Archives de Catégorie: Santé
Alerte au mercaptan à la gare de triage de Drancy
« Les pompiers sont intervenus pendant trois heures et demie après une fuite chimique sur un wagon-citerne. Hier soir, tout danger était levé.
Hier, un peu avant 20h30, le périmètre de sécurité a été levé autour de la gigantesque gare de triage de Drancy, « la plus dangereuse de France », comme le laissait tomber un riverain, avec un rien de fatalisme. Trois heures et demie plus tôt, l’alerte avait été donnée par la SNCF, à la suite d’une détection de fuite chimique sur un wagon-citerne.
Les premiers éléments connus font part d’un dégagement « intermittent » d’un gaz à l’odeur de soufre : les secours suspectent la présence de tétrahydrothiophène (THT) ou de mercaptan. Ces composés, assez similaires, sont ajoutés au gaz distribué en ville pour le rendre décelable, en cas de problème sur le réseau. La toxicité du mercaptan suscite bien des interrogations après l’énorme nuage rejeté dans l’atmosphère par l’usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime), il y a un mois et demi. Ces produits, qui sont inflammables, sont irritants à haute dose.
Les élus ont déjà demandé le déménagement du site
A Drancy, cinquante-deux pompiers et une douzaine d’engins sont alors déployés au cœur de la gare de marchandises. Leur longue intervention est totalement invisible de l’extérieur. Seule la fermeture partielle de la rue Gâteau-Lamblin indique aux habitants les plus proches qu’il y a un dysfonctionnement.
De son côté, la préfecture de Seine-Saint-Denis assure rapidement qu’il n’y a pas de risques. Mais ce n’est pourtant qu’au terme de 3h30 de recherches sur place, que les analyses toxicologiques et les mesures d’explosimétrie (déterminant les risques d’explosion) se sont révélées négatives.
L’incident est clos, mais la polémique promet de repartir de plus belle sur les dangers pour la population de la gare de triage. Posé à la croisée de Drancy, du Bourget et du Blanc-Mesnil, le site est totalement dédié au fret ferroviaire. Il accueille chaque année entre 150000 et 300000 wagons dont 20800 transportant des matières dangereuses, selon des données de 2010. Sur ces 20800 conteneurs, 70% renferment des hydrocarbures inflammables, 10% du chlore et de l’ammoniac et 20% des substances radioactives, toxiques et explosives. « Nous avions déjà eu une alerte le 11 novembre dernier, rappelle le député-maire (UDI) de Drancy, Jean-Christophe Lagarde. Avec le sénateur-maire du Bourget, cela fait plusieurs mois que nous attendons d’être reçus par les ministres des Transports et de l’Ecologie. » Selon la municipalité, qui s’appuie sur une étude de danger datant de mai 2011, trois zones présentant des « risques létaux pour la population » ont été établies, entre 250 m et 2600 m autour de la gare. Ces secteurs exposés engloberaient au total 220000 habitants, toujours d’après les élus de Drancy, qui n’ont pas hésité à demander en 2012 le déménagement de ce site.«
Source : Le Parisien du 06/03/2013
Communiqué C.A.PA.DE Sud sur l’usine de méthanisation
A la prochaine Assemblée Générale de notre association, je ne doute pas de faire entériner notre participation à l’association CORIVUM qui tente d’obtenir toute la transparence souhaitable sur une usine de méthanisation projetée sur les villes d’Aulnay et de Blanc Mesnil.
La ville d’Aulnay étant de surcroît sous les vents dominants, il apparaît de ce fait nécessaire que les Aulnaysiens se mobilisent au titre d’un simple principe de précaution.
S’informer, savoir, s’opposer si besoin c’est tout le sens de la réunion à laquelle nous sommes conviés le
Mardi 5 mars à 18h30 Salle Léo Delibes
Rue Léo Delibes
Le Blanc Mesnil
Sur la piste des victimes de l’« usine poison » d’Aulnay-sous-Bois
« Une étude préconise de retrouver les 40 000 personnes qui ont vécu, depuis 1938, à proximité de l’usine d’amiante d’Aulnay.
Jusqu’en 2009, ses murs de brique ourlés d’herbes folles se dressaient encore, à l’abandon, entre un pavillon et l’ancien cimetière d’Aulnay. Depuis, l’usine d’amiante du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP), surnommée l’« usine poison », a disparu, au terme de longs travaux de dépollution-démolition. Le chantier se termine à peine qu’un autre pourrait commencer sous la forme d’une gigantesque enquête. L’objectif : retrouver les dizaines de milliers de personnes ayant vécu, travaillé, étudié à proximité de cette usine implantée en pleine ville. Une étude inédite, commandée par l’agence régionale de santé et tout juste publiée, propose des pistes pour retrouver la population exposée aux poussières émanant de ce site qui broya de l’amiante de 1938 à 1975 et continua à en stocker jusqu’à sa fermeture en 1991.
Une précédente étude réalisée en 2007* avait déjà pointé les risques accrus de cancers de l’amiante dans le secteur. De leur côté, les associations ont recensé plus de 100 cas de maladies liées à cette fibre cancérigène. Les chercheurs du Giscop 93 (groupement scientifique dédié aux cancers professionnels) se sont concentrés sur cette zone d’exposition, à cheval sur Aulnay et Sevran. Puis ils se sont attelés à une tâche titanesque : vérifier s’il était possible de retrouver les personnes ayant été en contact avec le site. Pour cela, ils ont épluché les registres incomplets du personnel du CMMP, les fichiers des caisses de retraite et d’assurance-maladie, les archives «
Article complet à lire dans Le Parisien d’aujourd’hui
Un dispositif de santé publique peut et doit être mis en place autour de l’ancienne usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois
« Le rapport d’étude de faisabilité de la mise en place d’un dispositif de santé publique autour de l’ancienne usine de broyage d’amiante CMMP d’Aulnay-sous-Bois, élaboré par le Groupement Scientifique GISCOP 93, a été présenté le 8 février 2013 au siège de l’Agence Régionale de Santé (ARS) à Bobigny. Les représentants des associations, du comité de pilotage de la ville d’Aulnay et du service pneumologie de l’hôpital Robert Ballanger, présents, et les autorités, ont été unanimes à saluer la qualité de cette étude, première du genre, à portée nationale, voire internationale.
Ce rapport démontre qu’il est possible de retrouver les cohortes de personnes ayant pu être contaminées par les poussières d’amiante dues à l’exploitation de cette usine implantée en plein centre ville durant des décennies (pages 130 à 139 du rapport). C’est indispensable pour qu’elles puissent bénéficier d’un suivi médical et pour que les malades et les familles de personnes décédées puissent faire valoir leurs droits. Il est important de rendre enfin visible les conséquences de cette véritable catastrophe sanitaire pouvant, par ailleurs, faire école pour d’autres sites industriels semblables en France.
Les présents à cette réunion sont tombés d’accord également sur la priorité à donner à la recherche des personnes à partir des registres des élèves des 3 écoles voisines de l’usine particulièrement exposées par leur proximité et la circulation des camions transportant l’amiante sur le chemin des écoles (pages 62 à 67).
L’étude a évalué la zone de dispersions des poussières d’amiante. Elle a géolocalisé les pathologies recueillies depuis 13 ans par les associations qui ont recensé plus de 100 cas (pages 24 à 29). Elle souligne également les répercussions de la co-exposition et l’effet multiplicateur de l’amiante, du zircon (radioactif) et de la silice, déclenchant outre les maladies classiques de l’exposition à l’amiante (asbestose, plaques pleurales, cancers du poumon ou de la plèvre), d’autres pathologies (cancers des ovaires, du larynx, du pharynx, silicose, voire d’autres atteintes tumorales en lien avec la radioactivité).
Les auteurs de ce communiqué demanderont audience à Monsieur Évin et à Madame la Ministre de la Santé afin que soit mis en place dans les plus brefs délais, un dispositif de recherche active et d’accueil pluridisciplinaire capable d’assurer le suivi post-exposition des populations concernées et la recherche des malades, selon les préconisations de l’étude (pages 113 à 125). Ce dispositif devra prendre en compte la place spécifique d’Aulnay et de Sevran comme épicentre de l’exposition liée à l’ex-usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois.
Compte tenu de son intérêt général et par souci de transparence vis-à-vis des habitants d’Aulnay, les soussignés demandent à l’ARS de mettre immédiatement en ligne l’étude sur Internet, comme l’a fait l’InVs pour le rapport de la CIRE.«
Source : Communiqué de Presse du Collectif des riverains et victimes du CMMP et d’autres associations
Aulnay-sous-Bois : La température remonte à la Morée
« Quelques degrés en plus. La chaleur est un peu revenue depuis samedi dans les 898 appartements de la Morée, à Aulnay-sous-Bois. Dans cette copropriété en difficulté, le chauffage donne depuis le mois d’octobre de sérieux signes de faiblesse. Avec le retour du froid, les habitants excédés ont manifesté la semaine dernière sous les fenêtres de l’administrateur judiciaire.
Le recours à une chaudière alimentant les logements sociaux de l’OPH d’Aulnay semble avoir permis d’améliorer les choses, comme l’explique l’administrateur judiciaire, Philippe Blériot : « La température a enfin dépassé les 20 °C dans les logements. » L’administrateur accuse l’entreprise Coriance, qui exploite le réseau de chaleur, de ne pas remplir ses obligations. Il a d’ailleurs assigné la société devant le tribunal de Bobigny. L’audience aura lieu vendredi. « On cherche à nous rendre responsables de dysfonctionnements », réagit Frédéric Turin, directeur du développement et de l’énergie chez Coriance. Selon lui, la situation est loin d’être réglée : « Il ne faut pas s’attendre à des miracles. Le réseau est vétuste et nous ne pouvons intervenir sur le patrimoine de la Morée. » Les installations du réseau relevaient jusqu’à la fin 2012 d’un syndicat de copropriété et doivent passer dans le giron de la ville en ce début d’année.«
Source : Le Parisien
Aulnay-sous-Bois: une pétition pour avoir du chauffage à la cité de Mitry
« Depuis le mois d’octobre, des habitants d’une résidence de 18 bâtiments grelottent. Les acteurs du dossier se renvoient la balle.
Dans le quartier de Mitry-Ambourget, à Aulnay-sous-bois (93), les habitants de la copropriété de la Morée, transis de froid dans leur appartement, sont à bout de nerfs. Une partie des 897 appartements n’est en effet plus chauffée.
Un résident, installé depuis dix ans, fait part de son mécontentement: «Je suis obligé de porter deux pantalons. C’est simple, il fait la même température qu’à l’extérieur». Plus de 400 résidents ont lancé mardi un cri d’alerte en remettant mardi après-midi une pétition aux élus de la ville, qui soutiennent leur démarche.
La copropriété fait l’objet depuis 2007 d’un plan de sauvetage coordonné par la mairie. La dégradation progressive des 18 bâtiments construits dans les années 1960, résulte d’une organisation juridique complexe et de la mauvaise gestion des syndicats de copropriété.
Daniel Carleshi, directeur général des services techniques de la ville d’Aulnay, garantit que «la ville entreprend des travaux d’urgence mais ce n’est pas de notre responsabilité aujourd’hui. La chaudière marche, mais le réseau interne, vieillissant et obstrué, est défaillant.»«
Article complet à lire dans Le Figaro
Aulnay-sous-Bois : La cité de la Morée grelotte de froid depuis octobre
« Odette ouvre la porte en claquant des dents. Elle serre contre elle une couverture et rajuste son bonnet de laine. « Je le garde même la nuit, pour dormir », explique cette femme de 64 ans. En seize ans, cette locataire de la rue des Aulnes, à Aulnay-sous-Bois, n’a jamais rien connu de tel. Eric, son petit-fils de 34 ans, s’apprête à aller acheter un radiateur d’appoint. Comme tant d’habitants de la Morée depuis trois semaines. Dans cette copropriété de 800 logements du quartier Mitry-Ambourget, sortie de terre dans les années 1970 et sous administration judiciaire, le chauffage, qui arrive d’ordinaire par le sol, se fait désirer depuis octobre.
La ville pourrait installer une chaudière mobile
« On vit tous dans le salon depuis deux semaines, près du chauffage d’appoint », explique la maman d’Ines, 10 mois, enveloppée en permanence dans une serviette de toilette. Douches rares, rhumes à répétition, triple épaisseur de vêtements, chacun s’organise. « J’ai relevé 8 degrés dans la chambre quand il faisait très froid dehors », déplore Ghislaine, retraitée en rez-de-chaussée qui garde son petit-fils.
« Depuis vendredi, nous avons recueilli 410 signatures », assure Richard Freund, qui mobilise ses voisins pour trouver une solution.
L’administrateur judiciaire, qui gère la copropriété dans le cadre d’un plan de sauvegarde, envisage d’attaquer l’exploitant du réseau de chaleur Coriance. M e Philippe Blériot, dans une lettre au maire PS d’Aulnay, pointe les carences de l’entreprise, qui « non seulement ne respecte pas ses obligations contractuelles, mais en outre ne communique aucune information et agit avec un mépris insupportable pour les habitants et l’administrateur provisoire ».«
Source et article complet à retrouver dans Le Parisien du 29/01/2013. Image : Le Parisien