Archives de Catégorie: Actualité
Aulnay-sous-Bois : une réunion sur l’abolition de l’esclave organisée par Aulnay Citoyen annulée faute de proactivité ?
Dimanche après-midi, l’association Aulnay Citoyen organisait une réunion-débat sur l’abolition de l’esclavage à l’épreuve de la république (française).
Cette réunion était organisée dans le cadre de la journée internationale de l’abolition de l’esclavage.
Les invitations ont été envoyée très tardivement. La rédaction était sur place, mais a trouvé portes closes et peu de personnes (4) : la réunion a été au dernier moment annulée faute de salle attribuée. interrogé par la rédaction, le directeur de la Vie Associative nous a informé que la réservation de la salle n’a été effectuée que Mardi dernier, ce qui ne correspondrait pas au fonctionnement habituel (les réservations doivent avoir lieu 1 mois avant la date butoir). Il n’y avait donc ni gardien ni autre personnel pour permettre à cette association de s’exprimer.
Le départ du très célèbre Daouda Sanogo aurait-il eu un impact sur l’organisation de cette association ? En tout cas, ce débat est reporté sine die…
Demandeurs d’asile : des parlementaires plaident pour une meilleure répartition territoriale
Valérie Létard, sénatrice du Nord et Pierre Touraine, député du Rhône ont remis hier au ministre de l’Intérieur leurs propositions à l’issue des quatre mois de la « concertation nationale pour une réforme du droit d’asile » qu’ils ont pilotée. Pas de surprise sur le constat : « Il y a une hausse forte et continue de la demande d’asile (+73 % en 5 ans », 61 468 demandes en 2012 dont 41 254 nouvelles), un allongement des délais d’examens des demandes (plus de 19 mois), des dispositifs d’hébergement saturés, un impact inégal sur les territoires (forte affluence en Rhône et Moselle, générant notamment des difficultés de scolarisation des enfants ».La Seine-Saint-Denis pleure « Madiba », drapeaux en berne à Aulnay-sous-Bois
En Seine-Saint-Denis, ancien fief communiste, le nom de Nelson-Mandela s’affiche sur de nombreux frontons d’écoles, d’équipements sportifs. Les réactions se sont multipliées depuis l’annonce du décès de l’ancien président sud-africain. Et des cérémonies auront lieu ce week-end.
A Saint-Ouen, un hommage est organisé à l’occasion de l’ouverture du Grand Parc de Saint-Ouen (rue Albert Dhalenne). La maire PC Jacqueline Rouillon plantera à 14h30 le premier arbre de l’allée des Chênes en le baptisant du nom de Nelson Mandela. Elle inaugurera ensuite l’œuvre de Philippe Berry, « la Nation arc-en-ciel », sculpture monumentale en hommage à l’Afrique du Sud post-raciale.
La ville vient d’accueillir (jusqu’au 24 novembre dernier), une exposition du photographe sud-africain et ami de « Madiba » Jürgen Schadeberg.
A Clichy-sous-Bois, la municipalité déposera une gerbe ce samedi midi rue Nelson-Mandela, à l’angle de l’allée des Cinq-Continents.
A Saint-Denis, une bâche a été tendue sur la façade de l’Hôtel de ville et un registre de condoléances est à disposition du public à l’accueil. Le maire (PC) Didier Paillard se souvient « des batailles menées à Saint-Denis et dans toute la France pour sa libération et la fin de la ségrégation raciale, je me souviens aussi de l’assassinat en 1988, sur notre territoire, de la représentante de l’A.N.C., Dulcie September, que la municipalité de Saint-Denis avait reçu officiellement, tombée sous les balles de l’apartheid. »
Le maire de Sevran, Stéphane Gatignon (Europe Ecologie) déclare : « Pour notre génération de militants des organisations de jeunesse des années 1980, c’est plus qu’un symbole qui s’éteint, c’est l’homme qui a donné du sens à notre engagement et, pour certains comme moi, à notre vision du monde. »
A Tremblay, le député-maire (Front de gauche) François Asensi affirme :
« Nelson Mandela restera l’un des plus grands symboles de la justice et de la démocratie de notre temps, une lumière pour l’humanité ».
La députée (PC) du Blanc-Mesnil, Marie-George Buffet, voit disparaître avec le leader de l’ANC « un pan de notre histoire ». « Je l’ai côtoyé lors de cérémonies auxquelles j’ai été invitée en Afrique du sud mais je n’ai jamais eu l’honneur de m’entretenir avec lui, raconte l’ancienne ministre. Je garde de Nelson Mandela cette volonté de dépasser les souffrances qu’il avait vécu pour construire une Nation. C’est une belle leçon. »
Le maire PC du Blanc-Mesnil, Didier Mignot, salue « une figure universelle du combat pour la dignité humaine ».
A Bobigny, « ville monde », la maire communiste Catherine Peyge affirme : « Il n’est pas rhétorique de dire que nous sommes particulièrement attachés à la leçon d’humanité qu’il nous lègue. Avec leurs traditions, les Balbyniens se reconnaissent dans son inflexibilité à ses principes, dans son combat pour la liberté et l’égalité des droits, la réconciliation et l’entente fraternelle des différentes composantes de son peuple sud africain. C’est avec beaucoup d’humilité et d’affection que je salue la mémoire de ce géant ».
A Aulnay-sous-Bois : les drapeaux sont en berne pour commémorer la mort de Nelson Mandela.
Source : Le Parisien du 07/12/2013
L’accueil des enfants de moins de trois ans souffre d’importantes inégalités territoriales et sociales
Dans son rapport thématique sur l’accueil des enfants de moins de trois ans publié hier, la Cour des comptes souligne que si « l’offre de garde est très développée », cette dernière connaît en revanche « d’importantes disparités territoriales et sociales ».
Au 1er janvier 2012, la France comptait 2,4 millions d’enfants de moins de trois ans et la part de ceux bénéficiant d’une place d’accueil était passé à 52,2 % en 2011, contre 47,7 % en 2006, du fait d’une augmentation notable de la capacité d’accueil de 131 600 places. « Le coût global pour les finances publiques de cet accueil est estimé en 2011 à 13,95 milliards d’euros répartis entre la branche famille de la Sécurité sociale (73 %), les collectivités territoriales (17 %) et l’Etat (10 %) », poursuit la Cour, notant « qu’entre 2006 et 2011, ce coût a connu une hausse globale de 19,2 % (+ 2,2 milliards d’euros), principalement supportée par la Sécurité sociale ».
Malgré cet effort financier et le développement des capacités d’accueil, « de fortes disparités territoirales subsistent et l’accès des familles les plus modestes à un mode de garde demeure difficile », pointent les magistrats de la rue Cambon. « Ainsi, fin 2011, la capacité d’accueil (exprimée en nombre de places pour 100 enfants de moins de trois ans) varie dans un rapport de un à trois, selon les départements. A ces disparités territoriales s’ajoutent des disparités sociales : 64 % des ménages les plus aisés font garder leur enfant contre 8 % des familles les plus modestes », détaillent-ils.
La Cour estime par ailleurs que « la coordination des acteurs est insuffisante », au plan local, notamment avec un « éclatement des compétences entre la CAF, le département et le niveau communal ». « L’intercommunalité, territoire pertinent pour l’évaluation des besoins, et qui pourrait favoriser une rationalisation des équipements d’accueil de la petite enfance, est rarement dotée de cette compétence », poursuit le rapport. Ce dernier critique aussi la gestion des effectifs « qui n’anticipe pas assez les évolutions futures », alors « que la progression des effectifs diplômés ne tient pas suffisamment compte de l’augmentation du nombre de places d’accueil ouvertes depuis 2006 ».
Pour améliorer cette situation, la Cour des comptes formule 15 recommandations au rang desquelles figurent le déplafonnement du barème national des participations familliales ; l’incitation des EPCI à se doter de la compétence petite enfance, en particulier dans les zones rurales ; ou encore le développement des lieux d’accueil spécifiquements destinés aux enfants de deux à trois ans et celui des crèches familiales.
Déclarant « partager » le constat dressé par la Cour des comptes, la ministre déléguée chargée de la Famille, Dominique Bertinotti a indiqué dans un communiqué publié hier que ce rapport «confortait l’action menée par le gouvernement ». Dans son communiqué, la ministre annonce notamment « le lancement, au cours du mois de décembre, d’une concertation préalable à l’élaboration d’un plan métiers de l’enfance pour renforcer l’attractivité des métiers et améliorer la qualité de l’accueil offert aux jeunes enfants ».
Pour obtenir le dossier, cliquer ici.
Lancement des Assises nationales des risques naturels 2013
Les assises nationales des risques naturels réunissent à partir d’aujourd’hui(NDLR : 2 décembre) à Bordeaux plus de 700 acteurs de la prévention des risques naturels (élus, services techniques des collectivités et de l’Etat, représentants de la société civile, acteurs économiques, scientifiques). Elles doivent permettre de débattre collectivement des sujets les plus prégnants et transversaux (culture du risque, approche coûts / bénéfices, risques et aménagements du territoire, gouvernance…).
Placées sous le thème « Partager nos connaissances et nos savoirs pour réduire ensemble les effets des catastrophes naturelles », ces deuxièmes assises visent à faire émerger des propositions concrètes pour résoudre certains problèmes récurrents et aboutir à une vision partagée.
Ces Assises sont aussi l’occasion de développer les échanges entre la communauté scientifique et les acteurs de terrain en permettant d’identifier les attentes et les besoins de chacun.
Elles sont également ouvertes à des intervenants européens et internationaux pour permettre de valoriser les échanges d’expériences entre pays et de développer de nouvelles réflexions pour mieux agir ensemble et préparer la contribution de la plateforme française pour la prévention des risques naturels.
Enfin ces assises permettent aussi d’enrichir la stratégie nationale de prévention du risque d’inondation (SNGRI) qui devrait être adoptée par le gouvernement au début de l’année 2014.
Les deux tiers des 36 000 communes françaises sont exposées de façon plus ou moins marquée à au moins un risque naturel. On estime que plus de 18 000 d’entre elles sont vulnérables aux inondations et plus de 11 000 aux mouvements de terrains. Plus de 21 000 communes sont concernées par le risque sismique tandis que plus de 6 000 sont menacées par les feux de forêts.
Source : communiqué Ministère du Développement Durable.
Dossiers annexes : Assises des risques naturels et Les français faces aux risques naturels
Grand froid : les recommandations sanitaires
Alors que le froid arrive en France, retrouvez les recommandations sanitaires du ministère des affaires sociales et de la santé en cas de grand froid.
La Direction générale de la santé rappelle les principales mesures à adopter pour prévenir les conséquences du froid sur la santé, notamment pour les populations vulnérables (sans-abri, nourrissons, personnes âgées ou présentant certaines pathologies chroniques cardiovasculaires, respiratoires ou endocriniennes). En cas de grand froid ou de froid extrême, il est recommandé en particulier de :
- limiter les activités extérieures pour les personnes à risque,
- éviter les efforts physiques,
- couvrir les parties du corps perdant le plus de chaleur (tête, cou, mains et pieds) en cas de sorties,
- s’assurer du bon fonctionnement des ventilations et des appareils de chauffage de la maison afin d’éviter tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone,
- ne pas installer de groupes électrogènes à l’intérieur de bâtiments,
- prendre régulièrement des nouvelles des personnes âgées ou handicapées et/ou isolées du voisinage,
- appeler le 115 si une personne sans abri se trouve dans la rue.
Pour plus d’informations sur la situation dans chaque département et sur les mesures spécifiques mises en oeuvre localement, le ministère demande de suivre les recommandations émises par les préfectures et de consulter leur site internet.
Pour en savoir plus
- Grand froid : les recommandations sanitairesMinistère des affaires sociales et de la santé
- Grand froid : quelques précautions à prendreInstitut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes)
- Le 115
Samu social de Paris
Aulnay-sous-Bois : grande brocante ce dimanche salle Chanteloup
Pas de véritable marché mais une grande brocante et foire aux jouets. De quoi dénicher de bonnes affaires pour faire plaisir aux petits et grands.
Brocante des enfants, dimanche de 13 heures à 18 heures, salle Chanteloup, 1, avenue de Nonneville à Aulnay-sous-Bois.
Source : Le Parisien du 05/12/2013
Conférence-Débat organisée par la fédération des libres penseurs de la Seine-Saint-Denis le 6 décembre
La fédération des Libres Penseurs de la Seine-Saint-Denis organise une conférence-débat sur la loi Peillon le vendredi 6 décembre, 20h00, à Montreuil (salle de la révolution, 16 rue de la révolution).
Avec Alain JOUANNET, membre de la Commission Administrative Nationale (CAN) de la Fédération Nationale Libre Pensée
Objectif annoncé des refondateurs :
« L’Ecole doit accompagner les mutations socio-économiques, technologiques et institutionnelles »
(Rapport de compte-rendu de la concertation sur la « refondation de l’Ecole » page 23)
A la suite de la concertation nationale sur la « refondation de l’Ecole de la République » à laquelle avaient été associés le MEDEF, le Secrétariat général de l’Enseignement catholique et le Secours catholique, le gouvernement a présenté une loi d’orientation et de programmation, dite « de refondation de l’Ecole » qui a été adoptée par un vote positif des deux assemblées (Assemblée nationale et Sénat). Le Ministre de l’Education nationale, Vincent PEILLON a promulgué, dès le 24 janvier 2013 (le lendemain de la publication par le gouvernement de son projet de loi et avant même que la loi ne soit votée !), un décret relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires.
Le rapport national « Refondons l’Ecole de la République » avait précisé (page 29) que « la concertation a inscrit sa réflexion dans le cadre du nouvel acte de la décentralisation ». Sous couvert de « réussite des élèves », la loi de refondation dont la modification des rythmes scolaires est un élément majeur vise effectivement à poursuivre et tenter de mener à son terme le processus de dénationalisation de l’Enseignement public engagé depuis près de quatre décennies par les gouvernements successifs.
Source : communiqué de la Fédération des Libres Penseurs de la Seine-Saint-Denis
Ventes volontaires aux enchères publiques : quelles bonnes pratiques ?
Le Conseil des ventes volontaires, qui veille au bon fonctionnement du marché des ventes aux enchères publiques, a mis en ligne huit « fiches de bonnes pratiques » à la fois pour les professionnels et les clients, vendeurs et acheteurs. Le Conseil des ventes invite par ailleurs le public et les professionnels à donner leur avis en ligne.
Accueil du client et du vendeur, traitement des objets confiés, relations avec les experts, maîtrise de la vente, enchère à distance… toutes ces bonnes pratiques sont des recommandations de comportement et d’organisation. Elles ne constituent pas des règles de droit dont la violation pourrait donner lieu à poursuites judiciaires ou disciplinaires. Elles procèdent d’une volonté d’amélioration de la qualité des services.
Les ventes volontaires aux enchères publiques se distinguent des ventes judiciaires. Ces dernières sont ordonnées par décision de justice (ventes après liquidations judiciaires, saisies-ventes, réalisation de gage, inventaires et prisées après successions…) et confiées à des officiers ministériels, les commissaires-priseurs judiciaires. Les ventes volontaires comme les ventes judiciaires portent sur des biens mobiliers neufs ou d’occasion.
Chèque Déjeuner : le business solidaire
Quel groupe emploie 2 000 salariés, possède 45 sociétés dans 14 pays, couvre 16 fuseaux horaires, compte 168 000 entreprises clientes et 21 millions d’utilisateurs de ses services dans le monde ? Une multinationale du CAC 40 ? Non : la Scop Chèque déjeuner de Gennevilliers (92), une de ces Société coopérative de production où chaque salarié est propriétaire de son entreprise.
Loin de l’image d’Epinal de la petite entreprise artisanale, Chèque Déjeuner symbolise la vitalité de cette nouvelle économie sociale et solidaire soutenue par la Région Île-de-France. Et démontre que l’on peut brillamment réussir dans les affaires en ayant pour but ultime la pérennité de la société et le bien-être de ses salariés.
Devant l’entrée du siège flambant neuf du groupe, en ce 19 novembre, quelques Franciliens invités par la Région dans les locaux de Chèque Déjeuner écarquillent les yeux. Simon, Gentiane, Luc et Brigitte contemplent le bâtiment Haute qualité environnementale, son vaste hall accueillant des animations –ce jour, une sensibilisation au handicap-, la salle de sport dernier cri, les espaces lumineux, la crèche toute proche, … Seule la distance avec les transports en commun vient ternir le tableau d’un « lieu que nous avons préféré louer », précise Elise Naccarato.
Salariés et sociétaires
Quand la responsable des relations presse du groupe dit « nous », ce n’est pas une image : les 400 salariés-sociétaires de la maison mère, qui détiennent 100 % du capital, élisent quinze des leurs au conseil d’administration pour quatre ans. Trois autres postes du CA sont réservés aux syndicats historiques à l’origine de la création de l’entreprise, en 1964.
« Diriger un grand groupe ne s’improvise pas, intervient Brigitte, salariée d’une grosse entreprise pétrolière. Comment faites-vous pour que tous les salariés soient en mesure de décider de l’avenir de la société ? » « De la personne qui distribue le courrier au management, tout le monde doit être capable de lire un bilan, un compte de résultat, appréhender la stratégie de développement, répond Jean-Philippe Poulnot, en charge des partenariats politiques du groupe.Alors nous formons tout le personnel.»
Indépendance
Cette entreprise florissante où chacun, à la maison mère, est à la fois salarié, syndiqué et patron, où les avancées sociales se font souvent à l’initiative de la direction, aiguise les appétits de la concurrence mondiale, et notamment de fonds de pension américains. Choc des cultures assuré. « Nous ne sommes pas côté en bourse, personne ne peut faire d’OPA contre nous, nous n’avons pas de dettes, nous ne sommes pas délocalisables et malgré les sommes très importantes qui ont pu être proposées, nous ne sommes pas à vendre », sourit tranquillement Jean-Philippe Poulnot. « Sans le statut de Scop, nous aurions déjà été rachetés depuis longtemps », complète Elise Naccarato. Et soumis à des patrons qui « pilotent leur entreprise au cours de Bourse ».
« Mais comment recrutez-vous en réussissant à maintenir l’esprit Scop ? », s’interroge Luc, agent d’une collectivité territoriale de la région parisienne. « Comment faire pour être un si grand groupe et rester une Scop ? », complète Gentiane, sa compagne. « Pendant ses premiers mois dans l’entreprise, chaque futur associé a une marraine ou un parrain qui va transmettre nos valeurs et… vérifier si le nouveau venu est compatible avec celles-ci, répond Jean-Philippe Poulnot. Cela nous interroge aussi en permanence sur ce qu’est notre culture, jusqu’où nous la faisons évoluer et dans quel sens. »
Quel futur ?
À la question de Simon sur le futur du statut des Scop, les deux sociétaires de Chèque Déjeuner se veulent rassurant, pointant la loi sur l’économie sociale et solidaire actuellement en discussion et le changement des mentalités : « Au début, il nous fallait occulter notre statut auprès de nos clients, cela leur faisait peur, certains nous traitaient même de « communistes »,rigole Jean-Philippe Poulnot . Aujourd’hui, c’est un argument. On se sent de plus en plus forts. »
Alors que le temps prévu pour cette rencontre originale est largement dépassé, Jean-Philippe Poulnot poursuit la discussion. « J’espère qu’on assiste à un début de changement de société car sinon, on va droit dans le mur, prévient-il, grave. Mais beaucoup de jeunes se passionnent pour l’économie sociale qui représente déjà 10 % de l’emploi en France. Il reste à mieux faire connaître les Scop auprès du public. » Au moment de quitter les lieux, après un dernier coup d’œil à la verrière du hall, les visiteurs d’un jour devraient porter la bonne parole.
