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Essai mensuel des sirènes d’alerte à la population
L’État et les communes testent leur dispositif de sirènes d’alerte à la population tous les premiers mercredis du mois, afin de s’assurer de leur bon fonctionnement.
Pour mémoire, le signal d’essai des sirènes ne dure qu’une minute et quarante et une seconde.
En cas de crise importante, les autorités peuvent être amenées, à déclencher le signal national d’alerte pour vous avertir d’un danger imminent ou en train de produire ses effets.
Il se compose d’un son modulé, montant et descendant, de trois séquences d’une minute et quarante et une secondes, séparées par un silence de cinq secondes.
- En cas d’alerte, ayez les bons réflexes :
- Rejoignez sans délai un local clos,
- Écoutez la radio (France Bleu, France Info ou des radios locales),
- N’allez pas chercher vos enfants à l’école,
- Ne téléphonez pas, sauf en cas d’urgence médicale.
Dans les secteurs situés en aval des ouvrages hydrauliques, si la corne de brume retentit, vous devez évacuer et gagner le plus rapidement possible les points hauts les plus proches.
Du neuf sur les transports à Aulnay-sous-Bois. Des bus le week-end au Gros Saule !
Depuis la rentrée, le STIF a repensé et renforcé ses lignes de bus. Petit tour d’horizon
Le Gros Saule desservi aussi le week-end
Un changement de taille pour les habitants du Gros-Saule : le quartier est enfin desservi le week-end par lanouvelle ligne 44 des Courriers d’Ile-de-France (CIF). La ligne de bus voit son offre élargie, notamment par la fusion du trajet de l’ancienne ligne 634. Dès maintenant, le bus passe le samedi et le dimanche à une fréquence d’un bus toutes les 30 minutes.
Des lignes renforcées aux horaires élargies
La ligne 251 voit son amplitude élargie en soirée, jusqu’à 22h30. Les passages sont également renforcés sur les lignes 1 et 45 avec notamment un bus toutes les 20 minutes en semaine avec des horaires allant de 5h30 du matin à 23h en semaine et de 6h à 23h le week-end. Enfin, les lignes 15 et 607 ont été renforcées aux heures de pointe, avec un bus toutes les 6 minutes au lieu des 10 actuelles pour la 15 et un bus toutes les 12 minutes pour la ligne 607.
Le changement d’adresse chamboule des locataires du quartier de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois
A Aulnay, un immeuble a changé d’entrée et donc d’adresse. Au grand dam de plusieurs de ses habitants qui lancent une pétition.
La rénovation urbaine, lancée en 2005 dans le quartier de la Rose-des-Vents, à Aulnay, a eu des effets spectaculaires. Des tours ont disparu, des immeubles neufs ont poussé, des façades ont été rénovées… D’autres changements, plus discrets, bouleversent aussi le quotidien des habitants.
Pour Micheline, installée depuis « plus de trente ans » au 26, rue de Tourville, cela a pris la forme d’un courrier, reçu en juillet dernier. « La nouvelle adresse de votre hall d’immeuble est : 51, rue Edgar-Degas », indique la lettre du bailleur Logement francilien. Comme nombre de ses voisins, la retraitée affirme qu’elle est tombée des nues : « J’avais posé la question au gardien au début des travaux, il m’avait répondu qu’il n’y aurait pas de changement. » Ce n’est pas la première fois, dans le quartier, que la rénovation entraîne une modification d’adresse. Mais jamais cela n’avait suscité une telle bronca.
Six autres halls affublés d’un nouveau numéro de rue
Dans une pétition adressée au bailleur et au maire, une partie des habitants exige de conserver l’ancienne adresse. « C’est gênant, il faut écrire partout, explique Micheline. A la banque, la caisse de retraite, les impôts… » Son fils Fabrice renchérit : « On n’a pas été consultés. Quand j’ai refait mon passeport il y a deux mois, je ne pensais pas que notre adresse allait être modifiée. » « Pour nous, les anciens, l’adresse, c’est sacré! » affirme une autre locataire. La pétition évoque aussi d’autres difficultés, notamment les intrusions répétées sur le parking voisin.
L’immeuble a subi ce que l’on appelle, dans le jargon de la rénovation urbaine, un « retournement de hall ». Objectif : respecter les nouvelles normes en termes d’accessibilité et achever la résidentialisation (clôture des espaces privés) du bâtiment. L’ancienne entrée, rue de Tourville, a donc été murée, et un nouvel accès a été aménagé, rue Edgar-Degas, donnant sur un espace public plus spacieux en retrait de la rue. Les travaux ont été achevés il y a un an. L’immeuble n’est pas le seul concerné. Six autres halls ont été ainsi affublés d’un nouveau numéro de rue cet été. « Un changement d’adresse se prépare en amont, indique une porte-parole du Logement francilien. Une fois que la ville nous fait parvenir son nouveau plan de numérotation de rues, on peut poser les nouvelles plaques. Mais nous avions prévenu les gens bien avant, lors des réunions d’information. »
Pourtant, plusieurs locataires affirment avoir appris la nouvelle cet été. « Je n’étais pas du tout au courant », assure une retraitée de l’immeuble, qui s’inquiète : « Je n’ai pas encore commencé les démarches et je ne suis pas autonome. Il faut que quelqu’un m’accompagne. »
En mairie d’Aulnay-sous-Bois, on indique qu’une « cellule d’aide » va prochainement être mise en place pour épauler les habitants dans leurs démarches. En attendant, les deux adresses sont encore valides. « Il n’y a pas d’urgence, les locataires ont le temps, assure-t-on du côté du Logement francilien. Nous ferons le point avec la Poste dans quelques semaines afin d’évaluer le volume de courrier qui parvient encore au 26, rue de Tourville. » Mais ni la ville ni le bailleur n’envisagent de restaurer l’ancienne adresse.
Source et image : Le Parisien du 07/09/2013
Un camion rempli d’hydrocarbures se couche sur l’autoroute A3
A3, au niveau de Gonesse (Val-d’Oise), hier après-midi. Certains sont restés bloqués plusieurs heures dans leur voiture, presque à l’arrêt. L’accident survenu en fin de matinée impliquant un camion rempli d’hydrocarbures a provoqué des embouteillages monstres jusqu’en début de soirée sur l’A3. C’est probablement à cause de l’orage, rendant la chaussée glissante, que le camion contenant 30000 litres d’hydrocarbures s’est couché sur la chaussée, au niveau de Gonesse, peu avant midi. Une partie du produit s’est déversé dans le fossé mais la fuite a été rapidement colmatée. L’autoroute a été fermée jusqu’à 19 heures dans le sens province-Paris. L’accident a également provoqué d’importants ralentissements jusqu’en début de soirée dans le sens Paris-province, ainsi que sur l’A 1 et l’A 104 voisines. La citerne a été relevée par une grue de 80 m et son contenu devait être transvasé vers un véhicule dépêché sur place. Les opérations devaient durer jusque tard dans la soirée.
Source et image : Le Parisien du 07/09/2013
Le cumul des mandats concerne la plupart des députés et sénateurs
Le Parlement examine depuis le 26 juin 2013 deux textes de loi visant à interdire à un parlementaire d’exercer simultanément une fonction de chef ou d’adjoint d’un exécutif local (maire, adjoint au maire, maire d’arrondissement, conseiller municipal délégué, président ou vice-président de conseil régional, de conseil général ou d’établissement de coopération entre collectivités territoriales) à partir de mars 2017.
Ce projet de réforme intervient après que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a imposé aux membres de son gouvernement de renoncer à ces mêmes fonctions.
Le cumul des mandats concerne la plupart des députés et sénateurs
Aujourd’hui, comme tout au long de la cinquième République, une grande majorité des parlementaires sont en situation de cumul de mandats. En 2012, 476 députés sur 577 (82%) et 267 sénateurs sur 348 (77%) exercent au moins un autre mandat électif. Ces parlementaires sont le plus souvent à la tête d’un exécutif local : 261 députés (45%) et 166 sénateurs (48%) sont soit maire, soit président de conseil général, soit président de conseil régional. Ces chiffres font de la France une exception en Europe, où la proportion d’élus en situation de cumul ne dépasse pas 20%. En Italie, 16% des parlementaires exercent au moins un autre mandat, ils ne sont que 15% en Espagne, 13% en Grande-Bretagne et 10% en Allemagne.
Pourtant, plusieurs limitations ont été posées au cumul des mandats. Les principales règles en la matière ont été posées par la loi organique du 5 avril 2000 relative aux incompatibilités entre mandats électoraux (concernant les parlementaires nationaux) et par la loi du 5 avril 2000 relative à la limitation du cumul des mandats électoraux et des fonctions électives et à leurs conditions d’exercice (incompatibilités applicables aux élus locaux, aux députés européens et incompatibilités entre fonctions exécutives locales).
Il est ainsi interdit d’être à la fois député et sénateur, député et député européen. En outre, un député, un sénateur ou un député européen ne peut exercer plus d’un des mandats suivants : conseiller régional, conseiller général, conseiller de Paris, conseiller à l’Assemblée de Corse, conseiller à l’Assemblée de Guyane, conseiller à l’Assemblée de Martinique, conseiller municipal d’une commune d’au moins 3 500 habitants. Par ailleurs, les fonctions de président de conseil régional, président de conseil général, maire (y compris maire d’arrondissement, adjoint au maire) sont incompatibles. Enfin, il n’est pas possible de cumuler plus de deux mandats locaux parmi ceux de conseiller régional, conseiller à l’assemblée de Corse, conseiller général, conseiller de Paris, conseiller à l’assemblée de Guyane, conseiller à l’assemblée de Martinique, conseiller municipal. Ces interdictions n’empêchent pas a priori l’élection, mais elle impose a posteriori un choix au député ou au sénateur. S’agissant des députés européens et des élus locaux, ils ont l’obligation d’abandonner leurs mandats les plus anciens.
Parallèlement, la pratique de nombreux gouvernements successifs (gouvernements de Lionel Jospin en 1997, Jean-Pierre Raffarin en 2002, Dominique de Villepin en 2005, François Fillon en 2007 et Jean-Marc Ayrault en 2012) a instauré dans les faits une nouvelle interdiction de cumul : les ministres doivent renoncer à leurs fonctions exécutives locales. Certains partis politiques (Europe écologie-Les Verts, parti socialiste) ont par ailleurs adopté des règles de non-cumul des mandats (limitation du cumul dans le temps ou selon nature des fonctions exercées) qui s’imposent à leurs membres élus.
Les termes du débat
Deux missions de réflexion, mises en place par les présidents de la République Nicolas Sarkozy et François Hollande, se sont récemment prononcées en faveur de la limitation du cumul des mandats.
En 2007, le « Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions » présidé par Edouard Balladur préconise d’interdire le cumul entre un mandat parlementaire et des fonctions exécutives locales afin d’accroître la disponibilité des parlementaires et d’accompagner ainsi le renforcement du poids du Parlement au sein des institutions de la Ve République. Cette proposition n’est toutefois reprise ni par le projet de loi constitutionnelle soumis au Parlement, ni par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République.
En novembre 2012, « la Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique » présidée par Lionel Jospin, préconise d’interdire le cumul d’un mandat parlementaire et d’une fonction exécutive locale, ainsi que le cumul d’une fonction ministérielle et l’exercice de toute fonction locale (mandat exécutif et mandat simple). La Commission considère que la limitation du cumul des mandats constitue la « pierre de touche » d’une rénovation de la vie publique et qu’elle est un élément majeur dans la restauration de la confiance des citoyens envers leurs élus. Cette mesure permettrait de restreindre les situations de conflits d’intérêt que crée le cumul des mandats. En outre, elle pourrait favoriser le renouvellement du personnel politique.
Cette proposition est cependant très discutée. Des parlementaires sont opposés à l’interdiction du cumul car l’exercice d’un mandat local permettrait un ancrage sur le terrain, garant d’une meilleure connaissance des réalités. D’autres souhaitent que le cumul reste autorisé pour les seuls sénateurs puisque le Sénat représente les collectivités territoriales.
L’actuel projet de réforme
Le projet de réforme présenté en Conseil des ministres le 3 avril 2013 est destiné à prendre en compte « les conséquences du mouvement de décentralisation des trente dernières années », « l’accroissement de la charge de travail du Parlement » issu de la réforme constitutionnelle de 2008 et la nécessité de « moderniser la vie publique française » (conclusions de la Commission de déontologie de la vie publique).
Deux textes ont été élaborés : un projet de loi organique (concernant les députés et sénateurs) et un projet de loi ordinaire (députés européens). Ces textes, soumis à l’examen du Parlement depuis le 26 juin, prévoient d’interdire aux députés, sénateurs et députés européens d’exercer :
- les fonctions de maire, de maire d’arrondissement et de secteur, de maire délégué et d’adjoint au maire,
- les fonctions de président et de vice-président des conseils régionaux, généraux et des établissements de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre,
- les fonctions de président de l’Assemblée de Corse, de président et de vice-président des assemblées et conseils des collectivités d’outre-mer,
- les fonctions de présidents et de membres des conseils exécutifs de Corse, de Martinique, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon,
- les fonctions de président, de vice-président et de membre du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française,
- les fonctions de président et de vice-président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie.
Par ailleurs, le texte autorise qu’un député ou sénateur démissionnaire pour cause de cumul de mandats soit remplacé par son suppléant. Jusqu’à présent, une élection partielle doit être organisée.
Ces nouvelles dispositions doivent s’appliquer lors des élections législatives, sénatoriales et européennes qui se tiendront après le 31 mars 2017. Les premières élections à se dérouler selon ces nouvelles modalités devraient être les législatives de juin 2017, puis les sénatoriales de septembre 2017 et les européennes de 2019 (les européennes de mai 2014 et les sénatoriales de septembre 2014 ne seraient donc pas concernées par cette réforme).
Adoptés en première lecture par l’Assemblée nationale le 9 juillet 2013, le projet de loi organique et le projet de loi ordinaire doivent être examinés par le Sénat à l’automne 2013. Dans le cas où le projet de loi organique serait rejeté en première lecture par le Sénat, comme le laissent présager les prises de position d’un grand nombre de sénateurs, il faudra qu’en seconde lecture une majorité absolue de députés (soit 289 députés) vote le texte pour qu’il soit définitivement adopté.
RER B Nord omnibus : opération séduction de la SNCF à Aulnay-sous-Bois
En début de semaine, et ce malgré le mécontentement d’une partie importante des usagers, la SNCF réalisait une opération de communication en sortie de la gare d’Aulnay-sous-Bois. Distribution de gadgets, d’eau ou friandises pour faire passer « la pilule » à des voyageurs parfois excédés.
Si le passage en omnibus aurait permis une meilleure fréquence de passage des trains dans la gare, l’allongement du parcours et les dysfonctionnements fréquents depuis la rentrée font « tâche ». La SNCF tente de rassurer ses « clients » et compte sur leur patience (dixit une employée) pour « régler » les derniers problèmes.
La rédaction vous propose de revivre en vidéo cette opération qui a eu lieu lundi dernier. Cliquer sur l’image pour la découvrir.
Le miel et les abeilles en Seine-Saint-Denis
Sur les huit parcs que compte le Département, trois abritent des ruchers. Au mois de septembre, venez les découvrir !
De nombreuses activités sont proposées autour du miel et des abeilles : visites guidées des ruches, découverte d’une colonie d’abeilles en plein travail ou encore dégustation de miel. Pour chaque activité, une tenue adéquate est recommandée : pantalon et manches longues pour éviter les piqûres !
Le parc Georges-Valbon est le premier à fêter le miel et les abeilles. Ainsi, toute la journée du dimanche 8 septembre est consacrée au miel mais aussi aux fleurs. Une visite guidée du rucher et des dégustations sont prévues dès 11h le matin et jusqu’à 16h30, avec des jeux autour de la ruche.
Renseignements au 01 43 11 13 07.
Le week-end suivant, le parc de la Poudrerie met les petits plats dans les grands. Pour sensibiliser le grand public à l’apiculture, la Maison des abeilles, créée en 2006, sera en effet ouverte au public le week-end du 14-15 septembre de 10h à 18h. C’est l’occasion de découvrir le métier d’apiculteur mais aussi de déguster le miel du parc. Dans la salle principale, des ateliers pédagogiques permettent de se trouver au plus près de la récolte du miel grâce à une baie vitrée qui donne sur les ruches. Vous pourrez également observer les essaims d’abeilles autour des 20 ruches que compte la Maison. De 20h à 22h, l’animateur du rucher vous contera les histoires extraordinaires de l’abeille – insecte fragile et méconnu. Pour ces deux évènements, le rendez-vous est fixé à la Maison des abeilles, entrée principale du parc, allée Eugène Burlot à Vaujours.
Renseignements au 01 49 63 97 87.
Enfin, le parc du Sausset fête le miel le dernier week-end de septembre (30 septembre-1er octobre) à l’occasion de la fête de la vigne et de ses saveurs. De 14h à 18h30, des apiculteurs seront présents à côté des ruches pour expliquer la méthode de production du miel. Visites en calèche des ruchers et dégustations sont également prévues.
Vidéo : Violents orages aujourd’hui à Aulnay-sous-Bois
De violentes averses s’abattent périodiquement depuis ce matin sur Aulnay-sous-Bois. Heureusement, celles-ci ne semblent être courtes, permettant aux réseaux d’écoulement de tenir le choc.
La rédaction vous propose de prendre connaissance d’une vidéo prise lors d’une de ces violentes averses, sous le grondement du tonnerre. Cliquer sur l’image pour la découvrir.
Paris et la Seine-Saint-Denis lient leur destin
Entre Paris et la Seine-Saint-Denis, une véritable idylle est en train de naître. A l’occasion de la signature d’une convention, hier matin, Bertrand Delanoë, maire (PS) de Paris, et Stéphane Troussel, président (PS) du conseil général n’ont pas tari d’éloges sur les qualités de leurs territoires respectifs. Le texte prévoit 27 actions dans les domaines de la solidarité, de l’attractivité, de l’environnement, de la culture et de l’économie (lire ci-dessous).
Et pour bien marquer le symbole, la signature a eu lieu sur une péniche qui a relié la Villette à Bobigny sur le canal de l’Ourcq. Le tout sous le regard bienveillant de Claude Bartolone, président (PS) de l’Assemblée nationale et d’Anne Hidalgo, candidate (PS) à la mairie de Paris.
Le maire de Paris n’a pas manqué d’emphase pour qualifier cette signature. « Je vis l’un des plus beaux moments des 14 ans passés à la mairie de Paris, s’enthousiasme-t-il. Car c’est la concrétisation de ce que j’ai expliqué aux Parisiens en 2001 : vous devez partager si vous voulez être heureux ». Au passage, il en profite pour égratigner l’opposition. « Avant 2001, mes prédécesseurs n’avaient envoyé que trois choses en banlieue : les déchets, les pauvres et les morts, insiste-t-il. La convention d’aujourd’hui va changer tout cela car nous avons de nombreux points communs avec la Seine-Saint-Denis sur l’hébergement d’urgence, la culture pour tous, la lutte contre l’habitat insalubre… »
De son côté, Stéphane Troussel rappelle que cette convention se justifie grâce au canal de l’Ourcq, véritable trait d’union physique entre les deux territoires. Mais pas seulement. « Le destin de Paris est lié à la Seine-Saint-Denis sur beaucoup de thématiques rappelées par Bertrand Delanoë, souligne le président du conseil général. Et surtout, notre département a de solides atouts à offrir comme notre jeunesse, la force vive de demain, notre foncier, pour accueillir l’activité économique, et bientôt des transports très performants ».
L’occasion était trop belle aussi pour Claude Bartolone d’inverser les rôles. « Paris est enfin devenu la banlieue de la Seine-Saint-Denis, plaisante-t-il. Je me rappelle qu’il y a quelques années, on évoquait le canal comme le ventre mou du département. Ce temps-là est révolu ».
Aucun calendrier n’a été défini. Beaucoup d’actions sont liées à la mise en place de plates-formes communes nécessitant à la fois de l’argent et du personnel. Or, pour qu’elles aboutissent à des applications concrètes, il faudra une volonté politique forte de la part des deux territoires. Mais en mars, des élections auront lieu à Paris et celles-ci peuvent tout changer car rien ne prouve que si la majorité change de camp, la convention sera appliquée avec autant de zèle.
Source et image : Le Parisien du 06/09/2013
Cinéma Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois : Les habitants se livrent face caméra
« Fait-il bon vivre à Aulnay-sous-Bois? »; « Vous impliquez-vous dans la vie locale? ». Cela pourrait être un banal sondage, mais c’est dans une petite cabine, face caméra, que les Aulnaysiens ont répondu à ces questions. Durant un an, la troupe du Kygel Théâtre (basé à Montreuil) a sillonné les quartiers d’Aulnay, montant et démontant son « vidéomaton », sorte d’isoloir semblable aux photomatons. Le résultat — une quarantaine de témoignages d’habitants — est à découvrir ce soir, au cinéma Jacques-Prévert : de petits films seront projetés toute la journée sur une borne en libre accès, de 9 heures à 17 heures.
Source : Le Parisien du 06/09/2013

