Archives de Catégorie: Environnement
Aulnay-sous-Bois : des travaux dans le quartier de Mitry pour le chauffage ?
Des habitants de la cité de Mitry nous informent que des travaux ont démarré précipitamment, avec une petite pelleteuse creusant sous la pluie. Alors que des problèmes de chauffage persistent, plusieurs personnes se sont demandées si ces travaux n’étaient pas liées aux canalisations de chauffe qui passent sous les immeubles (chauffage central). Peut-être bientôt la fin du calvaire pour les habitants du quartier ?
Météo-France fête 50 ans de météorologie spatiale
Le Centre de Météorologie Spatiale (CMS) de Météo-France, situé à Lannion, dans les Côtes-d’Armor, fête cette année ses 50 ans. En septembre 2013, ce centre spécialisé a également ouvert une nouvelle page de son histoire avec la création d’un pôle scientifique et technique dédié à la recherche.
A l’aube de la météorologie spatiale
En 1960, la NASA, l’agence spatiale américaine, lance depuis Cap Canaveral son premier satellite météorologique, TIROS 1. Le Centre de météorologie spatiale de Météo-France (CMS) est créé en 1963 avec pour mission de réceptionner des images du satellite météorologique américain TIROS 8. Le 24 décembre 1963, le CMS réceptionne ainsi, pour la première fois en Europe, une image satellitaire.
Si cette dernière laisse à peine deviner une couverture nuageuse sur l’Europe de l’Ouest et le proche Atlantique, elle annonce déjà la révolution que les satellites vont opérer dans le domaine de la météorologie.
Aujourd’hui, les satellites fournissent un nombre considérable d’informations, en tous points du globe, sur la couverture nuageuse, les flux radiatifs, la température de surface de la mer ou du sol, la quantité d’ozone ou la température de l’atmosphère. Ils sont devenus des outils d’observation de la terre indispensables à la météorologie et à l’étude du climat. Les données satellitaires représentent actuellement plus des trois quarts des données d’observation intégrées aux modèles numériques de prévision du temps (93% pour le modèle global de Météo-France, Arpège).
Traiter, élaborer et transmettre les données satellitaires
Depuis sa création, le Centre de météorologie spatiale de Météo-France a largement contribué aux progrès accomplis en matière de produits satellitaires. Devenu centre de production opérationnel en 1966, le CMS se dote en 1977 d’un département recherche qui développe des logiciels de traitement adaptés aux données délivrées par les générations successives de satellites. A partir de 1985, les données satellites traitées par le CMS sont intégrées aux modèles numériques de prévision du temps. En 1986, lors de la création d’EUMETSAT, l’organisation européenne en charge de l’exploitation des satellites météorologiques, le CMS est chargé de développer de nouveaux produits et logiciels au profit de la météorologie ou de l’océanographie.
En 2013, le CMS compte environ 70 ingénieurs, chercheurs et techniciens. Il acquiert, traite et diffuse 7 jours sur 7 les données issues de 18 satellites géostationnaires ou défilants. Entre 600 et 700 types de produits sont élaborés pour répondre aux besoins spécifiques de divers utilisateurs.
L’instrumentation et la puissance de calcul du CMS lui permettent d’assurer en temps réel l’acquisition, le stockage et la diffusion des données, notamment vers le Centre national de prévision de Météo-France basé à Toulouse, le centre opérationnel de la NOAA basé à Suitland (Etats-Unis), ainsi que le centre opérationnel d’Eumetsat à Darmstadt (Allemagne).
Une nouvelle plate-forme d’accueil et d’échanges scientifiques
Le Centre de météorologie spatiale s’est doté en septembre 2013 de Météosatmer, une nouvelle structure pour accueillir ses visiteurs scientifiques. Né de la volonté commune de Météo-France, de la Région Bretagne, du département des Côtes-d’Armor et de Lannion-Trégor Agglomération, Météosatmer offrira aux chercheurs, étudiants ou stagiaires un accès à une antenne et aux équipements de réception permettant de recueillir des données satellitaires. Les visiteurs auront également à leur disposition un centre de calcul pour traiter et stocker leurs données et pourront utiliser les données satellitaires archivées par le CMS ou ses prévisions et données climatologiques.
Une nouvelle dynamique de filière pour les industries de transformation du bois
La réunion du Conseil supérieur de la forêt, qui a rassemblé les acteurs de la filière bois, le 18 octobre, avait pour objet l’examen du volet « forêt » du projet de « loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt » et du Plan national d’action pour l’avenir des industries de transformation du bois élaboré par les ministères de l’agriculture, du redressement productif, et de l’égalité des territoires .
Le Conseil supérieur de la forêt, des produits forestiers et de la transformation du bois s’est tenu en présence d’Arnaud Montebourg et Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, le 18 octobre 2013.
Lors du Conseil supérieur de la forêt, qui a réuni les acteurs de la forêt et de la filière bois, les objectifs étaient de :
• recueillir l’avis du conseil sur le volet « forêt » du projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt qui sera déposé au Parlement en novembre ;
• présenter le plan national d’action document à télécharger ici pour l’avenir des industries de transformation du bois élaboré par les ministères de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la foret, du redressement productif, et de l’égalité des territoires et du logement.
► Le plan national d’action
L’objectif du plan national d’action est de conforter l’activité des entreprises de transformation de la filière. Il s’articule autour de quatre axes stratégiques :
• l’affirmation d’une nouvelle dynamique de filière ;
• la prise en compte des enjeux de financement pour développer une offre compétitive ;
• la mobilisation de leviers immédiats et structurant ;
• les mesures à étudier en comité stratégique de filière (CSF) pour lever les autres obstacles au développement d’une offre compétitive.
Au total ce sont 15 mesures et des thèmes de travail, abordés au sein du futur CSF « Industries du bois », qui devraient permettent de faire de la forêt et de la filière bois un atout économique pour la France dans le cadre d’une gestion forestière durable.
► Un nouveau comité stratégique de filière « Industries du bois »
Parmi les mesures phares du plan d’action : la création d’un comité stratégique de filière bois au sein du Conseil national de l’industrie qui acte de la volonté d’Arnaud Montebourg de positionner cette filière parmi les filières industrielles essentielles de la France.
Le nouveau CSF « Industries du bois » devra proposer des mesures opérationnelles sur les points clés du développement de la filière identifiés comme : l’accès simplifié aux données cadastrales nominatives, une évolution des pratiques de contractualisation, la mise en place d’aire de traitement phytosanitaire pour s’assurer du respect des normes phytosanitaires de toutes les grumes issues des forêts françaises. L’ensemble des partenaires et notamment les régions sont appelés à prendre part à la dynamique de ce plan en vue de la signature d’un contrat de filière.
Autre mesure : la mise en œuvre dans les meilleurs délais d’une deuxième génération du « Fonds Bois » élargi aux industries de première et deuxième transformation et géré par bpifrance. Le fonds devrait recueillir à parité des fonds privés et publics pour un objectif de 40 millions d’euros.
Reste-t-il quelque chose de naturel en Ile-de-France ?
Deux conceptions de l’état de nature s’opposent, l’une intégrant l’Homme, l’autre l’excluant. Sans homme, la nature serait vierge… mais la notion de patrimoine n’existerait pas ! En Ile-de-France, s’il ne reste plus guère de nature sauvage, la nature domestiquée occupe encore une grande place.
Au sens strict, un espace est qualifié de naturel quand il est peu ou pas modifié par les activités humaines. De ce point de vue, l’Ile-de-France, comme la plus grande partie du territoire de la France métropolitaine, n’a plus guère de milieux naturels à proprement parler. Seules les vieilles futaies des réserves intégrales de la forêt domaniale de Fontainebleau [1], quelques lambeaux de forêt alluviale dans la Bassée ou de forêt de pentes orientées au nord dans le Val d’Oise, permettent d’imaginer ce que pouvait être la forêt primaire francilienne [2].
Les milieux naturels franciliens abritant la plus grande biodiversité sont essentiellement issus de l’activité humaine passée. Ils ont été façonnés par l’agriculture traditionnelle de polyculture-élevage encore bien présente jusqu’aux années 1950, qui utilisait des terres incultes pour le parcours ou le fourrage du bétail (zones humides [3], pelouses calcicoles [4], platières gréseuses [5], landes…). Ces espaces résiduels se reboisent naturellement, quand ils ne sont pas menacés par l’urbanisation. Dans ce contexte, les anciennes carrières sont devenues un autre refuge pour la biodiversité. Elles abritent des espèces végétales pionnières des roches nues, auxquelles le riche manteau de limon des plateaux de la région ne laisse guère de place.
Les sols argileux en Seine-Saint-Denis
La rédaction vous propose de prendre connaissance de la carte du département relative aux risques des mouvements de sols argileux, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre. La ville d’Aulnay-sous-Bois est également impactée.
Le Département de la Seine-Saint-Denis roule électrique !
Mercredi 22 octobre, Stéphane Troussel, Président du Conseil général, a officiellement réceptionné les premiers véhicules électriques dont le Département vient de faire l’acquisition.
31 véhicules — 9 Kangoo et 22 Zoé — rejoignent la flotte du Département et ce sont à terme 200 voitures 100% électriques qui seront acquises par les services auprès d’un concessionnaire du territoire, situé à Villemomble.
Le modèle : économiquement neutre, une flotte rationalisée, rajeunie et « verdie »
À l’occasion du nécessaire renouvellement de ses véhicules, le Département a souhaité rajeunir et verdir sa flotte en investissant dans des véhicules thermiques plus performants et des véhicules électriques.
À échéance 2017, 25% de la flotte départementale sera 100% électrique, ce qui permettra un alignement sur les critères fixés au Grenelle de l’Environnement pour la flotte des services de l’État.
Acheter électrique est économiquement neutre car, s’il est relativement plus cher à l’achat, le véhicule électrique permet de faire des économies substantielles en gazole, en entretien et en maintenance.
Acquérir un grand nombre de véhicules électriques : un triple choix
Un choix environnemental : la transition énergétique passe, avant tout, par les transports. Les véhicules achetés n’émettent aucune pollution, aucun gaz à effet de serre. Un Département exemplaire doit être un véritable promoteur de la mobilité durable. Faire circuler près de 200 véhicules électriques, c’est faire la preuve qu’il s’agit de vraies voitures, avec de vraies performances et une vraie sécurité à la conduite car les études montrent qu’il y a moins d’accident sur ce type de véhicules.
Un choix urbain aussi : le Conseil général s’engage ainsi, de manière très concrète, dans la lutte contre la pollution et le bruit. Ces véhicules sont des voitures légères et adaptées aux usages de la ville.
Un choix industriel : Alors que le secteur automobile traverse une crise sans précédents, les véhicules écologiques, et notamment ceux acquis par le Département, produits en France, représentent une bouffée d’air pour les constructeurs.
Marc Ambroise-Rendu sur l’Ile-de-France : Où va t-on ?
Mieux vaut le dire tout haut et même bien fort. Les environnementalistes franciliens sont en proie à une grogne exceptionnelle. Leur humeur est d’abord assombrie par la réforme institutionnelle portant le nom de Métropole de Paris. Une réponse douteuse à une vraie question. Qui gouverne, qui organise, qui gère l’ile-de-France ? Problème historique qu’on espère résoudre en bricolant cette fois une usine à gaz politico-administrative. L’édifice suscite scepticisme et méfiance chez les responsables de terrain.
Ensuite, les associations franciliennes d’environnement constatent que les lobbies de tout poil grignotent chaque jour l’intérêt général. Les exemples fourmillent. Veut-on enfin améliorer la détestable qualité de l’air que respirent quatre millions de Franciliens?
Parmi les trop modestes mesures avancées figure le détournement des poids-lourds en transit par des voies de contournement de l’agglomération. Hurlement des camionneurs immédiatement suivis d’une retraite des autorités. Quand les asphyxiés d’ile-de-France apprennent en même temps qu’on recule aussi sur la taxe Diesel ils se sentent sacrifiés.
Après avoir, depuis des décennies et par mégalo-centralisme, accumulé les activités, les emplois et les populations en lIe-de-France, on s’aperçoit qu’on ne peut plus loger tout ce monde. Solution imaginée par un ministère écolo: une loi qui libéralise les règles de construction et fait d’abord les choux gras des promoteurs. On se croirait en Bretagne où les éleveurs de cochons viennent d’obtenir davantage de liberté pour polluer les plages.
Les associatifs constatent que le pouvoir, submergé par une crise qu’il n’a pas vu venir, est prêt à tout accepter pour relancer la « croissance ». La croissance de quoi?
Des insuffisances respiratoires, des cancers du poumon, des algues vertes en mer?
Les environnementalistes ont le sentiment d’être devenus les derniers défenseurs du bon sens, de la santé publique et de l’intérêt collectif. Mais des défenseurs bien désarmés face à l’offensive des corporations. Qu’importe! Les associations franciliennes ne baissent pas les bras. Elles feront tout ce qui est démocratiquement possible pour peser sur les prochaines élections municipales.
Source : communiqué de Marc Ambroise-Rendu, président honoraire d’Ile-de-France Environnement.
Le biogaz permettrait de mettre fin au gaspillage des déchets et des résidus
La méthanisation, après tri à la source, pourrait produire de quoi fournir une grande partie du carburant nécessaire aux transports. La région est très en retard dans ce domaine malgré une législation contraignante.
Une étude sur les points de collecte dans les cantines des établissements scolaires de l’est du département du Val-d’Oise et du nord de la Seine-Saint-Denis révèle que plus de 25 000 tonnes de biodéchets sont incinérés chaque année au lieu d’être méthanisés. Une tonne de déchets des cantines permet de produire plus de 150 mètres cube de biogaz, qui contient du méthane ( 80/50 %), du dioxyde de carbone (15/45 %), de lavapeur d’eau (5 %) et du sulfure d’hydrogène (0/2 %). Un mètre cube de méthane (CH4), utilisé comme carburant, équivaut à un litre de gazole.
La méthanisation consiste à collecter les bio-déchets, en gros tout ce qui aurait pu être mangé et qui ne l’a pas été, et à faire travailler des bactéries anaérobies pour les digérer afin de les décomposer dans une cuve fermée: en-dessous un liquide et des matières non odorantes qui pourront revenir aux sols pour les amender (les enrichir), c’est le digestat et, au-dessus, un gaz, le biogaz, composé de méthane, de gaz carbonique et d’hydrogène sulfuré.
Source : article Liaison.

