Cinquante mille euros d’investissements partis en fumée. Sur un parking du quartier des Mille-Mille à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Nabil et Nassim présentent la carcasse de leur commerce. Il n’en reste presque plus rien : dans la nuit du 28 au 29 juin, leur kiosque à sandwiches et à viennoiseries a été totalement ravagé par le feu lors d’une nuit d’émeutes dévastatrice en région parisienne.
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Le directeur de la sécurité du Bourget sanctionné pour avoir tiré en l’air pour sauver un bâtiment des émeutiers
Lors des émeutes qui ont suivi la mort de Nahel, le poste de police municipale du Bourget (Seine-Saint-Denis) avait été la cible de tirs de mortiers dans la nuit du 28 au 29 juin. Le directeur de la sécurité et de la prévention de la ville avait fait usage de son arme à 69 reprises en visant le ciel, rapporte Le Parisien.
Pour l’ancien maire du Bourget, et sénateur UDI, Vincent Capo-Canellas, l’attitude du directeur aurait pu entraîner : « un drame et de quoi mettre le feu à toutes les banlieues ! ». Le procureur de la République, Eric Mathais, s’appuyant sur le Code de sécurité intérieure, a décidé de suspendre l’agrément de policier municipal du directeur.
Source et article complet : 20Minutes
Il faut sauver nos jardins à Aulnay-sous-Bois !
FNE Ile-de-France, dont fait partie Aulnay Environnement, vient de mettre à disposition du public une plateforme cartovégétation qui permet de visualiser les zones de végétation à haute résolution et de retrouver les indices de végétalisation et de canopée pour 5 départements d’Ile-de-France. (https://experience.arcgis.com/experience).
Qu’y apprend-t-on sur Aulnay ?
· l’indice de végétalisation de notre commune n’a rien d’exceptionnel : 29%, soit juste la moyenne du département. Et ceci en dépit de la présence de deux très grands parcs : une part de celui du Sausset, qui est une création du département, et le parc Ballanger, que le projet de la municipalité était de lotir en partie, en abattant des milliers de grands arbres.
Les jardins privés couvrent les deux tiers du territoire et portent l’essentiel la végétalisation, ce qui leur donne un rôle fondamental dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Il faut donc absolument préserver ces jardins privés. Cela aurait dû être le rôle d’une Charte de l’Arbre bien comprise : sensibiliser et aider les propriétaires privés à soigner leurs grands arbres et à éviter d’imperméabiliser leur terrain.
Ici encore, l’incompétence de l’équipe municipale dans la lutte contre le réchauffement climatique par la végétalisation de l’espace est patente, en particulier parce qu’elle laisse totalement les mains libres aux promoteurs.
- Destruction de grands jardins comme sur la route de Bondy, alors que le centre gare est déjà intensément bétonné
- Construction d’énormes immeubles au ras de la chaussée comme sur la rue Jules Princet, rendant impossible toute végétalisation de la voie publique, ainsi que l’aménagement de piste cyclable digne de ce nom
- Création de puits de chaleur comme la place Abrioux, parfait exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire.
JUSQU’À QUAND NOS ÉLUS SE MOQUERONT-ILS DE NOTRE BIEN-ÊTRE ?
Source : Aulnay Environnement
Annulation du bal des pompiers et du feu d’artifice Harry Potter à Aulnay-sous-Bois à cause des émeutes
Dans le contexte national de risques majeurs de troubles à l’ordre public, le commandement des Pompiers de Paris a fait savoir qu’il annulait le traditionnel « bal des pompiers » prévu à la ferme du Vieux-Pays le 13 juillet.
Pour ces même raisons, la Municipalité, en lien avec le Préfet de la Seine-Saint-Denis, a dû prendre avec regret la décision d’annuler le Feu d’artifice du 13 juillet prévu au Parc Robert Ballanger.
Méfiez vous des faux facteurs en Seine-Saint-Denis !
La combine est connue, mais elle fait encore beaucoup de victimes. Le 20 juin 2023, un homme a été interpellé en Seine-Saint-Denis pour avoir volé de manière astucieuse 17 personnes dans le département. Il a été placé sous contrôle judiciaire.
André Cuzon, proposition pour une meilleure intégration
DROITS CIVIQUES : c’est pas acquis
J’ai pu constater que les demandes de naturalisations étaient difficilement acceptées, plus difficilement qu’il y a 20 ou 30 ans.
La naturalisation donne le droit de vote plein et tous les droits du citoyen.
Les refus de ces demandes concernent souvent des « grand-mères » selon une histoire classique…
L’émigration de travail maghrébine dans les années 50/60 puis sub-saharienne depuis a été complétée par les regroupements familiaux. Cela a abouti à des naissances en France d’enfants français.
Aujourd’hui de nombreuses « grand-mère courage» qui ont élevé de nombreux enfants français souvent adultes et parents à leur tour (et aussi citoyens français bien sûr) ont été oubliées de la citoyenneté. Les demandes sont compliquées à faire, les aides rares : les associations souvent se battent plus sur le droit de séjour moins sur ce créneau.
A une époque la revendication du droit de vote des immigrés a laissé de côté celle de la citoyenneté entière.
Cela a des conséquences graves pour ces « mères » qui sont souvent en France depuis 30 ans ou plus.
Les pères souvent étaient plus âgés ; souvent ils ont décédés avant les épouses ce qui a créé des difficultés familiales, éducatives, économiques et sociales.
Le travail salarié des femmes (en se levant à 5 heures du matin pour faire des ménages) est devenu indispensable.
A plus de 50 ans les difficultés de langue et les faibles ressources financières (dues au temps partiel ) sont des freins important à l’acceptation des demandes de naturalisation qui sont largement souhaitées quand les enfants sont français (et les petits enfants) : ces conditions acquises ne suffisent pas, l’arbitraire et le racisme règnent.
La logique devrait qu’à la majorité des enfants français soit proposée la naturalisation des parents (qui le souhaitent bien sûr) .
Si nous voulons favoriser la citoyenneté des jeunes (inscription sur les listes et participation aux élections) c’est essentiel. Ces jeunes sont révoltés par les refus de naturalisation de leurs parents, de leur mère-courage que ce soit pour raisons de ressources que de langue.
A ce jour il faut expliquer en sous-préfecture ce qu’est la laïcité (une gageure) pour les candidats : être mère et grand-mère de citoyens français n’est pas un critère !
L’abstention aux élections dans nos villes a des raisons objectives et mine la démocratie.
Les municipalités auraient vraiment intérêt à faciliter ces demandes et l’état aussi bien sûr.
L’état civil municipal devrait aider à la constitution des dossiers et aux tests de langue.
Rien n’empêchent notre sous-préfecture du Raincy et nos maires de travailler ensemble sur ces sujets avec les associations et les syndicats.
En ce 50ème anniversaire de la mort du pasteur Martin Luther King nous devons encore nous mobiliser pour les droits civiques ici à Aulnay, territoire de « Paris terres d’envol » dans le 93 et dans la France de 2018.
Expérimentons ici une citoyenneté de proximité avec une police de proximité.
CIVIC RIGHTS and VOTING RIGHTS ici aussi
Article d’avril 2018 d’André Cuzon plus que jamais d’actualité.
Modifié le 13 03 2019 pour le grand débat, modifié le 3 07 2023 pour les cahiers de vacances
Ps : la validité des tests de français actuellement de 2 ans devrait être sans délai ou avec un délai long. Ces tests devrait être passé au plus près.
Vidéo. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza pas convaincu par Emmanuel Macron pour mettre fin aux émeutes
Le Maire d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, était l’invité ce matin de RMC pour évoquer les émeutes dans sa ville. Reçu par Emmanuel Macron la veille, il indique que le chef de l’Etat est un séducteur qui n’apporte aucune solution, et qu’il n’a pas besoin de calinothérapie.
Ci-dessous l’extrait de l’interview.
Emeutes à Aulnay-sous-Bois, l’appel au calme des mamans des 3 000 a été entendu
Elles ont forcé le respect en marchant dans les rues pour prévenir les violences urbaines ayant fait suite à la mort du jeune Nahel. Si les « mamans » de ce quartier populaire ont réussi pour un temps à apaiser les esprits, elles expriment aussi leur désarroi face à une jeunesse qui n’a « plus peur de rien ».
Elles sont arrivées sans crier gare dans le quartier des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), au son de tintements métalliques et avec les moyens du bord, une banderole confectionnée à la hâte et un slogan sans équivoque : « Stop à la casse ».




