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Faut-il sauver les arbres à Aulnay-sous-Bois ? Suite…

Une correction : il apparaît que la parcelle  sur laquelle se trouve ce magnifique chêne n’a pas encore changé de propriétaire.

Mais cela ne rend pas notre démarche inutile. Justement, c’est bien en amont qu’il faut agir, tout en considérant que cet arbre est d’abord un symbole, parce qu’il est visible de tous, et qu’il s’agit aussi de la sauvegarde de tous les autres grands arbres de notre commune.

Quelles sont les pistes d’action ?

  • Cette parcelle est en plein dans la Zone d’Aménagement Concerté lancée par la commune ! Elle occupe une position exceptionnelle, à la descente de la passerelle piéton qui traverse les voies du RER. Il faut exiger un plan d’aménagement prévoyant la sauvegarde de cet espace richement arboré, ainsi que d’autres signalés par les habitants.
  • Cet arbre n’est pas répertorié dans la liste des arbres remarquables relevés par le PLU et n’est donc pas protégé. Cette liste doit être complétée. Nous invitons les Aulnaysiens à consulter cette liste sur le site de la commune (onglet Ma ville / PLU en vigueur/4 Les annexes au règlement p73 à 92) et à relever les arbres remarquables oubliés et qui leur tiennent à coeur. Nous demanderons ensuite une révision de cette liste.
  • Demandons un atelier avec les habitants pour rédiger la Charte de l’Arbre qu’on nous avait promis (juste avant les élections !)

Il faut que le massacre cesse : combien d’arbres ont été abattus ou défigurés par un élagage aberrant ces derniers temps ? Un règlement existe : Si l’arbre a des tiges hautes et un tronc mesurant 70 cm ou plus de circonférence et 1,50 m minimum de hauteur, une autorisation de la commune est nécessaire. (articles L.414-4 du Code de l’environnement et L.642-6 du Code du patrimoine, article 1422-1 du code de l’urbanisme ) Sans autorisation, on s’expose à une amende de 1500 €.

Si tant d’arbres ont été coupés, c’est que la commune l’a bien voulu, ou qu’elle a laissé faire !

Pour que cela change, rejoignez-nous en laissant un commentaire de l’article publié sur notre site https://aulnayenvironnement.fr et en participant à notre prochaine réunion le mardi 2 avril à 20h Foyer Dumont 1 étage, ou encore à notre Assemblée Générale le vendredi 19 avril salle Dumont, 19-22h.

Source : Aulnay Environnement

Avis d’Aulnay Environnement sur le SDRIF-E

  • Rejet de l’objectif d’une production annuelle de 70 000 logements, alors que l’augmentation annuelle de la région est de 50 000 nouveaux habitants. À Aulnay, nous sommes directement impactés par cette politique de construction qui défigure notre commune et détruit de nombreux arbres et jardins. Aulnay Environnement souscrit entièrement au principe énoncé par FNE : que la construction de logements soit corrélée à la création d’emplois, ce qui serait parfaitement cohérent avec l’ambition de la municipalité qu’Aulnay ne soit pas une ville dortoir.
  • Même dans une commune comme Aulnay où le taux dépasse les 30%, nous souhaitons qui soit inscrit un encouragement au développement de l’habitat social, 75% des franciliens étant éligibles à ce type de logement. Nous souhaitons que ce développement soit en lien avec une lutte contre la ségrégation géographique, très sensible à Aulnay par une opposition nord-sud.
  • Revoir un polycentrisme mal pensé : Aulnay, 4e ville du 93, est absente du schéma polycentrique, absorbée dans un pôle « Roissy » qui n’a aucune réalité politique et citoyenne. Aucune structure de concertation et de co-construction n’est en place à ce niveau, et inexistante dans le territoire principal, Terres d’Envol, alors qu’un conseil citoyen (CODEV) est prévu par la loi dans tous les établissement territoriaux.
  • Interdire sur la friche PSA la création de zone logistique sans desserte effective par voie ferroviaire, les voies de circulation étant déjà saturées dans le nord d’Aulnay, alors qu’une voie ferrée desservait l’ex-site PSA.
  • l’hypothèse ayant été envisagée sur Aulnay, une implantation éventuelle de Data Center répondant aux critères identifiés par l’Institut Paris Région (Adapter le bâti au tissu existant, privilégier des constructions en hauteur, définir au préalable les limites d’extension possible, favoriser la mixité programmatique (restauration, bureaux, coworking, etc.), adapter l’offre en accessibilité (parking vélos/voitures, transports en commun, etc.), limiter au maximum l’imperméabilisation des sols, intégrer des systèmes de refroidissement performants et écologiques, favoriser les mutualisations énergétiques (récupération de chaleur, stockage d’électricité, etc.) et renforcement nécessaire en infrastructure électrique (poste source)
  • Rejet de la dérogation à l’objectif de ZAN (Zéro Artificialisation Nette) décidée par l’État pour 2050. La région se prépare à ne ralentir que modérément les constructions sur les espaces naturels en pleine terre. Dans une ville comme Aulnay, en dehors des parcs municipaux et départementaux, ces espaces sont devenus rarissimes, et la municipalité actuelle les artificialise sans état d’âme : ce fut le cas du vaste terrain du club canin transformé, sans en informer les habitants, en zone d’activité ; ce sera le cas du terrain attenant au stade du Moulin Neuf pour le nouveau commissariat, préféré au projet avancé par l’équipe municipale précédente du côté de Savigny. Et que se prépare-t-il sur le terrain près du vélodrome, si important pour tous les habitants du secteur ? Nous souhaitons que soit appliqué sans délai à Aulnay comme dans toute la Région le principe ZAB, Zéro Artificialisation « Brute », et non pas « Nette », qui permet de compenser l’artificialisation à un endroit par une renaturation ailleurs, ce qui est globalement un miroir aux alouettes.
  • Aulnay sous-bois est une ville exposée aux inondations en cas de précipitations exceptionnelles (la dernière en date remontant à 2013) Des travaux d’amélioration du réseau d’évacuation des eaux pluviales ont été entrepris, mais nous craignons que l’intensification de l’imperméabilisation des sols causée par une politique aveugle de construction sur dalle où la pleine terre n’existe pas, annule ces améliorations du réseau. Nous demandons donc qu’un zonage pluvial soit établi et qu’il soit intégré aux documents réglementaires.
  • Nous demandons que soit inscrit dans le SDRIF un objectif de 50% d’espaces perméables, non par commune, mais par quartier. Les grands parcs au nord d’Aulnay (Sausset, Ballanger) faussent en effet la moyenne, d’autant que la déclivité du terrain expose davantage certains quartiers.
  • Une protection du patrimoine végétal de la zone pavillonnaire reposant sur l’utilisation de données à haute précision, comme l’outil Cartovégétation. Dans la brochure distribuée au public (IDF objectif 2040, p7 & 9), nous déplorons que les illustrations schématiques évoquant la densification des zones d’habitat individuel ne fassent pas apparaître les jardins entourant chaque maison, et laissent croire que subitement, avec l’habitat collectif, vont surgir ex nihilo les espaces verts, introduisant un biais interprétatif extrêmement trompeur quand à l’évolution de la qualité de l’espace, autant paysagère qu’écologique.

Source : association Aulnay Environnement

Le dernier tract municipal d’Aulnay-sous-Bois, un florilège des techniques d’enfumage selon Aulnay Environnement

Vous trouverez en cliquant sur l’image ci-contre le dernier bulletin de l’association Aulnay Environnement concernant le dernier bulletin municipal où l’urbanisme a la part belle.

Aulnay Environnement interpelle Denis Cahenzli sur la concertation

Monsieur l’Adjoint au Maire,

Dans le souci d’apporter à la réunion du 5 décembre 2023 toutes les garanties d’un débat réellement démocratique, nous vous prions de bien vouloir donner à tous les participants les moyens de préparer correctement cette réunion :

  • La publication sur le site de la ville du dossier de concertation (comme cela avait été le cas pour la concertation de 2017-2018) permettant une réflexion préliminaire sur les « hypothèses ambitieuses pour l’amélioration du cadre de vie, des mobilités, du bâti et de l’aménagement de l’espace public », en particulier la communication de la carte indiquant le périmètre concerné. L’expérience de la première réunion, avec un powerpoint peu lisible, projeté sur un écran de taille insuffisante et ébloui par l’éclairage ambiant ne permettait pas une bonne lecture. L’idéal serait évidemment d’offrir à chacun à l’entrée de la salle, un dossier imprimé.
  • Une restitution convenable de la concertation de 2017. Les archives d’Oxygène nous ont permis de retrouver une référence à cette concertation sur le bas de la page 12 du n°247 de juillet-août 2018. Les 476 contributions sont résumées en 7 lignes et demie : « Les participants se sont exprimés sur la place des piétons et des modes doux, la place de la voiture, la valorisation des parcs existants. Ils ont aussi émis le souhait de développer davantage de commerce de proximité et d’avoir des équipements publics pour tous les âges. Enfin, ils ont noté leur préoccupation sur la qualité résidentielle et la préservation du patrimoine bâti. » Rien d’autre. Nous pensons que ce résumé très vague ne peut être considéré comme une restitution convenable, nous vous demandons donc de faire connaître précisément les préconisations avancées alors par les Aulnaysiens. Celles d’Aulnay Environnement sont consultables sur notre site, rubrique « Études » (5 pages)
  • Pour nous donner confiance en la promesse de « co-construction » sur laquelle s’achève l’article cité d’Oxygène, nous vous serions obligés de bien vouloir nous indiquer quelles mesures ont été prises depuis 2018 en réponses aux préoccupations des Aulnaysiens concernant « la place des piétons et des modes doux, la place de la voiture, les équipements publics et la préservation du patrimoine bâti » dans le quartier Centre-Gare.

Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir nous donner une réponse avant la réunion du 5 décembre. Nous sommes conscients que le délai est très court, mais nous n’avons eu l’annonce de cette réunion qu’hier mardi 28 novembre, délai tout aussi court pour que les Aulnaysiens qui veulent participer à cette réunion aient toutes facilités pour s’organiser. Il serait bon de proposer à la fin de chaque réunion la date de la suivante, et d’en décider en commun avec l’assemblée, un opportun préambule démocratique.

Veuillez croire, Monsieur l’Adjoint au Maire, à l’expression de notre haute considération.

Source : L’ensemble des membres du Bureau d’Aulnay Environnement

Résidence senior Croix Blanche à Aulnay-sous-Bois : On change les règles !

Que faire lorsqu’on a approuvé un permis de construire dont on n’a même pas vu qu’il ne respectait pas le règlement du PLU, de sorte qu’Aulnay Environnement et Q.C.B.E. ont attaqué le projet et qu’on a été obligé de le retirer ?

Qu’à cela ne tienne, il suffit le changer le règlement ! La 4e modification du PLU d’Aulnay-sous-bois, déjà approuvé par le Conseil de Territoire,  permet de calibrer précisément le règlement sur le projet du promoteur !

·       imposer rue Jean Jaurès « ce signe architectural ponctuel » :

 « il sera possible de créer un élément architectural marquant dans un plafond de hauteur de 16 mètres » (p6/11)

Ainsi on se dispense des règles auxquelles le règlement contraint le simple citoyen, qui dans la zone UG  ne peut élever de nouvelle construction au-delà de 11m.

Mais ne boudons pas notre plaisir de pouvoir bénéficier d’un si bel embellissement de notre paysage urbain ! Cela valait bien une modification du PLU !

  • Mettre les places de parking à la portion congrue:

La modification du PLU indique que pour une « résidence senior » d’une centaine de logements, avec des services spécifiques pour cette tranche d’âge, « le nombre d’employés (est) éventuellement inconnu lors du dépôt de la demande d’autorisation» (p 7/11). Il suffit de consulter sur le net les effectifs dans certaines résidences senior : une vingtaine de personnes! Alors que nous avions relevé l’insuffisance du nombre de places de parking, il est encore réduit au minimum : au lieu de « 1 place pour 3 employés + 1 place pour 200m2 de SDP (Surface De Plancher) », on exigera juste « 1 place pour 250 m2 de SDP ». Soit pour l’ancien projet  de 5000m: 25 places + places employés. On tomberait  à 20 places ! Les employés imprévisibles, les résidents et les visiteurs n’auront qu’à se garer dans une rue déjà saturée. Ou sur les trottoirs, comme c’est la coutume de laisser-faire à Aulnay !

Cependant, quelques articles n’ont pas pu être changés :

  • «Toutes les façades doivent être conçues de sorte à ne pas porter une atteinte excessive à l’unité architecturale de leur environnement bâti ». (article 11/2.3). Les participants au Conseil de Quartier s’étaient précisément scandalisés de l’aspect d’un projet dont la volumétrie, les matériaux et les teintes sombres étaient en rupture complète avec le bâti environnant.
  • « La vue sur les cœurs d’ilots doit être conservée pour les façades (…) présentant un linéaire supérieur à 20 mètres ». Or le projet qu’Aulnay Environnement et Q.C.B.E. ont combattu avait une façade de 80 mètres ! 

Le nouveau projet tiendra-t-il compte du refus des riverains de voir implanter en plein quartier pavillonnaire un ensemble digne des casernes  qui ont fleuri dans toutes les villes des l’Est de la France à la fin du XIXe siècle ?

Est-ce cela, l’intention affichée de « défendre la zone pavillonnaire » ?

Il reste un point essentiel : cette « résidence senior » qui n’est pour l’instant qu’une opération immobilière privée remplaçant un établissement public dépendant du Centre Communal d’Action Sociale (Les Cèdres) peut-elle être vraiment assimilée à un CINASPIC (Construction ou Installation Nécessaire à un Service Public ou d’Intérêt Collectif) ? C’est en effet sur cette dénomination que repose la justification de ces modifications.

Nous serons très vigilants sur le nouveau permis de construire dont nous espérons, lorsqu’on en demandera la communication, qu’on ne nous dira pas, comme pour le précédent : « on ne sait pas où il est !»

QUAND LES ÉLUS VOUDRONT-ILS BIEN ASSOCIER LES AULNAYSIENS À LA TRANSFORMATION DE LEUR VILLE ?

Source : Aulnay Environement

Résidence senior Croix Blanche : Aulnay Environnement et QCBE ont gagné la première manche

Suite à la requête présentée devant le Tribunal Administratif par Aulnay Environnement et QCBE contre le permis de construire (tacite !) de la Résidence Croix Blanche, LE MAIRE A RETIRÉ SON PERMIS.

D’évidence, les conseils du Maire ont compris que les arguments de notre avocate étaient imparables. Rappelons quelques-uns des manquements au PLU relevés dans le permis de construire :

  • Une surface insuffisante et un emplacement inadéquat pour les locaux d’ordures ménagères, aussi bien pour leur dépôt par les résidents que pour leur enlèvement
  • Un nombre de places de stationnement insuffisant, un local vélo et deux roues motorisées non conforme
  • Une vue sur le cœur d’ilot complètement obstruée sur 80 m, alors qu’elle doit être préservée au-delà de 20 mètres de façade.
  • Hauteur de 16 mètres non conforme au règlement
  • Une volumétrie, des matériaux et des teintes sombres en totale rupture avec le bâti environnant, portant atteinte à l’intérêt du quartier

Quelques enseignements :

  • Incompétence de la direction des services de l’urbanisme qui a donné aveuglément son accord tacite à un projet non conforme. Combien d’autres projets ont été ainsi acceptés ?
  • Nécessité du recours coûteux en justice pour faire entendre la voix du simple bon sens, dans une ville où l’arbitraire est roi et où l’on doit constater le refus de tout dialogue. RAPPELONS QUE CE PROJET A PROVOQUÉ UN TOLLÉ AU CONSEIL DE QUARTIER, CE QUI N’A EU AUCUN EFFET SUR LA MUNICIPALITÉ.

Qu’il soit bien clair que nos associations ne sont ni contre les constructions dans l’absolu, ni contre l’augmentation des possibilités d’accueil des seniors. Mais elles tiennent à dénoncer une fois de plus une opération qui en cache une autre :

  • Il n’est pas question d’une nouvelle résidence à Aulnay, mais du remplacement du foyer des Cèdres, avec une offre sensiblement supérieure de logements, mais plus petits, et sans rapport avec l’augmentation de la demande.
  • Il s’agit d’un changement complet de statut : Les Cèdres sont un établissement public dépendant du Centre Communal d’Action Sociale, avec des logements en location, Croix Blanche sera une résidence dont les logements seront accessibles sur le marché immobilier.
  • Il s’agit en fait de réaliser une belle opération immobilière, les bords du canal libérés par la démolition des Cèdres constituant un emplacement particulièrement convoité.
  • Les résidents y gagneront un équipement qui sera (peut-être !) plus aux normes, mais ils y perdront en agrément, au croisement de deux rues particulièrement bruyantes aux heures de pointe, avec comme seul espace vert le patio d’une résidence qui, dans le projet actuel, a l’apparence d’une caserne XIXe siècle.

La résidence senior va prendre quelque retard, mais nous n’en sommes pas responsables. Une véritable concertation avec les riverains et avec les usagers (par exemple, leur a-t-on dit qu’il leur faudrait traverser tout la résidence pour déposer leurs ordures à côté du parking ?)  aurait fait gagner du temps.

IL FAUT CEPENDANT S’ATTENDRE À CE QUE LA MUNICIPALITÉ PERSISTE DANS SON MÉPRIS POUR LES CITOYENS ET CHOISISSE DE PROPOSER UN RÈGLEMENT DU PLUI PERMETTANT DE CONSTRUIRE PLUS HAUT ET ENCORE PLUS MASSIF

 L’AULNAY DE DEMAIN DOIT SE FAIRE AVEC LES AULNAYSIENS, PAS CONTRE EUX !

Source : Aulnay Environnement

Aux Prévoyants à Aulnay-sous-Bois, le Conseil de Quartier a été un plein succès

1/ Pour les riverains de la rue Louis Blanc, célèbre artère aulnaysienne, qui ont une fois de plus pu faire entendre longuement leurs doléances (ralentisseur ou pas ?). Quant à ceux de l’avenue Jean Jaurès, transformée chaque matin en autoroute par la grâce du nouveau plan de circulation, ils devront attendre encore pour que l’on se préoccupe d’eux. Après tout, ils n’avaient qu’à venir en force. 

2/ L’avenir de l’ilôt Averino est radieux : grâce à l’action énergique de la municipalité, il a failli tomber en de mauvaises mains, celle d’un promoteur qui ne plaisait pas. Certes, il a fallu avoir recours à une « solution conservatoire » en transformant temporairement les locaux de Pôle Emploi en salles pour les associations et l’autoproclamée démocratie locale, mais il y a bien mieux à faire avec cet ensemble. Supprimer dans une vaste opération de 122 logements le garage situé à côté d’Averino est un avantage majeur. Soyons reconnaissants à la municipalité d’avoir dépensé 350 000 € de travaux pour nous offrir durant quelques années l’illusion que la vie associative était une priorité. Merci de nous avoir caché le but ultime de cette opération. Il faut aussi être capable d’offrir du rêve. Savoir qu’il ne s’agissait que d’un pis-aller aurait pu gâcher notre plaisir de profiter du bel équipement moderne et lumineux qu’on nous a si bien vanté (voir un précédent communiqué sur le site aulnayenvironnement.fr).

3/ Le ferme Garcelon échappera à la mainmise des habitants : le projet de Tiers-lieu, qui aurait obligé l’Autorité municipale à partager l’animation avec des habitants a été sagement ignoré. Avec la même sagesse, on ne s’est pas attardé sur des espaces (bien plus petits qu’à Averino) dévolus à la vie associative, car l’essentiel est ailleurs : la nouvelle mairie annexe, grâce à la suppression d’espaces d’attente inutiles, sera bien plus agréable que l’affreux préfabriqué actuel. Mais il faudra être patient : ce sera très long.

4/ La résidence senior : une action en justice administrative étant en cours, on comprendra qu’il serait déplacé de répondre aux objections exprimées il y a plus d’un an par le public du Conseil de Quartier et reprises dans l’argumentaire d’Aulnay Environnement (voir un précédent communiqué sur le site aulnayenvironnement.fr).

5/ Le nouveau commissariat : certes, on a perdu une dizaine d’années, avec l’abandon d’un projet pourtant moins coûteux avancé par une municipalité d’un autre bord politique. Mais on a finalement bien fait d’attendre : la découverte du projet architectural a été un grand choc esthétique. Les amoureux de l’architecture du mur de l’Atlantique seront ravis. A ce bunker, il ne manque que l’artillerie pour faire face aux menaces. Il est vrai qu’entre le lycée et le collège, le lieu est particulièrement bien choisi. Que les associations sportives soient privées d’un parking déjà insuffisant à chaque compétition n’est pas un problème, on pourra laisser entrer tout un chacun dans le parking du lycée. Comment alors sécuriser le lycée ? Bigre, on n’y avait pas pensé ! Mais faites-nous confiance, on est des professionnels, on va vous trouver une solution !  

6/ La voie du périphérique réservée lors des Jeux olympiques : à la demande d’un membre du public « qui se sent concerné par le sujet ? », personne n’a levé la main, mais l’essentiel a été fait, puisqu’on a quand même invité les aulnaysiens  à signer la pétition lancée par le parti de la présidente de région. La politique politicienne a des droits, tout de même !

7/ Le Campus numérique : les investisseurs privés sont des gens formidables, IBM en tête, qui vont largement financer ce beau projet.

8/ L’aménagement du canal : pour en savoir plus, se reporter aux panneaux affichés sur place.

UN PLEIN SUCCÈS, QU’ON VOUS DIT ! ET IL NE FAUT PAS OUBLIER LE MEILLEUR : EN GARANTISSANT LE MOINS DE PUBLICITÉ POSSIBLE À CETTE RÉUNION, EN REGROUPANT PLUSIEURS CONSEILS LE MÊME SOIR,  ON A RÉDUIT LE NOMBRE DE MAUVAIS ESPRITS, ET SURTOUT, ON A RÉUSSI À AVOIR UN AUDITOIRE LIMITÉ À UNE QUINZAINE DE PERSONNES !

Source : Aulnay Environnement

Avec Aulnay Environnement contre Val Fancilia, la victoire du bon sens et de l’intérêt général

1/ Val Francilia

Le Val Francilia de 2019 est donc mort, celui contre lequel, avec l’association VME, nous avons lutté. Finis les logements sous la zone de bruit, finie l’amputation et la privatisation du Parc Ballanger ! Cela, sans la campagne d’information lancée par les deux associations, les Aulnaysiens devaient l’ignorer, puisqu’aucun plan ne leur avait été communiqué. Or voilà qu’un plan (bien petit et imprécis) du nouveau Val Francilia figure enfin dans Oxygène. Et qu’y voit-on ? Que nos préconisations ont été adoptées par la municipalité. La friche PSA semble bien réservée aux activités économiques (au passage, que fait-on de la chaleur générée par le datacenter ?), et le périmètre a changé, intégrant explicitement la fosse à la Barbière, la zone des Mardelles et la « zone des hôtels », les espaces sur lesquels les deux associations proposaient de reporter le projet d’aménagement (voir, entre autres sur le site d’Aulnay Environnement, le « cahier d’acteur » publié le 15 avril 2019, et la publication sur les blogs du 29 mai 2019). Mais les habitants  des Ormes peuvent s’inquiéter : leur quartier est toujours dans le périmètre de Val Francilia, de même que l’Institut médico-éducatif Toulouse-Lautrec. Pour quoi faire ? Les Aulnaysiens n’ont pas à le savoir, les informations sur Val Francilia ont été réservées aux « acteurs institutionnels et représentants d’entreprises», les seuls invités à la réunion du 24 janvier à Scohy.

Ce changement, conforme au simple bon sens, est bien à mettre l’actif des associations : sans la pression qu’elles ont exercée, les habitants n’auraient rien su de la véritable teneur du projet, et le Maire n’aurait pas renoncé à ce projet très mal pensé (mais il faut préciser qu’on était à la veille des élections). Un regret : tout l’argent dévolu à un cabinet d’études incapable de définir un projet raisonnable, en particulier en matière de circulation.

2/ La résidence senior Croix Blanche

Autre combat contre un projet aussi mal conçu, celui de la résidence senior de la Croix Blanche. Oxygène fait comme si de rien n’était, mais actuellement un recours d’Aulnay Environnement associé à QCBE entraîne un report des travaux et certainement une modification du permis de construire. Un permis accordé de façon « tacite » et qui présente encore de nombreuses aberrations, en contradiction avec le règlement du PLU (voir le dossier dans la rubrique « actions » du site d’Aulnay Environnement, mais qui n’a pas pu inclure les erreurs de conception interne, puisque nous n’avons eu accès, avec de grandes difficultés, qu’à une partie des documents, le reste n’étant accessible qu’après demande de notre avocate, dans le cadre du recours).  L’amélioration du projet sera là aussi imputable à l’action associative.

3/ Les conseils de quartier

Chacun peut le constater : les conseils de Quartier ne fonctionnent pas comme ils devraient. Le règlement (à consulter sur le site d’Aulnay Environnement) prévoit une assemblée de conseillers qui élaborent des projets pour le quartier et pour la ville, alors qu’il ne s’agit actuellement que d’un hybride de tribune pour la municipalité et de bureau des doléances avec tout un florilège de réponses dilatoires. Nous vous invitons à agir pour que les Conseils de Quartier soient conformes à leur vocation et au règlement voté par la municipalité (à consulter sur aulnayenvironnement.fr), en contactant notre site pour signer une lettre au Maire, prélude à un recours en plus haut lieu.

POUR LA DÉFENSE DE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL, GENS DE BONS SENS, REJOIGNEZ AULNAY ENVIRONNEMENT !

Ferme Garcelon à Aulnay-sous-Bois : l’incorrigible équipe championne du catimini

Voilà que sont apparus ces derniers jours sur les clôtures de la ferme Garcelon des avis tout à fait inattendus, et fort discrets : on va démolir ! Un bâtiment patrimonial que la municipalité se vantait d’avoir préservé ! Certes, on n’annonce qu’une « démolition partielle » ! Mais l’avis porte sur 3 parcelles !

Entendons-nous bien : le scandale, ce n’est pas que l’on abatte, c’est que l’on ne nous dise pas quoi ! Alors que vient de se réunir le Conseil de Quartier des Prévoyants, quartier sur lequel se trouve la ferme Garcelon, et qu’il a été expressément demandé par le rapporteur démissionnaire en ouverture de cette réunion que l’on éclaire les riverains sur le destin de la ferme, étroitement lié à la suppression prévue de la mairie annexe de la Croix Blanche, éclaircissements qu’on ne cesse de réclamer depuis des mois.

Tout dans ce quartier en particulier se fait en catimini, juste après le Conseil de Quartier, par un affichage le plus discret possible, et pendant des vacances : tout est fait pour mettre les habitants devant le fait accompli, lorsqu’il sera trop tard : destruction de l’espace AVERINO, construction d’un monstre architectural sur le terrain de la Croix Blanche, et maintenant démolition sur le terrain Garcelon.

Il faut aller au Centre administratif, dans le couloir étroit où sont affichés les permis, pour apprendre ce qui est concerné : « boxes, appentis, locaux réserves ». Projet : « accueil d’une mairie annexe, d’une salle de danse, une salle de cours, des locaux administratifs ». Fort bien ! Une mise au point devant le Conseil de Quartier aurait été si simple !

Mais cette équipe de champions de la communication estime n’avoir de compte à rendre à personne ! Elle  considère qu’on n’a pas à mettre le nez dans ses affaires, car elle seule sait ce qui doit être fait !

Sauf qu’elle n’arrête pas de changer d’avis ! On nous a longtemps parlé d’un restaurant gastronomique, jusqu’à ce que sur le site de la ville, on puisse lire, et c’est toujours le cas : « L’ancienne laiterie Garcelon représente une opportunité pour concevoir un projet répondant aux attentes des habitants du quartier, tout en garantissant une vision environnementale et pédagogique. Des activités autour de l’agriculture urbaine, la pédagogie environnementale et le développement durable seront proposées. Un verger, un potager, un hôtel à insectes ou encore une basse-cour seront aménagés, ainsi qu’une serre pédagogique. »

Donc c’en est fini de la vision environnementale et pédagogique, dans laquelle, c’est bien connu, l’équipe au pouvoir ne cesse de faire la démonstration de son exceptionnelle compétence ! En fait il semble bien que c’est le jeu des chaises musicales qui continue, face à l’impératif absolu des grands programmes immobiliers. Tout laisse à croire qu’il s’agit de reloger des activités installées dans l’espace Averino promis à la destruction au profit d’un projet immobilier de 200 logements. Mais ça, il ne faut surtout pas en parler l

Notons au passage qu’on se vante de répondre « aux attentes des habitants du quartier » ! Mais où diable les dits habitants ont-ils bien pu exprimer leurs attentes ?

L’entêtement de cette municipalité à refuser tout dialogue dépasse l’entendement.

Source : Aulnay Environnement

Aulnay Environnement derrière un exercice d’enfumage

La réunion plénière du Conseil de Quartier du Vieux Pays a mis en relief au moins deux choses :

  • l’incapacité de l’équipe municipale à mettre en place une véritable institution de démocratie de proximité, au moyen d’une véritable parodie d’élection, dans le total mépris du règlement
  • l’exaspération des Aulnaysiens devant la multiplication des programmes immobiliers, particulièrement celui de 200 logements sur le site du Soleil Levant

Elle a aussi permis d’assister à un bel  exercice d’enfumage exécuté par un expert en la matière.

Le second adjoint au Maire s’est employé à ignorer la revendication des habitants en confondant multiplication des immeubles et croissance démographique, avec un exposé pour affirmer que cette croissance était faible en s’appuyant sur les chiffres de l’INSEE. Personne bien sûr n’a pu contester ni noter ces chiffres, et le noyage du poisson immobilier était réalisé : faible croissance, on pouvait conclure que la densification du bâti était une illusion.            

Reprenons les chiffres de l’INSEE, qui permettent de dégager des tendances sur la période 2013-2019.

  Population totale d’Aulnay Nombre de logements
2013 82 634 habitants 29 846
2019 86 969 habitants 32 168
Évolution

2013-2019

+ 4335 habitants, +0,9%/an  
 + 5,24% au total + 7,7%

Premier enseignement : utiliser les chiffres de la population pour estimer l’impact de la construction n’est pas pertinent. Le nombre de logements augmente plus vite  que la population, et depuis 2019 le phénomène a dû s’accentuer.

Deuxième enseignement : prétendre que la croissance de la population d’Aulnay est faible, et que le cap des 100 000 habitants est éloigné, est une contre-vérité : la population augmentant d’environ 800 habitants par an, LE CAP DES 100 000 HABITANTS SERA ATTEINT DANS MOINS D’UNE DOUZAINE D’ANNÉES, avec un rajeunissement tendanciel de la population, et donc une hausse des naissances et une moindre part des personnes âgées, donc des décès. Certes entre 2019 et 2021, l’excédent des naissances sur les décès a baissé, passant de 932  habitants en plus à seulement 712, mais la mortalité due au covid a dû jouer, et rien ne prouve que cette tendance à la baisse de l’excédent naturel va se poursuivre. De plus, il faut aussi prendre en compte le solde migratoire (entrées-sorties de la commune), certes faible, mais qui doit être ajouté à l’augmentation due au solde naturel.

Noyer l’auditoire dans les chiffres est un procédé bien connu, et il faut l’avouer, assez efficace. Il est donc  largement utilisé dans chacune des communications inscrites par les élus à l’ordre du jour des conseils de quartier, en masquant les vraies questions et les vrais problèmes.

Exemple de vraie question à se poser avec les chiffres de l’INSEE :

  Équipement automobile des ménages aulnaysiens % de ménages possédant 2 voitures
2013 28 297 22,5%
2019                       30 149, soit + 6,5% 23,2%

Voilà l’une des raisons pour laquelle la  multiplication des programmes immobiliers est un problème fondamental.

NOTRE RÉSEAU VIAIRE N’EST PAS EN MESURE D’ABSORBER CETTE CROISSANCE, UN ARGUMENT OPPOSABLE AUX EXIGENCES DE L’ÉTAT, AU LIEU DE RÉPÉTER EN BOUCLE QUE LA MUNICIPALITÉ EST IMPUISSANTE !

Source : Aulnay Environnement