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Billet d’humeur sur les tribunes politiques d’oxygène du 14 octobre 2013 par un Aulnaysien

Oxygene_Aulnay_187Notre chroniqueur Aulnaysien nous fait part de son nouveau billet d’humeur sur les tribunes de la majorité municipale. Merci à lui !

  • Groupe PS et personnalités (lesquelles ?)

M .MERCIER, homme de main du PS Aulnaysien, continue de jouer au tonton flingueur. Voyons ce qu’il raconte :

  • Un plaidoyer concernant les impôts… : « l’augmentation que l’on constate ne doit rien à la ville ». Ben voyons ! L’augmentation, c’est pas nous, c’est les autres, mais rappelons que :
    • le gouvernement est bien,
    • le Sénat est bien PS,
    • le conseil régional est bien PS,
    • le conseil général est bien PS…

 M.Mercier, M.Le Maire et la majorité se désolidarisent de leur appartenance politique? Mais alors aux municipales, quelle liste ? « Indépendant » des méfaits de ses collègues politiques ?

  • « Aulnay moyennement endettée » …Alors qu’elle ne l’était pratiquement pas avant 2008 ? Pourquoi ne pas dire que cette dette à triplé en 5 ans ?
  • M.Mercier, M.Le Maire et sa majorité ont du « combler le retard considérable accumulé par l’ancienne muncipalité »
    • dont le plan de relance du PRU …Alors qu’il était en prévision au moment des élections de 2008
    • dont « la dépollution de l’ancienne usine d’amiante »…Mais voyons, on en était au début des affaires, cherchant dans un premier temps à faire payer logiquement les anciens propriétaires. Aujourd’hui, c’est le contribuable aulnaysien qui a payé
    • dont « la remise à niveau du patrimoine scolaire, laissé dans un état de délabrement… »… Des travaux régulièrement effectués lors des précédentes mandatures. M.Mercier, ne confondez pas les travaux de rénovation et les travaux pour combler les déficits de places dans les écoles suite à votre bétonnage irresponsable sans prévision des structures à mettre en place !

Quel est le maire quel qu’il soit  qui n’aurait pas relancer le PRU ? notamment avec des financements extérieurs
Quel est le maire quel qu’il soit qui n’aurait pas assurer la dépollution de l’ancienne usine d’amiante ?
Quel est le maire quel qu’il soit qui n’aurait pas poursuivi les travaux de rénovation dans les écoles ?

 M.Mercier semble à bout de souffle pour préparer la campagne de son maire.

  • Groupe PC- Front de gauche :

Fidèles à eux-mêmes, une attaque en règle des décisions gouvernementales, une opposition à une délibération du conseil municipal mais une satisfaction pour le futur bétonnage des chemins de Mitry-Princet. Voyons plus en détails leur analyse fine (?) de la situation  :

  • « L’interdiction du travail du dimanche a été et reste une conquête sociale majeure« . Le groupe fustige ce gouvernement qui n’augmente pas le SMIC, les minima sociaux, ou qui ne prend pas les « mesures afin de réduire les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes »
  • une opposition ferme à « Puce »(c’est nouveau), pourtant une délibération du conseil municipal portant sur l’avis de la municipalité…
  • dénoncer le McDonald’s mais surtout « Aulnay temple de la malbouffe… », c’est écrit, alors que cette même municipalité incluant ce groupe (semble-t-il ? sauf changement très récent ?), a accepté récemment plusieurs temples de la malbouffe, où était le groupe communiste pour s’y opposer ?

Mais un accord pour 1800 /2000 logements (soit la reconstitution des 3000 avec la quinzaine de bâtisses en cours dans ce secteur) avec 20% de logements sociaux pour, cerise sur le gâteau, « une meilleure mixité sociale ». Sauf que des élus qui approuvent cette démence urbanistique se sont désormais protégés en habitant dans des zones pavillonnaires, ou dans Aulnay sud…de quoi se poser des questions :

  • Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais.

Bref, ce groupe éprouve bien des difficultés à se positionner : pour, contre…camarades, adversaires… ?
Il faudra bien que ces élus, qui tiennent naturellement à se maintenir par tous les moyens (le contraire aurait été surprenant), précisent un peu où ils en sont, mais le savent-t-ils ?

  • Groupe des élus radicaux :

Fidèles à eux-mêmes ,  un débordement de satisfécits envers leur chef suprême et la majorité municipale qui permettent à ces trois élus d’être bien connus dans leur quartier.
Rien d’intéressant à ajouter, aucune expression personnelle.

Un accord-cadre entre le ministre délégué à la Ville et l’Assemblée des départements de France

francois_lamyMobiliser les politiques de droit commun de l’Etat et des conseils généraux sur les quartiers ; consacrer à l’échelle nationale au minimum 10% de l’enveloppe globale FSE (Fonds social européen) « inclusion sociale et lutte contre la pauvreté » au bénéfice des quartiers prioritaires ; identifier des référents politique de la ville dans chaque département : ce sont les axes forts de l’accord-cadre signé, le 11 octobre, entre Claudy Lebreton, président de l’Assemblée des départements de France et François Lamy, ministre délégué à la Ville, à l’occasion de la première convention des départements de France à Lille. Cette convention positionne les départements comme les chefs de file des politiques sociales et les garants des solidarités en direction des publics et de territoires fragilisés.

Lors de son intervention devant les élus départementaux, François Lamy a rappelé que « les départements sont un partenaire essentiel et naturel de la politique de la ville ». Inégalités territoriales, cohésion sociale et urbaine, lutte contre l’exclusion et les discriminations, contractualisation : les départements et la politique de la ville partagent des enjeux similaires et des outils communs. Une proximité qui a conduit le ministre délégué à la Ville à présenter les grandes lignes de la réforme de la géographie prioritaire qui va aboutir à « une carte des concentrations urbaines de pauvreté sur lesquelles l’action publique doit être renforcée ».

Source : accord cadre

Lettre d’Aulnay Environnement et Environnement 93 à Stéphane Troussel concernant les inondations à Aulnay-sous-Bois

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Vidéo

Mesdames, Messieurs

Comme vous le savez les orages du 19 juin ont été très importants dans notre département.

Nous avons pu faire un premier point sur ce sujet à Aulnay début juillet 2013 avec les services départementaux et communaux. Nous avons reçu récemment la note du DEA/SHUE/BEAM (version du 20/08) que nous attendions.

Un temps de retour de l’ordre de 50 ans est annoncé pour 3 communes.

Nous vous demandons de réunir les acteurs essentiels afin d’analyser toutes les causes de cette catastrophe et donc de pouvoir en tirer toutes les leçons.

Nous vous joignons  un petit mémoire qui a pour but d’ouvrir les débats.

Nous demandons d’ores et déjà  un Plan de Prévention du Risque d’Inondations (PPRI) concernant les crues d’orages et une refonte du règlement de l’assainissement départemental.

En vous remerciant d’avance recevez messieurs nos salutations respectueuses

Source : Lettre d’André Cuzon (Aulnay Environnement) et Francis Redon (Environnement 93)

Depuis le 7 octobre et jusqu’au 22 novembre, les élections des conseillers généraux des collégiens se déroulent dans les collèges de Seine-Saint-Denis

7eme_College_Aulnay_2Créé en 2009, le Conseil général des collégiens a vocation à être une instance éducative, citoyenne et représentative des collégiens de la Seine-Saint-Denis. L’assemblée collégiale (CGC) est ouverte aux élèves de 5ème et de 4ème, composée de deux conseillers généraux — un garçon et une fille — représentant les 120 collèges du département.

Cette assemblée ambitionne d’être un lieu de médiation entre les élus du département et les collégiens, et d’être un lieu du débat public, puisqu’ils auront toute latitude au sein de cette assemblée d’exercer leurs prérogatives d’élus.

Voter, interpeller, débattre, les maîtres mots du Politique seront au cœur des actions des élus du Conseil général des collégiens, particulièrement dans les politiques publiques d’éducation et de jeunesse qui les concernent en premier lieu.

Par ailleurs, lors de la précédente mandature, quatre thématiques avaient été retenues par les représentants membres du Conseil général des collégiens, dont on a pu louer l’engagement et le réel dynamisme à la réalisation lors des commissions mensuelles :

  • Le temps libre- création d’un jeu- « Ultimate pâtisserie » autour de la gastronomie ;
  • L’orientation : création d’un web documentaire pour informer et soutenir les élèves de 3ème dans leur recherche de stage et d’entreprise ;
  • L’écologie urbaine- réalisation d’un film « Super écolo » de sensibilité écologique ;
  • La justice et le droit –réalisation d’un film « Tous égaux » de lutte contre les discriminations.

Ce travail collégial a fait l’objet d’une restitution devant les élus et la direction académique des services de l’éducation nationale : la qualité des projets présentés a suscité l’unanimité au regard de l’engagement civique des citoyens en devenir.

Projet Croix-Blanche à Aulnay-sous-Bois, vers un conseil municipal mouvementé ?

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Vidéo

Le projet d’aménagement du terrain de l’ancien centre des impôts touche à sa fin, avec une délibération au Conseil Municipal de demain. Sans réel suspens, le projet de petits cubes de logements sera certainement voté sous l’impulsion de la municipalité socialiste.

L’association QCBE, animé jusqu’à récemment par Benjamin Giami (UMP), devrait se lancer dans un ultime coup d’éclat lors du conseil municipal de jeudi. Banderoles ? Porte-voies ? Tee-shirt avec comme message « Le comité de pilotage bafoué » ? Les paris sont ouverts.

En attendant, la rédaction vous propose une autre vidéo où les riverains ont exprimé, le 7 septembre dernier, leur mécontentent face aux projets présentés. Attention, certains échanges sont vifs…

17 Octobre 2013:

Apparemment, il n’y aurait pas manifestation ce soir selon certaines sources!

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo.

Maîtriser les inondations : dans le secret du central de gestion automatisée

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Vidéo

Une centaine de sites stratégiques y font l’objet, en permanence, d’une surveillance particulière. Vous observerez comment sont manœuvrées, à distance, les vannes, siphons, pompes et trappes qui permettent de maîtriser les écoulements d’eau dans le réseau d’assainissement, notamment en cas de fortes pluies.

Le réseau d’assainissement est télésurveillé en temps réel, grâce à des capteurs, des stations de mesure, des pluviomètres. Les prévisions météorologiques sont suivies en partenariat avec Météo France. En cas de crise, différents scénarios ont été mis au point pour faire face aux pluies abondantes et déclencher les actions nécessaires. On peut, par exemple, télécommander l’ouverture ou la fermeture de vannes, le remplissage d’un bassin, le pompage de l’eau, …etc.

Il existe 132 stations locales connectées au central de gestion automatisé de Rosny-sous-Bois pouvant être pilotées à distance et rapatrier des informations en temps réel.

La surveillance du réseau permet d’identifier les endroits où il y a trop d’eau de pluie dans le réseau. Ce trop plein risque de provoquer un débordement de l’égout vers la rivière. En jouant sur les équipements (vannes,  pompes, bassins, …), la gestion automatisée réoriente cette eau afin de mieux la répartir à travers le réseau. On obtient des gains en terme de réduction des inondations et de dépollution des eaux pluviales avant rejet au milieu naturel (la Seine et la Marne).

Accès en transport en commun : RER E station, station « Rosny-Bois-Perrier » ou Métro Ligne 3 station « Galliéni », prendre le Bus 221 station « Rosny 2-Nord »

Deuxième feuille de route pour la transition écologique : « 50 mesures pour l’écologie »

vue-du-peripherique-parisienLa deuxième Conférence environnementale pour la transition écologique s’est tenue les 20 et 21 septembre derniers, au Conseil Économique, Social et Environnemental. Les mesures de la feuille de route 2013 sont issues des travaux préparatoires avec les parties prenantes et des débats menés au sein des cinq tables rondes.

Ouverte par le président de la République, clôturée par le Premier ministre, la deuxième Conférence environnementale pour la transition écologique a rassemblé les parties prenantes de la transition écologique autour de cinq tables rondes, co-présidées par treize ministres pendant deux demi-journées.

Ces tables rondes se sont tenues dans le format du nouveau Conseil national de la transition écologique (CNTE), qui comprend désormais un collège de parlementaires, en plus des autres collèges : organisations syndicales, organisations d’employeurs, associations représentant les collectivités locales et associations non gouvernementales environnementales.

Les mesures de la feuille de route 2013 sont issues des travaux préparatoires avec les parties prenantes et des débats menés au sein des cinq tables rondes, chacune présidée par plusieurs ministres, assistés d’un facilitateur.

Fruit de la diversité des échanges tout au long de cette Conférence, cette nouvelle feuille de route va guider le travail du Gouvernement sur ces thèmes.

Le CNTE sera régulièrement informé de la mise en œuvre de cette feuille de route et sera étroitement associé à la préparation de la prochaine Conférence environnementale pour la transition écologique.

Pour télécharger la feuille de route, cliquer ici.

Philippe Galli, préfet de Seine-Saint-Denis : Le 93, c’est le département où ça bouge !

philippe_galliComment percevez-vous la Seine-Saint-Denis?
PHILIPPE GALLI.
C’est LE département où ça bouge! C’est un département très tonique, très vif. Je me souviens des 4000 à La Courneuve, il y a 20 ans. Ce quartier a fondamentalement changé. Et avec 170 nationalités enregistrées, le 93, c’est l’ONU! L’aspect positif, ce sont ces zones en plein développement, attractives pour les entreprises et les Parisiens. Le défi de l’Etat, avec les collectivités locales, est d’arriver à mixer les populations, à attirer des populations solvables. On m’avait dit : le 93 c’est dur. Mais je découvre aussi qu’il y a de gros moyens ici : on a du monde, on peut travailler.

Comment comptez-vous vous attaquer au taux de chômage particulièrement élevé?
Il faut convaincre les entreprises de recruter des gens du 93, et si besoin de les former. L’offre d’emploi va croître. Voyez Aéroville qui ouvre. J’accorde aussi une grande importance à l’apprentissage. Quand les représentations patronales s’investissent, on obtient de beaux résultats. Le problème ici, c’est que beaucoup de jeunes ne trouvent pas d’entreprises. Nous avons donc entrepris une démarche commune avec la chambre des métiers pour démarcher les entreprises.

Le casier judiciaire reste un frein à la recherche d’emploi, comme à Roissy, bassin d’emploi important. Que comptez-vous faire?
On ne prendra pas un gars au transport de fonds s’il a été condamné à dix ans pour braquage, c’est sûr, mais les gens prennent de l’âge et ont droit à une deuxième chance.

Quelles dispositions allez-vous prendre concernant l’ouverture du dimanche?
On va faire des Puce là où on peut. C’est la moins mauvaise solution. Mais c’est un casse-tête juridique. Les législations successives ont créé le désordre. Quand on vend des fleurs, des arbustes ou des meubles on a le droit d’ouvrir mais Castorama, qui fait tout ça, non! La consigne donnée par le gouvernement aux préfets est de traiter les dossiers au cas par cas, mais je pense qu’il y a une réponse à apporter au niveau législatif, particulièrement en Ile-de-France.

Des 8000 roms qui étaient officiellement recensés au début de l’année 2013, combien en reste-t-il en Seine-Saint-Denis?
Début octobre, on en a recensé 3127, dont 751 enfants, sur 56 sites. Cette baisse est liée aux évacuations, qui font que ce département devient pour eux moins accueillant. (Il sort un « album photo » du camp des Coquetiers, à Bobigny expulsé fin août). Regardez, ça grouille de rats. On ne peut pas se satisfaire de ça. En tant qu’arrière-petit-fils de migrant, je n’aimerais pas faire vivre mes enfants dans ces conditions. Avec ces bidonvilles, on encourage l’exploitation des plus jeunes par les plus âgés. Quant à la circulaire d’août 2012 (qui prévoit un accompagnement social avant l’évacuation, NDLR), on l’applique avec loyauté mais aussi difficulté vu les moyens dont on dispose. On paye déjà 4200 nuitées d’hébergement d’urgence, on a 141 560 demandeurs d’emploi… Il n’y a aucune raison que la Seine-Saint-Denis porte à elle seule le tiers de la population rom qui vit en France.

Et les villages d’insertionrom ?
Les résultats sont ténus par rapport aux investissements : 5 M€ pour 200 familles… Tous nos outils d’intégration ne fonctionnent que très difficilement avec les familles roms. Mon vrai souci est : comment protéger ces enfants. Même lorsqu’ils sont placés, ils fuguent. La véritable action à mener est l’intégration de ces familles dans leur pays d’origine, quitte à ce qu’après ils deviennent des travailleurs migrants qui viennent en France.

Concernant le Droit au logement opposable (Dalo), combien de familles prioritaires en Seine-Saint-Denis sont effectivement relogées?
On en reloge 2500 par an. Il y en 8731 reconnues prioritaires, il en reste 4700 à reloger. Le nombre de relogements à effectuer diminue mais il y a toujours de nouveaux cas prioritaires.

Côté sécurité, quel bilan tirez-vous des ZSP (Zones de sécurité prioritaire) créées il y a un an en Seine-Saint-Denis?
Ça n’a pas éradiqué les crimes ni les délits mais ça leur a porté des coups. Cela a un peu soulagé la peine des habitants où sévit le trafic de drogue. On ne va pas multiplier les ZSP mais plutôt les faire évoluer. Reste un fléau en termes de sécurité : les vols avec violence avec plus de 10000 faits par an sur le département. C’est d’une lâcheté sans nom et d’une violence inouïe pour les victimes, avec des effets catastrophiques sur leur environnement et l’image du département.

Où sont passés les CRS, qui assuraient la sécurité dans certains quartiers?
Ils sont une centaine chaque jour, en trois ou quatre sections, qui leur permettent d’être présents sur les quatre ZSP. Ils tournent.

Il manque des policiers dans les commissariats. Quand seront-ils remplacés?
On attend les sorties d’école de décembre. On avait un déficit de 200 postes en septembre — sur un peu plus de 4000 policiers — car les demandes de mutation se font en été. Mais ce qui me tracasse, c’est le taux d’absentéisme important au sein de la police, parfois lié à l’expression d’un mal-être, ou au refus d’une décision hiérarchique. Il faut regarder l’effectif réel, utile, pas théorique.

Source t image : interview du Parisien du 16/10/2013

Les naturalisations en baisse en Seine-Saint-Denis avec 4000 décrets !

naturalisationEn 2012, la Seine-Saint-Denis n’a délivré que 3996 titres de naturalisation, contre 5276 en 2011, et entre 9000 et 10000 les années précédentes. Un recul lié aux règles plus restrictives établies sous le gouvernement Fillon. « Les lois de 2011 ont été amendées, explique Pierre Bœuf, chef du bureau des naturalisations à Bobigny. Il y a eu des assouplissements sur plusieurs niveaux. Dans les temps à venir, les chiffres devraient retrouver l’équilibre des années 2000. » Depuis janvier 2013, on compte 4084 décrets de naturalisation en Seine-Saint-Denis publiés au Journal officiel.

Source : Le Parisien du 16/10/2013

Seine-Saint-Denis : L’Aïd sous l’œil des services vétérinaires

mouton_aidA l’abattoir mobile installé à l’entrée du parc de La Courneuve, à Dugny, le travail du sacrificateur et l’état des bêtes sont contrôlés.

Dans l’enclos de l’aire des Vents à Dugny, plus de neuf cents moutons, tous numérotés à l’oreille, prêts à être sacrifiés dans une pièce voisine. L’odeur est forte, mais le calme est impressionnant. Pas un ne bêle. « Les moutons, ça ne fait pas de bruit! » commente un fidèle musulman. Il patiente au comptoir en attendant qu’on appelle son numéro. Il a choisi son agneau vivant et est revenu hier à l’heure indiquée, au premier jour de l’Aïd. Cette fête musulmane commémore la soumission à Dieu d’Abraham, prêt à sacrifier son fil Ismaël avant qu’Allah ne le remplace par un bélier. On est ici à l’orée du parc de La Courneuve, à l’abattoir mobile de Seine-Saint-Denis, installé pour la quatrième année d’affilée. Le Sevranais El-Bekkay Merzak applaudit : « Sur les quatre départements du CRCM (conseil régional du culte musulman), il n’y a que le 93 qui est mobilisé! » Cet abattoir, autorisé par la préfecture et installé sur un site prêté par le conseil général, satisfait à la fois aux besoins de la communauté et aux règles sanitaires. Les services vétérinaires y veillent. Hier et aujourd’hui, deux équipes se relaient entre 9 heures et 21 heures.

« Pour nous, c’est un gros moment », explique Karine Guillaume, directrice du service de la protection des personnes, qui regroupe les services vétérinaires et la répression des fraudes, 80 personnes au total. A l’abattoir, une vingtaine de femmes et d’hommes sont mobilisés. Tout de blanc vêtu, des bottes à la charlotte, on les confond avec l’équipe des Bergeries d’Aumont, l’opérateur agréé pour sacrifier les moutons.

Sur le pont depuis cet été. Pour les services vétérinaires, l’Aïd a commencé dès cet été par l’examen du dossier de l’opérateur, le même depuis 2010. Cette année, le cheptel vient d’Espagne. « Les critères ont été validés par le collègue espagnol des services vétérinaires et sont détaillés sur une notification informatique », explique Marguerite Lafanechère, chef du pôle santé protection animale à la DDPP 93. Un test a eu lieu le 30 septembre sur 20 animaux « pour vérifier l’élimination des eaux usées, du sang ». Une dérogation à l’étourdissement des animaux est ici accordée. « Depuis cette année, le sacrificateur doit aussi avoir une certification de compétence », poursuit la chef de pôle.

35 moutons sacrifiés à l’heure. Deux inspecteurs sont en poste à la saignée pour « vérifier que l’animal (NDLR : égorgé) a bien perdu connaissance lorsqu’il est suspendu, conformément au Code rural ». Il faut aller vite, l’affluence est forte. Cependant, les règles sanitaires sont respectées. D’une bête à l’autre, la perte de connaissance varie entre vingt secondes à une minute. Post mortem, des vétérinaires et techniciens vérifient l’état « sanitaire » de l’animal. En moins de deux minutes, la carcasse est scrutée, les ganglions et le foie entaillés, pour voir si la bête n’était pas malade. Précaution oblige, depuis les années 2000, les agents ôtent aussi les « matières à risque spécifique », rate, iléon, jéjunum (dans l’intestin), vecteurs de risques d’encéphalopathie spongiforme.

L’estampille sanitaire. « Les animaux impropres à la consommation sont couverts de tartrazine, qui donne à la carcasse une couleur jaune », indique un agent. Les carcasses saines, elles, sortent frappées par le cachet hexagonal, « la forme propre aux abattoirs mobiles », précise une des agents qui conserve scrupuleusement l’objet sur elle. Sécurité sanitaire oblige.

Quinze moutons saisis à Pierrefitte

Neuf cents moutons à l’abattoir mobile, il n’y a pas de quoi satisfaire tous les musulmans du 93 qui veulent fêter l’Aïd de manière rituelle, d’autant que certains acheteurs viennent d’ailleurs, puisqu’ils n’ont pas cet abattoir dans leur département. Depuis trois ans, l’Union des associations musulmanes propose de faire l’intermédiaire avec un éleveur de Normandie converti au halal. Les musulmans peuvent aussi commander leur agneau chez leur boucher ou encore au supermarché. « Mais attention, s’ils proposent des moutons pour l’Aïd le premier jour, c’est que l’animal n’est pas tué selon le rite », prévient un fidèle. Le sacrifice ne peut avoir lieu qu’après la prière, soit hier vers 8h30. Dans le doute, certains préfèrent continuer à sacrifier eux-mêmes la bête. « Il faut comprendre que ce n’est pas la viande qui compte, mais le rituel », explique Aissa Nakes, président du CRCM Ile-de-France – Centre. « Moi, je l’ai fait il y a cinq ans au Maroc, c’est merveilleux », lâche Abderrahmane Bouhout, clichois, qui admet avoir déjà sacrifié « un mouton dans la baignoire de l’appartement, avec [son] père, il y a très longtemps ». Désormais, il commande son agneau à l’abattoir mobile. « Ceux qui ont un pavillon préfèrent sacrifier leur mouton chez eux et le font aussi pour des amis qui vivent en appartement », note-t-il. Quitte à s’exposer à des contrôles. A Pierrefitte, la semaine dernière, les services vétérinaires ont saisi quinze ovins réunis dans une cour. Un cas loin d’être unique d’après les fidèles.

Source et image : Le Parisien du 16/10/2013