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Syndicaliste sur la liste de Gérard Ségura : réactions mitigées à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, des ouvriers soutiennent Jacques Chaussat
Votre objectif, c’est de récupérer les terrains, pas de sauver nos emplois ! » Voilà en quels termes la syndicaliste interpellait Gérard Ségura aux portes de l’usine PSA un certain… 12 juillet 2012. Tanja Sussest a longtemps affiché sa défiance à l’égard du maire. « Quand je me souviens tout ce qu’elle pouvait dire sur lui, je me dis qu’il est impossible qu’elle soit sur sa liste ! », s’exclame Hassan, ancien salarié de l’usine, désormais à la retraite et habitant toujours le quartier de la Rose-des-Vents. Mais en septembre 2013, le rapprochement était devenu manifeste. L’élu et la syndicaliste tenaient alors une conférence de presse commune pour s’inquiéter de la lenteur des reclassements. Marc Darsy, l’autre « candidat PSA ». tête de liste Lutte ouvrière à Aulnay, n’est « pas étonné ». Lui aussi syndicaliste à l’usine PSA, mais sous la casquette CGT, il estime que Gérard Ségura et Tanja Sussest « ont l’un comme l’autre suivi les désirs de PSA et ont accompagné la fermeture du site ». Zitouni, qui a quitté l’usine il y a plusieurs mois, renvoie dos à dos l’élu et la syndicaliste, les accusant d’avoir « menti ». Aux municipales, il soutiendra l’UDI Jacques Chaussat, « qui a une vraie vision pour l’avenir ».
Source : Le Parisien du 15/02/2014
Aulnay-sous-Bois : Citroën livre ses secrets ce Mercredi
Le Comité départemental du tourisme de Seine-Saint-Denis propose, mercredi après-midi*, une visite guidée du Conservatoire Citroën. Dans ce musée historique de la marque automobile, situé à Aulnay, les curieux pourront découvrir plus de 300 véhicules, d’époque et de styles différents. De la DS à la 2 CV, en passant par la Traction ou des modèles plus sportifs qui se sont illustrés au Paris-Dakar, les engins y sont méticuleusement consignés.
*A 14 heures, boulevard André-Citroën. Tarif : 9 €. Inscription obligatoire sur http://www.tourisme93.com ou au 01.49.15.98.98.
Source : Le Parisien du 27/01/2014
L’avenir du site PSA d’Aulnay-sous-Bois selon Bruno Beschizza
Bruno Beschizza, candidat aux élections municipales 2014 à Aulnay-sous-Bois, nous informe de son projet pour le site PSA d’Aulnay-sous-Bois. Vous pouvez le découvrir en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.
Les grandes lignes :
- Développer l’ingénierie
- Développer la recherche
- Installer des société d’aide à la personne
- Ne pas installer d’immeubles de logements
PSA Aulnay-sous-Bois : 2700 salariés ont une solution, selon la direction
Plusieurs centaines de personnes restent sur le site en cours de fermeture. ID Logistics, qui s’installera en 2015, n’en embauchera que 50.
Non, l’usine PSA d’Aulnay n’est pas vide. Le plan de fermeture a beau être entré dans sa dernière phase, le site abrite encore plusieurs centaines de personnes. Selon la direction, 2718 salariés sur 3000 ont trouvé une solution, 215 ont émis au moins « une intention » et 15 ne se sont pas manifestés auprès de la cellule de reclassement. Combien recevront, à compter du 31 mars, une lettre de licenciement? Seule la CGT, qui réunit ce midi d’anciens grévistes à l’union locale d’Aulnay, se risque à un pronostic : la direction « prépare des centaines de lettres », affirme le syndicat.
Il existe en revanche une certitude : les futurs entrepôts d’ID Logistics, l’entreprise qui doit s’installer sur la partie nord du site (en 2015), n’accueilleront pas des centaines d’ex-PSA. 540 postes doivent pourtant être créés avec la construction de deux entrepôts. ID Logistics avait promis d’embaucher « en priorité » les ouvriers de l’usine automobile. Les résultats sont fort maigres : 8 recrues seulement dans le cadre de la réindustrialisation annoncée; 37 autres ont choisi d’être embauchées immédiatement au sein d’autres entrepôts d’ID Logistics en région parisienne.
« Et il y a encore une petite quinzaine de dossiers en attente. On arrivait avec 540 emplois, on a embauché 50 personnes », constate Eric Hémar. Le PDG de la société pense que le dispositif de réindustrialisation n’a pas séduit : « C’est difficile de se projeter dans des bâtiments encore pas construits. Et la question financière a sans doute joué. » Dans le cadre du congé de réindustrialisation, les salariés devront en effet attendre encore de longs mois pour être embauchés par ID Logistics et toucher leurs indemnités de départ de PSA.
Brahim Loujahdi, délégué CFTC, reproche à l’entreprise d’avoir aussi écarté des candidatures : « Sur le plan social, il n’y a pas eu beaucoup d’efforts », affirme-t-il. Ce que semble confirmer Patrick, un ancien de PSA, qui a tenté sa chance chez ID Logistics, après avoir empoché ses indemnités PSA (51000 € pour dix-neuf ans d’ancienneté). Il n’est pas allé au bout de sa période d’essai : « Au bout d’un mois et demi, on m’a dit que je ne faisais pas l’affaire. Je faisais pourtant 600 à 650 colis par jour, on m’en demandait 700. J’ai l’impression qu’on m’a jeté comme un malpropre. Depuis, je cherche du travail, mais les boîtes d’intérim ne proposent rien. » « Les refus ont été peu nombreux », rétorque Eric Hémar.
Ce bilan ne remettra pas en cause la vente des terrains, qui devrait être bouclée « courant octobre », une fois obtenu le permis de construire. Le maire PS d’Aulnay, Gérard Ségura, qui dénonçait encore en novembre des reclassements trop lents à son goût, semble désormais convaincu. « Fin décembre, il restait encore 300 à 500 salariés sans solution, PSA a accepté d’assouplir son plan. ID Logistics nous a assuré disposer de 160 emplois à pourvoir immédiatement, pour lesquels les recrutements seront organisés à Aulnay », explique l’élu.
Celui-ci attend aussi beaucoup d’une « convention de revitalisation », en discussion avec la préfecture de région. Des subventions de 3 M€ à 6 M€ en dépendent, pour le développement économique de la ville et du bassin d’emploi.
Source : Le Parisien du 25/01/2014
Prime PSA à Aulnay-sous-Bois : délibéré le 11 mars
Les salariés de PSA seront fixés le 11 mars prochain. C’est en tout cas ce qu’a assuré mardi le tribunal de grande instance de Paris, qui examinait la requête du Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) contestant un accord de fin de grève signé à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. Le syndicat a en effet assigné la direction du groupe automobile pour obtenir l’extension à des salariés non-grévistes d’une prime de fin de conflit, accordée mi-mai aux grévistes CGT et CFDT après 4 mois de grève dure. Grâce au protocole de fin de conflit, « un gréviste avec dix ans d’ancienneté, qui quittait définitivement l’usine, pouvait toucher un chèque de 60000 euros (indemnités de licenciement comprises) alors qu’un autre salarié, également sur le départ, touchait 40000 euros », a précisé Tanja Sussest, une déléguée du SIA.
Source : Le Parisien du 23/01/2014
Aulnay-sous-Bois : PSA commence à démonter l’usine
A l’usine PSA d’Aulnay, les journées se divisent désormais en deux. Le matin, les salariés qui restent (un peu moins de 800) tuent le temps entre un rendez-vous au cabinet de reclassement et un forum de l’emploi. L’après-midi, alors que le personnel quitte les lieux, les semi-remorques arrivent : le démontage a commencé. A l’abri des regards, on démantèle la ligne de montage, les machines… Une partie du matériel part pour les autres usines du groupe. « En arrivant, tous les matins, on se rend compte que des installations ne sont plus là », note un salarié.
Un comité d’établissement se tient ce matin
C’est la dernière ligne droite pour l’usine, qui fermera l’an prochain. Un comité d’établissement se réunit ce matin. La direction doit y préciser la manière dont l’usine fonctionnera après le 31 décembre. La date marque la fin de la période dite de « volontariat », durant laquelle les salariés pouvaient choisir une mutation ou un reclassement externe. Ensuite, ce sera la phase « contrainte » : s’ils refusent les dernières offres faites par la direction, les salariés restants pourront être licenciés à partir d’avril.
Combien seront-ils? La direction affirme que 2766 salariés, sur les 3000 que comptait l’usine en juillet 2012, sont « reclassés ou en passe de l’être ». Sur 800 salariés encore présents à Aulnay, 550 « ont un dossier engagé, pas encore validé par toutes les parties. Leur départ est une affaire de jours, assure un porte-parole. 230 personnes ne se sont pas encore positionnées ».
Dans le camp syndical, on s’inquiète. « 300 à 400 personnes vont entrer dans la phase contrainte », tempête Philippe Julien, délégué CGT qui manifestait encore en début de semaine à Paris sous les fenêtres du Medef, pour réclamer « de vrais reclassements ». Brahim Loujahdi, délégué CFTC, pointe « tous ceux qui ne peuvent partir d’Aulnay, parce qu’ils ont une maison, une femme qui travaille et qui resteront jusqu’au bout parce qu’ils n’ont pas trouvé de solution satisfaisante ».
Autre crainte, exprimée par le SIA (syndicat indépendant de l’automobile) : la réindustrialisation annoncée tarde à faire sentir ses effets. L’entreprise ID Logistics avait promis près de 600 emplois, réservés en priorité aux ex-PSA. Le maire PS d’Aulnay, Gérard Ségura, annonçait fin novembre que seuls trois salariés de l’usine avaient été embauchés. « Une vingtaine de personnes ont demandé un contrat, cinq ou six l’ont signé et neuf de plus l’auront fait d’ici la fin de la semaine», précise Eric Hémar, PDG d’ID Logistics.
L’entrepreneur fait une distinction entre les ex-PSA qu’il a recrutés pour d’autres sites en région parisienne (bientôt 41), et ceux qui doivent à terme travailler à Aulnay. Ces derniers devront en fait patienter environ un an avant d’être réellement embauchés par ID Logistics… et toucher leurs indemnités de départ. En attendant, ils seront en « congé de réindustrialisation », touchant 60% de leur salaire actuel.
« Les gens sont longs à se décider, mais je peux les comprendre, ils font leurs calculs », glisse Eric Hémar, qui pronostique un flot de candidats de dernière minute. « Certains contrats pourront être finalisés début 2014, si les gens n’ont pas eu le temps de faire toutes les démarches ».
Source et image : Le Parisien du 07/07/2013
Mobilisation des salariés de PSA Aulnay-sous-Bois ce matin
Ce mercredi 13 novembre à 8h, se tient la réunion de suivi sur l’application du PSE à l’usine de PSA Aulnay où assistera pour la 1ère fois un représentant du Ministère du Travail.
A cette occasion, les salariés ont décidé de se mobiliser pour revendiquer une fois de plus que la direction applique loyalement le PSE qu’elle a elle-même signé.
Les salariés refusent de se faire balader de forums emploi bidon et de tourner en rond dans l’usine comme le voudrait la direction pour aller de faux espoirs en vraies déceptions.
Ils comptent dénoncer le scandale des mutations internes où les salariés sont en concurrence pour un même poste, les forums emploi bidon qui débouchent sur des emplois en intérim ou à temps partiels à 700 € par mois où alors uniquement aux jeunes de moins de 25 ans, inexistants à l’usine.
Les salariés vont rappeler leurs revendications et exiger des réponses :
- Extension à tous les salariés sans discrimination de la prime supplémentaire de 19 700 € obtenu par les 4 mois de grève.
- Période du volontariat repoussée au 31 décembre 2015 comme le prévoit le PSE pour permettre aux anciens d’adhérer au dispositif du congé senior et pour donner plus de temps aux 860 salariés qui restent à l’effectif de se reclasser.
- Application du PSE sans discrimination sur les mutations internes : égalité pour tous accès aux formations, transports et logements.
La direction doit entendre les revendications des salariés et cesser immédiatement toutes les discriminations aux reclassements.
Rassemblement à l’usine de PSA Aulnay mercredi 13 octobre à 8h porte 1
Source : demosphere
Au volant du bus 302, Abdallah essaie de tourner la page PSA Aulnay-sous-Bois
Costume anthracite, pull vert jade, au milieu d’une demi-douzaine d’agents à la gare RATP de la Porte de la Chapelle à Paris (XVIIIe), Abdallah Saadi est stressé mais serein. Hier matin, à 36 ans, cet ancien salarié de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois fait ses débuts comme machiniste-receveur. C’est ainsi que l’on désigne les conducteurs de bus.
Titulaire d’un CAP en mécanique, cet ancien formateur d’intérimaires est entré à l’usine PSA à 22 ans. Aujourd’hui, il fait partie des quinze anciens de PSA reclassés à la RATP. Cette première session doit être suivie par d’autres puisque la régie s’est engagée à recruter une centaine de salariés d’Aulnay qui deviendront chauffeurs de bus ou agents d’accueil en 2013 et 2014. « Notre entreprise est en plein développement. Nous recrutons entre 900 et 1200 conducteurs chaque année. Il était normal de nous montrer solidaires avec les employés de PSA », observe Isabelle Porro, en charge des ressources humaines à la RATP.
Pour vivre et avoir travaillé à Aulnay-sous-Bois, Abdallah connaît bien les routes qu’il va emprunter dans son nouvel emploi, celles du bus 302, qui va de La Courneuve à la gare du Nord. Il confie qu’à l’usine, ce partenariat avec la RATP a été d’abord vu avec suspicion : « On nous a dit : C’est une arnaque, pour vous dégager du plan social. Vous savez, quand on s’est pris un coup comme ça, il n’y a plus de confiance. » Mais Abdallah a refusé de baisser les bras : « Il faut savoir prendre des décisions. De nos jours, c’est difficile de trouver un CDI. J’ai deux enfants à nourrir, ma femme ne travaille pas. »
Au moment d’entamer son service hier, il découvre avec inquiétude un modèle de bus qu’il n’a jamais conduit. Arrivé à la Porte des Poissonniers, grosse frayeur! Abdallah rate son freinage et pile en plein virage. Yves, son accompagnateur pour les deux dernières semaines de formation, rit avant de l’orienter avec calme. « C’est normal d’avoir un peu de mal au début, mais je ne me fais pas de souci pour lui », explique-t-il. Au cours du trajet jusqu’à la gare du Nord, le bus sera secoué plusieurs fois par des freinages un peu nerveux. Au fil du trajet, Abdallah se détend. Il se permet quelques coups de sonnette pour déloger des piétons paresseux.
Parmi les voyageurs, Prosper et Béatrice, couple de retraités, excusent volontiers la maladresse du nouveau conducteur. « Avec la conjoncture actuelle, ce n’est vraiment pas évident. C’est bien que ces ouvriers soient reclassés ainsi », salue Béatrice. Pour Abdallah, en revanche, la fin de cette usine, dont il parle encore au présent, a laissé des traces. « Dans ma tête, le logiciel est formaté. Je sais que si j’entre dans une entreprise, je n’y resterai pas toute ma vie », reconnaît-il.
Des centaines de salariés encore présents à l’usine
Des 3000 salariés que comptait l’usine PSA à l’annonce de sa fermeture, le 12 juillet 2012, un tiers à peine s’y trouve encore, dans l’attente d’une perspective d’avenir plus ou moins esquissée. Le groupe automobile s’était engagé à trouver des solutions pour l’ensemble du personnel. Selon un dernier bilan, fin octobre, 2700 salariés du site étaient « reclassés ou en cours de reclassement », ce qui ne signifie pas que tous ont quitté l’usine.
Parmi eux, 700 environ avaient obtenu une mutation vers une autre usine, 700 autres avaient quitté PSA. Parmi ceux qui restent à Aulnay, 300 personnes environ n’avaient pas encore de « projet identifié » il y a deux semaines. Le dispositif de transition professionnelle, qui a permis l’embauche d’anciens ouvriers par la RATP, doit aussi ouvrir des passerelles vers la SNCF et Aéroports de Paris. Il devait initialement concerner 300 salariés. Des formations ont lieu en ce moment à l’usine — désormais vide de toute voiture — avec plusieurs dizaines d’inscrits.
Source et image : Le Parisien du 07/11/2013
Val deuche Saône au musée André Citroën d’Aulnay-sous-Bois
Quarante-cinq deuchistes et leurs amis sont allés visiter le musée André-Citroën au sein du site PSA d’Aulnay-sous-Bois. Les visiteurs ont pu admirer tous les modèles, de la naissance de la marque à nos jours, y compris des prototypes non commercialisés comme, par exemple, un hélicoptère.
Les premières 1919, des Roadsters, ensuite les Rosalie (1933), les Tractions 11 et 15 chevaux, DS 21 (1954), Ami 6 et 8, ont attiré l’attention des visiteurs, qui ont aussi contemplé le prototype de la 2 CV, ainsi que le modèle de pré-série de 1939.
Les autochenilles de la Croisière jaune ainsi que les modèles rallyes (Dakar, Xsara de Sébastien Loeb) ont permis quelques rêves d’évasion.
Après le déjeuner pris au restaurant d’entreprise, un trop bref passage au musée aéronautique et spatial du Bourget a fait passer les deuchistes du monde à quatre roues à celui de l’aérien et spatial. Un monde qui fait également rêver. Des expériences à renouveler.
Source et image : lejsl.com
Il n’y a plus de voiture à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois
La dernière C3, saluée par quelques salariés, a officiellement rejoint, hier, le conservatoire Citroën, tandis que la CGT manifestait.
La dernière Citroën C3 « made in Aulnay » repose désormais au conservatoire Citroën. C’est un fait : il n’y a plus de voiture à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, qui fermera l’an prochain. Mais il y reste encore des salariés, un millier environ. Hier matin, une centaine d’entre eux sont venus prendre la pose à côté du véhicule à la carrosserie gris clair, exposé dans l’atelier de montage. Moment « symbolique » et « touchant », selon la direction, « un moyen de rappeler notre savoir-faire », selon Tanja Sussest, déléguée du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile). Le véhicule a ensuite rejoint les 500 pièces du conservatoire, voisin des ateliers de production.
Aux portes de l’usine, ce sont des slogans pleins de colère qui ont résonné en milieu de matinée. Quelques dizaines de salariés s’étaient rassemblées, derrière une banderole déjà déployée à maintes reprises lors des manifs : « Non à la fermeture d’Aulnay ». « Six cents à Pôle emploi, mille non reclassés », lisait-on sur une pancarte. La CGT a contesté les chiffres rassurants avancés par la direction du groupe PSA, ainsi que les nouveaux projets de réindustrialisation (lire également en page 9 de nos informations générales).
Jeudi soir, la direction annonçait que 2700 salariés de l’usine étaient « reclassés ou en cours de reclassement », et que moins de 300 personnes « ne se sont pas encore manifestées ». « Moi, personne n’est venu me proposer quoi que ce soit », assure Hafida, 48 ans. L’opératrice indique avoir suivi une formation d’agent administratif, avant la mise en œuvre du plan social. « Les offres d’emploi qu’on nous propose sont pour des ingénieurs, des mécaniciens, pas pour nous », peste-t-elle. Louisa, 45 ans, cherche désespérément un emploi « dans la vente ». « La semaine prochaine, on a deux jours de chômage technique, j’en profiterai pour aller déposer des CV au centre commercial Aéroville (NDLR : qui vient d’ouvrir à Tremblay). »
En attendant, les salariés restants continueront à « pointer » à l’usine, censée produire quelques pièces détachées jusqu’à la mi-décembre, et abritant surtout des forums emploi ou des formations. Dans le cadre du plan social, la phase de volontariat court jusqu’à la fin de l’année. Puis s’ouvrira une phase dite « contrainte », avec d’ultimes offres de reclassement, avant l’envoi de lettres de licenciement.
« L’heure est à trouver des solutions pour les salariés », a estimé hier la députée (PC) du Blanc-Mesnil, Marie-George Buffet. « Pas de fermeture définitive du site avant que chaque salarié ne dispose d’une solution d’avenir », souhaite quant à lui le maire socialiste d’Aulnay, Gérard Ségura.
Source et image : Le Parisien du 26/10/2013