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Les maires de la Seine-Saint-Denis reçus par le préfet
Bobigny, hier. Après le sacre des électeurs, les félicitations de l’Etat. Les 40 maires du département nouvellement élus étaient invités hier soir par le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli. Une bonne moitié d’entre eux (22 exactement) ont répondu présents, des habitués comme Jacques Mahéas (DVG), élu pour la 7 e fois à Neuilly-Sur-Marne, ou André Veyssière (UMP) à Dugny, aux novices comme Stéphane de Paoli (UDI) à Bobigny, Thierry Meignen (UMP) au Blanc-Mesnil ou Bruno Beschizza (UMP) à Aulnay. Un « moment de convivialité », souhaité par le préfet, après une campagne « dense et exigeante », afin aussi de rencontrer beaucoup de nouveaux élus (13 sur 40). « Les services de l’Etat sont à votre disposition pour vous apporter l’aide, le conseil, mais également développer les politiques portées par l’Etat », leur a précisé Philippe Galli, qui a rappelé aussi les enjeux de leur mandature : rénovation urbaine et logement, emploi, notamment celui des jeunes, sécurité, projet du Grand Paris, finances locales. Un programme chargé que le préfet a conclu d’un trait d’humour, au moment de la remise symbolique de la carte de maire à chaque élu : « Ce sera probablement le seul cadeau que l’Etat vous fera durant votre mandature… »
Aulnay-sous-Bois : le bain de foule de Beschizza (UMP)
OVATION ET EMBRASSADES. Les joues rosies, Bruno Beschizza a savouré le moment, samedi matin. Le gymnase Scohy a accueilli des centaines de spectateurs — « un millier » selon le nouveau maire — venus assister au retour de la droite, évincée en 2008 d’une commune qu’elle dirigeait depuis 25 ans. Sous l’oeil de l’ancien député Gérard Gaudron, et du sénateur-maire (UMP) des Pavillons, Philippe Dallier, aux premiers rangs, Bruno Beschizza a conservé le ton adopté au soir du second tour : « Nous ne serons pas les élus d’un clan, mais de tous les Aulnaysiens, quel que soit leur quartier ». Critique implicite adressée à son prédécesseur socialiste, accusé maintes fois d’avoir « divisé la ville ».
La police municipale renforcée
Avant même de distribuer les écharpes d’adjoints, le nouveau maire distille ses premières annonces. La remise en discussion de projets de construction « qui n’ont pas fait le consensus », une promesse « faite par écrit » aux habitants des quartiers concernés : Croix-Blanche, Hôtel de ville, Mitry-Princet. Il annonce également la révision du Plan local d’urbanisme, et l’envoi « dès lundi » d’une lettre au nouveau ministre de l’Education, Benoît Hamon, sur les rythmes scolaires : « Je ne vois pas actuellement comment nous pourrions appliquer le décret dans des conditions satisfaisantes ». Mais c’est en annonçant le renforcement de la police municipale, « avec des brigades 24 heures sur 24 », que Bruno Beschizza suscite les applaudissements les plus nourris.
Vient ensuite la distribution des écharpes — parfois enfilées à l’envers — à ses 20 maires adjoints, dont trois de l’UDI : Jacques Chaussat (6 e place), Amélie Pinhero (15 e), Sébastien Morin (20 e). La place de première adjointe revient à l’UMP Séverine Maroun, qui a largement piloté la campagne, suivie par Franck Cannarozzo, lui aussi pilier de la droite locale. Parmi les nouveaux venus, le blogueur aulnaysien Stéphane Fleury devient 10 e adjoint. Un peu plus tôt, Bruno Beschizza s’est adressé à l’opposition, lui promettant qu’elle serait « respectée » et « écoutée ». L’édile indique d’ailleurs qu’il va confier la présidence de la commission des finances à un élu du camp adverse. Sur l’étroit banc occupé par les opposants (dix sièges dévolus au PS, PRG, PC), Gérard Ségura a pu prendre la parole. S’il reconnaît sa défaite, l’élu se lance dans l’exercice risqué du bilan, énumérant ses réalisations sous les huées d’un public agacé. « Je dis sans rougir qu’il aura davantage été fait durant ce mandat que durant les 25 années précédentes », affirme-t-il. « Menteur, menteur », entend-on même, alors que Gérard Ségura revendique d’avoir « tenu tête à PSA », dans les négociations autour de la fermeture de l’usine aulnaysienne.
Aulnay-sous-Bois : les documents du Conseil Municipal du 5 avril sont en ligne
Le site de la ville d’Aulnay-sous-Bois a mis à disposition les documents relatifs au conseil municipal du 5 avril 2014 (qui se déroulera salle Pierre Scohy)
L’ordre du jour pour ce Conseil Municipal est le suivant :
- ELECTION DU MAIRE
- FIXATION DU NOMBRE DES ADJOINTS AU MAIRE
- ELECTION DES ADJOINTS AU MAIRE
- DELEGATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL AU MAIRE
Vous pouvez prendre connaissance des délibérations en cliquant ici.
Beschizza, l’ancien policier qui a fait basculer Aulnay-sous-Bois
Sur le marché du boulevard de Strasbourg, à Aulnay, les commerçants lui donnent du « Bruno ». « Tu l’as bien mérité », lui glisse-t-on entre deux bises. Tout sourire, Bruno Beschizza distribue les accolades, serre les mains, et convie les uns et les autres au conseil municipal d’installation : « Au gymnase Scohy, samedi matin, il y aura de la place pour tout le monde ! ». Le « parachuté » de l’été 2013 a bien pris ses marques dans la ville de 82 000 habitants. Philippe Dallier, sénateur-maire UMP des Pavillons, notait, au soir de la victoire, qu’il y avait « du Jean-Claude Abrioux » en Bruno Beschizza, allusion à la faconde du défunt député-maire RPR d’Aulnay. « Il a le contact facile, les gens ont besoin de ça ici », renchérit-on dans l’entourage de son prédécesseur et rival malheureux, le socialiste Gérard Ségura.
L’ancien policier de 46 ans, conseiller régional UMP, qui avait tenté sa chance en Seine-Saint-Denis lors des législatives de 2012, arrivait précédé d’une réputation de « dur ». Les militants de gauche n’ont pas manqué d’exhumer les propos tenus sur un plateau télé, lors des émeutes de 2005. Il était alors représentant de Synergie, syndicat d’officiers de police, et évoquait des « islamistes radicaux » qui auraient « entraîné et manipulé des jeunes ». A Aulnay, il fait campagne sur les thèmes classiques de la droite. La sécurité, bien sûr. « Oui, je privilégie la victime au voyou en dénonçant la culture de l’excuse », clame-t-il lors de l’inauguration de sa permanence de campagne. Mais il met aussi en avant les « valeurs familiales », et distribue un tract intitulé « Non à la théorie du genre dans nos écoles », surfant sur la rumeur qui inquiète certains parents d’élèves.
Son score solide au second tour (60,7 %) montre qu’il a réussi à grappiller des voix au-delà de l’électorat traditionnel de droite. Sa méthode : labourer le terrain, séduire les déçus de la gauche. « J’avais fait campagne pour Ségura en 2008, mais cette fois, j’ai incité tout le monde à voter Beschizza ! », glisse un ancien animateur de la cité de l’Europe. Le candidat de droite aime répéter qu’il a tenu « 170 réunions d’appartement en 8 mois », et n’a négligé aucun soutien. En janvier, un habitant du quartier du Gros-Saule, Bilel Hidri, interpelle le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, lors de sa visite, devant les caméras. Bruno Beschizza contacte le jeune homme et l’enrôle dans sa campagne. « Je n’étais pas candidat sur la liste, mais je l’ai soutenu, explique Bilel Hidri. Quand je l’ai rencontré, le contact est bien passé. C’est un visionnaire, loin des clichés sur l’ancien flic hautain. Je l’ai vu dans son rôle de bon père de famille ».
Quand la température monte, dans l’entre-deux-tours, des affichettes sauvages fleurissent dans les cités du nord de la ville, le comparant à Le Pen. Bruno Beschizza contre-attaque en diffusant sur Internet le message vidéo du comédien Saïd Taghmaoui, natif d’Aulnay. Depuis un tournage à l’étranger, l’acteur indique avoir « eu la chance de discuter longuement avec lui par téléphone » : « J’avais entendu tout et n’importe quoi, comme par exemple qu’il allait détruire la mosquée. Il m’a rassuré ». « Je veux rassembler tout le monde », n’a cessé de clamer le nouveau maire d’Aulnay, que l’opposition attend désormais au tournant, pointant une équipe « sans expérience ».
Source et image : Le Parisien du 02/04/2014
Six villes basculent à droite en Seine-Saint-Denis, dont Aulnay-sous-Bois
Saint-Ouen, LeBlanc-Mesnil et Bobigny, trois bastions rouges, ont été remportés par ladroite, qui gagne aussi trois villes socialistes et divers gauche: Aulnay-sous-Bois, Villepinte et Livry-Gargan.
HISTORIQUE. Trois fiefs du PCF submergés par la vague bleue (lire ci-dessous), mais aussi Aulnay-sous-Bois et Villepinte, perdues par l’
UMP en 2008 et qui reviennent dans le giron de la droite, ou, plus inattendue, la victoire du jeune Pierre-Yves Martin, 33 ans, à la tête d’une coalition avec l’UDI, contre Alain Calmat (DVG) qui s’attendait à décrocher un 4emandat à Livry-Gargan.
Hier soir, le sénateur-maire (UMP) des Pavillons-sous-Bois, Philippe Dallier jubile au côté de Bruno Beschizza, nouveau baron de la droite en Seine-Saint-Denis. « C’est historique, même en 1983 on n’avait jamais vu une telle victoire ! Le PS et le PC sont en pleine débâcle ! » claironne le parlementaire qui lorgne déjà sur la présidence du Grand Paris en 2016.
L’élection a pris des allures de grand chamboule-tout
Pour le président (PS) du conseil général, Stéphane Troussel, « le résultat de ces municipales sonne comme un avertissement sévère à l’égard du gouvernement et du président de la République ». Il estime qu’il est « urgent de donner des signes clairs aux citoyens ». Le chef de file du PCF dans le département, Hervé Bramy, est resté injoignable hier soir.
Dans l’ensemble du département, l’élection prend des allures de grand chamboule-tout : dix maires sortants ont été battus, dont Eric Raoult (UMP) au Raincy ou encore Raymond Coënne (UMP) à Coubron, tous deux devancés par des dissidents de droite. Les communistes, qui perdent trois villes, en gagnent tout de même deux : Montreuil, l’ex-verte, et Aubervilliers, l’ex-PS.
A noter, la seule conquête du PS, Bagnolet, qui était communiste depuis 1928. Sans surprise, Michel Pajon (PS, 42,9 %) a été réélu à Noisy-le-Grand, Sylvine Thomassin (PS, 47,4 %) a gagné à Bondy, Laurent Rivoire (UDI, 58,5 %) à Noisy-le-Sec, Corinne Valls (DVG, 49 %) à Romainville, Claude Capillon (UMP, 49,4 %) à Rosny-sous-Bois, Stéphane Gatignon (EELV, 50,6 %) à Sevran, Azzédine Taïbi (PC, 50,3 %) à Stains et Carinne Juste (FG, 43,3 %) à Villetaneuse.
Source et image : Le Parisien du 31/03/2014
Communiqué de la liste Unité et Résistance, soutenue par le Parti Ouvrier Indépendant d’Aulnay-sous-Bois
Les résultats du premier tour du dimanche 23 mars 2014 à Aulnay l’ont confirmé : l’immense majorité de la population rejette la politique d’austérité du gouvernement Hollande – et de ceux qui le soutiennent- appliquant les exigences de l’Union européenne.
22.725 électeurs d’Aulnay – soit plus de la moitié – se sont abstenus ou ont voté blanc, particulièrement dans les quartiers populaires du canton Nord, où l’abstention s’élève jusqu’à 64.93 % !
La liste du maire PS sortant G. Segura, malgré le soutien de la section locale du PCF, est durement sanctionnée : avec 5910 voix et 26,6 %, il perd 3745 voix par rapport au premier tour de 2008 (- 18.20 %).
Nul ne saurait reprocher aux travailleurs, à la population, d’avoir refusé de voter pour ceux qui soutiennent la politique du gouvernement. Avec le pacte de responsabilité, celui-ci a décidé de faire cadeau de 30 milliards d’euros d’allocations familiales aux patrons et de tailler 50 milliards d’euros dans les dépenses publiques. Soit 6.5 milliards d’euros de coupes dans les dotations aux communes d’ici 2017 et 8 millions d’euros environ pour une ville comme Aulnay.
Comme le disait une étudiante de notre liste, « avec le cadeau de 30 milliards offerts aux patrons, c’est un million de vrais emplois que le gouvernement pourrait proposer aux jeunes dans l’enseignement, dans les hôpitaux ou les services municipaux. » N’est-ce pas ce qu’attendent des millions de jeunes et leurs parents, devant l’angoisse de l’augmentation du chômage ?
Au lieu de cela, le gouvernement Hollande et le ministre Montebourg accompagnent les plans de licenciements et les fermetures d’usines comme PSA. G. Segura a relayé cette politique en prônant une illusoire « réindustrialisation » et en refusant d’exiger le maintien de l’activité automobile de PSA et de tous les emplois sur le site d’Aulnay.
Malgré la lettre ouverte au maire qui a reçu le soutien de 600 parents et enseignants contre la mise en place de la réforme dite « des nouveaux rythmes scolaires », G. Segura a décidé de la mettre en place à la prochaine rentrée. Pourtant, 2700 maires dans tout le pays refusent d’appliquer cette contre-réforme qui « territorialise » l’école.
Etonnant silence unanime de la part des 6 listes présentes (autres que la nôtre) sur la Métropole du Grand Paris. Et pourtant : au 1er janvier 2016, les 123 communes des départements 92, 93, 94 verront la quasi totalité de leurs prérogatives retirées et concentrées entre les mains d’un conseil de la métropole du Grand Paris.
Notre liste, Unité et résistance, a obtenu 284 voix et conforté le regroupement de travailleurs du public et du privé, de jeunes, de chômeurs. Nous proposons à tous de continuer à agir ensemble contre la politique du gouvernement et de l’Union européenne.
Défendre la démocratie communale, les services publics et les agents territoriaux
contre la Métropole du Grand Paris
Pour la préservation de la même école pour tous les enfants :
Non à l’application de la réforme des « rythmes scolaires » ! Non à la territorialisation de l’école !
Non à la hausse des loyers d’Aulnay Habitat !
Contre la politique d’austérité du gouvernement Hollande ! Non au pacte de responsabilité !
Pour la rupture avec l’Union européenne !
REUNION PUBLIQUE MERCREDI 16 AVRIL à 19h30
SALLE DUMONT (Près de la gare RER)
Source : communiqué Liste Unité et Résistance
Communiqué CFTC d’Aulnay-sous-Bois : 2750 employés communaux pris en otage !
Un tract scandaleux du Maire-candidat aux élections municipales, distribué ce matin dans les services, annonce « la chasse aux sorcières dans le personnel communal ».
La CFTC dénonce cette prise en otage du personnel, à qui l’on demande de prendre partie, en dépit de la règle de la neutralité.
Il se trouve que Monsieur SEGURA est le seul candidat qui n’a pas répondu aux questions posées par notre syndicat, notamment sur le respect des agents et des emplois, mis à mal sous son mandat.
Et pour cause : Pendant six ans, Monsieur SEGURA a mis en coupe réglée le personnel de la ville, augmentant l’absentéisme, le mal-être au travail, mettant au placard les cadres par dizaines, maltraitant systématiquement son personnel, entretenant un climat de peur et d’insécurité, ce qui a eu pour effet une dégradation sensible du service public rendu aux Aulnaysiens.
Messieurs AMEDRO, CHAUSSAT et BESCHIZZA se sont eux engagés à ne pas renouveler ces méthodes de management d’un autre âge.
Quels que soient les résultats de cette élection, la CFTC ne tolèrera pas que ces méthodes de voyou perdurent dans notre collectivité.
Source : communiqué CFTC D’Aulnay-sous-Bois
Municipales à Aulnay-sous-Bois : plusieurs colistiers de Jacques Chaussat rejoignent Gérard Ségura
Plusieurs informations envoyées à la rédaction nous confirment qu’au moins 3 colistiers de la liste « Aulnay Demain », menée par Jacques Chaussat, ont ouvertement pris position en faveur de la liste « Aulnay Avance » menée par Gérard Ségura.
Pour rappel, Jacques Chaussat a donné pour consigne dès lundi de voter pour Bruno Beschizza après que celui-ci ait accepté 6 colistiers de a liste « Aulnay Demain », dont Jacques Chaussat.
Les 3 colistiers en question dénoncent :
- La manière dont les négociations se sont déroulées (l’ensemble des colistiers n’aurait été prévenu que mardi soir, soit après le dépôt de la liste)
- Aucune discussion n’aurait eu lieu entre les colistiers pour savoir quelle position prendre par rapport aux solutions envisageables. La décision aurait été prise par Jacques Chaussat directement
- L’absence de prise en considération des valeurs véhiculées par le Centre par la liste UMP
Si les jeux sont faits selon Bruno Beschizza, reste à savoir s’il pourra atteindre les 54% espérés au soir du second tour et si l’impact de cette division au sein de la liste « Aulnay Demain » aura un impact ou non.

