Archives de Catégorie: Emploi

Nouveau journal de la CFTC des communaux d’Aulnay-sous-Bois : les employés pro-Maire grassement récompensés ?

Recto septembre2013 (1)La rédaction vous propose de prendre connaissance du journal de la CFTC des communaux d’Aulnay de septembre 2013, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.

Au programme :

  • La diminution de la cotisation pour le droit à la retraite
  • Le reclassement pour raison médicale
  • Les inégalités de traitement

Sur ce dernier point, nous vous proposons de lire ce passage :

« On a trop entendu ces dernières années la colère des agents et cadres de la ville se plaignant d’une inégalité de traitement avec, notamment, de nouvelles recrues qui, sur un poste équivalent, se voyaient proposer un régime de faveur : indice élevé, régime indemnitaire exorbitant du droit commun, avantages en nature…

Rien de tel pour casser l’ambiance au travail, en montant les uns contre les autres et démotiver ceux qui depuis des années accomplissent leur mission de service public avec dévouement sans en être toujours récompensés, réussissent concours et examens professionnels sans parfois être nommés, et savent se mobiliser chaque fois que la ville a besoin d’eux (pour remplacer les collègues absents, en cas de manifestation exceptionnelle, d’intempérie, etc…)

Le personnel de la ville a fini par se ranger en deux catégories au moins : il y a ceux qui, dans les petits papiers du Maire, bénéficient d’avantages substantiels, sans toujours d’ailleurs accomplir les tâches et missions qui leur sont confiées, bafouant consignes et hiérarchie, sans jamais être sanctionnés ; ceux-là provoquent un désordre dans le service public et jettent le trouble parmi leurs collègues; et les autres, les plus nombreux (fort heureusement !) qui accomplissent normalement leur mission, en demandant simplement d’être respectés dans leur travail et reconnus par leur employeur.

Ce système de valorisation des agents à double détente ne pourra pas durer longtemps, car il crée les conditions d’un ras-le-bol généralisé, à force de privilégier l’allégeance et l’implication politique au service du seul Maire et non de l’intérêt public, quand la compétence professionnelle est traitée par-dessous la jambe. Or, un arrêt de la cour de cassation de décembre 2012 (la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français) pourrait bien se porter au secours de ceux qui se sentent lésés par cette discrimination. « Pour prouver une inégalité de traitement, un salarié peut demander à son employeur de lui communiquer les bulletins de paie de ses collègues, ainsi que contrat de travail, avenants, primes, tableaux d’avancement et de promotion. »

Le motif est reconnu légitime, et de surcroît, le respect de la vie privée (invoqué en l’occurrence par l’employeur qui refusait de communiquer ces pièces) ne fait pas obstacle à la demande, car « l’activité professionnelle relève de la vie publique et non de la vie privée, le montant des rémunérations ne saurait donc être considéré comme un élément de la vie privée ». En l’occurrence, on parle plutôt d’ « inégalité de traitement » et non de « discrimination ».

En attendant une réelle prise de conscience de la part du Maire des dégâts causés par cette injustice fondamentale dans une institution, la commune, qui est la matrice républicaine de tout le service public, la CFTC invite chaque agent qui pense objectivement être lésé par ces agissements, à faire une demande avec AR à M. le Maire, pour faire valoir son droit à l’égalité de traitement. »

Retraite : la journée d’action contre la réforme s’annonce peu suivie

PSA_ManifLa CGT, FO, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse appellent à défiler mardi. La mobilisation devrait être limitée, même si le mot d’ordre choisi inclut salaires et emploi.

Mardi, le gouvernement a rendez-vous avec la rue. La CGT, la FSU, Solidaires ainsi que FO appellent les salariés à manifester. Le symbole est fort : il y a trois ans, à trois jours près, le 7 septembre 2010, entre 1,12 million (selon la police) et 2,73 millions de personnes (d’après la CGT) avaient défilé contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy. Mais la barre apparaît à tous bien trop haute pour être atteinte. Même si, pour tenter de ratisser large, début juillet, lorsque la date du 10 septembre a été arrêtée, il a été décidé d’appeler sur un mot d’ordre très large : les salaires, l’emploi et, en troisième position seulement, la retraite.

Aucun organisateur ne se risque à le dire haut et fort, mais tous en conviennent en aparté : la mobilisation ne sera pas au rendez-vous. « Il y aura du monde » et « on mesurera l’état de la mobilisation à ce qu’on pourra obtenir », a dit Thierry Lepaon (CGT) jeudi. « Ce ne sera pas une déferlante, mais de bonnes manifs militantes », commente un autre syndicaliste.

Marqueurs de gauche

Il faut dire que le gouvernement a bien joué sur le calendrier comme sur le contenu de sa réforme. En 2010, elle avait été connue en juin et les syndicalistes étaient allés tout l’été au contact des salariés. Jean-Marc Ayrault a attendu la rentrée, et la mesure la plus douloureuse pour les salariés – le passage progressif à 43 ans de cotisation – est pour l’après 2020. Cette mesure n’est de surcroît pas du même registre que la remise en cause de la retraite à 60 ans de la réforme Sarkozy. Le fait que François Hollande ne revienne pas sur son relèvement à 62 ans semble être accueilli avec fatalisme par l’opinion. Avoir agité le chiffon rouge d’une réforme des retraites des fonctionnaires, puis rapidement fait machine arrière a aussi calmé le jeu dans le public.

Par ailleurs, d’autres mesures sont des marqueurs de gauche : pénibilité, temps partiels, etc. Un sondage de BVA pour iTélé montre certes que deux Français sur trois se déclarent « opposés » à la réforme, mais plus de deux-tiers des sympathisant de gauche, les plus enclins à défiler avec les syndicats, se déclarent favorables à ses grandes orientations et 58 % la jugent juste.

La réforme cible les jeunes

Dans ce contexte, non seulement le monde syndical est divisé, la CFDT, la CFTC et la CGC n’appelant pas à défiler le 10 septembre, mais même les autres organisations pointent des aspects positifs, chacun s’en attribuant la paternité. L’objectif est « d’améliorer le projet », dit Thierry Lepaon, « nous influerons sur le débat parlementaire », annonce Jean-Claude Mailly. La journée vise avant tout à prendre date. Sur ce plan, elle devra être comparée au flop du 5 mars contre l’accord sur l’emploi.

Mais l’horizon n’est pas totalement dégagé pour autant. Alors que François Hollande a affiché la jeunesse comme priorité, la CGT comme FO ne manquent pas de souligner que la réforme cible surtout les jeunes, un argument relayé par l’UMP. Et qui fait mouche. L’Unef, la JOC et Génération précaire appellent à défiler. Cela ne fera pas masse : les étudiants ne sont pas encore rentrés. En 2010, bien que concernés, ils ne s’étaient pas non plus beaucoup mobilisés. C’est cependant le signe que le climat social est fragile.

Source : Les Echos, Leïla de COMARMOND

France Culture : reportage à Aulnay-sous-Bois sur les « Emplois d’avenir »

emploibisOKToute la journée, le « Droit de suite » de France Culture est consacré au dispositif des emplois d’avenir. Ce plan gouvernemental vient s’ajouter à la longue liste des contrats aidés, mis en place par les gouvernements successifs. Pour quelle efficacité ? Remplacent-ils de « vrais » emplois ?

Les emplois d’avenir ciblent les jeunes de 16 à 25 ans, sans qualification. 85% de ceux qui ont signé des contrats n’ont pas le bac, parfois même pas le BEPC. Tous les emplois d’avenir doivent passer par les missions locales, qui sont des associations dédiées à l’insertion des jeunes par l’emploi.

Mais les jeunes ne sont parfois pas inscrits dans ces missions. De plus, très peu connaissent les emplois d’avenir.

France Culture a réalisé un reportage dans la Cité de l’Europe à Aulnay. Vous pouvez écouter les interviews en cliquant ici.

 

550 chômeurs de plus en Seine-Saint-Denis au mois de juillet

POLE_EMPLOI_NEW_13-11550 chômeurs de plus étaient recensés en Seine-Saint-Denis à la fin du mois de juillet. Le département compte désormais 107370 demandeurs d’emploi (en catégorie A). Le chiffre augmente de 0,5% par rapport à juin dernier (+ 0,4% en Ile-de-France sur la même période). Sur un an il est en hausse de 10,4%. Quant aux chômeurs ayant exercé une activité au cours du dernier mois (catégories A, B, et C), ils étaient 143380 à la fin du mois de juillet (+ 2,1% en un mois).

Source : Le Parisien du 28/08/2013

4000 emplois seront proposés le 8 octobre au Stade de France en Seine-Saint-Denis

Stade_de_FranceSaint-Denis. Le 5e forum pour l’emploi des jeunes aura lieu le mardi 8 octobre, au Stade de France. Sous la houlette des services de l’Etat, il doit rassembler plus 80 entreprises, qui proposeront près de 4000 offres d’emploi. L’an dernier, le rendez-vous avait attiré 7000 jeunes. Selon la direction du travail et de l’emploi, 229 candidats avaient décroché une embauche le soir même, et un bilan partiel fait état de 670 recrutements dans les semaines qui ont suivi.

Le 8 octobre, de 9h30 à 16h30, au Stade de France de Saint-Denis, porte E. Entrée libre.

Source : Le Parisien du 21/08/2013

La Seine-Saint-Denis va tester une aide pour les jeunes précaires

Emploi_93Une allocation de 450€ mensuels sera expérimentée pour les 18-25 ans.

La Seine-Saint-Denis est le seul département d’Ile-de-France parmi les dix qui vont expérimenter la « garantie jeune », une allocation de 450 € mensuels pour les 18-25 ans en situation précaire. Le test doit débuter en principe cet automne. La liste de ces territoires a été dévoilée lundi par le gouvernement. Un autre département francilien, l’Essonne, est également concerné, mais il fait partie d’une seconde vague de dix territoires, qui testeront la mesure en 2014.

Dans le 93, la tranche d’âge des 18-25 ans est la plus touchée par le chômage, et environ 10000 d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. Ce sont eux qui sont visés par le dispositif. Car, jusqu’à présent, le revenu de solidarité active (RSA) était la seule allocation existante, mais à partir de 25 ans (sauf exceptions). L’idée est donc de donner un coup de pouce aux plus jeunes, sans emploi et surtout hors de toute formation. « Nous avons l’un des départements les plus jeunes et les plus pauvres de France, nous étions tout indiqués pour faire partie de l’expérimentation, souligne Stéphane Troussel, président PS du conseil général, qui s’était porté candidat dès l’annonce du dispositif. Évidemment ça ne résoudra pas tous les problèmes, il s’agit d’une expérience mais, au moins, les pouvoirs publics au sens large se mobilisent pour s’occuper de ceux qui ont le plus de mal à s’intégrer », estime-t-il.

Quelques centaines de bénéficiaires d’ici fin 2013

L’idée est donc de faire appel à tous les services qui ont affaire à la jeunesse : les missions locales, les assistantes sociales, le service de protection judiciaire de la jeunesse, la caisse d’allocations familiales, les clubs de prévention… D’ici la fin de l’année, seules quelques centaines de jeunes vont être concernées mais la montée en puissance devrait être progressive. C’est, en tout cas, ce qu’espère Laurent Gaillourdet, président de Convergences 93 qui regroupe les missions locales du département. « Nous sommes favorables à cette mesure mais pour le moment, nous manquons de détails, s’inquiète-t-il. Quelle est l’enveloppe financière? Quels sont les critères d’attribution? Quelle sera la répartition géographique? Tiendra-t-on compte des problèmes de logements? ». « Je ne doute pas une seconde que l’État finance à 100% ce dispositif », assure Stéphane Troussel, qui, comme d’autres présidents de conseils généraux, a demandé à l’État plus de moyens pour assumer le paiement du RSA et autres allocations. Le gouvernement vise, pour l’ensemble du territoire national, le seuil de 10000 allocataires en 2013 et de 30000 en 2014. Le rythme de croisière devrait s’établir ensuite à 100000 par an.

Source : Le Parisien du 14/08/2013

Seine-Saint-Denis : 610 chômeurs de plus en un mois

POLE_EMPLOI_NEW_13-11610 chômeurs de plus en un mois. La stagnation constatée le mois dernier n’aura pas duré. En juin, le chômage a de nouveau progressé en Seine-Saint-Denis, + 0,6% de demandeurs d’emploi de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé dans le mois), soit 610 personnes (+0,4% pour l’Ile-de-France). Fin juin, 106820 hommes et femmes étaient inscrits à Pôle emploi. Si l’on prend en compte l’ensemble des catégories (A, B, C), y compris ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois, la hausse est de 0,3%. Sur un an, le chômage a progressé de 11,6% (catégorie A) et de 9,9% (catégories A, B, C).

Source : Le Parisien du 25/07/2013

Ile-de-France : Le chômage première peur des Franciliens

peurs_francilienEn Ile-de-France, la précarité a supplanté les craintes suscitées par la délinquance bien que les agressions de personnes soient en hausse.

La nouvelle étude sur le sentiment d’insécurité des Franciliens doit être rendue publique aujourd’hui. Réalisée depuis 12 ans, auprès de 10500 habitants par l’IAUidf (*), bureau d’étude de la région Ile-de-France, cette enquête porte sur l’insécurité, les agressions subies, déclarées ou pas aux forces de l’ordre, les peurs. Depuis 2001, le sentiment d’insécurité a évolué en passant peu à peu de la peur de l’agression à la peur de la précarité et de la perte d’emploi.

Le sentiment d’insécurité a changé. Si le sentiment d’insécurité a légèrement baissé depuis la dernière enquête de 2011, leur principale peur est aujourd’hui sans conteste le chômage. L’éventualité d’une perte d’emploi préoccupe deux fois plus de Franciliens qu’en 2001 pour atteindre 56,5% des sondés en 2013. Suit l’inquiétude par rapport à la pauvreté (26%). Au total, plus de huit Franciliens sur dix craignent donc aujourd’hui de se retrouver sans travail et précarisés. Depuis la première enquête, c’est la première fois que le sentiment d’insécurité sociale atteint une telle proportion. La délinquance continue à préoccuper, mais les sondés sont trois moins fois nombreux à la mettre en tête des priorités assignées au gouvernement. Ils sont —seulement— un peu plus d’un sur dix cette année.

Le nombre des victimes augmente. Même si le sentiment d’insécurité baisse, l’étude note une augmentation des personnes déclarant avoir subi une agression, un vol (ou une tentative) ou une atteinte envers un bien, aujourd’hui près d’une sur deux. Cette proportion est en progression par rapport à la précédente enquête mais reste bien en deçà des chiffres observés en 2007. Plus nombreuses qu’en 2011, les victimes de cambriolages et de vols sans violence. Les plus exposés : les femmes, les moins de 40 ans et les Parisiens.

Le RER fait toujours peur. La crainte d’être agressé dans les transports en commun, même si elle a diminué, reste à un niveau élevé depuis 2001. Elle concerne 43,8% des sondés. Et c’est dans le RER que la peur est la plus vive (36%), puis le métro et le train, le bus ou le tramway.

* « Victimation et sentiment d’insécurité en Ile-de-France : le point en 2013 », étude réalisée par l’institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Ile-de-France (IAU-IDF)

Source : Le Parisien du 15/07/2013

Communiqué : Sauvons la MEIFE d’Aulnay-sous-Bois. Le Maire accusé de placer des proches

tract MEIFE 10 juillet 2013Encore une fois, la MEIFE va-t-elle être détournée de son but ? Au détriment des usagers ?

Après la fermeture de PSA et avec un taux de chômage qui dépasse sur Aulnay les 25%, et alors que les besoins en formation et en accompagnement au retour à l’emploi sont immenses, le maire d’Aulnay, président de la MEIFE, prépare et annonce des licenciements à la MEIFE.

Malgré ses promesses depuis plus d’un an, le Maire n’a fait que détruire un outil d’aide au retour à l’emploi pour les Aulnaysiens et les Aulnaysiennes les plus durement touchés par le chômage, et les plus éloignés de l’emploi.

Il a tenté de faire croire qu’il ignorait la situation alors que de nombreux agents de la MEIFE lui avaient adressé des courriers pour attirer son attention sur les dérives au sein de la structure et qu’un audit de la région dès 2010 pointait les nombreux dysfonctionnements en vigueur au sein de notre structure : poste de directeur d’exploitation avec émoluments peu en rapport avec les usages, missions « floues », frais de déplacements disproportionnés, emplois aux contours flous et bien éloignés de nos missions traditionnelles et que certains pourraient qualifier de fictifs, attribution spécieuse de contrat de formation sans mise en concurrence et paiement de stage sans justificatif de réalisation.

La section SUD dès sa création a dénoncé ces dérives, malgré les menaces, intimidations, et incendie du bureau de notre porte-parole. La situation est suffisamment grave pour qu’une enquête de la brigade financière soit diligentée avec des perquisitions en mairie ou aux domiciles des proches du maire.

Il a tenté de nous « enfumer », promis un audit sur les « dysfonctionnements » à la MEIFE, et un rapport ; l’auditeur a démissionné de la Mairie, tétanisé par le système en place, et a quitté la ville… : pas de rapport, pas de solutions, des dysfonctionnements…

Il a promis de ne plus protéger les emplois « fictifs »s, aux salaires démesurés, ils sont toujours là…

  • Bilan : il n’y a plus d’argent pour les chômeurs, pour l’emploi et la formation, mais toujours des salariés payés à rester chez eux ou à ne pas faire de missions en lien évident avec la MEIFE…

Il a promis de donner les moyens à la MEIFE, pour aider les plus éloignés de l’emploi, mais les subventions baissent.

On vient d’apprendre qu’il s’évertue à chasser l’actuelle directrice (en poste depuis 23 ans) et qu’il souhaite nommer d’urgence et de façon brutale (sans appel à candidature, sans transparence) un de ses proches, ami également du Directeur de cabinet de la Mairie, à la tête de la MEIFE.

La stratégie du Maire-Président de la MEIFE, ainsi que de la Vice-présidente de la MEIFE, et de leurs fidèles dont le directeur de cabinet Mairie, a été clairement définie :

FAIRE LE MENAGE A LA MEIFE PAR TOUS LES MOYENS POUR METTRE EN PLACE L’AMI

« AUX ORDRES » ET SON EQUIPE SOUS LA PRESSION ET DANS L’OPACITE LA PLUS TOTALE

Pour cela :

  • Baisse de subventions, restructuration : licenciements de salariés, ordre explicite d’éliminer des salariés qui déplaisent (proches d’opposants politiques au Maire), agents dévoués au service public et notamment les syndiqués.

Nous avions l’espoir de pouvoir travailler dans de bonnes conditions, en attendant les résultats de l’enquête de la Brigade Financière après les perquisitions à la MEIFE, et à la Mairie, mais l’attente de la justice est longue, et l’impunité toujours en place.

  • Nous voulons sauver la structure et nos emplois !
  • La MEIFE doit être utilisée pour aider les Aulnaysiens et les Aulnaysiennes dans leur parcours difficile de recherche d’emploi !
  • Nous nous battrons pour qu’il n’y ait aucun contrôle politique de la MEIFE !
  • Nous nous battrons contre l’injustice, et nous nous défendrons par tous les moyens, malgré les pressions de toutes sortes, la MEIFE appartient aux Aulnaysiens et aux Aulnaysiennes !

Source : communiqué Syndicat Sud Territoriaux 93, Section des personnels de la Maison de l’Emploi de l’Insertion et de l’Entreprise d’Aulnay Sous Bois

Ces ouvriers de PSA Aulnay-sous-Bois vont devenir chauffeurs de bus

PSA_Ouvriers_BusIl y a peu, Inyas, Abdallah, Sébastien et Jonathan portaient encore leur tenue grise d’ouvrier. Désormais, c’est en chemise et cravate qu’ils se rendent à l’usine d’Aulnay. Celle-ci doit fermer en 2014. Mais pour eux, l’après PSA a déjà commencé, au volant d’un bus qu’ils s’exercent à conduire sur l’un des immenses parkings désormais déserts du site. S’ils valident leur formation, fin septembre, ils seront embauchés par la RATP. « Il faut avancer, on ne va pas attendre que l’usine soit démolie au-dessus de nos têtes », glisse Abdallah, 36 ans.

Trois cents salariés visés

Tous quatre font partie des premières recrues du centre de transition professionnelle (CTP). Pilotée par l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes), la structure doit permettre à 300 salariés de l’usine (qui abrite encore 1800 personnes) de se former pour travailler à la RATP, la SNCF et Aéroports de Paris. C’est un peu la « troisième voie » du plan social, en marge des mutations au sein du groupe (qui doivent concerner 1300 salariés d’Aulnay) et des départs volontaires (346 ont déjà eu lieu). Cette mesure avait été plutôt bien accueillie par les syndicats lors des négociations. « Je n’ai que de bons retours pour l’instant », assure Tanja Sussest, déléguée du SIA (syndicat indépendant de l’automobile).

Le CTP s’est installé dans un bâtiment vide de l’usine. Depuis son ouverture à la mi-mai, 170 candidats se sont pressés aux tests de présélection. Sur 60 candidats pour la RATP, 20 seulement ont échoué. « C’est un bon résultat, note Nicolas Rivier, chef de projet de l’Afpa. D’habitude, la RATP ne retient qu’un candidat sur 15 ». Dans les salles de formation, on révise son code de la route, ou certains gestes de maintenance pour l’entretien des voies et des trains SNCF. Certains salariés sont invités à réviser le français ou les maths, à améliorer leur expression orale ou écrite… « Le CTP sert de sas. Il permet de réaliser qu’on va changer d’entreprise et qu’il faudra s’adapter », indique Marie-Christine Isla, consultante senior à l’Afpa. « Le changement, ce sera quand on aura eu nos diplômes et qu’on quittera l’usine », nuance Sébastien. Comme ses collègues, il espère retrouver à la RATP ce qu’il pensait avoir trouvé à PSA : « la sécurité de l’emploi ».

Source et image : Le Parisien du 05/07/2013