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L’exode urbain est une lame de fond

Le confinement imposé pour circonscrire la pandémie a fait émerger de nouvelles aspirations chez les Parisiens et les Franciliens. La pratique du télétravail depuis son domicile combiné à la conscience que vivre dans des espaces réduits pour des loyers très chers représentaient des sacrifices coûteux qui n’avaient plus aucun sens dans leur vie.

Perdre de surcroît entre deux et 4 heures de transports par jour pour se rendre au bureau quand le télétravail est tout aussi efficace depuis son domicile ne se justifie plus. S’entasser à une famille entière dans des petits espaces sans jardin ni terrasse pour pouvoir s’aérer et conserver un lien avec la nature non plus !

Le confinement induit une aspiration de 54 % des Franciliens à quitter Paris et sa périphérie, selon Martine Bréson, qui a enquêté pour France Bleu Paris.

Le mouvement qui a conduit des millions de travailleurs a déserter leurs provinces et leurs campagnes par manque de débouchés professionnels pour converger massivement vers la capitale et ses banlieues semble révolu… Depuis quelques temps les agents immobiliers témoignent des demandes de pavillons avec jardin dans les banlieues ou de maisons de famille spacieuses entourées de nature en province !

De son côté les patrons du Medef s’alarment du refus de leurs salariés de retourner travailler comme avant ! Ils veulent bien travailler, mais différemment ! là aussi le confinement à ouvert les consciences et une brèche dans la possibilité d’inaugurer de nouvelles modalités de travail. Affolé par cette nouvelle réalité, Goeffroy Roux de Bézieux appelle le gouvernement au secours…et à une parole publique forte pour assurer la reprise économique !

De nombreuses entreprises en effet réceptionnent un afflux de demandes de leurs salariés de pouvoir désormais télétravailler, et lorsque les chefs opposent un refus, reçoivent carrément la démission de leurs salariés qui ne sont plus disposés à transiger sur le sens et la qualité de leur vie sacrifiée à leur activité professionnelle. La France rurale et provinciale ne manquant pas d’espace pour accueillir les familles, l’exode qui avait fait converger les citoyens en recherche d’emploi vers la capitale et sa périphérie est en passe de se transformer en exode urbain vers toutes les régions de France….

Ces nouveaux phénomènes doivent impérativement remettre en question la politique de densification en Île de France qui ne répond plus aux nouveaux enjeux ! En effet, les citoyens ont compris grâce à cette pandémie que remplir des cases et des tableurs Excel à longueur de journée sur un ordinateur pouvait aussi bien se faire depuis chez soi et rendait obsolète le présentiel dans son entreprise….

Article rédigé par Catherine Medioni

Circulation différenciée en Ile-de-France : Je vais rouler quand même affirme un artisan d’Aulnay-sous-Bois !

Parmi les personnes les plus impactées par la mesure de restriction de circulation, ce mercredi, les artisans et… les habitants de Seine-Saint-Denis qui figurent parmi les plus gros possesseurs de « vieux » diesel.

« Les Crit’Air 3 aussi vous êtes sûr ? » Au volant de son vieil utilitaire, cet artisan du bâtiment a du mal à y croire. « Je sais que les 4 et les 5 seront interdits dans Paris en juillet. Mais là, j’ai pas le choix, je vais rouler quand même », avoue Sidi, en chargeant son fourgon diesel devant un magasin de bricolage du 15e arrondissement.

Interdire aux Crit’Air 3 de rouler, ce mercredi, pour limiter la pollution à l’ozone, « c’est une mesure couperet, qui touche directement les commerçants, les livreurs et les artisans les plus modestes, du jour au lendemain », regrette Bernard Cohen Haddad, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) de Paris Ile-de-France.

« Nous sommes mis devant le fait accompli. Je demande une tolérance pour les véhicules professionnels. Bien sûr, on partage l’inquiétude face à la pollution. Mais il n’y a pour l’instant pas d’alternative. Il n’y aucun système de location d’utilitaires propres par exemple. Comment on fait pour s’approcher de la capitale ? Il faut arrêter la politique de la canonnière et privilégier l’accompagnement. »

La Seine-Saint-Denis particulièrement touchée

Outre les artisans, les habitants d’un département francilien seront très impactés : selon les chiffres de AAAdata, spécialiste de la donnée automobile, 70 % des voitures immatriculées 93 seront interdites de rouler ce mercredi. Viennent ensuite les départements de Seine-et-Marne et du Val-d’Oise. Dans les Hauts-de-Seine, seules 48 % des véhicules seraient concernés par l’interdiction.

« Ah bon, je ne peux pas prendre ma voiture mercredi ? » interroge Milord* totalement interloqué, au volant d’une Peugeot break diesel de 2004, à la sortie d’une station-service à Saint-Ouen. Il vit à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et travaille à Paris comme chauffeur-livreur. « Moi, j’ai besoin de ma voiture pour aller travailler », insiste ce quinquagénaire qui tombe des nues et n’envisage pas une seconde l’alternative des transports en commun.

Source et article complet : Le Parisien

La nouvelle marque de territoire de l’Ile-de-France pour l’international

Ile_de_FranceLa rédaction vous propose de prendre connaissance d’un dossier sur la campagne marketing de la région Ile-de-France pour l’international, en cliquant ici.

Reste-t-il quelque chose de naturel en Ile-de-France ?

Europa_CityDeux conceptions de l’état de nature s’opposent, l’une intégrant l’Homme, l’autre l’excluant. Sans homme, la nature serait vierge… mais la notion de patrimoine n’existerait pas ! En Ile-de-France, s’il ne reste plus guère de nature sauvage, la nature domestiquée occupe encore une grande place.

Au sens strict, un espace est qualifié de naturel quand il est peu ou pas modifié par les activités humaines. De ce point de vue, l’Ile-de-France, comme la plus grande partie du territoire de la France métropolitaine, n’a plus guère de milieux naturels à proprement parler. Seules les vieilles futaies des réserves intégrales de la forêt domaniale de Fontainebleau [1], quelques lambeaux de forêt alluviale dans la Bassée ou de forêt de pentes orientées au nord dans le Val d’Oise, permettent d’imaginer ce que pouvait être la forêt primaire francilienne [2]. 

Les milieux naturels franciliens abritant la plus grande biodiversité sont essentiellement issus de l’activité humaine passée. Ils ont été façonnés par l’agriculture traditionnelle de polyculture-élevage encore bien présente jusqu’aux années 1950, qui utilisait des terres incultes pour le parcours ou le fourrage du bétail (zones humides [3], pelouses calcicoles [4], platières gréseuses [5], landes…). Ces espaces résiduels se reboisent naturellement, quand ils ne sont pas menacés par l’urbanisation. Dans ce contexte, les anciennes carrières sont devenues un autre refuge pour la biodiversité. Elles abritent des espèces végétales pionnières des roches nues, auxquelles le riche manteau de limon des plateaux de la région ne laisse guère de place.

Immobilier Ile-de-France : la baisse des prix reste timide, Aulnay-sous-Bois se ressaisit

Immobilier_idfPas de krach immobilier à l’horizon mais plutôt un atterrissage en douceur. Après avoir connu des sommets, le marché francilien poursuit sa très lente érosion. Selon la chambre régionale des notaires, qui présentait hier ses derniers chiffres, le prix au mètre carré dans l’ancien s’établit désormais à 5470€. Ce qui représente un recul infime de 0,4% sur un trimestre et de 0,5% sur un an.

Dans le détail, l’inflexion est un peu plus marquée en grande couronne (- 1,4% sur un an) qu’en petite couronne (- 0,8%) tandis qu’à Paris les prix sont qualifiés de stables par les notaires (+ 0,1%). « Dans la capitale, il faut encore compter 8260 € du mètre carré », indique Christian Bénasse, le président de la chambre de Paris. Pour un modeste 60 m2, un ménage devra donc débourser en moyenne près d’un demi-million d’euros! De quoi en décourager plus d’un.

C’est d’ailleurs ce que tendent à montrer les statistiques. Le nombre de transactions a chuté de 16% en un an dans la région.

« Ces données sont toutefois à pondérer dans la mesure où la réforme de l’imposition des plus-values immobilières a dopé les volumes de ventes en 2012, surtout à Paris », souligne Thierry Delesalle, notaire dans la capitale. Il n’en reste pas moins une tendance de fond. Par rapport à la période dite « haute », c’est-à-dire de 1999 à 2007, les transactions dans l’ancien ont dégringolé de 31% à Paris. Seule la Seine-et-Marne, département le moins cher de la région, bénéficie encore d’un marché relativement dynamique avec une hausse de 10%.

Conséquence du recul des ventes, les prix auraient dû mécaniquement chuter. Alors pourquoi un tel niveau? « Il y a souvent un décalage mais la baisse est bel et bien amorcée », balaie Nicolas Boudel, un agent immobilier du VIe. Si la décrue est aussi lente, c’est en partie à cause des réticences des vendeurs. « Les placements alternatifs manquent et les propriétaires préfèrent conserver leur bien plutôt que de baisser leur prix », note la chambre.

Source : Le Parisien du 29/05/2013

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