Archives du blog

Des femmes bientôt mises à la rue à cause de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois, selon une élue d’opposition

Écœurée, indignée, sous le choc… La municipalité d’Aulnay-sous-Bois a tout entrepris et a réussi à faire fermer « la maison du cœur » de l’association Un ToîT Pour Elles qui accueillait et hébergeait des femmes sans-abri…
L’intrusion répétée et illégale de la police municipale dans le pavillon privée causant de grands traumatismes chez ces femmes, la divulgation de l’adresse du pavillon mettant leur sécurité en danger ainsi que les pressions financières, ont obligé l’association à quitter la ville !

Tout entreprendre pour remettre à la rue des femmes qui essaient de se reconstruire, de sortir de la précarité et des violences est d’une monstruosité sans nom ! Et utiliser des arguments fallacieux pour justifier ses agissements est tout aussi abjecte.

Avec la cagnotte ouverte par les Élu·e·s Aulnay en Commun, l’association peut financer 6 nuits d’hôtel pour chacune des femmes qu’elle aide. Un grand merci à toutes les personnes qui ont fait un don pour leur venir en aide !

Malheureusement, elles vont inévitablement se retrouver une nouvelle fois à la rue, certaines avec leurs enfants, si aucune solution n’est trouvée très vite..

Cette municipalité a toujours eu pour habitude d’agir en toute impunité. Il faut que cela cesse !
Pour celles et ceux qui le peuvent, une cagnotte est ouverte sur le site de l’association pour l’aider à ouvrir un centre social et d’hébergement.

Source : Sarah Kassouri, élue du groupe d’opposition municipale Aulnay En Commun

Elle est où, la plus belle rue d’Aulnay-sous-Bois ?

@Nadia

Aulnay-sous-Bois sous une tel manteau de neige, il faut remonter à plusieurs années en arrière pour avoir vu ça. Et sous la neige, Aulnay apparaît comme une ville transformée.

La ville d’Aulnay-sous-Bois recherche quelques clichés à partager sur le site de la ville, certainement pour redorer le blason d’une commune bien souvent décriée dans les médias. En attendant, une internaute partage la photo d’une rue de la ville qu’elle considère comme la plus belle de la ville. Celles et ceux qui connaissent bien la ville sauront certainement la situer.

Sortir en urgence les femmes et leurs enfants de la rue

Ces images de femmes dormant dans la rue, parfois avec leurs jeunes enfants ne devraient plus être une fatalité. Nous entrons dans l’hiver et la crise du Covid s’ajoutant à toutes les injustices et les fractures existantes de notre société a engendré davantage encore de misère et de désastres humains qui se déroulent sous nos yeux, et nous ne devrions jamais tourner le regard ailleurs….

L’armée du salut a recensé qu’entre 2006 et 2016, le nombre de femmes ayant appelé le 115 pour demander un hébergement d’urgence avait augmenté de 66 %, et constatait que deux sans-abris sur cinq étaient désormais des femmes. Une situation d’autant plus alarmante que nombre d’entre elles sont accompagnées d’enfants. 

Des accidents de la vie sont souvent à l’origine de ces situations de plus en plus fréquentes observées dans nos villes. Avant de se retrouver à la rue, la plupart de ces femmes avaient une vie sans histoires. Certaines avaient un travail, une famille et un logement et puis un divorce, une maladie invalidante, un licenciement, un chômage prolongé, des violences conjugales les ont poussés à la rue, emmenant avec elles leurs enfants.

Pour Sarah Frikh qui a lancé la  pétition   » des centres d’accueil pour mettre les femmes SDF en sécurité  » sur Change.org,  » le quotidien d’une femme sans domicile consiste à fuir les multiples agressions dont elle est victime, ce qui n’est pas une vie.  Chaque nuit elle risque de nouvelles agressions physiques et sexuelles « . Elle évoque le cas de Vanessa, 40 ans qui a été retrouvée dormant dans un parking avec un couteu pour se défendre, car lorsqu’elle n’est pas violée, elle est tabassée. Quant à Noa, heureusement sortie de l’enfer de la rue grâce aux associations, confie qu’elle a subi 70 viols en 17 ans….

Corinne Masiero, sortie de la rue grâce à Nicolas Grard, directeur d’une troupe de théâtre de rue devenu son compagnon depuis et désormais actrice incarnant le Capitaine Marleau à la télévision, affirme et explique que les femmes qui se retrouvent à la rue subissent la double peine dans une vidéo publiée par Brut :

https://www.youtube.com/watch?v=Yx4RWPgyuIs

Cependant son rôle dans Les Invisibles, film qui est sorti en salles le 9 janvier 2019 évoque plus ou moins son propre passé vécu dans la rue. Dans ce film, l’actrice incarne la directrice d’un centre d’accueil pour femme SDF. Une histoire qui fait donc écho aux années de galère que l’actrice a connu, entre drogue et prostitution…. L’actrice n’a pas toujours coulé des jours heureux et comme elle le confie elle-même,  »  c’est son métier de comédienne qui lui a sauvé la vie. « 

Face à ces constats alarmants, certaines associations ont pris la mesure des problèmes posés par l’errance de ces femmes dans la rue qui les exposent à des agressions physiques et à des viols, mais indépendamment de ces fléaux, tentent également d’apporter des solutions ponctuelles et pragmatiques de première urgence pour que ces femmes désormais livrées aux violences de la misère et de la rue, puissent se laver, se nourrir et même accéder à des soins médicaux.

Malheureusement les offres d’hébergement temporaires et de réinsertion font défaut et même si des associations a but non lucratif tentent d’adapter leur aide et leur soutien aux besoins existants, elles sont limitées dans leurs moyens d’action par des ressources financières trop modestes.  Néanmoins elles se mobilisent pour réserver à ces femmes en détresse, un accueil et un accompagnement le plus adapté possible.  

A Aulnay-sous-Bois une association tente de créer un centre d’hébergement pour sortir les femmes de la rue et les accueillir, parfois avec leurs enfants, avec un accompagnement social, psychologique, fraternel et humain. Aider ces femmes à reprendre la maitrise de leur vie en les accompagnant dans la recherche d’un emploi ou d’une formation les menant à un travail dont les revenus assureront le paiement d’un loyer, constituent les objectifs essentiels de l’association dénommée  » un toit pour elles  » !

Par insuffisance de fonds pour acquérir directement un lieu d’hébergement pérenne qui puisse accueillir environ 70 femmes, l’association a dans un premier temps loué un pavillon dont la capacité d’hébergement est limité à une dizaine de femmes, mais ne perd pas son objectif d’acheter un bâtiment accueillant beaucoup plus de femmes afin qu’elle ne soit plus contrainte de payer des loyers à perte qui pourraient être plus judicieusement investis dans l’accompagnement de ces femmes vers une autonomie définitive et pérenne.

« Un toit pour elles » a donc crée une cagnotte en ligne pour que toutes les personnes qui ont envie de participer à la réalisation de ce projet humaniste et indispensable à une société qui souhaite mettre en œuvre de manière effective et concrète la solidarité et la fraternité puissent aider en abondant les fonds nécessaires à l’achat de ce lieu par leurs contributions pécuniaires.

Le centre d’hébergement a vocation à être temporaire, et à permettre aux femmes que la vie et des circonstances malchanceuses ont mises à la rue, de reprendre pied par un plan d’action mis en place par l’association, afin de garantir à terme la sortie de la misère et leur autonomie définitive, celle-ci passant par la recherche d’un emploi pérenne, et dans le cas où certaines femmes n’auraient aucune qualification, à les encourager dans la recherche d’une formation.

Aucun être humain ne peut accéder à une vie digne s’il ne dispose pas d’un emploi dont la rémunération assurera le paiement de son logement. Sortir les femmes de la rue est donc conditionné au succès de l’accompagnement qui les aidera à trouver leur place sur le marché de l’emploi.

Cette association est née grâce à l’initiative d’un travailleur social, Mohamed Jemal, qui s’est intéressé au sort des femmes qui se retrouvaient à la rue après avoir été cabossées par les aléas de la vie et qui a fédéré autour de lui les bonnes volontés qui se sentaient concernées par cette cause. Cette association a pour nom  » un toit pour elles  » et veut s’implanter sur la ville d’Aulnay-sous-Bois.

Toutes les aides bénévoles pour concrétiser ce centre d’hébergement sur notre ville sont les bienvenues, et celles et ceux qui pensent pouvoir donner un peu de leur temps, chacun dans leurs domaines de compétences seront très appréciés. Il y a mille manières d’agir, de se rendre utile et de donner de soi-même.

Quant à celles et ceux qui manquent de temps, mais qui ont la chance de bien gagner leur vie, ils peuvent faire un don en numéraire sur une Cagnotte dédiée à l’achat futur du centre d’hébergement qui est actuellement seulement loué, en attendant de pouvoir acquérir un lieu plus grand adapté aux besoins et surtout pérenne ! Vous trouverez toutes informations utiles sur leur site :

https://www.untoitpourelles.com/

Pour faire un don libre, plusieurs possibilités :

https://www.helloasso.com/associations/un-toit-pour-elles/collectes/offrons-un-toit-pour-elles

https://paypal.me/pools/c/8eGio8HWo6

https://www.helloasso.com/associations/un-toit-pour-elles/formulaires/2/widget

Pour que ce beau projet humaniste et fraternel puisse voir le jour à Aulnay-sous-Bois, pour sortir durablement et définitivement les femmes et leurs enfants de la rue, il serait souhaitable que toutes les bonnes volontés et tous les acteurs de la ville d’Aulnay-sous-Bois, élus comme citoyens de la société civile, s’engagent chacun à hauteur de ses facultés et de ses moyens. Merci d’avance.

Article rédigé le 12 décembre 2020 par Catherine Medioni

Lettre ouverte au Maire d’Aulnay-sous-Bois sur la parité dans la dénomination des rues et des bâtiments publics

Monsieur le Maire,

La manière de nommer les rues et les bâtiments publics révèle la politique des élus.

Ainsi, la majorité a décidé -lors du conseil municipal n°3 du 8 juillet 2020- de donner à des rues et bâtiments publics le nom de 4 hommes au motif qu’il faut respecter ses promesses de campagne ! Soit, mais pourquoi avoir fait des promesses aussi déséquilibrées ?

Certes, nous approuvons que :

  • la maison médicale de la rue Auguste Renoir prenne le nom du regretté Maurice Allouch, médecin aulnaysien décédé cette année, si cher à bon nombre d’aulnaysien.ne.s.
  • le square de la Morée, dans le quartier Mitry/Ambourget, soit baptisé en mémoire de Ahmed Merabet, policier abattu en 2015 durant l’attentat de Charlie Hebdo.

Mais nous demandons la parité dans la dénomination des rues et des bâtiments publics.
Pour faire de la place aux femmes, nous pourrions débaptiser certaines rues aux noms problématiques.

Commençons avec Eugène Schueller (1881 – 1957) qui a droit à une avenue et à un passage, alors qu’il a collaboré avec les nazis :

  • Chimiste et chef d’entreprise, fondateur de L’Oréal, Eugène Schueller était sensible aux idées d’Adolphe Thiers le boucher de la Commune de Paris (40 000 morts selon certaines estimations sans compter les déportés). Durant l’Occupation, il mit ses moyens personnels à la disposition du groupe clandestin d’extrême droite la « Cagoule ». En 1940, il contribua au financement du parti collaborationniste, en accord avec les autorités allemandes. Il participa également à l’aryanisation des biens juifs.

 Renommez ces rues Joséphine Baker ou Hubertine Auclert aurait une autre portée politique :

  • Joséphine Baker (1906-1975)

D’origine espagnole, afro-américaine et amérindienne, elle était une chanteuse (J’ai deux amours), danseuse, actrice, meneuse de revue et résistante.

Elle obtint la nationalité française. Pendant la Seconde Guerre mondiale, son rôle important dans la résistance française et auprès des alliés, ainsi que dans l’humanitaire lui valut à la Libération d’être médaillée de la résistance française, de recevoir les insignes de chevalier de la légion d’honneur et la croix de guerre.

Elle utilisa ensuite sa grande popularité dans la lutte contre le racisme et pour l’émancipation des noirs aux Etats-Unis, en particulier en participant au mouvement des droits civiques de Martin Luther King.

  • Hubertine Auclert (1848 –1914)

Journaliste, écrivaine et militante féministe française, elle se battit en faveur de l’éligibilité des femmes et de leur droit de vote.  Elle défendit l’idée que, faute de représentation légale, les femmes ne devaient pas être imposables. Elle réclama la féminisation de certains mots (témoin, avocat, électeur, député, etc.).

En 1884, elle dénonça la loi sur le divorce et proposa l’idée alors radicale d’un contrat de mariage entre conjoints avec séparation de biens.

En 1908, elle brisa symboliquement une urne à Paris lors des élections municipales.

En 1910, elle présenta sa candidature aux législatives qui fut rejetée, les femmes n’ayant pas le droit de vote avait encore moins celui de se présenter.

Figure centrale du mouvement féministe français, Hubertine Auclert poursuivit son engagement jusqu’à sa mort.

Monsieur le Maire, quand honorez-vous paritairement les femmes dans la dénomination des rues et des bâtiments publics ?

Cordialement,

Pour le groupe des élu.e.s de gauche, écologistes et citoyen.ne.s « Aulnay-en-Commun »

Sylvie Billard et Alain Amédro

%d blogueurs aiment cette page :