Archives de Catégorie: Histoire

Indochine: Bernard, immigré de force en silence, vivant à Aulnay-sous-Bois

IndochineEn 1939, quelque 20 000 Indochinois sont amenés de force dans l’Hexagone pendant « la drôle de guerre ». Alors que s’ouvre une exposition sur ces travailleurs, L’Express est allé à la rencontre de l’un des rares témoins de l’époque, à Aulnay-sous-bois, en région parisienne.

« Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent… Ils se croyaient des hommes, n’étaient plus que des nombres. » Ces paroles de Jean Ferrat, Bernard ne peut s’en défaire. Il les a en lui, comme collées à sa peau, à jamais. La rafle, le travail forcé, les camps, c’est aussi son histoire et celle de 20 000 Indochinois réquisitionnés par la France en septembre 1939. Les forces vives étaient alors mobilisées au front. Pour les remplacer, le gouvernement fait venir 20 000 paysans vietnamiens en métropole. Recrutés de force, ces jeunes Indochinois, à peine âgés de 18 ans, quittent leur campagne pour rejoindre la métropole. En 1914, déjà, Paris avait enrôlé presque 200 000 travailleurs coloniaux, dont 49 000 en provenance d’Indochine.

« On nous a dit:  »La France, c’est la Mère patrie ». Il faut lui venir en aide en temps de guerre », raconte Nguyen Chu Dung. A peine arrivé, il reçoit un nouveau nom. Bernard. Aujourd’hui âgé de 92 ans, accoudé sur un siège en bois, il n’a rien oublié de l’Indochine, qu’il a brutalement quitté en 1939.

Source, image et article complet sur lexpress.fr

Inscription sortie du 8 juin du Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois

numérisation0040Une sortie est organisée par le Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois, le 8 juin, pour un circuit en Champagne.

Au programme :

  • L’écomusée d’OEULLLY
  • Mémorial des Batailles de la Marne à DORMANS
  • Dégustation-vente chez un producteur de champagne

Prix : 40€ pour un adhérent, 43€ pour un non adhérent

RENDEZ-VOUS le samedi 8 juin 2013 devant le Centre administratif, Bd F. Faure

  • 7 H 45, Formalités d’embarquement
  • 8 H, Décollage
  • Retour prévu entre 19 et 20 heures

Détails et bulletin d’inscription en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.

Défilé de Janissaires devant la mairie d’Aulnay-sous-Bois

Janissaires

Vidéo

Dans le cadre de la fête organisée par l’association Culturelle Franco-Turque d’Aulnay-sous-Bois, un défilé de Janissaires, partant de la Mairie d’Aulnay, parcourait le Boulevard Félix Faure, la rue du 11 Novembre et l’Avenue Anatole France pour rejoindre le gymnase Pierre Scohy.

Ce fut l’occasion pour l’association de montrer les costumes portés par ces terribles fantassins. Pour rappel, l’empire Ottoman, pour renforcer son armée, enlevait des enfants (issus de familles Chrétiennes, Grecques pour la plupart) afin de les éduquer militairement et en faire de redoutables soldats, qui ont fait leur preuve sur les champs de bataille face à l’empire Byzantin puis les Bulgares, les Serbes et les Hongrois. Certains historiens pensent même que la chute de Constantinople (devenue depuis Istanbul) en 1453 a été grandement facilité par l’emploi massif de ces fantassins.

Pour visualiser ce défilé en vidéo, cliquer sur l’image.

Seine-Saint-Denis : Dix villes fêtent l’abolition de l’esclavage, mais pas Aulnay-sous-Bois

chaines-esclavesIl y a 165 ans, un décret signé par le gouvernement provisoire de la IIe République, sous l’impulsion de Victor Schœlcher, émancipait les esclaves leur octroyant le statut de citoyen. Momentanément suspendue pendant la révolution puis réinstauré sous Napoléon Bonaparte, l’esclavage s’est poursuivi jusqu’en 1848.

Mais ailleurs dans le monde, l’esclavage a continué jusque dans notre ère, comme notamment en Mauritanie ou en Arabie Saoudite, où il fut aboli au 20ème siècle.

10 ville de Seine-Saint-Denis commémorent cette triste page de l’histoire, avec des activités diverses :

  • Clichy-sous-Bois
  • Epinay-sur-Seine
  • Pierrefite
  • Saint-Ouen
  • Sevran
  • Stains
  • Villetaneuse
  • Villepinte
  • Saint-Denis
  • Bobigny

Il n’y a pas, à notre connaissance, d’activités commémoratives à Aulnay-sous-Bois

 

Bedia Akartürk et le festival multicurel à Aulnay-sous-Bois les 11 et 12 mai

Turquie_Scohy_AuolnayLe festival multiculturel, organisé par l’association culturelle franco-turque d’Aulnay, a lieu ce samedi 11 mai et ce dimanche 12 mai dans la salle Pierre Scohy (1 rue Aristide Briand)

Avec :

  • Bedia Akartürk
  • Dj Burak
  • Dj Aydost

Un défilé de Janissaire aura lieu également devant la Mairie d’Aulnay à 11h30.

Aulnay-sous-Bois : commémoration place Lherminier concernant la déportation

Exposition à Gaiville 032La République française célèbre annuellement, le dernier dimanche d’avril, la commémoration des héros, victimes de la déportation dans les camps de concentration au cours de la guerre 1939-1945. Aulnay-sous-Bois ne déroge pas à la règle, et de nombreux élus sont venus, place Lherminier, commémorer cette journée si particulière dans le cœur des français. Par un temps frais mais sec, adjoints de la majorité et conseillers municipaux de l’opposition sont venus rendre hommage aux déportés, le dimanche 28 avril, à 11h00.

Retour sur la commémoration du 51ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie

51éme anniversaire de la paix d'Agérie 011Plusieurs élus et personnalités locales ont commémoré le 51ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, au nouveau cimetière d’Aulnay-sous-Bois. Plusieurs élus ont ainsi déposé une gerbe pour commémorer la fin de cette douloureuse page de l’histoire française, qui laissa des séquelles de part et d’autre.

Cette cérémonie s’est déroulée lundi dernier, à 11h00. La photo ci-contre a été envoyée par le Conseiller Municipal UDI Daniel Jacob.

En vingt ans, la région Ile-de-France a perdu 370000 postes dans l’industrie

industrie_banlieue_parisienne_RH19Les immeubles de bureaux ont poussé par endroits mais les usines se sont vidées partout. L’Ile-de-France a gagné 8,5% d’emplois en l’espace de vingt ans. Mais, dans le même temps, la région a perdu la moitié de ses effectifs dans l’industrie. C’est ce qu’indique une enquête du Crocis (Centre de recherches de la chambre de commerce et d’industrie de Paris), portant sur la période allant de 1990 à 2010.

Toujours la première région industrielle. Le phénomène a touché la France entière*, mais c’est en région parisienne qu’il a été le plus marqué. Passant de 761890 salariés en 1990 à 392000 en 2010, l’industrie francilienne a perdu un emploi sur deux, là où la province n’en perdait qu’un sur quatre. Elle ne représente plus que 6,9% du total des emplois en Ile-de-France (contre 85% liés au tertiaire). Parmi les explications avancées, il y a la concurrence de l’industrie dite manufacturière des pays émergents, à partir des années 1990. « Les entreprises ont sous-traité certaines de leurs activités, elles ont aussi délocalisé leur production », note Patrick Hernandez, responsable du service des études de l’Insee. La crise a accentué la tendance. C’est entre 2008 et 2009 que la chute a été la plus brutale (- 4,6%).

Deux tiers en moins dans certains secteurs. Les chiffres sont saisissants. Les effectifs ont plongé de 66% dans des secteurs comme le textile, l’habillement, le cuir, et de 50% dans ceux du bois, du papier et des imprimeries, de l’industrie chimique, des produits en caoutchouc et en plastique, de la métallurgie… Plombé par l’automobile, le secteur des équipements de transport (20% des effectifs en Ile-de-France) est lui aussi touché de plein fouet (la fermeture annoncée de l’usine PSA d’Aulnay va accentuer la tendance).

Une désindustrialisation discrète. Cette chute des effectifs ne s’est pas traduite par une avalanche de grands plans sociaux. « En temps de crise, c’est surtout le tissu des sous-traitants et des petites entreprises qui souffre », indique Yves Burfin, chargé d’études au Crocis. Le phénomène ne s’est pas non plus traduit par l’émergence de friches comme cela a été le cas il y a quarante ans, car, note encore Yves Burfin, « on n’a plus vraiment de territoire dédié à une seule activité en Ile-de-France ».

La grande couronne résiste mieux. On y trouve plus de terrains disponibles, et un foncier moins cher. La désindustrialisation a été moins rapide en grande couronne (- 28%, contre – 60% à Paris et en petite couronne). Au point que les Yvelines, avec 78500 salariés (notamment dans l’automobile), sont désormais le premier employeur régional dans l’industrie, devant les Hauts-de-Seine (76770 emplois, dont une majorité dans l’industrie pharmaceutique).

* Selon une estimation du cabinet Trendeo, la France a perdu 24000 emplois industriels en 2012.

Source : Le Parisien du 18/03/2013

Patrimoine de la ville d’Aulnay-sous-Bois : Ecole Nonneville

Chauvin_Aulnay_1La période allant de 1923 à 1931 est marquée par l’activité de Chauvin, comme architecte communal. Son intervention a permis de doter la ville de deux beaux édifices (Nonneville et Prévoyants), où la modernité rencontre un certain classicisme dans l’expression architecturale, notamment à Nonneville : entrée monumentalisée par colonnes et fronton, pilastres monumentaux qui scandent la façade, grande corniche incurvée.

Cette synthèse caractérise également ses interventions plus ponctuelles pour agrandir les écoles du début du siècle : le respect du bâtiment d’origine s’y conjugue avec l’affirmation d’un style propre. Après un différent avec la ville est remplacé en 1931 par E.Stable. Ce style semble à jamais révolu…

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Aulnay-sous-Bois : quand la Place de la République s’appelait la place du Maréchal Pétain

place_republique_dumont_aulnayIl y a des périodes sombres de l’histoire de France que certains souhaitent oublier. Il en est de même pour Aulnay-sous-Bois, où pendant l’occupation Allemande et le régime de Vichy, certaines faveurs étaient données à des personnages autrefois vénérés.

C’est ainsi que la Place de la République, à Aulnay, avait changé de nom pour la Place du Maréchal Pétain, de 1941 à 1944. Héros français de la première guerre mondiale (notamment pour son rôle dans la bataille de Verdun) puis symbole de la collaboration avec l’Allemagne Nazie de 1940 à 1944, le Maréchal Pétain avait été récompensé par quelques collectivités pendant cette courte période de l’histoire française. Le maire de l’époque, Charles Drocourt, avait ainsi cru bon d’immortaliser le maréchal, en attribuant son nom à cette place autrefois importante pour la ville. A la libération, la place a retrouvé son nom d’antan. Il est presque certain que la commission d’attribution des noms de rue, aujourd’hui menée par le communiste Miguel Hernandez, ne proposera pas « Charles Drocourt » même pour une petite impasse…