Archives du blog
Il ne faut pas se tromper dans le type de déchets à Sevran
Les Sevranais ont la chance d’avoir un service de ramassage des déchets verts, avec une équipe qui va les collecter juste au pied des immeubles ou des maisons. Dans certaines petites villes de provinces, il faut aller soi-même à la déchetterie.
Mais attention tout de même à ne pas manquer de vigilance : mettre des déchets ménagers dans des sacs prévus pour les déchets verts ne veut pas dire pour autant qu’ils seront ramassés. Un peu de rigueur et de savoir-vivre permettrait d’avoir une ville plus propre.
Des poubelles pleines enlaidissent les rues de Sevran
Des riverains se plaignent de la présence de poubelles pleines qui débordent aux abords de l’espace François Mauriac à Sevran. Ils demandent expressément à la Mairie d’intervenir.
Selon des témoignages, c’est récurrent à cet endroit et les détritus se baladent dans la rue et les trottoirs avec le vent.
À Sevran, des peupliers tombent et Montceleux redevient un champ de bataille politique
Il ne reste plus que des souches. Là où une rangée de peupliers bordait depuis des décennies le chemin du Milieu, aux abords des 32 hectares de Montceleux, le silence a remplacé le bruissement des feuilles. Les tronçonneuses ont fait disparaître une partie d’un paysage familier, laissant derrière elles un vide qui dépasse la seule question de quelques arbres.
Sur les réseaux sociaux, les réactions se sont multipliées. Beaucoup d’habitants disent leur incompréhension. Certains évoquent un patrimoine paysager disparu, d’autres une blessure infligée à un secteur déjà au cœur des débats d’urbanisme. Tous ou presque soulignent le paradoxe d’un tel abattage alors que la Seine-Saint-Denis, comme une grande partie du pays, traverse une nouvelle période de canicule exceptionnelle. Dans une ville où chaque arbre procure de l’ombre, retient le carbone et contribue à limiter les îlots de chaleur, leur disparition ne passe pas inaperçue.
Ces peupliers ne bordaient pas une route quelconque. Ils longeaient les terres de Montceleux, l’un des derniers grands espaces naturels et agricoles de Sevran. Un site de 32 hectares dont l’avenir oppose depuis plusieurs années deux visions de la ville.
D’un côté, la municipalité porte un projet d’aménagement qui prévoit l’urbanisation d’une partie importante de ce secteur, avec la construction de logements et d’équipements, dans le cadre des objectifs de densification urbaine. De l’autre, des habitants, associations et élus estiment que ces terres constituent un patrimoine environnemental qu’il convient de préserver face au changement climatique.
À ce stade, aucune communication officielle n’a expliqué les raisons précises de l’abattage de cette rangée de peupliers.
Une telle intervention peut répondre à des impératifs variés : sécurité, état sanitaire des arbres ou préparation d’aménagements. En l’absence d’éléments publics, les interrogations demeurent.
Le dossier Montceleux est suivi depuis de nombreuses années par Jean-Claude TREIL, dit Jessy MILLER, élu d’opposition à Sevran. Bien avant son élection au conseil municipal, il avait fait de la protection de ces terres l’un des principaux combats de son engagement citoyen. Depuis plusieurs années, il alerte sur ce qu’il considère comme une artificialisation progressive de l’un des derniers grands espaces naturels de la commune.
Selon lui, l’abattage de ces peupliers dépasse le simple cadre d’une opération d’entretien. Il y voit un symbole et annonce vouloir faire de Montceleux l’un des principaux sujets politiques de la rentrée. Il affirme qu’il poursuivra son travail de veille et de dénonciation, notamment lorsque les premiers engins de chantier interviendront sur les terrains destinés à être urbanisés.
Cette séquence intervient alors que plusieurs documents anciens ressurgissent dans le débat public. Ils rappellent les engagements pris il y a quelques années en faveur de la concertation avec les habitants, de la préservation des espaces naturels et de la prise en compte des enjeux écologiques. Leur diffusion nourrit aujourd’hui les interrogations de certains Sevranais sur l’évolution de la politique municipale en matière d’environnement.
Au-delà de la controverse, une réalité s’impose : Montceleux est devenu bien plus qu’un projet d’aménagement. Pour les uns, il représente une réserve foncière appelée à répondre aux besoins de logements d’une métropole en croissance. Pour les autres, il constitue un espace naturel irremplaçable dont la disparition participerait à l’effacement progressif de l’identité paysagère de Sevran.
L’abattage de ces peupliers, au cœur d’un été marqué par des températures records, pourrait ainsi marquer un tournant. Non seulement dans l’histoire de Montceleux, mais aussi dans le débat politique local. Car derrière ces arbres désormais disparus se dessine une question plus vaste : quelle ville Sevran souhaite-t-elle léguer aux générations futures ?
Sources : groupe facebook « Sevran ma Ville Officiel »
Une pétition pour préserver un espace de fraîcheur et boisé à Sevran contre des projets immobiliers
Le plus grand espace agricole proche de Paris se trouve à Sevran : 32 hectares de terres non-polluées dédiés depuis 2 500 ans aux cultures céréalière ou à l’élevage. Les anciens Sevranais y ont vu pousser des pommes de terre, du maïs ou du blé jusqu’en 2019.
Cette grande parcelle avait été réservée par l’État pour y construire une rocade autoroutière, un projet abandonné. Aujourd’hui, cet espace naturel est convoité par les promoteurs : cinéma multiplex, grand stade de rugby, vague artificielle de surf, centaines ou milliers de logements, les projets hors sol n’ont pas manqué !
Mais voila : le climat s’est réchauffé, les canicules s’accumulent, « notre maison brûle » chaque été. Et le béton se révèle une solution d’un autre siècle pendant que la malbouffe prospère avec son lot désastreux d’inégalités sociales et sanitaires.
Dans ce contexte, qui a brutalement évolué, les décisions prises il y a 10 ans doivent être revisitées, modifiées pour répondre aux besoins fondamentaux des habitantes et des habitants, des nourrissons aux personnes âgées.
Pour signer la pétition : cliquer ici.








