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Le projet de reconversion du site PSA d’Aulnay-sous-Bois précisé « avant l’été »
Le projet de reconversion industrielle du site de PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, qui fermera ses portes cette année, sera précisé « avant l’été », ont annoncé conjointement vendredi la direction du groupe et des élus locaux.
« Des bureaux d’études sont au travail et les premiers éléments de discussion » du projet « seront présentés avant l’été », a déclaré Jean-Paul Bailly, ancien P-DG de la Poste chargé par la direction de PSA d’une mission de reconversion de ce site de Seine-Saint-Denis, au cours d’une conférence de presse.
Pour l’instant, seule l’entreprise ID Logistics a acté sa volonté de reprendre une partie de ce site de 180 hectares, en signant une promesse de vente en novembre 2013. Ce groupe prévoit de créer 600 emplois sur place, mais n’en réserverait finalement qu’une minorité aux anciens salariés de PSA.
Source : Article complet sur Le Point
PSA Aulnay-sous-Bois : déjà 300 dossiers aux prud’hommes
Ce n’est pas la première fois que les syndicats en appellent à la justice face au plan social de PSA. Ils avaient déjà tenté de le bloquer au tribunal de grande instance. Désormais, c’est vers les prud’hommes que se tournent des salariés ou d’anciens salariés de l’usine d’Aulnay sur le point de fermer définitivement. Le tribunal de prud’hommes de Bobigny comptabilise près de 300 dossiers déjà déposés. Et leur nombre devrait encore augmenter dans les semaines qui viennent. La direction de PSA se disait hier « parfaitement confiante » sur l’issue de ces procédures.
Hier, 90 personnes environ étaient convoquées pour une audience dite de « conciliation », où elles se sont rendues avec le syndicat SUD. Une première étape assez formelle durant laquelle le juge se contente d’entendre les deux parties (le salarié expose sa demande, l’employeur dit s’il est d’accord pour une conciliation) avant de fixer la date d’un jugement. Celui-ci aura lieu le 2 décembre.
CGT et SUD ne sont pas parvenus à travailler ensemble
Quelques plaignants, encore en poste, pointent leurs conditions de travail au sein d’un site à l’arrêt depuis des mois. La majorité d’entre eux contestent leur licenciement et demandent à être indemnisés. C’est le cas de Sébastien parti de l’usine en mai « avec la charrette des anciens grévistes ». Pour mettre fin à la grève, la direction de PSA avait conclu un accord avec la CGT, ouvrant la voie à des départs rapides. Les salariés renonçaient alors aux mesures de reclassement et touchaient, en plus de leurs indemnités, une somme complémentaire de 19 700 EUR. Sébastien a opté pour cette solution : « Psychologiquement, je n’en pouvais plus. J’ai gagné une paix mentale, mais ces licenciements n’ont pas été propres, 19 700 EUR, ce sont des miettes. On nous conseillait de partir pour échapper à des poursuites judiciaires. On n’était pas des casseurs pourtant… » Le jeune père de famille n’a depuis décroché qu’un contrat de trois mois dans la maintenance itinérante. « Je vais à Rennes, à Nantes, je roule toute la nuit. C’est difficile… » « PSA n’a pas respecté ses engagements, juge de son côté Mohamed Khenniche, responsable SUD. Le plan social a créé un chômage de masse. »
La direction du groupe automobile indiquait pourtant récemment que 90 % du personnel de l’usine (3 300 personnes en juillet 2012) avait trouvé une solution. La CGT a, elle aussi, aidé des ex-PSA à constituer leur plainte : 162 dossiers ont été déposés au conseil de prud’hommes mercredi. « Une première audience aura lieu en juin. La procédure sera longue », indique Philippe Julien, délégué CGT. Les deux syndicats ne sont pas parvenus à travailler ensemble, SUD dénonçant l’accord de fin de grève signé par la CGT il y a un an. Chacun annonce que d’autres dossiers devraient s’ajouter aux premières plaintes. « Il nous en arrive tous les jours », confiait hier l’avocat de SUD, Fiodor Rilov. A ce jour, quelques centaines de personnes sont encore en poste au sein de l’usine d’Aulnay. A partir du 1 er avril, la direction pourra envoyer des lettres de licenciement.
Source : Le Parisien du 06/03/2014
PSA Aulnay-sous-Bois : un plan d’aménagement du site d’ici l’été ?
Il se définit comme « quelqu’un de mesuré, qui cherche l’équilibre ». Hier, lors d’un point presse en mairie d’Aulnay-sous-Bois, aux côtés de responsables de PSA, du maire et du député d’Aulnay, Jean-Paul Bailly a précisé les contours de sa mission auprès du patron du groupe automobile.
L’ancien président de la Poste doit conseiller le patron du groupe, Carlos Tavarès, sur la reconversion des terrains de l’usine. Celle-ci, qui abrite encore 215 salariés en attente d’une solution, doit fermer cette année. Pas d’annonce fracassante, mais une précision sur le calendrier : un schéma directeur, élaboré par les services immobiliers de PSA, pourrait être présenté d’ici le début de l’été. D’ici là, Jean-Paul Bailly, qui a déjà visité le site, veillera au dialogue entre les parties prenantes, notamment lors des réunions présidées par le préfet de région.
Des tractations depuis des mois entre les divers acteurs
Le devenir de ces 160 ha est depuis des mois au cœur de tractations entre les collectivités, l’Etat et l’entreprise. « Nous avons rétabli une relation de confiance avec l’entreprise, après des relations difficiles sur certains sujets, indiquait hier le maire (PS), Gérard Ségura. Notre préoccupation est aujourd’hui l’emploi et le développement économique. » Hormis l’installation confirmée d’ID Logistics et de 590 emplois en 2015, les autres projets sont encore en suspens pour ce site qui abritait en juillet 2012 plus de 3 000 salariés. Parmi les pistes déjà évoquées, l’installation d’un site de maintenance du futur métro du Grand Paris, les ateliers de Siemens, ou encore une usine de l’entreprise Lucibel…
Jean-Paul Bailly soulignait hier qu’il faudrait des dizaines d’années pour réaménager le site. En attendant, Sigrid Duhamel, directeur immobilier de PSA, envisage des baux précaires pour permettre à des sociétés de s’y installer pour une courte durée. Même si plusieurs élus socialistes militent pour une « maîtrise publique du foncier », Sigrid Duhamel a répété hier que le sujet n’était pas d’actualité. « Avant de parler de vente, il faut qu’on ait un projet. Qu’on puisse vendre n’est pas exclu. Aucune hypothèse n’est exclue », a-t-elle précisé. Pour le député (PS) Daniel Goldberg, l’essentiel est de trouver les moyens d’éviter la constitution d’une friche industrielle, « comme les terrains Westinghouse ou Kodak à Sevran », restés en l’état durant des années.
Cette conférence de presse n’a pas été du goût de tout le monde à Aulnay. Bruno Beschizza, candidat UMP aux municipales, y a vu la main du gouvernement, tout juste entré dans le capital de PSA, et une « l’intrusion du gouvernement guidée par une pitoyable manœuvre électoraliste », en faveur de Gérard Ségura.
Source : Le Parisien du 08/03/2014
Communiqué SUD – PSA Aulnay-sous-Bois sur un rassemblement le 6 mars
Un rassemblement sera tenu devant l’usine PSA D’Aulnay sous-bois le jeudi 6 mars 2014 à 11H 00, pour dénoncer les mensonges de PSA et du gouvernement sur la réalité des reclassements et des licenciements.
Quelques 250 salaries licenciés de PSA Aulnay vont participer a ce rassemblement et vont se rendre au Conseil des Prud’homme de Bobigny car ils sont convoqués au CPH de Bobigny a partir de 13 h, suite a la contestation de leur licenciement.
La défense des salaries est assurée par Maître Fiodor Rilov et le syndicat SUD se porte partie civile.
Nous convions ensemble de la presse a couvrir ce rassemblement, ou le syndicat SUD va exiger l’ouverture d’une enquête sur la réalité des reclassements.
Source : communiqué SUD PSA
Jean-Paul Bailly au chevet de PSA Aulnay-sous-Bois
Le directoire de PSA Peugeot Citroën vient de confier à Jean-Paul Bailly, ancien président du groupe la Poste, la mission de travailler sur la reconversion de l’usine d’Aulnay, qui ferme cette année. Il sera conseiller dans le cadre de la mise en route d’un projet d’avenir qui tiendra compte de sa vocation industrielle ainsi que des enjeux en termes d’aménagement du territoire. Gérard Ségura, maire PS d’Aulnay, précisait hier prendre acte de cette mission et demande à Jean-Paul Bailly de « s’entretenir au plus tôt » avec lui. « Notre ville reste plus que jamais déterminée à une reconversion cohérente et durable du site, à haute valeur ajoutée et créatrice de milliers d’emplois », souligne le maire.
Source : Le Parisien du 26/02/2014
Syndicaliste sur la liste de Gérard Ségura : réactions mitigées à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, des ouvriers soutiennent Jacques Chaussat
Votre objectif, c’est de récupérer les terrains, pas de sauver nos emplois ! » Voilà en quels termes la syndicaliste interpellait Gérard Ségura aux portes de l’usine PSA un certain… 12 juillet 2012. Tanja Sussest a longtemps affiché sa défiance à l’égard du maire. « Quand je me souviens tout ce qu’elle pouvait dire sur lui, je me dis qu’il est impossible qu’elle soit sur sa liste ! », s’exclame Hassan, ancien salarié de l’usine, désormais à la retraite et habitant toujours le quartier de la Rose-des-Vents. Mais en septembre 2013, le rapprochement était devenu manifeste. L’élu et la syndicaliste tenaient alors une conférence de presse commune pour s’inquiéter de la lenteur des reclassements. Marc Darsy, l’autre « candidat PSA ». tête de liste Lutte ouvrière à Aulnay, n’est « pas étonné ». Lui aussi syndicaliste à l’usine PSA, mais sous la casquette CGT, il estime que Gérard Ségura et Tanja Sussest « ont l’un comme l’autre suivi les désirs de PSA et ont accompagné la fermeture du site ». Zitouni, qui a quitté l’usine il y a plusieurs mois, renvoie dos à dos l’élu et la syndicaliste, les accusant d’avoir « menti ». Aux municipales, il soutiendra l’UDI Jacques Chaussat, « qui a une vraie vision pour l’avenir ».
Source : Le Parisien du 15/02/2014
Le chantier Promogim à l’angle des rues Jean Charcot / Charles Dordain stoppé des mois pour cause de liquidation judiciaire
Pour de nombreux riverains, ce fut une désagréable surprise : l’entreprise de Gros Oeuvre SMTS avait abandonné le chantier en novembre 2013 et s’est placée en liquidation le 9 décembre 2013. Pendant près de deux mois, le chantier était donc à l’arrêt, seul le plaquiste travaillait sur ce chantier.
Selon nos informations, de nombreux riverains et acheteurs commencent sérieusement à s’inquiéter sur la pérennité de l’opération, malgré les paroles rassurantes de la personne qui est responsable de l’Espace Ventes rue Anatole France.
Il faut savoir également que l’énorme grue qui surplombe le chantier devait être démontée avant Noël, ainsi que les algécos. Le trottoir remis en état par la même occasion (puisqu’il y a emprise sur le RD 115). Cela devait permettre à un autre chantier, celui de l’Espérance, de s’installer sans difficulté. Aujourd’hui, la circulation est chaotique et le passage de la 1 (CIF La Courneuve) délicat. Autre problème avec l’ouverture prochaine du chantier de l’espérance : la gêne concernant la livraison des véhicules au garage Ford.
Mais depuis peu (1 jour ou 2), on travaille à nouveau sur le chantier Promogim. Nous ne savons pas le nom de la société en question. La crise du bâtiment, c’est pour maintenant ?
Aulnay-sous-Bois : Citroën livre ses secrets ce Mercredi
Le Comité départemental du tourisme de Seine-Saint-Denis propose, mercredi après-midi*, une visite guidée du Conservatoire Citroën. Dans ce musée historique de la marque automobile, situé à Aulnay, les curieux pourront découvrir plus de 300 véhicules, d’époque et de styles différents. De la DS à la 2 CV, en passant par la Traction ou des modèles plus sportifs qui se sont illustrés au Paris-Dakar, les engins y sont méticuleusement consignés.
*A 14 heures, boulevard André-Citroën. Tarif : 9 €. Inscription obligatoire sur http://www.tourisme93.com ou au 01.49.15.98.98.
Source : Le Parisien du 27/01/2014
Semaine du Microcrédit de l’Adie partout en France, du 3 au 7 février 2014
Du 3 au 7 février se déroulera la 10ème édition de la Semaine du Microcrédit de l’Adie, qui vise à faire connaitre le microcrédit accompagné comme outil de lutte contre le chômage.
Au programme, près de 100 évènements partout en métropole et outremer: journées portes ouvertes, forums grand public, réunion d’information avec l’ensemble des acteurs de la création d’entreprise, « cafés créateurs », etc.
Tous les évènements, avec un calendrier enrichi régulièrement, sur :
http://www.adie.org/semaine-du-microcredit-de-l-adie
Vous pouvez également télécharger le communiqué de presse de cet évènement via le lien ci-dessous :
http://www.adie.org/espace_presse_et_etudes/communiques_de_presse
Retrouvez les conseils pratiques de l’Adie via des :
- Formations et présentations de microcrédit accompagné chez les partenaires de la création d’entreprise : Pôle emploi, CCI, etc.
- Forums publics d’information à Paris et dans les grandes villes de région.
- Journées Portes Ouvertes dans les antennes de l’Adie.
Vous trouverez ci-dessous un lien vers la nouvelle vidéo (drôle et décalée) de la Semaine du Microcrédit : http://dai.ly/x19ne7t
Changement de numéro de téléphone !
L’Adie change de numéro de téléphone et ainsi permet désormais à tous les micro-entrepreneurs de contacter l’Adie à moindre coût. Ainsi, pour contacter un conseiller et obtenir des informations sur le microcrédit accompagné de l’Adie, il faut désormais composer le numéro cristal : 0 969 328 110.
Annexes à télécharger :
PSA Aulnay-sous-Bois : 2700 salariés ont une solution, selon la direction
Plusieurs centaines de personnes restent sur le site en cours de fermeture. ID Logistics, qui s’installera en 2015, n’en embauchera que 50.
Non, l’usine PSA d’Aulnay n’est pas vide. Le plan de fermeture a beau être entré dans sa dernière phase, le site abrite encore plusieurs centaines de personnes. Selon la direction, 2718 salariés sur 3000 ont trouvé une solution, 215 ont émis au moins « une intention » et 15 ne se sont pas manifestés auprès de la cellule de reclassement. Combien recevront, à compter du 31 mars, une lettre de licenciement? Seule la CGT, qui réunit ce midi d’anciens grévistes à l’union locale d’Aulnay, se risque à un pronostic : la direction « prépare des centaines de lettres », affirme le syndicat.
Il existe en revanche une certitude : les futurs entrepôts d’ID Logistics, l’entreprise qui doit s’installer sur la partie nord du site (en 2015), n’accueilleront pas des centaines d’ex-PSA. 540 postes doivent pourtant être créés avec la construction de deux entrepôts. ID Logistics avait promis d’embaucher « en priorité » les ouvriers de l’usine automobile. Les résultats sont fort maigres : 8 recrues seulement dans le cadre de la réindustrialisation annoncée; 37 autres ont choisi d’être embauchées immédiatement au sein d’autres entrepôts d’ID Logistics en région parisienne.
« Et il y a encore une petite quinzaine de dossiers en attente. On arrivait avec 540 emplois, on a embauché 50 personnes », constate Eric Hémar. Le PDG de la société pense que le dispositif de réindustrialisation n’a pas séduit : « C’est difficile de se projeter dans des bâtiments encore pas construits. Et la question financière a sans doute joué. » Dans le cadre du congé de réindustrialisation, les salariés devront en effet attendre encore de longs mois pour être embauchés par ID Logistics et toucher leurs indemnités de départ de PSA.
Brahim Loujahdi, délégué CFTC, reproche à l’entreprise d’avoir aussi écarté des candidatures : « Sur le plan social, il n’y a pas eu beaucoup d’efforts », affirme-t-il. Ce que semble confirmer Patrick, un ancien de PSA, qui a tenté sa chance chez ID Logistics, après avoir empoché ses indemnités PSA (51000 € pour dix-neuf ans d’ancienneté). Il n’est pas allé au bout de sa période d’essai : « Au bout d’un mois et demi, on m’a dit que je ne faisais pas l’affaire. Je faisais pourtant 600 à 650 colis par jour, on m’en demandait 700. J’ai l’impression qu’on m’a jeté comme un malpropre. Depuis, je cherche du travail, mais les boîtes d’intérim ne proposent rien. » « Les refus ont été peu nombreux », rétorque Eric Hémar.
Ce bilan ne remettra pas en cause la vente des terrains, qui devrait être bouclée « courant octobre », une fois obtenu le permis de construire. Le maire PS d’Aulnay, Gérard Ségura, qui dénonçait encore en novembre des reclassements trop lents à son goût, semble désormais convaincu. « Fin décembre, il restait encore 300 à 500 salariés sans solution, PSA a accepté d’assouplir son plan. ID Logistics nous a assuré disposer de 160 emplois à pourvoir immédiatement, pour lesquels les recrutements seront organisés à Aulnay », explique l’élu.
Celui-ci attend aussi beaucoup d’une « convention de revitalisation », en discussion avec la préfecture de région. Des subventions de 3 M€ à 6 M€ en dépendent, pour le développement économique de la ville et du bassin d’emploi.
Source : Le Parisien du 25/01/2014