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La gauche à Aulnay-sous-Bois alerte le Maire sur les mesures de Michel Barnier

Monsieur le Maire,

Le Premier Ministre Michel Barnier a présenté son projet de Loi de Finances 2025 ce jeudi 10 octobre. Compte tenu du « dérapage » considérable du déficit public de plus de 6% du PIB, son objectif est de le ramener à 5 %.

Pour y parvenir, les collectivités territoriales seront contraintes de contribuer au redressement des finances publiques par un effort considérable de 5 milliards d’euros.

Ces « économies » sans précédent sont en réalité des prélèvements supplémentaires de l’État !

Une récente simulation de ces ponctions sur les recettes des collectivités a été réalisée par Intercommunalités de France : la ville Aulnay-sous-Bois aurait une perte sèche de l’ordre de 3 360 482 € et le Territoire Paris Terres d’Envol de 2 337 395 €.

Aulnay-sous-Bois est une ville très contrastée, comptant des familles aisées et moyennes et des familles aux revenus modestes ou faibles. 26 % de la population vit avec moins de 852 € par mois et survit difficilement suite aux hausses du coût de la vie. D’où l’importance pour la municipalité de renforcer ses services publics et de les rendre accessibles à tous.

Aulnay est également une ville de contrastes entre des zones pavillonnaires et des quartiers d’habitat collectif dont certains, fort dégradés, sont en attente d’une rénovation.

Il reste beaucoup à faire pour rénover les logements, les rues et trottoirs, réindustrialiser le site PSA et pour adapter la ville au changement climatique.

Rappelons qu’il faut au moins 30 millions d’investissement par an pour maintenir la ville en bon état. La moyenne sur Aulnay depuis 10 ans était de 20 millions, 15 millions en 2024.

Or l’effort demandé par le gouvernement va impacter fortement l’investissement local et donc les Aulnaysiennes et Aulnaysiens.

Quant au Fond vert pour la transition écologique, il passe de 2,5 à 1 milliard au moment même où les collectivités vont devoir augmenter leurs investissements climatiques si elles veulent tenir les objectifs affichés à l’horizon 2030.

Nous ne pouvons rester inactifs face aux mesures budgétaires qui impacteront lourdement les communes, en particulier Aulnay-sous-Bois.

Nous, Conseillers Municipaux du Groupe PS, PCF et Citoyen.ne.s, vous demandons de lancer une initiative commune sous forme d’un courrier indiquant l’opposition du Conseil Municipal aux ponctions prévues pour notre ville, compte- tenu de ses spécificités et du contexte économique difficile.

Nous vous demandons que ce courrier soit signé par l’ensemble des Présidentes et Présidents des groupes du Conseil Municipal. Nous pourrons alors proposer à la Députée de notre circonscription, Madame Nadège ABOMANGOLI d’y souscrire. Ce courrier sera adressé au Premier Ministre Michel BARNIER et ses ministres chargés de l’économie, du budget et des comptes publics, ainsi qu’à la Ministre du Partenariat avec les Territoires et de la Décentralisation de France, Madame Catherine VAUTRIN.

Dans l’attente de votre retour, veuillez recevoir Monsieur le Maire, nos salutations les meilleures.

Source : Oussouf SIBY Conseiller municipal, Conseiller territorial, Président du groupe des élu.e.s socialistes, communistes et citoyen.ne.s,

Les élu.e.s du groupe PS, PCF, Citoyen.ne.s : Sarah Kassouri, Guy Challier, Jean Marie Touzin

Les élus de Gauche à Aulnay-sous-Bois passent au crible le budget

Le vote du Budget 2024 a eu lieu le 3 avril, au Conseil Municipal. Nous avons immédiatement signalé que les bilans 2023 et 2024 sont non conformes aux instructions comptables : l’excédent 2023 est FAUX, c’est 2 M et non pas 4 et le rééquilibrage effectué n’est pas permis.

Bilan 2023.

Recettes de fonctionnement 171, 8 M – Dépenses 169 M, léger excédent de 2, 037 M.

Mais après remboursement obligatoire de la part de la dette annuelle (l’annuité), l’épargne nette, qui doit financer les investissements (projets, travaux) devient fortement NEGATIVE à – 7,83M.

Cette année, plus que jamais, ce bilan montre les conséquences néfastes d’une politique d’emprunts à marche forcée depuis 10 ans. Alors que les recettes ont augmenté de 3,82 M€, l’annuité a augmenté de 7,11 M€ pour atteindre 20 M fin 2023.

Cette année encore, le remboursement de la dette de 20 M et une épargne largement négative, conduisent le budget dans une impasse : la majorité va recourir à nouveau à l’emprunt en 2024 pour financer les travaux.

 Budget 2024

Recettes de fonctionnement : 171 M – Dépenses 166 M

Les charges de personnel passeraient de 92,8 M à 92,1 M en 2024. Cet objectif semble bien utopique car il ne tient pas compte des mesures de l’État en faveur de la revalorisation des salaires. La baisse de 0,7 % est en réalité plus importante, de l’ordre de 2 % avec la hausse naturelle liée aux avancements d’échelon et de grade.

L’objectif de la majorité est de réduire le poste de dépenses le plus important, la masse salariale (55,54 % du budget de la ville) : réduction drastique des effectifs par des privatisations de services municipaux, le non remplacement des départs de retraite, peu ou plus d’embauches. Les agents municipaux feront les frais de cette politique d’austérité, avec des risques de surmenage, de maladies ou d’accidents. Les aulnaysiens subiront également les conséquences de services réduits.

Le programme d’investissements

Les dépenses pour les travaux et projets sont toujours inférieures à la moyenne des communes équivalentes : Aulnay ne consacre que 13% de ses recettes pour investir, contre 20 % pour les communes équivalentes.

Après 2 années d’investissements exceptionnelles pré-électorales 2019 – 2020, le budget pour les investissements chute encore. Il est plus bas que la moyenne de 22 M par an depuis 2014, déjà insuffisante puisqu’il faudrait 25 à 30 M de travaux par an.

Ainsi, 17,7 M en 2022 puis 18,2 M en 2023 (au lieu des 29 M prévus). Pour 2014, prévision de 22,5 M mais les programmes ne sont réalisés ces dernières années qu’à 50 à 60%.

Il est prévu : 13 M de projets dont 7,5 M pour « autres équipements » sans détails, la laiterie Garcelon 2,5 M, la vidéoprotection 1,2 M, l’antenne jeunesse Stade Berteaux 1,15 M.

Et pour le socle de travaux 9 M. Travaux divers 5,4 M, informatique 1,4 M, rénovation du bâti, une misère 1,9 M, et pour les espaces publics il n’y a que 81 600 €.

La dette : 160 M fin 2023 au lieu de 176M fin 2022, baisse en partie due à 0 emprunt mais la situation peut changer avec 10 à 12 M d’emprunt en 2024 et des taux bancaires en hausse.

Durée pour désendetter la ville : 22 ans et 6 mois au lieu de 6 ans et 1 mois pour les villes équivalentes. On dépasse largement le seuil critique de 15 ans.

Montant de la dette par habitant 1 848 €, contre 1 344 € dans les villes de même strate.

Les taux d’imposition :

Taxe Foncière communale sur le bâti : 30,69% contre 38,28% au national, et 39% au département. Taxe Foncière communale sur le non-bâti : 24,59% contre 50,4% au national, 40,89% au département.

Le taux particulièrement bas pour le non bâti prive depuis des années les aulnaysiennes et aulnaysiens de recettes complémentaires.

Conclusion :

La politique budgétaire du Maire et de ses élus ont mis notre ville dans une situation d’exception par rapport aux autres villes de même strate ! Une exception par une épargne nette chroniquement négative, par la faiblesse des investissements, par sa dette faramineuse, la 2ième ville la plus endettée du département.

Le budget 2024 est à peine équilibré mais le Maire et ses élus poursuivent la même politique qui mène à une quasi faillite financière sans répondre aux besoins des aulnaysiens : économies dans les services publics, réduction des effectifs des agents communaux – hausses successives des tarifs des services municipaux pour augmenter les recettes – de nouveaux emprunts pour financer les investissements (pourtant insuffisants), ce qui va pénaliser davantage les futures générations.

Les aulnaysiens méritent mieux !

Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN

Pour la Gauche, la situation budgétaire d’Aulnay-sous-Bois est catastrophique

Les 4 pages d’Oxygène d’autosatisfaction du tandem Beschizza – Fleury à propos du budget appellent de nouveaux commentaires ! En couverture, reprise du « coup de com’ » affiché dans toute la ville :

La Ville se désendette pour la 1ère fois depuis 16 ans et toujours 0% d’augmentation d’impôts.

C’est une astuce, un tour de passe-passe pour masquer leur fiasco budgétaire car :

Pour la 1ère fois, la ville atteint le record historique d’une dette de 176,7 millions ! Pour la 1ère fois, Aulnay sur la 2ème marche du podium des villes les plus endettées du 93 !

 Nous l’avons expliqué dans notre tribune :

Aulnay a des recettes correctes : 1970 € par habitant en 2023 (communes équivalentes : 1575 €) mais des dépenses élevées : 1940 € par habitant (communes équivalentes : 1342 €). Conséquence : depuis 2015, les caisses sont vides en fin d’année. L’épargne nette qui doit financer les investissements (aménagements et travaux) est négative (- 5,7 M en 2022).

 Solution choisie par la municipalité pour pouvoir investir, l’ EMPRUNT : 22 M en moyenne par an.

Dette de 176,7 M soit par habitant : 2027 € (communes semblables : 1360 €)

Temps pour tout rembourser : 20 ans 5 mois (autres communes : 6 ans ). Seuil critique 12 ans.

17,7 M c’est la part annuelle de dette à rembourser en 2022 contre 9 M en 2013

Situation absurde : sur 20 M empruntés, 17 M remboursent la dette.

Pour sortir de cette fuite en avant, l’équipe Beschizza a choisi ZERO emprunt à partir de 2023. Avec le remboursement de l’annuité et 0 emprunt, la dette baisse forcément ! Beschizza et ses élus crient victoire pour une simple logique mathématique et une baisse insignifiante de 150 000 €. Rien à voir avec leur soi-disant prouesse budgétaire.

 La dette n’a jamais été aussi haute et les investissements aussi bas.

Aulnay : 203 € par habitant pour les investissements, 322 € moyenne des villes semblables.

L’adjoint aux finances M. Fleury annonce un programme d’équipement de 20 M en 2023.

On peut croire que c’est beaucoup mais c’est insuffisant, il en faudrait 30 à 35 M par an, c’est ce qu’a réalisé l’ancienne municipalité de 2008 à 2014.

 Prévisions : 20 M dont 11 M pour les aménagements et 9,7 M pour les travaux courants . Belles photos dans Oxygène mais pour des aménagements réduits : poursuite de 2 projets (la structure rue du 8 mai, largement revue à la baisse, la laiterie Garcelon) et une nouvelle antenne jeunesse Stade Berteaux – Aménagement Concession Mitry Princet, 4,6 M non reconduits – 650 000 M pour les écoles : très insuffisant, 2 fois moins que pour les nouvelles caméras 1,4 M

Comment l’argent public est-il utilisé ? Pour 100 € dépensés, évolution par rapport à 2022 :

 Services généraux : 31 € au lieu de 27 € (inflation) – aménagements urbains : 15 € au lieu de 19 €

enseignement 12 € au lieu de 13 € – sport et jeunesse 12 € au lieu de 15 € – famille + culture

15 € – sécurité, salubrité 12 € au lieu de 5 € – santé, social, action économique, logement … 8 €

Constats : on voit bien que les économies portent sur les aménagements urbains. Le secteur sécurité salubrité fait un bond en avant (12 M pour la sécurité) – santé, social regroupés avec d’autres secteurs, en fait le secteur santé social ne représente que 5 €, c’est très faible.

L’arrêt des emprunts va au moins stopper l’explosion de la dette et la part annuelle à rembourser. Mais la situation reste catastrophique car l’équipe municipale ne dégage pas d’épargne nette, la différence entre recettes et dépenses étant infime. Rappelons aussi que le budget n’a été équilibré que par 10 M d’emprunts passés en fonctionnement ! Comment feront-ils l’an prochain ?

Le Maire et ses élus ont choisi de ne pas augmenter les impôts (en fait inchangés depuis 2003), pas même la taxe sur le foncier non bâti pour les entreprises, privant les aulnaysiens de recettes supplémentaires. Par contre, il augmente les tarifs des services (voirie, cantine, activités des seniors, péri et extra scolaires, sport, culture … et au territoire le ramassage des ordures ménagères…) ce sont des impôts déguisés supportés par les usagers.

 0% d’augmentation d’impôts mais des services publics réduits plus chers, certains privatisés. 0% d’augmentation d’impôts mais des investissements insuffisants : quartiers abandonnés, rénovations en panne, dégradation du patrimoine dont la voirie, plus rien pour la mise en accessibilité, l’adaptation de la ville au changement climatique …

On est bien loin de la présentation relookée et optimiste du budget 2023 par l’équipe municipale !

Source : communiqué opposition de Gauche à Aulnay-sous-Bois

Le tribunal administratif épingle la mairie de Drancy sur son budget 2019

Jean-Christophe Lagarde.
Paris, FRANCE-18/09/2015

La justice a annulé la délibération portant sur le budget de l’année 2019. Une décision qui arrive tardivement, l’exercice en question ayant été exécuté depuis longtemps. Ce qui n’empêche pas l’opposant qui a saisi le tribunal administratif de s’en féciliter.

Le tribunal administratif (TA) de Montreuil tape sur les doigts de la Ville de Drancy. Dans un jugement rendu le 14 janvier, la juridication indique qu’Hacène Chibane, conseiller municipal d’opposition, « est fondé à demander l’annulation de la délibération en date du 11 avril 2019, par laquelle le conseil municipal de Drancy a approuvé le budget primitif pour l’exercice 2019 ainsi que, par voie de conséquence, celle de la délibération du même jour, par laquelle ce même conseil municipal a approuvé les autorisations de programme et les crédits de paiement pour 2019 et celle de la délibération portant fixation du produit fiscal et des taux des impôts locaux pour 2019 ».

Source et article complet : Le Parisien

La Cour des comptes ausculte les failles de la Seine-Saint-Denis

Observée avant la crise, la baisse du chômage en Seine-Saint-Denis n’a pas permis de réduire les difficultés des publics les plus éloignés de l’emploi. Entre janvier 2017 et octobre 2021, le nombre de foyers recevant le revenu de solidarité active (RSA) a augmenté de plus de 7 %, passant de 82 220 à 88 230. Une hausse de plus en plus difficile à gérer par le territoire, a rappelé la Cour des comptes dans un rapport publié jeudi 13 janvier 2022. Les difficultés de réinsertion de ces publics accentuent le problème, puisque 44 % des bénéficiaires du RSA en Seine-Saint-Denis le sont depuis au moins cinq ans.

Source et article complet : Le Journal du Grand Paris

Le budget du Conseil départemental de 2022 de la Seine-Saint-Denis en baisse

Une enveloppe globale en baisse pour des secteurs en hausse

Une baisse totale qui s’explique tout d’abord par la renationalisation du financement du RSA, désormais pris en charge par l’état. Cependant, cela a permis une hausse des dépenses de fonctionnement et du budget d’investissement, d’après le Département. Ces deux secteurs ont observé par rapport à 2021 une hausse de 2,6% pour l’un et de 42% pour l’autre.

Soit 37 millions d’euros dépenses de fonctionnement pour atteindre 1,48 milliard d’euros. L’augmentation du budget d’investissement de 2021 représente 122 millions d’euros pour représenter la somme « jamais égalée » de 408 millions d’euros.

Source et article complet : Actu.fr

Intervention de Benjamin Giami sur le budget 2021 d’Aulnay-sous-Bois

Ce soir, nous devons donc voter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années. Avant de commencer, je souhaiterais faire un bref rappel sur les chiffres financiers et budgétaires de notre ville.

Le budget global de la ville s’élève à environ 219 millions d’euros, 151 millions d’euros au titre des dépenses de fonctionnement et 68 millions pour les investissements.

Sur les 151 millions d’euros de dépenses de fonctionnement, il faut rappeler qu’il y a plus de 94 millions d’euros dédiées aux charges de personnel.

Le poste des ressources humaines est donc très, voire trop important puisqu’il représente plus de 60% des dépenses de fonctionnement. Et ce qu’on remarque, c’est que même si l’on a moins de salariés, la masse salariale continue à progresser.

Alors pourquoi ? Déjà, simple exemple, vous avez multiplié par deux le nombre de Directeurs Généraux Adjoints, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, ce qui n’est pas justifié puisque vous mettez en place des délégations de services publics et que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol.

Les charges de personnel augmentent donc alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire extrêmement inquiétante. Alors, où allez-vous faire des économies ?

Par exemple, vos dépenses relatives aux sports et à la jeunesse passent de 5,9 millions d’euros à 4,8 millions€. Donc tout est une question de priorité, vous me direz. Mais baisser autant les dépenses dans ce domaine me semble être une erreur et un très mauvais signal à notre jeunesse.

Sur les dépenses d’investissement, vous avez de moins en moins de marge de manoeuvre. En 2020, 20% des dépenses étaient destinées au remboursement de la dette. En 2021, la part de ces dépenses dépasse désormais les 25 %. Oui, vous avez bien entendu : un quart des dépenses d’investissement est désormais destiné au remboursement de la dette. Et devinez quoi, sur les recettes de la ville, eh bien 28% proviennent de nouveaux emprunts ! Sans oublier que près de la moitié de cette dette est à taux variable. C’est un véritable cercle vicieux.

Après un mandat de mauvaise gestion, nous nous engageons sur la même voie, les dépenses d’équipement sont financées par l’emprunt… La dette s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions en 2014 à 160 millions d’euros aujourd’hui, pour atteindre selon vos projections 184 millions d’euros en 2025.

Le ratio de l’encours de dette par habitant augmente de près de 7% en une année, à environ 1900€ par habitant en 2021, sachant que la moyenne des villes de même strate est de 1410€. C’est-à-dire que toutes les dépenses à venir vont être grevées par cette épée de Damoclès que l’on a sur nos têtes.

Bientôt, vous ne pourrez plus rien faire, car la dette a pris une telle importance qu’elle ne pourra qu’augmenter. Les chiffres que je viens de citer sont éloquents. Et ce, en grande partie à cause des charges de personnel qui sont trop fortes et des dépenses inconsidérées que vous avez engagées ces dernières années, notamment un parking à 7 millions € où personne ne va.

Et que dire du stade nautique ? Si nous ne contestons pas l’utilité d’une piscine pour notre ville, nous nous interrogeons sur la réalité de son coût et la maitrise des dépenses à venir, quand on sait que le constructeur vient de vous demander 2,8 millions d’euros supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, en raison de retards liés à la pandémie et à des mesures de protection supplémentaires. Ce surcoût imposé à la ville est inquiétant pour la suite de la délégation de service engagée pour 25 ans.

Encore une fois, pour justifier votre manque de marge de manœuvre, vous n’aurez pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille. Vous pourrez encore et toujours justifier votre dette par la baisse des dotations de l’Etat. Pourtant, les chiffres sont là et sont sans équivoque. Même si les dotations avaient été maintenues, la dette aurait augmenté drastiquement.

Et pour faire suite à ce que vous avancez, il n’y a pas de comparaison possible entre la mission du gouvernement qui est de soutenir l’économie et d’aider les différents secteurs en crise, alors qu’avant cette crise, le gouvernement s’est toujours attaché à respecter la règle des 3%, et votre gestion imprudente de la ville depuis plus de 7 ans.

Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.

Source : Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Vidéo, Benjamin Giami s’inquiète du budget catastrophique de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Lors du conseil municipal du 7 avril 2021, chaque président de groupe pouvait s’exprimer sur le budget 2021 de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte, s’est exprimé sur le sujet et dresse un bilan bien sombre des finances de la ville :

  • Part de la charge du personnel
  • Salaire ahurissant des salaires des DGA malgré une délégation à Paris Terre d’Envol
  • Augmentation de la dette
  • Part du remboursement de la dette dans le budget
  • Augmentation de la facture pour le centre nautique

Compte-tenu de ce constat, Benjamin Giami a appelé à voter contre ce budget.

Ci-dessous, la vidéo de son intervention :

Benjamin Giami alerte Bruno Beschizza sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Merci Monsieur le Maire,

Je tiens tout d’abord à remercier les services de la ville pour ce rapport qui nous a été transmis la semaine dernière. Je sais combien il a dû être difficile de fournir tant d’éléments financiers et budgétaires au regard de la situation actuelle.

Avant d’aborder le point relatif au rapport d’orientation budgétaire, je souhaiterais rappeler que la crise sanitaire que nous vivons tous, depuis le début de l’année 2020, a poussé le gouvernement et les banques centrales à prendre des mesures fortes et efficaces pour préserver au mieux notre économie.

L’ampleur du soutien de l’Etat à l’ensemble des secteurs fait de la France l’un des pays les plus protecteurs au monde. Je pense notamment aux soutiens à l’activité partielle, au fond de solidarité pour les entreprises, aux prêts garantis par l’Etat, à l’aide exceptionnelle de solidarité, à la prime jeune précarité destinée aux moins de 25 ans ayant perdu leur emploi ou leur stage en raison de la crise etc.

Pour impulser un rebond économique et atteindre un niveau de croissance permettant de revenir au niveau d’activité d’avant-crise, le gouvernement a mis en œuvre un plan de relance de 100 milliards d’euros, le plus important de tous les plans de relance des Etats membres de l’Union européenne. Sur ces 100 milliards, 40 milliards seront financés par l’Europe. Avec un objectif simple : renforcer la compétitivité des entreprises, accélérer la transition écologique et préserver l’emploi et la cohésion sociale.

Et, bien évidemment, dans votre rapport d’orientation budgétaire, vous nous faites part de votre grande inquiétude quant aux mécanismes qui seront mis en place pour apurer cette dette COVID. Pas une seule fois, en revanche, il n’est fait mention des très grandes dépenses engagées par la région, présidée par la droite, voire même du département, présidé par la gauche.

Pour revenir à Aulnay, je souhaiterais commencer ici par un point intéressant à évoquer dans cette assemblée : la différence entre votre rapport de l’an dernier, où vous prévoyiez une dette de 153 millions d’euros en 2025, avec votre rapport d’aujourd’hui où vous prévoyez désormais une dette de 184 millions d’euros en 2025. Il y a un écart de 31 millions d’euros pour cette même année 2025, entre vos prévisions de l’an dernier et aujourd’hui !

Cela en dit long sur la fiabilité des projections que vous faites chaque année et sur la sincérité de votre rapport d’orientation budgétaire. Je me souviens surtout de certains des membres de votre majorité, qui faisaient l’an dernier ici-même un exercice d’autosatisfaction sur les bons chiffres budgétaires et financiers de la ville, forts de leurs 8000 voix aux élections municipales, alors que nous n’avons cessé de vous alerter sur la pente dangereuse que vous prenez. C’est quand même préoccupant de se tromper de 31 millions d’euros d’une année sur l’autre ! Il y a de quoi se poser des questions !

Et, bien évidemment, vos présidents de groupes vont encore une fois nous dire ce soir combien la situation financière de votre ville n’est pas dramatique, ou inversement dire que c’est la faute à l’ancien maire qui a quitté ses fonctions il y a sept ans, ou encore que c’est la faute au président Hollande ou au président Macron… Bref, ce sera forcément la faute à quelqu’un d’autre !

Ce soir, nous allons encore le répéter : la ville est dans une impasse financière dramatique. Il se passe aujourd’hui exactement ce que je vous ai dit il y a deux ans.

La dette continue d’augmenter à un rythme très élevé.

  • En 2020, nous étions à 162 millions d’euros de dette.Rappelons qu’en 2014, à votre arrivée au pouvoir, nous avions une dette de 100 millions d’euros.
  • Vous avez affirmé que la dette avait grimpé sous la mandature Ségura. C’est désormais faux : sous son mandat la dette grimpait de 11 millions d’euros, sous la vôtre c’est de plus de 10 millions. Vous n’avez pas du tout infléchi la pente. Bien au contraire.

Sur l’épargne nette, qui est je le rappelle les recettes de fonctionnement moins les dépenses de fonctionnement et le remboursement de capital :

Comme nous l’avons prédit il y a deux ans, l’épargne nette de la ville est désormais négative. Cela veut dire que la ville n’a pas assez chaque année pour rembourser sa dette. La ville d’Aulnay doit désormais emprunter pour rembourser la dette. C’est le serpent qui se mord la queue ! La ville n’a donc plus aucune capacité d’investissement propre.

J’aimerais juste rappeler ici que la pandémie que nous subissons de plein fouet depuis un an n’est en rien responsable de cette situation financière catastrophique. Les recettes de la ville ne sont pas liées au cycle économique, à part les droits de mutation qui sont restés stables à environ 2,4 millions d’euros.

Maintenant le futur. Quel futur attend notre ville ?

La situation financière va empirer, année après année. Et elle correspond une nouvelle fois à ce que j’ai annoncé il y a deux ans. Voilà ce qui nous attend :

  • Une épargne nette durablement négative pour les trois prochaines années. Au moins.
  • Une capacité de désendettement qui va empirer. Je rappelle qu’au-dessus de 10 années de capacité de désendettement, c’est-à-dire le nombre d’années qu’il nous faut pour nous débarrasser de notre dette, notre ville est en mauvaise santé financière.
  • Je rappelle aussi que le plafond prévu pour les communes de notre taille par la loi d’orientation des finances publiques est de 12 ans. 12 ans de capacité de désendettement maximum.
  • En 2020, Aulnay avait une capacité de désendettement de 14 ans, ce qui n’était pas bon. Désormais, pour 2021,vous prévoyez une capacité de désendettement de 30 ans ! Oui, 30 longues années.
  • Alors, vous nous dites que vous allez faire des efforts, et que par un coup de baguette magique vous allez redescendre à 18 ans pour les prochaines années. Pour ma part, je ne crois pas à la transmutation du plomb en or.

Vous savez très bien ce qui est en train de se passer. La dette de la ville augmente d’environ 10 millions d’euros par an : elle atteindra près de 190 millions d’euros fin 2024. Soit un quasi-doublement par rapport à la situation de 2014, à votre arrivée aux affaires. Je suis même malheureusement persuadé que nous serons bien au-delà de ces 190 millions d’euros de dette.

Votre rapport d’orientation budgétaire ose même présenter une baisse des investissements et une légère baisse de la dette en 2025. C’est une plaisanterie. Nous serons à ce moment-là en période pré-électorale et, bien évidemment, ce sera tout le contraire avec une hausse de la dette et une hausse des investissements.

Par conséquent, le groupe « Aulnay Plus Fière, Plus forte » n’est plus ici pour vous alerter ou vous dire combien il est inquiet pour notre ville, il est surtout ici pour alerter les Aulnaysiennes et les Aulnaysiens sur la pente dangereuse she vous prenez pour Aulnay.

Source : Benjamin Giami, conseiller municipal et chef du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Les élus Aulnay En Commun sur l’ésquisse du budget 2021 à Aulnay-sous-Bois

A propos des recettes , il y a encore beaucoup d’incertitudes quant à la crise de la covid et de la suppression de la taxe d’habitation. Vous soulignez les efforts financiers de la CAF , de la Métropole, du Département et de la Région pour aider les communes mais malgré ces coups de pouce non négligeables, vous prévoyez une baisse de près de 9 M suite apparemment à une baisse des impôts et taxes ? Ce sera à vérifier ultérieurement.

On s’attendait par contre à une explosion des dépenses dues à la crise mais en fait vous prévoyez une baisse de 3 M par rapport au CA de 2020.

Les charges à caractère général augmenteraient de 5,8 M suite au retour prévu des activités post- covid … ce qui signifierait donc pour 2020 une économie de près de 6 M ?

Concernant les subventions, vous octroyez 1 M pour l’exploitation du centre nautique mais pas de changement pour les subventions aux associations.

Les aides à la population durant la crise sanitaire ont été très inégales. Nous notons avec satisfaction la prime aux agents municipaux,la distribution de masques, 67 000 € d’aides exceptionnelles aux associations (on aimerait connaître la répartition des aides).

Par contre le CCAS n’a pas eu d’augmentation conséquente de sa subvention, (de 1 M à 1,1 puis une rallonge de200 000) au regard de sa mission durant la crise.

Si le travail des agents du maintien à domicile a été remarquable, nous nous interrogeons sur le bien fondé de la gratuité des repas à domicile sans tenir compte des revenus de la personne ? Même remarque concernant les 2 000 colis de fin d’année. Un coup de com’ risqué en cette période de contamination. Face aux situations dramatiques, il était plus urgent de faire davantage pour les personnes en difficulté, en lien avec les associations et le CCAS (bons ou colis alimentaires).

Les charges financières augmenteront en 2021 puisque vous continuez à emprunter : 23 M déjà prévus. La dette atteindra 172 M en 2021, 184 M en 2025. Et sur les 23 M empruntés, il faudra en consacrer 13 M pour rembourser la part annuelle de la dette.

Au niveau du programme d’investissements : après une moyenne entre 2014 et 2019 très insuffisante de 21, 5 M, il y a 2 années de gros investissements pour passer en force vos projets phare tels que la place et le parking ABRIOUX, et la piscine : 38 M l’an passé (à confirmer au CA), 35 prévus pour 2021. Puis les montants vont à nouveau baisser, 22 M en 2025.

Le tableau de la prospective budgétaire 2021 – 2025

Vous misez sur une maîtrise des dépenses et un dynamisme fiscal basé sur l’aménagement du site PSA pour dégager des marges et revenir à une épargne positive en 2024.

Ce ne sont que des prévisions car en comparant les tableaux depuis plusieurs années, on constate un décalage dans le temps, le bout du tunnel s’éloigne.

En conclusion, l’année 2021 verra, on l’espère, le retour à une situation normale, le retour de la vie dans nos quartiers.

Le DOB 2021 montre que vous poursuivrez une gestion en « bon père de famille » selon votre expression. C’est plutôt chaque année un exercice risqué puisque la stagnation des recettes et des dépenses ne vous donne aucune marge de manœuvre. Vous devrez continuer à emprunter, creusant davantage la dette, ce qui n’est pas un signe de bonne santé budgétaire.

Pour conclure ce rapport d’orientations budgétaires manque singulièrement de solidarité , de prise en compte de la crise sanitaire , d’engagement financier pour répondre à la crise climatique, à l’accessibilité des personnes en situation d’handicap…

Nous en sommes toujours convaincus, Aulnay et les Aulnaysien.ne.s méritent mieux . Cela doit nécessairement passer par une vision politique pour notre ville et par une gestion plus proche des Aulnaysien.ne.s, plus démocratique, plus transparente, plus juste et plus écologique de notre commune. De grâce évitez nous ce couplet arrogant des 60 %. Le disque est rayé !

Nous verrons plus précisément lors du vote du budget, les choix opérés dans la répartition des moyens financiers et dans le programme d’investissements.

Source : Elus Aulnay En Commun