Archives de Catégorie: Sociétés

Prime PSA à Aulnay-sous-Bois : délibéré le 11 mars

PSA_Aulnay_FermetureLes salariés de PSA seront fixés le 11 mars prochain. C’est en tout cas ce qu’a assuré mardi le tribunal de grande instance de Paris, qui examinait la requête du Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) contestant un accord de fin de grève signé à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. Le syndicat a en effet assigné la direction du groupe automobile pour obtenir l’extension à des salariés non-grévistes d’une prime de fin de conflit, accordée mi-mai aux grévistes CGT et CFDT après 4 mois de grève dure. Grâce au protocole de fin de conflit, « un gréviste avec dix ans d’ancienneté, qui quittait définitivement l’usine, pouvait toucher un chèque de 60000 euros (indemnités de licenciement comprises) alors qu’un autre salarié, également sur le départ, touchait 40000 euros », a précisé Tanja Sussest, une déléguée du SIA.

Source : Le Parisien du 23/01/2014

Aides aux PME en Ile-de-France : PM’up, candidatez !

pme_aulnayLes PME franciliennes ayant un projet de développement ont jusqu’au 30 janvier pour demander à bénéficier d’une aide financière combinée à un accompagnement sur le long terme.

De trop nombreuses PME passent encore à côté du dispositif PM’up auquel elles seraient pourtant éligibles, rappelle le site lesechos.fr. Avec une enveloppe maximale de 250.000 euros par entreprise et 82 millions d’euros de subventions octroyées depuis sa création en 2008, PM’up a de quoi séduire les entreprises franciliennes.

Le dispositif concerne les PME basées en Île-de-France de cinq salariés au moins, avec trois ans d’existence minimum. Deux appels à projet sont lancés chaque année : le premier est ouvert jusqu’au 30 janvier 2014, le second entre juin et juillet 2014. Chacun couvre des secteurs différents. L’appel à projet actuel concerne les secteurs des technologies de l’information et de la communication, la santé, le transport, la création et la culture, les loisirs et la mode, la création numérique, la mécanique et enfn la solidarité.

Plus d’information sur le dispositif dans l’article de lesechos.fr.

Un artisan d’Aulnay-sous-Bois en colère souhaite la bonne année 2014 !

2014_BonneAnneeUn cap difficile pour les entreprises, un éclairage sur l’avenir à la bougie devient nécessaire.

LES IMPOTS NOUVEAUX SONT ARRIVES

Une macération courte avec un subtil dosage, un franc succès de colère auprès des contribuables ??
Le réveil va être difficile et même douloureux pour soigner la gueule de bois.
Une charge supplémentaire avec une immigration de masse, hors-la-loi sans papiers, régularisation, etc…; la bérézina c’est pour maintenant.

Par contre une bonne nouvelle, la courbe du chômage descend, elle est négativement positive ou positivement négative suivant que vous êtes presbyte à l’endroit ou à l’envers en fonction du type de relation que vous avez avec la réalité; ça ne vous rappelle pas le fagotage de bric et broc du mariage pour tous ???

Source : carte de voeux de Guy Reboulet, artisan en colère

Aulnay-sous-Bois : PSA commence à démonter l’usine

PSA_AulnayA l’usine PSA d’Aulnay, les journées se divisent désormais en deux. Le matin, les salariés qui restent (un peu moins de 800) tuent le temps entre un rendez-vous au cabinet de reclassement et un forum de l’emploi. L’après-midi, alors que le personnel quitte les lieux, les semi-remorques arrivent : le démontage a commencé. A l’abri des regards, on démantèle la ligne de montage, les machines… Une partie du matériel part pour les autres usines du groupe. « En arrivant, tous les matins, on se rend compte que des installations ne sont plus là », note un salarié.

Un comité d’établissement se tient ce matin

C’est la dernière ligne droite pour l’usine, qui fermera l’an prochain. Un comité d’établissement se réunit ce matin. La direction doit y préciser la manière dont l’usine fonctionnera après le 31 décembre. La date marque la fin de la période dite de « volontariat », durant laquelle les salariés pouvaient choisir une mutation ou un reclassement externe. Ensuite, ce sera la phase « contrainte » : s’ils refusent les dernières offres faites par la direction, les salariés restants pourront être licenciés à partir d’avril.

Combien seront-ils? La direction affirme que 2766 salariés, sur les 3000 que comptait l’usine en juillet 2012, sont « reclassés ou en passe de l’être ». Sur 800 salariés encore présents à Aulnay, 550 « ont un dossier engagé, pas encore validé par toutes les parties. Leur départ est une affaire de jours, assure un porte-parole. 230 personnes ne se sont pas encore positionnées ».

Dans le camp syndical, on s’inquiète. « 300 à 400 personnes vont entrer dans la phase contrainte », tempête Philippe Julien, délégué CGT qui manifestait encore en début de semaine à Paris sous les fenêtres du Medef, pour réclamer « de vrais reclassements ». Brahim Loujahdi, délégué CFTC, pointe « tous ceux qui ne peuvent partir d’Aulnay, parce qu’ils ont une maison, une femme qui travaille et qui resteront jusqu’au bout parce qu’ils n’ont pas trouvé de solution satisfaisante ».

Autre crainte, exprimée par le SIA (syndicat indépendant de l’automobile) : la réindustrialisation annoncée tarde à faire sentir ses effets. L’entreprise ID Logistics avait promis près de 600 emplois, réservés en priorité aux ex-PSA. Le maire PS d’Aulnay, Gérard Ségura, annonçait fin novembre que seuls trois salariés de l’usine avaient été embauchés. « Une vingtaine de personnes ont demandé un contrat, cinq ou six l’ont signé et neuf de plus l’auront fait d’ici la fin de la semaine», précise Eric Hémar, PDG d’ID Logistics.

L’entrepreneur fait une distinction entre les ex-PSA qu’il a recrutés pour d’autres sites en région parisienne (bientôt 41), et ceux qui doivent à terme travailler à Aulnay. Ces derniers devront en fait patienter environ un an avant d’être réellement embauchés par ID Logistics… et toucher leurs indemnités de départ. En attendant, ils seront en « congé de réindustrialisation », touchant 60% de leur salaire actuel.

« Les gens sont longs à se décider, mais je peux les comprendre, ils font leurs calculs », glisse Eric Hémar, qui pronostique un flot de candidats de dernière minute. « Certains contrats pourront être finalisés début 2014, si les gens n’ont pas eu le temps de faire toutes les démarches ».

Source et image : Le Parisien du 07/07/2013

Aulnay-sous-Bois : L’Union Locale CGT désavoue la pétition pro-TFN !

TFN_AtalianUne pétition a été proposée à signature aux salariées du ménage des écoles et des bâtiments publics d’Aulnay-sous-Bois, avec le logo de la CGT Ile-de-France et l’entête du « Syndicat CGT de la propreté et des services associés de la Région Parisienne« .

L’Union Locale CGT désapprouve cette démarche contraire à notre raison d’être.

La CGT est un syndicat de salariés qui défend les intérêts matériels et moraux de la classe ouvrière. Les salariés n’ont pas d’intérêt commun avec leurs exploiteurs. La CGT n’a pas pour vocation de défendre un patron plutôt qu’un autre. Nous sommes résolument contre l’exploitation d’où qu’elle vienne. Nous ne serions pas plus libres si nous choisissions celui qui nous exploite.

En ce qui concerne TFN : il est faux de prétendre qu’avec TFN, nous nous épargnerions des luttes. Rappelons qu’en juin dernier, la direction de TFN a tenté de licencier une salariée et d’en miter plusieurs autres. Il a à nouveau fallu la mobilisation massive des salariées du ménage pour la faire reculer. La direction de TFN avait alors argumenté qu’elle ne s’en sortait pas sur ce marché, qu’elle était déficitaire et qu’elle allait quitter le marché. Aujourd’hui, elle s’accroche comme un morpion pour rester à tout prix ! Si TFN veut rester c’est bien pour gagner de l’argent, en se payant sur le travail des femmes de ménage, et sur les économies de bouts de chandelles faites sur l’hygiène.

Nous n’avons pas d’intérêt commun avec nos exploiteurs

C’est la concurrence accrue en période de crise entre les employeurs qui les pousse à rattraper un éventuel manque à gagner sur les salariés. Donc les salariées du ménage doivent s’attendre (que TFN reste ou parte) à devoir faire face aux mêmes attaques qu’elles ont vaillamment combattues. Le rôle d’un syndicat est de les aider à préparer cela.

Il ne nous appartient pas de chercher quel est le meilleur patron. Ce sont les mêmes femmes de ménage qui nettoient les écoles et bâtiments publics de la ville (certaines depuis des décennies) et ce sont les seules personnes indispensables à ce travail pour le compte de la commune. La preuve c’est que les patrons ont changé bien des fois, mais qu’elles, elles restent. Nous ne laisserons personne les déloger sans rien faire.

Alors quel que soit le futur vainqueur de l’appel d’offre de la mairie, il devra compter avec la mobilisation des salariées du ménage. Quant aux salariées, elles peuvent compter sur le soutien de l’UL CGT d’Aulnay pour la défense de leurs revendications.

Source : Communiqué CGT UL

Annexe : pétition incriminée.

Forum de la création et de la reprise d’entreprise : remise des prix

seine-saint-denisLes Trophées de l’Economie 2014 de Seine-Saint-Denis ont récompensé trois créations d’entreprise à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Seine-Saint-Denis à Bobigny, le 14 novembre 2013.

 Initiative conjointe de la Chambre de Commerce et de l’Industrie et du Département de la Seine-Saint-Denis, ce Forum annuel permet de valoriser la création d’activités, de présenter les structures d’appui, d’informer au mieux celles et ceux qui souhaitent créer leur entreprise, trouver des financements et être guidés dans leur démarche.

Territoire entreprenant, laboratoire d’idées, la Seine-Saint-Denis bénéficie d’une biodiversité économique dans lequel coexistent des grands groupes mais également un tissu important de PME locales. 15 000 femmes et hommes créent chaque année leur propre activité dans notre département.

À l’occasion de ce Forum, furent remis les prix des Espoirs de l’économie qui dans une actualité morose, invite à l’optimisme puisqu’il permet de mettre en lumière des trajectoires de réussites séquano-dionysiennes. 
Trois entreprises, et à travers elles trois entrepreneurs dionysiens, furent ainsi distinguées dans trois catégories : catégorie « créateurs », catégorie « jeunes entrepreneurs » et catégorie « repreneurs ».

Les Trophées de l’Economie 2014 de Seine-Saint-Denis ont récompensé trois créations d’entreprise

Les entreprises lauréates sont :

  • Catégorie créateur

LUMILA (à Aulnay-Sous-Bois) : développe, industrialise et installe des solutions technologiques LED sur mesure, originales et innovantes. Dirigeants : Stéphane KERLOC’H et Josselin PRIOUR

  • Catégorie jeune entrepreneur

MUSE D. TERRITOIRES (à La Courneuve) : agence de développement local qui croise les expertises d‘un laboratoire de recherche et d’une agence de communication. Dirigeant : Ahmed BOUZOUAÏD

  • Catégorie Repreneur

MEDICAVENIR (à Paris Nord II – Tremblay-en-France) : spécialisée dans la distribution et la location de matériels ou de consommables à usage médical pour personnes dépendantes. Dirigeant : Philippe PLOMION

Ces entreprises créées ou reprises depuis moins de trois ans ont été sélectionnées selon les critères suivants par un comité d’experts : 

  • Équilibre financier et rentabilité
  • Originalité du produit ou du positionnement
  • Adéquation homme / projet
  • Potentiel de développement
  • Exemplarité et insertion dans le département

Pratique

Chambre de commerce et d’industrie de Seine-Saint-Denis – Bobigny 
 Tél. : 0820 012 112 (0,12 -/minute) 
www.cci93.fr

30ème forum export de la Seine-Saint-Denis le 26 novembre

export_9330 ans d’international en Seine-Saint-Denis : une clé de succès pour les PME.

Si vous avez un projet de développement international, si vous souhaitez trouver des partenaires à l’étranger, et découvrir les aides et les outils de l’exportation, n’hésitez pas venir participer à cet évènement.

Programme

9h00 > 13h : MIS’EXPORT
Module d’Information Spécialisée Export : les premières clés pour exporter Il vous permet de rassembler les éléments indispensables à la préparation et à la mise en œuvre de votre projet international.
Participation : 150 € HT

10h30 > 17h30 : ENTRETIENS INDIVIDUELS EXPERTS PAYS
Présenter son projet, valider sa démarche au cours d’un entretien organisé avec les experts de 18 pays : Allemagne / Belgique / Grande-Bretagne / Norvège / Russie / Suède / Suisse / Algérie / Côte d’Ivoire / Maroc / RDC Congo / Sénégal / Tunisie / Inde / Thaïlande-Birmanie / Vietnam / Brésil / Colombie

Entretiens gratuits de 30 min. Sur inscription.

13h00 > 17h30 : ESPACE PARTENAIRES
Rencontrez les partenaires des entreprises à l’international pour structurer votre démarche export, participer à des salons à l’étranger, vous informer sur les aides techniques et financières, évaluer et couvrir le risque marché, appréhender les formalités en douane :

  • BP Rives de Paris
  • IDF, Capital
  • Euler Hermes
  • Société Générale
  • Services d’appui à l’international de la CCI Paris Ile de France
  • UCCIFE
  • Entreprise Europe Network
  • Réseaux inde
  • Échangeur PME
  • Services de la CCI Seine-Saint-DenisCTLN
  • CCEN
  • CMA
  • Bpifrance export
  • COFACE
  • Conseillers du Commerce Extérieur de la France
  • Direction des Facilitations du Commerce Extérieur
  • Douanes
  • Ubifrance
  • DIRECCTE
  • CGPME
  • Medef 93
  • Femmes chefs d’entreprise
  • CG-SSD
  • Europages
  • Université Paris 8
  • Université Paris 13

Partenaire média : le MOCI

14h > 16h : ATELIERS THÉMATIQUES
14H00 > 15H00 – Atelier technique : « Se renseigner sur un partenaire ou un client. »
15h > 16h – Atelier : L’Inde est elle un marché à votre portée ?

16h15 > 17h15 : SPEED BUSINESS MEETING DU CERCLE EXPORT
Accroître les opportunités d’affaires et enrichir le carnet d’adresses des entreprises du département travaillant déjà à l’international ou ayant des projets export.

17h30 > 18h45 : CONFÉRENCE DE CLÔTURE
« 30 ans d’export en Seine-Saint-Denis : l’atout des PME »

18h45 > 19h00 : REMISE DES 6e PRIX EXCELLENC’EXPORT
Trois trophées décernés : « Espoir de l’export », « Croissance à l’export », « Implantation réussie ».

19h00 > 20h30 : Cocktail

30ème forum export de la Seine-Saint-Denis

Quand : Mardi 26 Novembre de 9h à 19h
 : Chambre de commerce et d’industrie départementale de Seine-Saint-Denis – Bobigny
Programme et inscription : www.faitesdelinternational.com/93/

Mobilisation des salariés de PSA Aulnay-sous-Bois ce matin

PSA_ManifCe mercredi 13 novembre à 8h, se tient la réunion de suivi sur l’application du PSE à l’usine de PSA Aulnay où assistera pour la 1ère fois un représentant du Ministère du Travail.

A cette occasion, les salariés ont décidé de se mobiliser pour revendiquer une fois de plus que la direction applique loyalement le PSE qu’elle a elle-même signé.

Les salariés refusent de se faire balader de forums emploi bidon et de tourner en rond dans l’usine comme le voudrait la direction pour aller de faux espoirs en vraies déceptions.

Ils comptent dénoncer le scandale des mutations internes où les salariés sont en concurrence pour un même poste, les forums emploi bidon qui débouchent sur des emplois en intérim ou à temps partiels à 700 € par mois où alors uniquement aux jeunes de moins de 25 ans, inexistants à l’usine.

Les salariés vont rappeler leurs revendications et exiger des réponses :

  • Extension à tous les salariés sans discrimination de la prime supplémentaire de 19 700 € obtenu par les 4 mois de grève.
  • Période du volontariat repoussée au 31 décembre 2015 comme le prévoit le PSE pour permettre aux anciens d’adhérer au dispositif du congé senior et pour donner plus de temps aux 860 salariés qui restent à l’effectif de se reclasser.
  • Application du PSE sans discrimination sur les mutations internes : égalité pour tous accès aux formations, transports et logements.

La direction doit entendre les revendications des salariés et cesser immédiatement toutes les discriminations aux reclassements.

Rassemblement à l’usine de PSA Aulnay mercredi 13 octobre à 8h porte 1

Source : demosphere

Au volant du bus 302, Abdallah essaie de tourner la page PSA Aulnay-sous-Bois

abdallah_aulnay_psa_302Costume anthracite, pull vert jade, au milieu d’une demi-douzaine d’agents à la gare RATP de la Porte de la Chapelle à Paris (XVIIIe), Abdallah Saadi est stressé mais serein. Hier matin, à 36 ans, cet ancien salarié de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois fait ses débuts comme machiniste-receveur. C’est ainsi que l’on désigne les conducteurs de bus.

Titulaire d’un CAP en mécanique, cet ancien formateur d’intérimaires est entré à l’usine PSA à 22 ans. Aujourd’hui, il fait partie des quinze anciens de PSA reclassés à la RATP. Cette première session doit être suivie par d’autres puisque la régie s’est engagée à recruter une centaine de salariés d’Aulnay qui deviendront chauffeurs de bus ou agents d’accueil en 2013 et 2014. « Notre entreprise est en plein développement. Nous recrutons entre 900 et 1200 conducteurs chaque année. Il était normal de nous montrer solidaires avec les employés de PSA », observe Isabelle Porro, en charge des ressources humaines à la RATP.

Pour vivre et avoir travaillé à Aulnay-sous-Bois, Abdallah connaît bien les routes qu’il va emprunter dans son nouvel emploi, celles du bus 302, qui va de La Courneuve à la gare du Nord. Il confie qu’à l’usine, ce partenariat avec la RATP a été d’abord vu avec suspicion : « On nous a dit : C’est une arnaque, pour vous dégager du plan social. Vous savez, quand on s’est pris un coup comme ça, il n’y a plus de confiance. » Mais Abdallah a refusé de baisser les bras : « Il faut savoir prendre des décisions. De nos jours, c’est difficile de trouver un CDI. J’ai deux enfants à nourrir, ma femme ne travaille pas. »

Au moment d’entamer son service hier, il découvre avec inquiétude un modèle de bus qu’il n’a jamais conduit. Arrivé à la Porte des Poissonniers, grosse frayeur! Abdallah rate son freinage et pile en plein virage. Yves, son accompagnateur pour les deux dernières semaines de formation, rit avant de l’orienter avec calme. « C’est normal d’avoir un peu de mal au début, mais je ne me fais pas de souci pour lui », explique-t-il. Au cours du trajet jusqu’à la gare du Nord, le bus sera secoué plusieurs fois par des freinages un peu nerveux. Au fil du trajet, Abdallah se détend. Il se permet quelques coups de sonnette pour déloger des piétons paresseux.

Parmi les voyageurs, Prosper et Béatrice, couple de retraités, excusent volontiers la maladresse du nouveau conducteur. « Avec la conjoncture actuelle, ce n’est vraiment pas évident. C’est bien que ces ouvriers soient reclassés ainsi », salue Béatrice. Pour Abdallah, en revanche, la fin de cette usine, dont il parle encore au présent, a laissé des traces. « Dans ma tête, le logiciel est formaté. Je sais que si j’entre dans une entreprise, je n’y resterai pas toute ma vie », reconnaît-il.

Des centaines de salariés encore présents à l’usine

Des 3000 salariés que comptait l’usine PSA à l’annonce de sa fermeture, le 12 juillet 2012, un tiers à peine s’y trouve encore, dans l’attente d’une perspective d’avenir plus ou moins esquissée. Le groupe automobile s’était engagé à trouver des solutions pour l’ensemble du personnel. Selon un dernier bilan, fin octobre, 2700 salariés du site étaient « reclassés ou en cours de reclassement », ce qui ne signifie pas que tous ont quitté l’usine.

Parmi eux, 700 environ avaient obtenu une mutation vers une autre usine, 700 autres avaient quitté PSA. Parmi ceux qui restent à Aulnay, 300 personnes environ n’avaient pas encore de « projet identifié » il y a deux semaines. Le dispositif de transition professionnelle, qui a permis l’embauche d’anciens ouvriers par la RATP, doit aussi ouvrir des passerelles vers la SNCF et Aéroports de Paris. Il devait initialement concerner 300 salariés. Des formations ont lieu en ce moment à l’usine — désormais vide de toute voiture — avec plusieurs dizaines d’inscrits.

Source et image : Le Parisien du 07/11/2013

Val deuche Saône au musée André Citroën d’Aulnay-sous-Bois

macon_psa_aulnayQuarante-cinq deuchistes et leurs amis sont allés visiter le musée André-Citroën au sein du site PSA d’Aulnay-sous-Bois. Les visiteurs ont pu admirer tous les modèles, de la naissance de la marque à nos jours, y compris des prototypes non commercialisés comme, par exemple, un hélicoptère.

Les premières 1919, des Roadsters, ensuite les Rosalie (1933), les Tractions 11 et 15 chevaux, DS 21 (1954), Ami 6 et 8, ont attiré l’attention des visiteurs, qui ont aussi contemplé le prototype de la 2 CV, ainsi que le modèle de pré-série de 1939.

Les autochenilles de la Croisière jaune ainsi que les modèles rallyes (Dakar, Xsara de Sébastien Loeb) ont permis quelques rêves d’évasion.

Après le déjeuner pris au restaurant d’entreprise, un trop bref passage au musée aéronautique et spatial du Bourget a fait passer les deuchistes du monde à quatre roues à celui de l’aérien et spatial. Un monde qui fait également rêver. Des expériences à renouveler.

Source et image : lejsl.com