa nullité. Le projet d’accord sur le plan social, qui prévoit notamment la fermeture de l’usine d’Aulnay (2550 salariés en CDI et 400 intérimaires) mais également la suppression de 1400 postes à Rennes (Ille-et-Vilaine), avait pourtant reçu l’aval d’une majorité de syndicats le 18 mars. Il doit encore être validé lors d’un comité central d’entreprise, sans doute en avril.

Hier, une moitié seulement des salariés présents ayant pu assister à la courte audience, la seconde en a profité pour ressortir banderole et mégaphones pour un défilé imprévu dans les rues adjacentes au tribunal. Ils ont tenté de se diriger vers le château de Versailles mais, se heurtant à un barrage de policiers, ont dû rebrousser chemin. »

Plein Phare n°5, bulletin de camarades à camarades de PSA Aulnay-sous-Bois

Plein_Phare_Aulnay_5La rédaction d’Aulnay Cap ! vous propose de prendre connaissance du bulletin Plein Phare n°5, le bulletin des camarades de PSA Aulnay-sous-Bois, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.

Au programme de ce bulletin :

  • Le retour sur la situation à l’usine après 2 mois de grève
  • Le rapprochement des salariés PSA avec ceux d’Opel Bochum, où l’usine est également menacée de fermeture
  • Une lettre d’un employé de PSA Aulnay-sous-Bois

Bonne lecture !

Les ouvriers de PSA Aulnay-sous-Bois travailleront moins

PSA_AulnayL’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois est quasi paralysée depuis la mi-janvier, du fait de la grève (à l’appel de la CGT, de SUD et de la CFDT). Alors, les mesures annoncées hier par la direction du site peuvent sembler paradoxales : reprendre la production… en divisant par deux les horaires de travail.

A partir du 8 avril, les équipes ne travailleront qu’une semaine sur deux, le matin uniquement, alors que, jusqu’à présent, les deux équipes se succédaient dans la journée. PSA avance un nouvel objectif de production : 250 véhicules par jour. C’est nettement moins que la capacité de l’usine (700 voitures par jour, un niveau qu’elle n’a plus atteint depuis le 12 juillet). Mais c’est beaucoup plus que le nombre de C3 réellement sorties des lignes depuis neuf semaines (les chiffres annoncés allaient de 0 à 80).

Entre 200 et 250 grévistes

« Annoncer 250 voitures! Je n’y crois pas une seconde! » réagissait hier Tanja Sussest, déléguée du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile). Car, outre les grévistes — ils étaient 200 environ hier selon la direction, 250 selon SUD —, d’autres salariés manquent à l’appel. Un peu moins de 200 ont opté pour des « mobilités provisoires », surtout vers l’usine de Poissy (Yvelines). PSA semble pourtant miser sur un retour à la normale. « Notre objectif est de reprendre la production, indique une porte-parole de la direction. Notre demande commerciale correspond à la production d’une équipe. » Le dispositif doit durer un mois.

Brahim Loujahdi, délégué CFTC, s’inquiète : « Les employés risquent de perdre une partie de leur salaire. » PSA pourrait recourir à un dispositif d’« activité partielle de longue durée » (APLD), qui pourrait entraîner une perte de revenus, sauf si les opérateurs optent pour des formations. Autant de points qui seront précisés vendredi, lors d’un nouveau comité d’établissement.

Dans le camp des grévistes, on a accueilli la nouvelle sans grande émotion. « On a fait la tournée des bâtiments pour renforcer la grève et demander aux autres salariés de nous rejoindre », indique Mohamed Khenniche, délégué SUD. Ce dernier mise sur une grosse mobilisation mardi prochain, alors que le tribunal de Versailles (Yvelines) doit examiner le recours formé par la CGT, qui demande l’annulation du plan de restructuration. Celui-ci prévoit notamment la fermeture de l’usine d’Aulnay en 2014.

Source : Le Parisien du 23/03/2013

Rencontre sur l’emploi et industrie le 27 mars 2013 avec le PCF d’Aulnay-sous-Bois

PCF_Debat_EmploiLes élus et militants communistes vous invitent à venir en débattre lors de leur deuxième Atelier / Rencontre le Mercredi 27 mars à 19 heures au local du PCF – 25 Rue Jacques Duclos – 93600 Aulnay sous Bois.

« L’emploi, l’industrie sont au coeur de toutes les mesures prises par le MEDEF, les géants du CAC 40 pour accroitre la rentabilité financière du capital.

Dans ce domaine le changement pour demain ne s’est pas fait sentir. Le patronat continue d’imprimer les décisions prises par le gouvernement, le Ministre de l’industrie et le Président de la République.

La fermeture du site de PSA d’Aulnay sous Bois pour 2014 menace toujours l’emploi de 3 300 salariés de l’usine et 8000 salariés en tout si l’on tient compte de l’ensemble des licenciements prévus en France. Portant des solutions autres que les licenciements et la fermeture d’entreprises existent. Le maintien de l’usine PSA à Aulnay-Sous-Bois est il possible ? Avec quelle politique industrielle ? Venez en débattre.

Le chômage devient de plus en plus de masse, le pouvoir d’achat stagne et diminue, l’austérité est préconisée comme seul remède pour les tenants du libéralisme. Mieux le MEDEF préconise une réforme des retraites avec abaissement de l’âge ouvrant droit et diminution des pensions ; impose avec des syndicats minoritaires un accord qui va aggraver la précarité, la flexibilité et éclater le code du travail. Avec l’illusion entretenue d’une couverture santé à 100 % c’est bingo pour les assureurs et un grave recul social avec une attaque contre la sécurité sociale.

Pour la jeunesse de nos cités et de nos quartiers l’avenir est bouché – Plus de 40 % d’entre eux sont au chômage, sans débouchés malgré leurs diplômes.

Le 27 mars nous voulons un débat avec tous et toutes autour de solutions et d’alternatives.

  • Cette situation est elle fatale et quelles en sont les causes ?
  • La création de richesse doit elle servir au progrès de l’Humanité ou à la finance, à la rentabilité financière ?
  • Ne faut-il pas replacer l’humain, le travail au cœur d’un nouveau projet national et européen ?
  • Quels investissements dans le travail pour le transformer ?
  • Quelle sécurisation d’emploi et de formation, quel nouveau statut du travail ?
  • Comment lutter efficacement contre l’exclusion et la pauvreté ?
  • Quelle protection sociale de haut niveau ?
  • Comment garantir un droit à la santé pour tous et toutes ?
  • Quels avenirs pour les Services Publics et quelles politiques publiques et de financement ?
  • Quelles interventions des élus et de la ville d’Aulnay pour favoriser l’emploi, l’embauche des jeunes, le devenir industriel d’Aulnay sous Bois ? »

Source : communiqué PCF Aulnay-sous-Bois

PSA Aulnay-sous-Bois : nouveau tract du PCA

PSA_Etincelle_aulnayLa rédaction vous propose de prendre connaissance d’un nouveau tract du PCA (Pour la construction d’un parti des travailleurs communiste révolutionnaire), en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.

Comme d’habitude, l’Etincelle (c’est son nom !) met le feu aux poudres en attaquant très fortement la réforme sur les retraites, les « patrons voyous », l’univers du CAC 40 et le capitalisme en général.

PSA Aulnay-sous-Bois : Mercier accusé par Montebourg, défendu par Mélenchon

Mercier_PSA« Le monde irait drôlement mieux s’il y avait davantage de Lutte ouvrière que de Montebourg! » La pique est signée Jean-Luc Mélenchon. Le dirigeant du Parti de gauche était hier après-midi aux portes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. Venu remettre aux grévistes un chèque de soutien, il en a profité pour tirer à boulets rouges sur Arnaud Montebourg. Le matin même, le ministre du Redressement productif avait en effet mis en cause le mouvement politique Lutte ouvrière, accusé de « radicaliser » la situation au sein de l’usine PSA. Sur France Inter, le ministre a rappelé l’« engagement personnel » qu’il avait pris l’été dernier « que personne n’aille à Pôle emploi », à l’issue du plan de restructuration qui doit se traduire par 11000 suppressions de postes au sein du groupe automobile. « Plus on utilise l’épreuve de force et plus on radicalise, moins on rend possible cet engagement », a-t-il ajouté. Auparavant, il avait rappelé que cinq syndicats sur six au sein du groupe ont signé le plan social, à l’exception de « la CGT, courant Lutte ouvrière ».

Militant de Lutte ouvrière

L’usine PSA compte en effet plusieurs militants du mouvement politique, dont le médiatique délégué CGT Jean-Pierre Mercier, par ailleurs élu municipal à Bagnolet et ancien porte-parole de Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) lors de la dernière présidentielle. Arnaud Montebourg n’a visiblement pas apprécié l’irruption, mardi, des grévistes de PSA à la gare de Lyon, alors qu’il s’apprêtait à inaugurer le train Innovation et industrie. « Manifester, est-ce montrer un signe de radicalisation? C’est un grand mot pour bien peu de chose! » a réagi Jean-Pierre Mercier, qui ironise : « Cela pose moins de problème lorsque la famille Dassault, à la tête d’un groupe industriel, compte plusieurs membres de l’UMP! » La grève a débuté mi-janvier au sein de l’usine PSA qui doit fermer ses portes en 2014, et qui comptait 2550 salariés début février.

Source : Le Parisien du 21/03/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : les effectifs baissent, la grève continue

PSA_AulnayIls interpellaient hier le ministre Arnaud Montebourg à la gare de Lyon, et ils seront ce matin à la gare du Nord pour distribuer leurs tracts. Les grévistes de PSA Aulnay n’ont pas entendu l’appel de Denis Martin, numéro deux du groupe PSA, qui invitait lundi la « minorité qui bloque l’usine » à mettre fin à son mouvement.

La grève se poursuit. « Pour qu’on nous écoute, il faut tout renégocier! » assure Carlos, quinquagénaire gouailleur, mobilisé depuis le début. Bien que les négociations soient officiellement terminées et qu’un accord vienne d’être signé par une majorité de syndicats du groupe, le gréviste veut encore y croire : « La famille Peugeot doit nous entendre, il faut tout renégocier. Ma prime de licenciement, avec quatorze ans d’ancienneté, serait de 20000 €. C’est moins que ce que je gagne en un an! » « Et puis, on attend ce que dira la justice », ajoute un jeune ouvrier, en allusion aux procédures lancées par SUD et la CGT pour faire annuler le plan social. Cependant, les rangs se sont clairsemés. « Il ne faut pas lâcher, s’inquiète Carlos. Je comprends que certains reprennent, mais il faut que le groupe continue… »

Une production minimale

Parmi ceux qui ont quitté la « place de la grève », cet espace situé au centre de l’atelier de montage, il y a Franck. La mort dans l’âme, ce moniteur de ligne a repris son poste il y a quelques jours : « Je ne pouvais plus puiser dans mes économies… Neuf semaines, c’est long, c’est fatigant. » En début de semaine, la chaîne de montage s’est ébranlée, à nouveau chargée de caisses de voitures. La production reste minimale lundi, 110 voitures sont sorties de l’atelier de peinture. Cependant, les effectifs ont quelque peu fondu. Plus de 150 salariés sont déjà partis dans le cadre d’une mobilité temporaire vers l’usine de Poissy (Yvelines).

« Des intérimaires ont fini leur mission et n’ont pas été remplacés », note aussi un salarié. Alors, sur quelques « brins » (tronçons de la ligne de montage), ceux qui restent sont parfois débordés, : « On est en sous-effectifs et on se retrouve impuissants », peste un jeune opérateur, profitant d’un ralentissement de la chaîne. Le jeune homme travaille à la pose des flexibles de freins. Beaucoup de ses collègues sont partis. « Maintenant, on nous demande d’assurer plusieurs postes en même temps. Au début, la production a repris par petites vagues. Hier, j’ai dû faire 60 voitures sans m’arrêter. J’avais à peine terminé qu’on m’appelait sur un autre poste. » Du côté de la direction, on pointe l’effet conjugué des départs temporaires et d’un taux toujours élevé de congés maladie. L’effet devrait s’accentuer au fil des semaines si les mutations provisoires se poursuivaient. Pour l’heure, aucun départ définitif ne peut encore avoir lieu, le plan de restructuration n’ayant pas été validé par un comité central d’entreprise censé avoir lieu courant avril.

Source : Le Parisien du 20/03/2013

Feu vert pour le plan social de PSA Aulnay-sous-Bois

PSA_ManifDes fumigènes, quelques pneus qui brûlent, voilà pour le choc des images. Mais c’est surtout dans les slogans, martelés hier à Paris devant le siège de PSA, avenue de la Grande-Armée, qu’on entendait encore la colère des grévistes de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, promise à la fermeture en 2014. Ils étaient environ 200, venus protester en marge du comité central d’entreprise extraordinaire qui se tenait au même moment à l’intérieur.Au cours de cette réunion, sans surprise, le projet d’accord sur le plan social (qui concerne aussi le site de Rennes, où 1400 postes doivent être supprimés) a reçu l’aval d’une majorité de représentants syndicaux (15 voix contre 5). Dans la foulée, le texte a été signé hier soir par plusieurs délégués syndicaux.

La satisfaction de PSA. Le numéro 2 du groupe, Denis Martin, a annoncé la nouvelle avec le sourire : l’accord est « très largement majoritaire », validé par des syndicats « représentant 76% des salariés du groupe, et 62% des salariés d’Aulnay ». Le texte détaille un dispositif d’aides pour les salariés touchés par les suppressions de postes à Aulnay et Rennes (reclassement, préretraite, mutations, mobilité…). Il a fait l’objet de 10 réunions de négociations, d’octobre à février. « Nous sommes en mesure de proposer une et même plusieurs solutions d’emploi à chaque salarié », a affirmé Denis Martin, qui annonce 3750 offres « identifiées » pour les salariés d’Aulnay (2550 CDI début février). Parmi les syndicats signataires, le SIA (Syndicat indépendant de l’automobile) reste mesuré. « Je pense que le plus dur reste à venir : assurer une solution à chacun », confiait la déléguée SIA d’Aulnay, Tanja Sussest.

Les grévistes n’ont pas renoncé. Dans la rue pourtant, on restait hier farouchement opposé à ce que le délégué CGT Jean-Pierre Mercier appelle un « accord de la honte ». « Ce n’est suffisant pour personne! », lâchait ainsi Arnaud, cariste de 31 ans, arborant le tee-shirt « On se battra comme des lions », vendu au profit des grévistes. Ce père de famille a beau avoir perdu 600 € de salaire le mois dernier, il veut poursuivre le mouvement, « pour la dignité ». La grève entamée mi-janvier à l’usine d’Aulnay a d’ailleurs provoqué des dissensions au sein de la CFDT. Le syndicat a paraphé l’accord, suivant « l’avis majoritaire qui s’est exprimé lors de l’assemblée des sections de PSA le 26 février », indique Ricardo Madeira, délégué central. Mais contre celui de la section aulnaysienne, engagée dans la grève aux côtés de la CGT et de SUD. Hier, d’ailleurs, aucun des trois élus CFDT au CCE n’a émis d’avis favorable (2 votes contre, une abstention).

Vers une mise en œuvre fin avril? Denis Martin annonçait hier un nouveau comité central d’entreprise courant avril, pour valider la partie sociale du plan de restructuration. Les recours en justice peuvent encore ralentir ce calendrier. Denis Martin a appelé « la minorité qui bloque Aulnay à rejoindre les équipes engagées pour le rebond de PSA ». Mais, sur le trottoir, Jean-Pierre Mercier donnait rendez-vous aux grévistes à l’usine, « pour continuer la grève ».

Source : Le Parisien du 19/03/2013

En vingt ans, la région Ile-de-France a perdu 370000 postes dans l’industrie

industrie_banlieue_parisienne_RH19Les immeubles de bureaux ont poussé par endroits mais les usines se sont vidées partout. L’Ile-de-France a gagné 8,5% d’emplois en l’espace de vingt ans. Mais, dans le même temps, la région a perdu la moitié de ses effectifs dans l’industrie. C’est ce qu’indique une enquête du Crocis (Centre de recherches de la chambre de commerce et d’industrie de Paris), portant sur la période allant de 1990 à 2010.

Toujours la première région industrielle. Le phénomène a touché la France entière*, mais c’est en région parisienne qu’il a été le plus marqué. Passant de 761890 salariés en 1990 à 392000 en 2010, l’industrie francilienne a perdu un emploi sur deux, là où la province n’en perdait qu’un sur quatre. Elle ne représente plus que 6,9% du total des emplois en Ile-de-France (contre 85% liés au tertiaire). Parmi les explications avancées, il y a la concurrence de l’industrie dite manufacturière des pays émergents, à partir des années 1990. « Les entreprises ont sous-traité certaines de leurs activités, elles ont aussi délocalisé leur production », note Patrick Hernandez, responsable du service des études de l’Insee. La crise a accentué la tendance. C’est entre 2008 et 2009 que la chute a été la plus brutale (- 4,6%).

Deux tiers en moins dans certains secteurs. Les chiffres sont saisissants. Les effectifs ont plongé de 66% dans des secteurs comme le textile, l’habillement, le cuir, et de 50% dans ceux du bois, du papier et des imprimeries, de l’industrie chimique, des produits en caoutchouc et en plastique, de la métallurgie… Plombé par l’automobile, le secteur des équipements de transport (20% des effectifs en Ile-de-France) est lui aussi touché de plein fouet (la fermeture annoncée de l’usine PSA d’Aulnay va accentuer la tendance).

Une désindustrialisation discrète. Cette chute des effectifs ne s’est pas traduite par une avalanche de grands plans sociaux. « En temps de crise, c’est surtout le tissu des sous-traitants et des petites entreprises qui souffre », indique Yves Burfin, chargé d’études au Crocis. Le phénomène ne s’est pas non plus traduit par l’émergence de friches comme cela a été le cas il y a quarante ans, car, note encore Yves Burfin, « on n’a plus vraiment de territoire dédié à une seule activité en Ile-de-France ».

La grande couronne résiste mieux. On y trouve plus de terrains disponibles, et un foncier moins cher. La désindustrialisation a été moins rapide en grande couronne (- 28%, contre – 60% à Paris et en petite couronne). Au point que les Yvelines, avec 78500 salariés (notamment dans l’automobile), sont désormais le premier employeur régional dans l’industrie, devant les Hauts-de-Seine (76770 emplois, dont une majorité dans l’industrie pharmaceutique).

* Selon une estimation du cabinet Trendeo, la France a perdu 24000 emplois industriels en 2012.

Source : Le Parisien du 18/03/2013

Rassemblement des PSA s’Aulnay-sous-Bois à Paris

PSA_ManifDes salariés en grève de l’usine d’Aulnay devraient se rassembler aujourd’hui devant le siège de PSA, avenue de la Grande-Armée, à Paris, où doit se tenir un comité central d’entreprise extraordinaire. A l’ordre du jour, l’information-consultation sur le projet d’accord du volet social du plan de restructuration, qui prévoit notamment la fermeture du site d’Aulnay en 2014. Quatre syndicats (CGC, CFTC, FO, SIA) s’étaient déclarés favorables aux mesures d’accompagnement (mobilités, reclassement, préretraite, etc), lors d’une dernière séance de négociations le 12 février, tandis que la CGT dénonce toujours cet accord.

Source : Le Parisien du 18/03/2013