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Malgré ses difficultés financières Auchan continue à gaspiller des millions pour EuropaCity

Malgré ses difficultés financières Auchan continue à gaspiller des millions pour EuropaCity

Après avoir dévoilé en mars 2019 des pertes nettes de l’exercice 2018 de près d’un milliard d’euros en grande partie dues aux mauvais résultats de ses hypermarchés en France, le 30 avril 2019 le groupe Auchan a déclaré vouloir céder 21 magasins en France employant 787 salariés (dont deux en Plaine de France) et, s’il ne trouve pas preneur, ouvrir un « plan de sauvegarde de l’emploi » (qui désigne sous cet euphémisme un plan de licenciement).

Alors qu’année après année la situation financière d’Auchan se dégrade en France avec des pertes régulières de part de marché, sa branche immobilière Ceetrus (ex-Immochan) a déjà dépensé une cinquantaine de millions d’euros pour son démesuré projet EuropaCity à Gonesse, bloqué aujourd’hui par plusieurs décisions de justice.

Pour s’assurer qu’EuropaCity se fasse, Ceetrus a essayé en vain de faire inscrire la mise en service de la gare « Triangle de Gonesse » de la ligne 17 Nord du Grand Paris Express pour 2024 à l’occasion des Jeux Olympiques. En 2018 le gouvernement a décidé de repousser cette ouverture en 2027, mais de façon aberrante il est question que sa construction démarre dès novembre 2019 !

Le projet de fondation pour la reconstruction de Notre-Dame lancé par la famille Mulliez

Mi-avril 2019 le quotidien La Voix du Nord indiquait que la famille Mulliez, propriétaire du groupe Auchan et réputée pour ses références catholiques, allait créer une fondation afin d’accompagner la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, que le Président de la République veut voir achevée pour les JO 2024.

Deux poids, deux mesures :

Auchan veut bien ouvrir son porte-monnaie, à condition que l’argent soit fléché soit sur le profit et la destruction du patrimoine naturel (EuropaCity) soit sur la notoriété (aubaine publicitaire de Notre-Dame) ou les niches fiscales du patrimoine architectural (60% quand même), en bafouant les recommandations de « Laudato si », l’encyclique du Pape François « sur la sauvegarde de la maison commune », à laquelle est censée se référer la famille Mulliez.

Pour les propriétaires d’Auchan, il y a deux sortes d’emplois :

Ceux qui rapportent et ceux qui coûtent ! Les Mulliez ferment leurs super- et hypermarchés en perte de vitesse et axent le développement de leurs profits sur des méga-projets immobiliers qui rapportent de juteux loyers et plus-values de cession. Pourquoi conserveraient-ils des grandes surfaces chez les pauvres qui n’ont plus un rond (Bobigny, Villetaneuse, Saint-Ouen l’Aumône) ? Mieux vaut cibler des millions de visiteurs venant par avion à grands renforts de gaz à effet de serre et de bruit…

Pour les propriétaires d’Auchan, il y a deux sortes de patrimoines : les monuments médiatiques qu’il faut préserver et le patrimoine naturel qu’on peut détruire en toute impunité, malgré son exceptionnelle qualité.

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.com,www.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.com,www.carmapaysdefrance.com

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Supplique à Monsieur Macron sur la lutte contre l’artificialisation des sols : qu’attendez-vous pour annuler le projet Europacity ?

Le Président de la République vient de fixer comme objectif la lutte contre l’artificialisation des sols. Ce n’est guère que la troisième fois depuis son élection que lui ou son Premier ministre annonce une telle intention. Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) choisit donc, par ce communiqué, de s’adresser directement au chef de l’Etat pour lui proposer de passer enfin aux actes. Monsieur Macron, vous devez annuler le projet le plus emblématique de ce gaspillage absurde de terres agricoles : le projet Europacity.

Porté par le groupe Auchan et son allié chinois Wanda, Europacity est un gigantesque complexe de commerces et de parcs de loisirs, avec hôtels, restaurants, parc aquatique climatisé et piste de ski artificielle. L’objectif est de faire venir 31 millions de visiteurs par an du monde entier, avec le bilan carbone d’une ville de 140.000 habitants… pour 0 habitant ! Le mastodonte prendrait place dans une ZAC de 299 hectares, à 15 kilomètres de Paris, sur le territoire agricole du Triangle de Gonesse. En voilà, des terres à sauver, monsieur Macron.

Grâce à leur sol limoneux et l’humus accumulé depuis 8000 ans, ces terres sont parmi les plus fertiles d’Europe. Leur destruction au profit d’un temple de l’ultra-consommation serait un symbole terrible d’une humanité incapable de faire place à d’autres formes du vivant. Monsieur Macron, pourquoi, hier, dans la cour de l’Elysée, n’avez-vous pas eu un mot au sujet de ces terres ?

Hier toujours, vous avez affirmé votre souhait d’engager la réhabilitation des sols agricoles « extrêmement dégradés par l’utilisation de produits phytosanitaires ». Là encore, nous vous disons : chiche ! Car le CPTG soutient justement le projet de reconversion du Triangle de Gonesse en zone bio, en vue de produire des aliments sains pour les habitants des environs, via notamment les cantines des écoles, des hôpitaux et des EHPAD. Ce pôle agricole comporterait également un réseau devalorisation des déchets, un centre de formation aux métiers de la transition écologique, des circuits de découverte du patrimoine millénaire de la plaine de France. Monsieur Macron, soutenez donc le projet Carma, c’est le meilleur moyen de faire revivre les sols agricoles.

Et il ne coûtera que quelques dizaines de millions d’euros : un chiffre à comparer au milliard d’euros que l’Etat devrait débourser pour financer des échangeurs sur des autoroutes saturées et une gare du Grand Paris Express sur le Triangle de Gonesse, en plein champs, avec pour seule justification de desservir Europacity. Une gare absurde, pour un projet absurde, mais qui pourrait devenir réalité très vite puisque le début du chantier est programmé pour novembre. Monsieur Macron, il y a urgence à stopper cette machine folle.

Hélas, encore une fois, nous constatons que derrière les mots, vous n’avez toujours pas pris la mesure de l’enjeu. En même temps que vous réitérez vos effets d’annonce, votre gouvernement continue de soutenir sans faille le projet et refuse de tenir compte des décisions de la justice. En moins d’un an, le tribunal de Cergy a annulé les deux actes administratifs les plus importants pour lancer un projet de ce type : la création de la ZAC et la révision du PLU de Gonesse. Pourquoi vos ministres n’ont-ils pas tenu compte de ces avertissements ? Monsieur Macron, il est temps de sortir de ce double langage.

Le 20 février dernier, dans une salle municipale du 11ème arrondissement de Paris, près de 1500 personnes sont venues s’informer sur cette lutte et sur le projet de Carma : pendant 4 heures, il a régné une ferveur exceptionnelle. Les 18 et 19 mai, sur le Triangle de Gonesse, le CPTG organise « les 24 heures du Triangle», avec concerts, débats, pique-nique familial, ateliers agricoles, etc. Monsieur Macron, nous vous y convions solennellement, pour que vous veniez voir par vous-même un sol menacé de destruction. Monsieur Macron, venez mettre les pieds sur la terre de Gonesse.

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.com,www.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.com,www.carmapaysdefrance.com

Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Mobilisation générale pour les 24h du triangle de Gonesse le samedi 18 et dimanche 19 mai

Après l’annulation de la création de la ZAC Triangle de Gonesse en mars 2018, nous avons obtenu en mars 2019 devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise l’annulation de la révision du PLU qui aurait rendu constructible le milieu du Triangle de Gonesse. Juridiquement c’est donc le PLU précédent qui s’applique et donc cette partie du Triangle de Gonesse reste classée agricole.

Mais – aberration des aberrations !- l’annulation du PLU n’invalide pas le permis de construire de la gare du réseau Grand Paris Express, signé fin 2018 par le préfet du Val d’Oise. Pourtant cette gare n’a été envisagée que pour desservir deux projets aujourd’hui interdits : EuropaCity et le centre d’affaires qui aurait dû l’entourer. A ce jour c’est le seul permis de construire signé, aucun n’est en cours d’instruction.

La Société du Grand Paris prévoit pourtant de démarrer le chantier de la gare du Triangle de Gonesse en novembre 2019, alors que le gouvernement a déjà reporté de 2024 à 2027 la mise en service de la ligne 17-Nord dont cette gare est censée faire partie.

Ouvrir le chantier d’une gare pour une zone d’activités annulée et dans un espace destiné à rester agricole serait un passage en force que nous ne pouvons accepter. Il est temps que des décisions politiques soient prises pour mettre fin à pareille énormité !

Face à la puissance financière des promoteurs français –AUCHAN- et chinois –WANDA- redoublons d’efforts pour que les décideurs politiques (État, Région, département) se saisissent enfin du projet CARMA, projet d’agro-écologie et d’économie circulaire, seul projet issu du terrain, peu gourmand en investissements, inspiré des expériences concrètes menées en agriculture périurbaine et vivrière à Barcelone et à Milan, seul projet susceptible de reconstruire le lien entre producteurs, consommateurs et habitants.

Source : communiqué du Collectif pour le Triangle de Gonesse

Annulation du PLU de Gonesse : qui veut encore du projet Europacity ?

EuropaCity, ce gigantesque centre de commerces et de loisirs programmé sur le Triangle de Gonesse, vient d’essuyer un nouveau revers : le Plan local d’urbanisme (PLU) qui devait lui permettre de construire a été annulé ce mardi 12 mars par le tribunal administratif de Cergy.

Porté par le groupe Auchan et le groupe chinois Wanda, EuropaCity prévoit de bétonner 80 hectares d’excellences terres agricoles, et 299 hectares en intégrant le centre d’affaires et la gare. Pour rendre ces parcelles constructibles, le conseil municipal de Gonesse avait adopté en septembre 2017 une révision de son PLU.

Avant d’être soumise au vote, cette révision avait été l’objet d’une enquête publique qui s’était soldée par un avis défavorable du Commissaire-enquêteur. Celui-ci avait estimé que le projet d’urbanisation était incompatible avec les objectifs de la France en matière de développement durable. Dix associations* avaient saisi le tribunal administratif de Cergy fin 2017. C’est cette saisine qui vient d’être tranchée par le juge administratif : l’ancien PLU, dans lequel les  299 hectares sont classés agricoles, s’applique désormais.

En mars 2018, la même juridiction avait annulé l’arrêté préfectoral de création de la ZAC du Triangle de Gonesse. C’est donc la deuxième fois que la justice donne raison aux opposants au projet EuropaCity. D’autres recours doivent être jugés, notamment contre la délivrance par le préfet du permis de construire pour la gare de la ligne 17-Nord.

Le chantier de cette gare, inscrite dans le projet du Grand Paris Express, doit commencer en novembre, pour une livraison en 2027 au plus tôt. Située en plein champ, à 1,7 kilomètre des premières habitations, c’est une aberration écologique et économique, dont le CPTG (Collectif pour le Triangle de Gonesse) demande l’abandon immédiat. Tout démarrage des travaux représenterait un passage en force injustifiable et un immense gâchis d’argent public.

Il y a trois semaines, un meeting organisé à Paris par le CPTG a rassemblé plus de 1200 personnes : Relayé dans les médias nationaux, ce meeting a montré que la lutte pour les terres de Gonesse est devenue le symbole du combat pour une autre agriculture, une autre alimentation, et un autre développement urbain et rural.

Le meeting a également permis de présenter le projet alternatif CARMA, qui propose de transformer le Triangle de Gonesse en un poumon maraîcher, véritable levier de la transition écologique pour toute l’Ile de France.  

Les 18 et 19 mai, un nouveau rassemblement aura lieu  sur le Triangle de Gonesse. Plusieurs milliers de personnes y sont attendues.

Le rejet d’EuropaCity est donc général et l’annulation du PLU apporte une raison supplémentaire d’espérer. Mais la bataille n’est pas gagnée. Le CPTG appelle donc tous ses soutiens à amplifier la mobilisation contre EuropaCity, projet inutile et climaticide. Il reste six mois avant le début du chantier de la gare pour obtenir la décision politique qui s’impose.

L’urgence climatique impose d’abandonner l’urbanisation du Triangle de Gonesse. Nos concitoyens attendent cette décision.

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Grande réunion anti Europa City le 20 février à Paris 11ème

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) vous invite à un grand meeting contre le projet Europacity et pour ladéfense des terres agricoles le mercredi 20 février salle Olympe de Gouges, à Paris 11ème, à partir de 18 h 30.
Parmi les intervenants: Marc Dufumier, agronome ; Gilles Clément, paysagiste ; Marie-Monique Robin, journaliste, auteure de documentaires sur Monsanto ; Emily Loizeau, chanteuse, qui interprétera deux chansons; Marie Desplechin, auteure ; Olivier Razemon, journaliste ; Florent Sebban, maraîcher; Maud Granger-Rémy, administratrice des AMAP Ile-de-France; Julien Vermignon, de l’association « Nous Gonessiens », des élu.es : Delphine Batho, Clémentine Autain, Corinne Lepage, Fabien Gay, François Vauglin… le tout animé par Hervé Kempf.

Europacity, c’est 450.000 m2 de commerces et espaces de loisirs, des hôtels, un aquapark climatisé, une piste de ski artificielle… Porté par la famille Mulliez (groupe Auchan) et Wanda, un investisseur chinois, le projet émettra autant de CO2 qu’une ville de 140.000 habitants et détruira 80 hectares de terres très fertiles aux portes de Paris. 

Contrairement à ce que l’on a pu croire après l’annulation de la ZAC du Triangle de Gonesse, le projet n’est pas abandonné. L’Etat a validé la déclaration d’utilité publique de la ZAC et délivré le permis de construire de la gare de lacontestée ligne 17 Nord. Et les premiers coups de bulldozer pourraient être donnés dès 2019.
Le meeting du 20 février rassemblera des militants et des citoyens nombreux et de sensibilités variées et présentera leprojet alternatif CARMA, qui propose de créer sur ces terres un poumon maraîcher destiné aux habitants de toute la région.
Vous y êtes chaleureusement conviés. 
Vous trouverez en PJ le communiqué et le dossier de presse. Nous nous tenons à votre disposition pour des informations complémentaires ou si vous voulez monter un reportage sur le Triangle de Gonesse.

Le CPTG vous appelle à venir vous opposer à l’expulsion des légumes du Triangle de Gonesse

L’Établissement public foncier d’Île-de-France (EPFIF) poursuit notre collectif, le CPTG, devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Pontoise, où il espère obtenir des juges une interdiction de poursuivre la culture de choux, radis, oignons, fèves, courges, courgettes et autres cucurbitacées qui s’épanouissent là depuis mai 2017, de nous rassembler lors des Fêtes des Terres de Gonesse contre EuropaCity, pour CARMA et d’assurer une présence régulière de nombreux dimanches.

À ceux qui pensent encore que cette mise en culture d’une terre délaissée et vouée au béton est dérisoire, cette tentative d’expulsion du modeste potager de 0,12 ha cultivée depuis 18 mois démontre combien il est dangereux pour ces gens-là de laisser les habitants mettre les mains dans cette terre exceptionnelle qui fait la richesse du Triangle de Gonesse.

Et en effet quoi de mieux que le travail concret de la terre pour redonner envie de protéger ces terres agricoles et de concevoir pour elles un avenir fait de cultures maraîchères pourvoyeuses d’une alimentation saine et de proximité pour les populations des villes à l’entour.

Mercredi 14 novembre à Pontoise le CPTG sera défendu par Me Étienne AMBROSELLI qui a déposé le 7 novembre un mémoire en réplique pour s’opposer à cette demande d’expulsion du potager du fait que :

l’EPFIF ne justifie ni de sa qualité à agir ni de son intérêt à agir ;

le CPTG et ses ami(e)s prennent soin d’une parcelle délaissée en y cultivant un potager collectif le plus paisiblement du monde de sorte que l’EPFIF ne subit aucun trouble de jouissance ;

l’expulsion serait une mesure incompréhensible au regard du devoir que nous avons tous de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement, patrimoine commun des êtres humains.

Quelle que soit la décision du Tribunal le 14, et même si nous étions empêchés de faire pousser nos légumes sur la parcelle mise en culture en 2017, le CPTG continuera à vous accueillir sur le Triangle de Gonesse pour des VISITES DÉCOUVERTES mensuelles en hiver et bihebdomadaires le reste de l’année :

Prochaines visites les dimanches 18 novembre

9 décembre 2018 et 13 janvier 2019

Source : Collectif pour le Triangle de Gonesse

Non, M. Philippe ! EuropaCity n’est pas amendable !

A peine Nicolas Hulot parti du gouvernement, les masques tombent sur le dossier EuropaCity : selon un article paru dans le Monde daté du 30 août, l’Etat est sur le point de renouveler un protocole d’accord avec le promoteur Alliages et Territoires, détenu par Auchan et le conglomérat chinois Wanda, tout en exigeant qu’il corrige «certaines composantes du projet ».

On peut gager que le gouvernement va dire désormais : « Voilà la preuve que nous nous soucions de l’emploi mais aussi de l’environnement ». En réalité, ce pseudo-compromis passe totalement à côté des véritables enjeux. Mêlant une piste de ski artificielle, un parc aquatique climatisé, des hôtels et des 500 boutiques, EuropaCity va déstabiliser le commerce local et se traduire par la destruction de 80 hectares d’excellentes terres agricoles sur le Triangle de Gonesse (et à terme de 300 hectares). Ce sont ces terres qu’il faut sauver : le reste n’est qu’enfumage et opération de communication.

« Pour la énième fois, il est demandé aux promoteurs d’EuropaCity de ‘revoir la copie’, afin qu’elle soit compatible avec des exigences en matière économique, sociale et environnementale, déclare Bernard Loup, président du Collectif pour le Triangle de Gonesse. Mais, même revu à la baisseun centre commercial nécessite d’immenses halls, des parkings, des espaces climatisés, des galeries marchandes, donc l’artificialisation des sols ».

Au moment où la communauté scientifique s’inquiète d’une accélération du réchauffement climatique, l’urgence est à la préservation de ces terres agricoles. On l’a vu cet été avec la canicule : la proximité d’un sol végétalisé refroidit l’atmosphère des zones urbaines alentour. Et le reste de l’année, les terres retiennent l’eau, captent le CO2 et, aménagées en zone maraîchère, peuvent nourrir les habitants des environs en produits sains.

Voilà pourquoi, alors que le protocole Etat-Auchan est désormais soumis à l’arbitrage de Matignon, nous interpellons le Premier ministre : Non, M. Philippe, Europacity n’est pas amendable. On ne peut pas détruire le climat et prétendre le sauver en même temps. Ca ne marche pas ! C’est un tout autre projet qu’il faut pour l’Ile-de-France.

Cet autre projet existe déjà : conçu par un groupe d’urbanistes et d’économistes, le plan CARMA (Coopération pour une ambition agricole rurale et métropolitaine d’avenir) propose d’installer sur le Triangle de Gonesse un vaste espace dédié au maraîchage et à la transition écologique, qui créera des emplois dans l’agriculture urbaine, la rénovation énergétique des bâtiments, les énergies renouvelables et les déplacements non polluants.

Ce samedi 1er septembre, à partir de 16 heures, le Collectif pour le Triangle de Gonesse organise un pique-nique de rentrée, l’occasion d’apprécier sur place les importants enjeux de ces terres fertiles.

Source : Communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Samedi 1er septembre : Gonesse à ciel ouvert de 16h à 22h contre le projet Europa City

Au programme sur la parcelle : musique, vidéo, pique-nique tiré du sac et barbecue.

Nous invitons les habitants de Gonesse à venir sur le Triangle.

Nous avons besoin de volontaires le 1er à partir de 13h pour installer le matériel nécessaire et dans la semaine du 27 au 31 août pour distribuer l’invitation dans les boîtes aux lettres de certains quartiers de Gonesse : si vous êtes disponible, appelez ou envoyez un SMS au 06 76 90 11 62 .

Des tracts d’invitation pourront être mis à disposition des volontaires pour organiser d‘autres diffusions.

Le 1er septembre tous ceux, petits et grands, qui veulent venir faire la fête sur le Triangle de Gonesse seront les bienvenus. Pour venir voir indications ci-contre.

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Le gouvernement décide de soutenir le projet Europacity

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse, indigné par le soutien apporté par le gouvernement au mégacentre commercial et de loisirs Europacity, organise une conférence de presse le mardi 15 mai à 15 heures en présence de la documentariste Marie-Monique Robin, qui aux côtés de 150 autres personnalités a pris publiquement position contre le projet porté par le groupe Auchan et le conglomérat chinois Wanda.

« En choisissant le 4 mai dernier de faire appel – en catimini – de l’annulation par le tribunal administratif de la ZAC du Triangle de Gonesse, le gouvernement français a décidé d’apporter son soutien à un projet pourtant unanimement reconnu comme destructeur du climat », déclare Bernard Loup, président du Collectif pour le Triangle de Gonesse.

Le projet Europacity prévoit la construction sur 80 hectares d’un centre commercial de plus de 500 boutiques, ainsi que d’une piste de ski artificielle et d’un centre aquatique climatisé, le tout desservi par une gare du Grand Paris Express, financée sur deniers publics.

« Ce projet, qui détruirait des terres d’excellente qualité, constitue une aberration économique et écologique », affirme la documentariste Marie-Monique Robin. « Il va complètement à contre-courant de l’histoire ».

La décision du gouvernement, par la voix du ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard, de faire appel de l’annulation de la ZAC du Triangle de Gonesse, intervient alors qu’une série d’avis défavorables au projet Europacity en soulignent le caractère néfaste pour l’environnement et peu crédible en terme d’emplois (cf. la liste page suivante).

Le projet Europacity rencontre par ailleurs une opposition de plus en plus vive des principales communes limitrophes de Gonesse et du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Le 12 avril dernier, ce sont quelque 600 commerçants de Gonesse et des environs qui se sont constitués en Collectif « Europasdutout ! ».

« Quiconque se penche sérieusement sur le projet Europacity en constate l’absurdité et le caractère anachronique », déclare Bernard Loup. « Alors que le président de la République multiplie les discours sur l’exemplarité climatique de la France, ses actes sont en contradiction flagrante avec ses discours ».

Le dimanche 27 mai, les associations opposées à Europacity organisent à Gonesse « La fête des terres », afin de défendre le projet alternatif CARMA (pour Coopération pour une ambition rurale et métropolitaine d’avenir), qui propose le maintien des terres agricoles et le lancement d’un vaste programme d’investissement qui permette de créer des emplois dans les secteurs d’avenir que sont l’éco-construction, la rénovation thermique et la mobilité durable.

Source : Collectif pour le Triangle de Gonesse

Europacity ? Auchan s’obstine… Alors tous à Gonesse le 27 mai !

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) invite tous ceux qui partagent son combat contre le mégacentre commercial Europacity à se rassembler le dimanche 27 mai à Gonesse pour sauver les terres agricoles menacées par l’urbanisation.

« Le groupe Auchan et son allié chinois Wanda ont enregistré une série de revers, mais Europacity n’est toujours pas remis en cause », déclare Bernard Loup, président du CPTG. « Plus que jamais, il faut poursuivre la mobilisation pour obtenir l’abandon du projet et soutenir CARMA, qui propose un autre destin pour le Triangle de Gonesse ».

Le 6 mars 2018, le tribunal administratif de Cergy a annulé l’arrêté préfectoral de création de la ZAC qui doit accueillir Europacity, ainsi que des bureaux et des hôtels. Le 12 avril, c’est l’Agence francilienne de la biodiversité, émanation de la Région Ile-de-France, qui a annoncé qu’elle donnerait un avis défavorable au projet.

En août dernier, le commissaire-enquêteur chargé d’examiner la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse avait déjà émis un avis défavorable à Europacity : dans son rapport il affirmait notamment que le projet était « à rebours de la volonté d’exemplarité internationale de la France en matière de lutte contre le changement climatique ».

« La preuve est faite que quiconque se penche sérieusement sur le projet Europacity en constate l’absurdité. Combien de temps faudra-t-il pour qu’Auchan et les aménageurs de la ZAC acceptent cette réalité ? », poursuit Bernard Loup.

Trois enquêtes publiques ont été réalisées sur le projet, et des milliers de citoyens y ont participé : plus de 80% des contributions ont exprimé un avis défavorable. Des comités « Terres de Gonesse » essaiment en Ile-de-France et les rencontres publiques attirent un public toujours plus nombreux. Depuis 2017, des réunions ont eu lieu à Aulnay-sous-Bois, Pantin, Montreuil, Pontoise, Saint-Ouen l’Aumône, Tremblay, mais aussi à l’Ecole normale supérieure et à l’Assemblée nationale.

Pourtant, sourd à ce rejet puissant et convergent, le groupe Auchan continue de faire miroiter son mastodonte à coups d’images de synthèse et de projets architecturaux hors-sol, destinés à épater la clientèle « de luxe ». Ce chantier pharaonique est le symbole d’un système économique socialement injuste et écologiquement destructeur, qui menace les commerces existants sans créer les emplois promis aux habitants

Plutôt que ce temple de l’hyperconsommation, le CPTG soutient le projet CARMA. Monté par un collectif de professionnels, CARMA propose d’implanter sur les terres exceptionnellement fertiles du Triangle de Gonesse une zone maraîchère et céréalière, qui fournira en produits sains les cantines scolaires et les hôpitaux des environs. D’autres infrastructures (unité de transformation et de distribution, site de méthanisation, centre de formation aux écométiers) feront du Triangle de Gonesse un lieu d’activité économique durable et une destination de loisirs.

Le dimanche 27 mai, sur le Triangle de Gonesse, là même où Auchan veut bâtir Europacity, le CPTG organise un grand rassemblement familial et engagé, avec, au menu : plantations, débats, pique-nique et musique.

Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse.