Archives de Catégorie: Budget

Sevran : dette en hausse et taxe foncière lourde, les municipales déjà sous tension

À Sevran, les finances municipales s’imposent déjà comme le sujet phare de la prochaine campagne électorale. La dette repart à la hausse, la taxe foncière reste l’une des plus lourdes du département, et les premiers candidats dégainent leurs critiques sur les réseaux sociaux.

Une dette qui repart à la hausse

Selon les données rendues publiques par l’élue indépendante Najat Mabchour, la dette communale devrait atteindre 91 millions d’euros en 2025, contre 73 millions en 2020.

Le contraste est saisissant : sous le mandat précédent (2014-2020), la dette avait été ramenée de 126 M€ à 73 M€, offrant une respiration financière. Cinq ans plus tard, la tendance s’inverse.

Deux projets symbolisent ce dérapage :

La piscine olympique : annoncée à 5,8 M€ de charge nette pour la ville, son coût dépasse aujourd’hui 20 M€. Les frais de fonctionnement n’ont pas encore été chiffrés.

Le poste de police municipale : prévu pour 1,6 M€, il s’élèverait à près de 4,8 M€.

Ces écarts nourrissent les critiques d’une gestion imprudente, avec des promesses ambitieuses mais des financements insuffisants.

Une fiscalité déjà lourde pour les habitants

La fiscalité locale confirme l’inquiétude des contribuables. Avec un taux de 41,49 %, Sevran figure parmi les communes les plus chères de Seine-Saint-Denis.

  • Sevran : 41,49 %
  • Clichy-sous-Bois : 31,96 %
  • Aulnay-sous-Bois : 30,69 %
  • Le Bourget : 34,90 %
  • Bondy : 39,96 %

Un propriétaire sevranais paie donc, à valeur de bien équivalente, plusieurs centaines d’euros de plus que ses voisins de Clichy-sous-Bois ou Aulnay-sous-Bois. La comparaison est d’autant plus marquante que la dette de Sevran, elle, ne cesse de grimper.

Les premiers coups de semonce

Bien avant le lancement officiel de la campagne, les acteurs politiques locaux occupent déjà le terrain numérique.

Jessy MILLER (Jean-Claude POLICE-TREIL) insiste sur la nécessité d’un moratoire sur l’urbanisme et alerte sur la pression fiscale.

Philippe GEFFROY, conseiller municipal d’opposition, se positionne également : dans ses prises de parole, il dénonce une “ville sous perfusion”, dépendante des dotations de l’État et des fonds européens faute de ressources propres. Il insiste sur la saleté des espaces publics, l’abandon des transports et des équipements, la fermeture des commerces et du cinéma. Pour lui, les Sevranais “paient parmi les impôts les plus chers du 93 sans avoir en retour le service public auquel ils ont droit”.

Najat MABCHOUR conseillère municipale d’opposition, met en avant l’explosion de la dette et accuse la majorité de multiplier les “fausses promesses”.

Stéphane GATIGNON, ancien Maire, reprend la parole pour commenter la trajectoire financière de la ville.

Sullivan JOUS, conseiller municipal d’opposition, actif sur les réseaux, relaie lui aussi ses positions en amont du débat électoral.

Une campagne qui s’annonce passionnante

À quelques mois de l’échéance, les grandes lignes se dessinent déjà : dette, fiscalité, urbanisme et transparence. Autant de thèmes qui toucheront directement le quotidien des habitants.

La campagne municipale de 2026 à Sevran s’annonce passionnante. Entre les bilans critiqués, les promesses en suspens et la confrontation de personnalités politiques aux parcours très différents, les Sevranais auront l’occasion de trancher sur la question essentielle : quelle vision pour l’avenir d’une ville fragile, mais pleine de potentiel ?

Pour la rédaction

Sources :

  • Pages Facebook : Sullivan JOUS, Najat MABCHOUR, Philippe GEFFROY, Jean-Baptiste BORSALI, Jessy MILLER (Jean-Claude POLICE-TREIL).
  • Groupe Facebook: « SEVRAN ma ville Officiel »

La Gauche décortique le budget 2025 pour Aulnay-sous-Bois et alerte sur les finances !

Nous avons connu cette année les pires conditions pour analyser le budget de la commune, un 1er envoi du budget primitif 2025 le 27 mars puis l’envoi du bilan 2024 le 3 avril , soit 5 jours avant le Conseil Municipal du 9 avril mais il manquait des documents essentiels et obligatoires sans lesquels l’analyse était difficile. La municipalité d’Aulnay rend la trésorerie de Sevran, responsable du problème ! Les documents ne sont arrivés le 9 avril qu’à midi pour le Conseil Municipal à 20 h ! Malgré ces problèmes, voici notre analyse du budget.

  • Bilan de l’exercice budgétaire 2024

2024 a été une année faste puisque les recettes ont augmenté de 10 millions soit 181 M.

Les dotations et subventions (État, Région, Métropole …) sont restées stables ou ont augmenté.

Les recettes des services municipaux sont en hausse, peut-être la conséquence d’un nombre plus important d’inscrits mais aussi de l’augmentation des tarifs cantine, périscolaire, loisirs, santé etc… Mais surtout il y a eu 8,5 M de recettes exceptionnelles de la vente de biens municipaux, bâtiments, terrains …

Les dépenses sont prévues à 161,4 M, en baisse par rapport à 2024. D’une part, la ville a bénéficié d’une baisse des « fluides » (eau, électricité, chauffage, carburant) d’autre part, l’équipe municipale a réduit les dépenses sur de nombreux postes électricité, chauffage, frais de voirie …

Les charges de personnel 2024, mal estimées à 92 M (nous leur avions signalé l’erreur) ont été réévalués à 95,3 M, prenant en compte les avancements d’échelon, de grade des agents et surtout un dérapage sur les heures supplémentaires.

Sur les recettes d’investissement (pour les travaux et projets), seulement 29 M ont été utilisés sur les 45 M inscrits au Budget et pour les dépenses, 22 M réalisés pour 38 M inscrits.

De nombreux travaux ont été annulés (aménagements, constructions, rénovations…). Il est clair que la municipalité freine les investissements alors que les retards de travaux s’accumulent. On comprend mieux pourquoi la ville se dégrade d’année en année.

Finalement, il n’y a eu que 3,4 M pour l’ensemble des travaux de rénovation, une misère au regard de l’état de la voirie et des bâtiments publics.

Au niveau des projets : 3M pour le Boulevard de Strasbourg, autant que pour tous les travaux ! 1,3 M pour l’antenne jeunesse Berteaux, 1,2 M pour la vidéoprotection, comme pratiquement tous les ans et moins d’un million pour la laiterie Garcelon, les berges du canal et travaux divers.

La dette 2024 est à 147,8 M mais la part annuelle à rembourser reste élevée à 14,5 M.

  • Le Budget primitif 2025

Les recettes de fonctionnement retrouvent le niveau des années précédentes,169 millions. L’embellie n’aura duré qu’un an.

Les impôts et taxes, 52 M augmentent de 750 000 €, soit une hausse de 10 M depuis 2019.

Les dépenses de fonctionnement atteignent 163 M en augmentation de 1,3 M malgré la baisse des tarifs des fluides et 1,7 M d’économies dont 300 000 € de moins pour le nettoyage des locaux.

Les enfants et les enseignants étaient gelés cet automne à cause de problèmes récurrents de chaudière. Des économies sont nécessaires mais elles ne doivent en aucun cas pénaliser les enfants des crèches, les élèves et les adultes par un manque de chauffage ou d’hygiène.

Les charges de personnel atteignent 96,4 M soit 1,1 M de plus, le montant exact de la hausse de la participation de la ville aux cotisations retraite des agents municipaux. Il est donc fort probable que les charges de personnel augmentent encore avec la prise en compte des avancements des agents.

Certaines économies impacteront le personnel : baisse pour la formation, sur les primes et indemnités, sur les dépenses de médecine du travail, presque divisées par 2 !

Les transports collectifs chutent, 7 500 € au lieu de 88 000 ! qui sera touché ? Les élèves, les seniors, les associations ?… Par contre les dépenses de réception triplent, près de 100 000 €.

Au niveau des investissements, les programmes de travaux et projets étant réduits, il y a moins de travaux réalisés dans la ville (mis à part la poussée d’immeubles !) donc moins de TVA et moins de subventions. Quant aux recettes financières, elles ne peuvent plus compter sur des excédents de fonctionnement qui ont fondu. (-14 M)

La seule issue de l’équipe municipale, pour réaliser des travaux et payer la part de dette à rembourser de 13,7 M, c’est un nouvel emprunt de 9,7 M.

Il n’est prévu que 14,7 M de projets et travaux et lorsqu’on retire les études et les subventions d’équipement, il n’y aura plus que 12,6 M ! C’est le montant nécessaire pour une ville de 25/30000 habitants soit 65 € par habitant !

3,7 M pour les travaux récurrents dans les bâtiments, la voirie… au lieu des 11 M nécessaires. Pour les équipements : Bld de Strasbourg encore près de 6 M, (le double que pour l’ensemble des travaux) 2,3 M pour la Laiterie, 2M pour les berges du canal, 350 000 pour les caméras et 180 000 pour la rénovation de la salle Méliès du théâtre Jacques Prévert.

Voici leurs choix, extrêmement limités alors que les quartiers attendent leur rénovation ainsi que les bâtiments publics, que des kilomètres de rues et de trottoirs sont dégradés et dangereux …

Ils rafistolent, ils bouchent les trous … Il n’est plus question d’adaptation de la ville au changement climatique, de mise en accessibilité, ni même d’aménagements pour les vélos et piétons.

En conclusion, 2024 a bénéficié de recettes exceptionnelles grâce aux cessions de biens municipaux et de baisses des dépenses, ce qui a permis de dégager une épargne non négligeable mais pourtant insuffisante pour financer l’annuité de dette.

Ce sera beaucoup plus difficile pour 2025 avec des recettes qui stagnent et des dépenses en hausse. Le soi-disant budget de « bon père de famille » est un budget au bord du gouffre, qui ne répond plus à l’urgence, sacrifie le patrimoine par manque chronique d’investissements. Un budget qui ne peut répondre aux besoins des aulnaysiens en rénovant les quartiers dégradés, en réalisant de nouveaux équipements tels que les écoles, crèche … pour répondre à l’augmentation de la population, conséquence du nombre croissant de nouveaux logements.

Source : Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN

La Seine-Saint-Denis n’a pas un budget à l’équilibre et transmet la facture à Macron

Elle a été symboliquement envoyée par le conseil départemental ce jeudi, à l’occasion du vote du budget de la collectivité. « Nous avons calculé ce que représente cette dette que l’État doit à la Seine-Saint-Denis pour la seule année 2025 », a expliqué le président (PS) Stéphane Troussel lors de la séance.

L’élu souhaitait « alerter et frapper les esprits sur l’ampleur de l’injustice, qui est faite à la Seine-Saint-Denis. » Sa collectivité estime avoir tout de même présenté « un budget ambitieux, marqué par un niveau d’investissement exceptionnel atteignant 398 millions d’euros ».

Source et article complet : Le Parisien

Le Maire d’Aulnay-sous-Bois outré par les propos d’Emmanuel Macron sur la dérive des comptes publics

Le Maire Bruno Beschizza et la Ville d’Aulnay-sous-Bois s’associent à l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité afin de dénoncer les propos du Président de la République sur les collectivités locales.

Dans une interview à l’Express publiée le 23 mai dernier, Emmanuel Macron a affirmé que les dépenses des collectivités locales seraient responsables de la dérive des comptes publics.

C’est pourquoi, David Lisnard président de l’AMF soucieux de travailler à partir de constats et de diagnostics partagés, donc de concourir à la bonne information des citoyens, propose un débat public au Président de la République, dans les semaines suivant les élections européennes, ou à l’occasion du prochain Congrès des maires.

Les élus de Gauche à Aulnay-sous-Bois passent au crible le budget

Le vote du Budget 2024 a eu lieu le 3 avril, au Conseil Municipal. Nous avons immédiatement signalé que les bilans 2023 et 2024 sont non conformes aux instructions comptables : l’excédent 2023 est FAUX, c’est 2 M et non pas 4 et le rééquilibrage effectué n’est pas permis.

Bilan 2023.

Recettes de fonctionnement 171, 8 M – Dépenses 169 M, léger excédent de 2, 037 M.

Mais après remboursement obligatoire de la part de la dette annuelle (l’annuité), l’épargne nette, qui doit financer les investissements (projets, travaux) devient fortement NEGATIVE à – 7,83M.

Cette année, plus que jamais, ce bilan montre les conséquences néfastes d’une politique d’emprunts à marche forcée depuis 10 ans. Alors que les recettes ont augmenté de 3,82 M€, l’annuité a augmenté de 7,11 M€ pour atteindre 20 M fin 2023.

Cette année encore, le remboursement de la dette de 20 M et une épargne largement négative, conduisent le budget dans une impasse : la majorité va recourir à nouveau à l’emprunt en 2024 pour financer les travaux.

 Budget 2024

Recettes de fonctionnement : 171 M – Dépenses 166 M

Les charges de personnel passeraient de 92,8 M à 92,1 M en 2024. Cet objectif semble bien utopique car il ne tient pas compte des mesures de l’État en faveur de la revalorisation des salaires. La baisse de 0,7 % est en réalité plus importante, de l’ordre de 2 % avec la hausse naturelle liée aux avancements d’échelon et de grade.

L’objectif de la majorité est de réduire le poste de dépenses le plus important, la masse salariale (55,54 % du budget de la ville) : réduction drastique des effectifs par des privatisations de services municipaux, le non remplacement des départs de retraite, peu ou plus d’embauches. Les agents municipaux feront les frais de cette politique d’austérité, avec des risques de surmenage, de maladies ou d’accidents. Les aulnaysiens subiront également les conséquences de services réduits.

Le programme d’investissements

Les dépenses pour les travaux et projets sont toujours inférieures à la moyenne des communes équivalentes : Aulnay ne consacre que 13% de ses recettes pour investir, contre 20 % pour les communes équivalentes.

Après 2 années d’investissements exceptionnelles pré-électorales 2019 – 2020, le budget pour les investissements chute encore. Il est plus bas que la moyenne de 22 M par an depuis 2014, déjà insuffisante puisqu’il faudrait 25 à 30 M de travaux par an.

Ainsi, 17,7 M en 2022 puis 18,2 M en 2023 (au lieu des 29 M prévus). Pour 2014, prévision de 22,5 M mais les programmes ne sont réalisés ces dernières années qu’à 50 à 60%.

Il est prévu : 13 M de projets dont 7,5 M pour « autres équipements » sans détails, la laiterie Garcelon 2,5 M, la vidéoprotection 1,2 M, l’antenne jeunesse Stade Berteaux 1,15 M.

Et pour le socle de travaux 9 M. Travaux divers 5,4 M, informatique 1,4 M, rénovation du bâti, une misère 1,9 M, et pour les espaces publics il n’y a que 81 600 €.

La dette : 160 M fin 2023 au lieu de 176M fin 2022, baisse en partie due à 0 emprunt mais la situation peut changer avec 10 à 12 M d’emprunt en 2024 et des taux bancaires en hausse.

Durée pour désendetter la ville : 22 ans et 6 mois au lieu de 6 ans et 1 mois pour les villes équivalentes. On dépasse largement le seuil critique de 15 ans.

Montant de la dette par habitant 1 848 €, contre 1 344 € dans les villes de même strate.

Les taux d’imposition :

Taxe Foncière communale sur le bâti : 30,69% contre 38,28% au national, et 39% au département. Taxe Foncière communale sur le non-bâti : 24,59% contre 50,4% au national, 40,89% au département.

Le taux particulièrement bas pour le non bâti prive depuis des années les aulnaysiennes et aulnaysiens de recettes complémentaires.

Conclusion :

La politique budgétaire du Maire et de ses élus ont mis notre ville dans une situation d’exception par rapport aux autres villes de même strate ! Une exception par une épargne nette chroniquement négative, par la faiblesse des investissements, par sa dette faramineuse, la 2ième ville la plus endettée du département.

Le budget 2024 est à peine équilibré mais le Maire et ses élus poursuivent la même politique qui mène à une quasi faillite financière sans répondre aux besoins des aulnaysiens : économies dans les services publics, réduction des effectifs des agents communaux – hausses successives des tarifs des services municipaux pour augmenter les recettes – de nouveaux emprunts pour financer les investissements (pourtant insuffisants), ce qui va pénaliser davantage les futures générations.

Les aulnaysiens méritent mieux !

Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN

Débat d’Orientations Budgétaires Aulnay-sous-Bois 2024 : la position des élus PS, PCF et citoyens

Au cours du conseil municipal du 6 mars, le Maire et ses élus ont présenté le DOB 2024, Débat d’Orientations Budgétaires qui doit obligatoirement précéder le vote du budget. On a découvert un document bien creux ! seulement 5 pages sur 32 pour présenter la situation financière fin 2023, les investissements réalisés, la dette, les orientations et les perspectives pour 2024. On a vraiment le sentiment que tout a été fait pour en montrer le moins possible, « circulez, il n’y a rien à voir ! »

Stratégie financière et principales orientations de la commune :

Le Maire maintien des taux excessivement bas pour les taxes sur le non bâti, (24,5% à Aulnay contre 40% moyenne du Département) pour favoriser dit-il, les installations dans notre ville mais par cela il prive la population depuis des années de recettes complémentaires.

Ces recettes viendront, non pas de l’ensemble des contribuables mais seulement des usagers des services municipaux. Le Maire l’annonce déjà dans le DOB : « la commune a des services publics très développés et un coût pour l’usager qui n’absorbe même pas le coût de revient », la ville va mettre en place une politique tarifaire « plus juste ».

En clair, les tarifs des services publics vont augmenter une fois de plus et dans tous les domaines : enfance, jeunesse, seniors, éducation, culture, sport, loisirs …

Rétrospective 2023 :

Dépenses réelles 2023 : 156 M ; recettes réelles : 171 M

L’épargne nette, lorsque la ville a tout payé, notamment la part annuelle de dette à rembourser est encore négative cette année à – 6,5 M, -7, 5 M prévus en 2024.

Fin 2023, la dette toujours colossale malgré une baisse, atteint 161 M.

Dette de 1862 € par habitant contre 1330 en moyenne. Il faudrait 17 ans 8 mois pour se désendetter, pire en 2025 (23 ans et 7 ans). Moyenne des villes de même strate : 12 ans 9 mois. Quel héritage pour les générations futures ! Avec Bruno Beschizza, on rase gratis et après moi le déluge !

Au niveau des investissements, c’est dramatique, digne d’une ville sous-développée ! 18,5 M en 2023 ! Pour 2024 et les années à venir 15 M, 2 fois moins que ce qui serait nécessaire ! Conséquences : poursuite de la dégradation des bâtiments publics, des espaces publics, de la voirie. Mais tout coûtera plus cher à réhabiliter par la suite.

Les projets 2023-2024 : tout est dans la com’, toujours les mêmes projets, maintes fois répétés, ce qui laisse à penser qu’« Aulnay bouge » mais en réalité les réalisations sont infimes.

On y reviendra lors du vote du budget.

Quant aux aménagements cités dans le document, Bruno Beschizza, le Roi des études !

  • La ZAC des Aulnes : pour l’instant, rien de précis
  • Îlots du Galion : seulement des études et quelques travaux sur l’espace public
  • Mitry Princet : poursuivre les mutations engagées (c’est-à-dire bétonnage) et l’idée du bus à Haut Niveau de Service, la ligne Aulnay-Tremblay refait surface ?
  • Rénovation urbaine Mitry, Ambourget, Gros Saule : le gag ! En panne ! encore des études pour créer les conditions d’application du NPNRU
  • Val Francilia : encore de nouvelles études pour définir les secteurs d’aménagement !

Perspectives 2024 et les années suivantes

Le Maire et sa majorité rappellent leurs priorités : propreté, sécurité, éducation, culture, sport … ce sont, ni plus ni moins, les secteurs sur lesquels une équipe municipale doit agir. L’axe santé n’est pas cité ? Quant à leur engagement de « préserver le patrimoine », il y a de quoi rire ou d’être en colère ! Le patrimoine est dégradé et l’ « esprit village » cher au Maire est bel et bien enterré sous le béton.

Comme le budget est en grande difficulté, leur objectif principal pour 2024 sera de réduire de façon significative les dépenses de masse salariale (92,4 M en 2023, plus de 60% du budget communal.)

92 M dus à des effectifs importants, à des salaires très élevés pour certains et aux mesures gouvernementales en faveur de la revalorisation des salaires des agents du service public.

1ère mesure pour réduire les effectifs : privatisations en 2022 du service balayage et du secteur animation jeunesse mais ce sont de fausses économies car il faut payer les prestations. Depuis, la ville n’a jamais été aussi sale. Quant à l’animation jeunesse, la municipalité se décharge de ses responsabilités, ne pouvant réellement ni contrôler la qualité du service, ni insuffler des objectifs ambitieux pour la jeunesse.

Autres mesures : des départs en retraite non remplacés et recrutements limités en privilégiant les promotions internes. D’où une baisse de 218 personnes depuis janvier 2022.

Attention ! Le personnel risque de payer très cher cette politique d’économie : surmenage, douleurs, maladies ou accidents de travail, tous les secteurs sont concernés.

En conclusion,

Malgré un DOB lisse et creux qui ne donne que peu d’informations, une certitude apparaît : tous les ratios financiers montrent que la ville est en quasi faillite. Pour équilibrer le budget afin de ne pas être mis sous tutelle, le Maire poursuit la même politique de rigueur… payée par les habitants : des services publics de plus en plus chers, un patrimoine qui se dégrade d’année en année… et par les agents communaux visés par les économies de masse salariale.

Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN

L’inflation : un défi majeur pour la ville d’Aulnay-sous-Bois

Aulnay-sous-Bois fait actuellement face à une situation économique difficile : l’inflation. C’est un phénomène qui, quand il est incontrôlé, finit par affecter le budget et le pouvoir d’achat de la commune et de ses habitants. Zoom sur cette situation au cœur d’Aulnay-sous-Bois.

Les dépenses de la ville s’envolent

Avec l’inflation qui sévit, les Aulnaysiens sont bien obligés de suivre de très près la hausse des dépenses qui s’effectuent au cœur de la ville. Elle a entraîné l’augmentation des coûts de l’énergie, de l’alimentation, des matériaux du bâtiment ou encore du matériel scolaire. Avec les infos disponibles sur www.argentauquotidien.com, on se rend bien compte que la situation n’est pas à prendre à la légère. Selon les dires de la mairie, ce sont neuf millions d’euros supplémentaires qui sont venus s’ajouter aux dépenses de la ville en cinq mois.

Dans les faits, la situation est encore plus inquiétante. Le budget de l’énergie aurait augmenté de 100 %, celui des denrées alimentaires de 80 % et celui du matériel scolaire de 17 %. Aulnay-sous-Bois distribue plus d’un million de repas par an, dont la majorité dans les cantines scolaires. Le seul problème, c’est que les coûts d’achat des produits alimentaires ont explosé, notamment à cause des frais de transport. Tous ces facteurs n’ont pas aidé à ralentir les dépenses de la ville.

Le maire interpelle l’État

Pour contrer ce phénomène, la mairie essaie tant bien que mal de mettre des mesures en place. Avec des résultats peu concluants, Bruno Beschizza, le maire d’Aulnay-sous-Bois, décide de sortir du silence. Il réagit en lançant une campagne d’affichage dans les rues de la commune pour dénoncer l’inaction de l’Etat face à la situation que traverse la ville d’Aulnay-sous-Bois. Dans sa démarche, Beschizza ne s’est pas limité à de simples manifestations.

Il a également pris l’initiative d’adresser une lettre au Premier ministre, Jean Castex, soulignant l’importance de l’augmentation des dotations aux communes qui ont baissé de 150 millions d’euros cumulés depuis 2013 pour Aulnay-sous-Bois. Le maire fait aussi d’autres demandes comme la suspension provisoire de la loi Egalim et l’assouplissement des règles encadrant les marchés publics.

Source : contribution externe

Un organigramme incohérent, surdimensionné et coûteux des services municipaux à Aulnay-sous-Bois ?

Le 24 juillet dernier, nous avons demandé au Maire de nous transmettre l’organigramme de la ville comprenant la Direction Générale, les Directeurs, Chefs de Service et Chargés de Mission.

Le Maire n’ayant pas daigné donner suite à notre demande, nous avons saisi à nouveau la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) pour obtenir les informations.

Ainsi le samedi 28 octobre nous avons reçu un organigramme incomplet et partiel structuré autour de 8 pôles et 36 directions qui appelle plusieurs remarques et interrogations :

  • La Direction Générale des services comprend 9 postes : 7 Directeurs Généraux Adjoints (DGA) + 1 Directeur Général Adjoint des Services Techniques (DGAST) + 1 Directeur Général des Services (DGS) qui chapeaute l’ensemble de la direction générale.

C’est énorme en masse salariale ! Dans des villes de plus de 80 000 habitants telles que les villes Montreuil, Aubervilliers ou Saint-Denis, il y a en général 4 DGA , 1 DGST et 1 DGS.

Nous avons demandé au Maire de nous communiquer ce que coûte en masse salariale l’ensemble de sa direction générale, conformément à la loi sur la transformation publique du 6 août 2019.

  • Un service « affaires administratives » est rattaché au Directeur Général des Services (DGS). Comment est-il composé (profils de poste, missions) ? Est-ce un secrétariat classique ou un cabinet parallèle ? Un service qui double l’administration ? Bref à quoi sert-il ?
  • Le pôle finances n’est plus attaché au pôle ressources. Pourquoi les séparer et créer un second poste ?
  • Grande confusion entre 3 pôles et la direction finances, administration, commande publique.
  • Le pôle enfance et familles est réduit à deux directions. Pourquoi un pôle aussi petit ?
  • Quelles sont les missions de la direction (ou service) « politiques publiques » ?
  • Le pôle  « vie  publique  et  modernisation »  recouvre  largement  les  missions  des  pôles « développement territorial » et « développement local ». Quelle est la distinction entre les deux ?
  • La DGST (services techniques) semble éclatée entre plusieurs directions. Pourquoi ?

Pour résumer, l’organigramme montre un découpage inutile et coûteux des services avec des emplois

« doublons », une division des tâches poussée à l’extrême, des responsabilités diluées dans les différents pôles et par conséquent fragilisées.

Comment garantir avec cette organisation alambiquée, la cohérence et la transversalité entre les directions ?

Un organigramme surdimensionné assure-t-il un meilleur service à la population ?

La tâche doit être rude et complexe car des cadres partent et la ville n’arrive plus à recruter des responsables à des postes clés (plus de directeur des finances ni à la commande publique ni aux mobilités-transports).

Par ailleurs comment peut-on décemment avoir 9 membres dans la direction générale avec des salaires exorbitants, alors que dans certains services, des agents sont surchargés de travail et en souffrance par manque de moyens humains ?

Source : Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN

Quelques astuces incontournables pour prendre des décisions financières éclairées et adaptées

Prendre des décisions financières éclairées est un art subtil. Quelques astuces clés peuvent transformer ce défi en une opportunité. Découvrez comment faire les choix judicieux.

Comprendre son environnement financier pour mieux agir

Prendre des décisions financières judicieuses commence par une compréhension approfondie de son environnement économique. Cela signifie être informé des tendances du marché, des taux d’intérêt et des évolutions réglementaires. En disposant de ces informations relayées souvent par Gotoinvest, vous pouvez anticiper les opportunités et les risques potentiels.

Il est également important de connaître la situation financière de votre propre entreprise ou de vos finances personnelles. Une analyse des revenus, des dépenses, des investissements et des dettes offre un aperçu clair de votre situation actuelle. Cela forme la base sur laquelle des décisions éclairées peuvent être prises.

Avoir une vision à long terme est tout aussi crucial. Les décisions financières ne doivent pas seulement répondre aux besoins immédiats, mais aussi aligner les ressources avec les objectifs futurs. Cela peut signifier, sacrifier des gains à court terme pour des bénéfices plus durables.

L’importance de l’éducation financière

L’éducation financière est un outil puissant pour prendre des décisions avisées. Elle implique d’acquérir des connaissances sur divers aspects des finances, comme l’investissement, la fiscalité, l’épargne et la gestion des risques. C’est un processus continu qui permet de rester à jour et de comprendre les implications de chaque choix financier. 

Les outils technologiques, comme les applications de gestion financière, peuvent également être des alliés précieux. Ils permettent de suivre les finances en temps réel, d’analyser les données et de planifier en conséquence. Par exemple, vous pouvez recourir à un simulateur de crédit en ligne, disponible sur ce site, avant de prendre une décision.

Les ateliers, les séminaires, les cours en ligne et les consultations avec des experts sont autant de moyens d’améliorer son éducation financière. En étant bien informé, vous pouvez poser les bonnes questions, évaluer les options disponibles et prendre des décisions qui correspondent à vos objectifs et à votre tolérance au risque.

Source : contribution externe

Pour la Gauche, la situation budgétaire d’Aulnay-sous-Bois est catastrophique

Les 4 pages d’Oxygène d’autosatisfaction du tandem Beschizza – Fleury à propos du budget appellent de nouveaux commentaires ! En couverture, reprise du « coup de com’ » affiché dans toute la ville :

La Ville se désendette pour la 1ère fois depuis 16 ans et toujours 0% d’augmentation d’impôts.

C’est une astuce, un tour de passe-passe pour masquer leur fiasco budgétaire car :

Pour la 1ère fois, la ville atteint le record historique d’une dette de 176,7 millions ! Pour la 1ère fois, Aulnay sur la 2ème marche du podium des villes les plus endettées du 93 !

 Nous l’avons expliqué dans notre tribune :

Aulnay a des recettes correctes : 1970 € par habitant en 2023 (communes équivalentes : 1575 €) mais des dépenses élevées : 1940 € par habitant (communes équivalentes : 1342 €). Conséquence : depuis 2015, les caisses sont vides en fin d’année. L’épargne nette qui doit financer les investissements (aménagements et travaux) est négative (- 5,7 M en 2022).

 Solution choisie par la municipalité pour pouvoir investir, l’ EMPRUNT : 22 M en moyenne par an.

Dette de 176,7 M soit par habitant : 2027 € (communes semblables : 1360 €)

Temps pour tout rembourser : 20 ans 5 mois (autres communes : 6 ans ). Seuil critique 12 ans.

17,7 M c’est la part annuelle de dette à rembourser en 2022 contre 9 M en 2013

Situation absurde : sur 20 M empruntés, 17 M remboursent la dette.

Pour sortir de cette fuite en avant, l’équipe Beschizza a choisi ZERO emprunt à partir de 2023. Avec le remboursement de l’annuité et 0 emprunt, la dette baisse forcément ! Beschizza et ses élus crient victoire pour une simple logique mathématique et une baisse insignifiante de 150 000 €. Rien à voir avec leur soi-disant prouesse budgétaire.

 La dette n’a jamais été aussi haute et les investissements aussi bas.

Aulnay : 203 € par habitant pour les investissements, 322 € moyenne des villes semblables.

L’adjoint aux finances M. Fleury annonce un programme d’équipement de 20 M en 2023.

On peut croire que c’est beaucoup mais c’est insuffisant, il en faudrait 30 à 35 M par an, c’est ce qu’a réalisé l’ancienne municipalité de 2008 à 2014.

 Prévisions : 20 M dont 11 M pour les aménagements et 9,7 M pour les travaux courants . Belles photos dans Oxygène mais pour des aménagements réduits : poursuite de 2 projets (la structure rue du 8 mai, largement revue à la baisse, la laiterie Garcelon) et une nouvelle antenne jeunesse Stade Berteaux – Aménagement Concession Mitry Princet, 4,6 M non reconduits – 650 000 M pour les écoles : très insuffisant, 2 fois moins que pour les nouvelles caméras 1,4 M

Comment l’argent public est-il utilisé ? Pour 100 € dépensés, évolution par rapport à 2022 :

 Services généraux : 31 € au lieu de 27 € (inflation) – aménagements urbains : 15 € au lieu de 19 €

enseignement 12 € au lieu de 13 € – sport et jeunesse 12 € au lieu de 15 € – famille + culture

15 € – sécurité, salubrité 12 € au lieu de 5 € – santé, social, action économique, logement … 8 €

Constats : on voit bien que les économies portent sur les aménagements urbains. Le secteur sécurité salubrité fait un bond en avant (12 M pour la sécurité) – santé, social regroupés avec d’autres secteurs, en fait le secteur santé social ne représente que 5 €, c’est très faible.

L’arrêt des emprunts va au moins stopper l’explosion de la dette et la part annuelle à rembourser. Mais la situation reste catastrophique car l’équipe municipale ne dégage pas d’épargne nette, la différence entre recettes et dépenses étant infime. Rappelons aussi que le budget n’a été équilibré que par 10 M d’emprunts passés en fonctionnement ! Comment feront-ils l’an prochain ?

Le Maire et ses élus ont choisi de ne pas augmenter les impôts (en fait inchangés depuis 2003), pas même la taxe sur le foncier non bâti pour les entreprises, privant les aulnaysiens de recettes supplémentaires. Par contre, il augmente les tarifs des services (voirie, cantine, activités des seniors, péri et extra scolaires, sport, culture … et au territoire le ramassage des ordures ménagères…) ce sont des impôts déguisés supportés par les usagers.

 0% d’augmentation d’impôts mais des services publics réduits plus chers, certains privatisés. 0% d’augmentation d’impôts mais des investissements insuffisants : quartiers abandonnés, rénovations en panne, dégradation du patrimoine dont la voirie, plus rien pour la mise en accessibilité, l’adaptation de la ville au changement climatique …

On est bien loin de la présentation relookée et optimiste du budget 2023 par l’équipe municipale !

Source : communiqué opposition de Gauche à Aulnay-sous-Bois