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Catastrophe climatique à Valence en Espagne, et si cela arrivait à Aulnay-sous-Bois ?
Quel enseignement peut-on tirer de la catastrophe survenue dans la région de Valence ?
- Que les termes de « réchauffement climatique » doivent être abandonnés au profit de ceux de « dérèglement climatique » : nous devons nous attendre à des événements sans précédent, beaucoup plus destructeurs et meurtriers.
- Qu’il va falloir s’y adapter, et changer nos comportements face à des risques toujours plus forts.
Bien sûr, Aulnay n’est pas dans la zone méditerranéenne, exposée aux « épisodes cévenols », nous n’avons pas de fortes pentes et de risques de voir des torrents dévaler des montagnes, mais à Aulnay comme ailleurs, il y a une géographie avec des risques spécifiques en cas de précipitations exceptionnelles.
- Le nord d’Aulnay est traversé par deux rivières, le Sausset et la Morée. La plupart des Aunaysiens l’ont oublié, car ces cours d’eau ont été souterrainement canalisés, et donc invisibles. Comme partout, on a oublié qu’une rivière est un espace vivant, soumis à une alternance de périodes de basses eaux (étiage) et de crues , avec un lit mineur et un lit majeur, une zone d’inondation quand surviennent de fortes pluies. Tous ceux qui dans le nord de la France ont été inondés cet hiver l’ont découvert à leurs dépens, comme d’ailleurs les Aulnaysiens résidant dans certaines rues juste au nord des lignes du RER, car ce réseau souterrain s’est trouvé une fois de plus saturé.
- Tout le sud d’Aulnay est historiquement une zone humide, où de grandes mares ont longtemps été visibles au milieu de la forêt qui couvrait toute cette zone. Si la forêt a ici été présente jusqu’au XIXe siècle, si les seigneurs du Moyen Âge ne l’ont pas fait défricher, c’est pour de bonnes raisons. Durant une bonne partie du siècle passé, les habitants du sud d’Aulnay ont ainsi été exposés aux inondations : c’est alors qu’a été crée une association des Inondés, dont Aulnay Environnement est l’héritière.
À Aulnay comme ailleurs, l’oubli de l’histoire et de la sagesse de nos aînés, qui savaient composer avec les contraintes de la nature nous expose aujourd’hui aux plus grands risques. Il y a quelques décennies encore, les règles de construction exigeaient que les pavillons soient surhaussés, et les caves ne pouvaient dépasser une certaine profondeur, pour ne pas frôler la nappe phréatique.
Certes, aujourd’hui, le réseau d’évacuation des eaux pluviales a connu de grands progrès, avec une série de bassins de rétention et de « dalots », mais en même temps, on a multiplié les parkings souterrains et les cuvelages qui interdisent l’infiltration des eaux, on laisse partout imperméabiliser les sols. Ce qu’on a gagné d’un côté, ne l’a-t-on par annulé d’un autre ? Le réchauffement climatique, avec l’intensification des précipitations ne rend-il pas plus présent le risque des pluies centennales (dont la probabilité chaque année est de 1/100), ou même décennale (1/10) ? Qui a oublié les inondations de 2014 à Aulnay ? Qui a oublié que certaines rues étaient soudain devenues des rivières ?
Comment doit-on modifier nos comportements ? Par une réflexion commune. En se souvenant qu’il y a quelques années, à Nice, des gens sont morts noyés parce qu’ils ont voulu sortir leurs véhicules des parkings souterrains. Les Conseils de Quartier, s’ils existaient encore à Aulnay, conformément à la loi, pourraient être le lieu de cette réflexion. Les conseillers pourraient porter le message que la végétation permet de capter une partie de l’eau, et qu’un maximum de « pleine terre » doit être préservé.
Et il faudrait aussi avoir à la tête de notre cité, des gens qui pensent
à l’avenir et à la sécurité de leurs administrés, et contiennent l’appétit des promoteurs.
Source : Aulnay Environnement
Succès de la grande manifestation pour protéger les terres agricoles à Gonesse
Au son d’une batucada, dans une ambiance festive et en scandant des slogans tels que « Respect des terres / Sécurité alimentaire », « Pas de gare, pas d’école / Sur les terres agricoles » ou « Blazy, Cavecchi et Pécresse / Pas touche aux terres de Gonesse », 350 personnes ont marché ce dimanche 29 septembre 2024 de la gare RER D Villiers-le-Bel/Gonesse/Arnouville jusqu’au lieu-dit du Triangle pour défendre les terres de ce plateau agricole de près de 700Ha.
Dans leurs rangs, se trouvaient des associations à vocations écologiques et sociales, des élu·es issu·es de la gauche ainsi que des habitants et des habitantes de Villiers-le-Bel et Gonesse. D’ailleurs, la marche s’est déroulée sous les auspices de quatre habitantes qui ont ouvert, animé et refermé la marche. L’une d’elle, Cécile Coquel, habitante de Villiers-le Bel déclare que « la ligne 17 nord ne servira pas les habitants et l’aéroport de Roissy est déjà desservi par la ligne B et le futur CdG Express, qu’elle qualifie, de train des riches. L’intérêt général, à l’heure de la guerre en Ukraine, grenier à blé de l’Europe, c’est de sauvegarder les terres agricoles. Elles doivent jouer un rôle pour approvisionner les crèches, la restauration scolaire, les hôpitaux, les maisons de retraite.»
Sur le parcours, les manifestant·es ont marqué l’arrêt devant la mairie de Gonesse pour dénoncer la position du maire, Jean-Pierre Blazy, qui reste le plus grand défenseur de l’artificialisation des terres de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du Triangle. Pour ce faire, ils et elles se sont fait prendre en photo devant la mairie, les panneaux d’informations sur la ligne 17 et derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire « NGE t’es No Go à Gonesse » en référence à la société NGE en charge de la construction de la ligne 17 et de l’A69. Dans le même temps, ils et elles brandissaient un légume qui symbolise leur volonté de voir les terres de Gonesse nourrir les habitants.
De même, ils et elles ont affirmé que les habitant·es soutiennent les revendications du Collectif pour le triangle de Gonesse (CPTG), qui a organisé la marche. Le Collectif en veut pour preuve la pétition, exclusivement papier, qui a été signée en un mois seulement (octobre 2023) par 1328 habitants des villes riveraines du Triangle. Lors de l’arrêt devant la mairie, ils et elles ont redécoré le parvis par une guirlande constituée de ces pétitions.
A l’issue de la marche, sur le Triangle, Bernard Loup, président du CPTG, a annoncé que « la bataille juridique contre la ZAC redémarre, car cette dernière n’est pas modifiable. Le préfet va devoir prendre un arrêté de création d’une nouvelle ZAC de 110ha et non plus 280Ha comme c’était le cas auparavant. Le CPTG annonce d’ores et déjà qu’il attaquera ce nouvel arrêté devant le tribunal administratif de Cergy. Aucun équipement n’est donc encore prêt à voir le jour sur les terres fertiles du triangle de Gonesse dont le contexte juridique reste des plus fragile. »
Le seul équipement sérieusement prévu jusqu’à maintenant à côté de la gare, qui rappelons-le, n’a pas commencé à sortir de terre, est lui aussi frontalement remis en cause. Entouré d’élu·es régionaux·ales et départementaux·ales, Carlos Martens-Bilongo, député LFI de la 8è circonscription du Val d’Oise, souhaite, en effet, que « la cité scolaire ne soit pas construite sur le Triangle, mais en pleine agglomération de Gonesse, Arnouville et Villiers-le-Bel, en lieu et place de la friche hospitalière située dans cette dernière ville à proximité de la gare RER D» d’où s’est lancée la marche.
Ce faisant, Carlos Martens-Bolongo répond favorablement à une revendication du CPTG qui, depuis une année, n’a de cesse de demander la saisine de la Commission Nationale du Débat Publique (CNDP) pour que l’emplacement idoine de la cité scolaire soit démocratiquement débattu, sachant que, de son côté, le Collectif plaide pour que ladite cité soit construite sur la friche hospitalière déjà artificialisée de Villiers-le-Bel située dans la circonscription du député.
Les autres prises de paroles se sont succédées. On a compté parmi elles celle particulièrement applaudie d’Audrey Boehly, membre du collectif Vivre sans le BIP, qui, cette semaine, a appris que le département du Val d’Oise renonçait définitivement à ce projet autoroutier lui aussi très contesté. C’est donc une victoire !
Robert Lévesque (agronome, président d’Agter et ex-directeur de Terres d’Europe SCAFR-Société Centrale d’Aménagement Foncier Rural, Fédération Nationale des SAFER), Cyprien DOS et Loïs (Réseau salariat & Conserverie solidaire) ont plaidé contre l’agriculture intensive et en faveur de l’agriculture paysanne, qu’il faut articuler avec la sécurité sociale de l’alimentation.
Quant à Pierre Parreaux (Méga Canal Seine Nord Europe, Non Merci !), Malo Mofakhami (Scientifique en Rébellion) et Marc Pelissier (président de l’Association des Usagers des Transports d’Ile-de-France), ils ont rappelé chacun à leur manière que l’aménagement du Triangle est une parfaite illustration du fait que, trop souvent, la science et les grands projets d’infrastructures ne servent pas l’intérêt public.
Des élu·es écologistes (Pascal Bertolini, conseiller départemental du 95, Ghislaine Senée, sénatrice, et Kader Chibale, conseiller régional) ont également exprimé leur ferme opposition à l’artificialisation des terres agricoles du Triangle. Ghislaine Sénée fait notamment remarquer que « quelque chose ne tourne pas rond : on construit des gares en plein champs et des fermes sur les toits de villes. »
Les militants des organisations Extinction Rébellion, Soulèvements de la terre et Youth for Climate ont conclu les prises de parole en affirmant qu’ils et elles ne laisseraient pas la gare se construire quitte à ce qu’ils et elles reviennent de manière plus déterminée encore. Une membre d’XR a notamment interrogé : « quel responsable politique peut nous dire les yeux dans les yeux que cette gare est utile ici en plein champ ? »
Deux citations des habitantes donnent bien le ton général de cette journée :
Brigitte Liatard cite un proverbe d’un peuple premier confronté à la conquête coloniale : « lorsqu’ils auront déraciné le dernier arbre, lorsqu’ils auront pollué la dernière rivière et pêché le dernier poisson, ils comprendront que l’argent ne se mange pas. »
Quant à Léna Bienvenu, elle cite Philippe Labro qui se demande : « cela a-t-il vraiment existé, les arbres et les oiseaux ? ».
Derrière le caractère festif de la journée, on devine que les marcheurs et marcheuses sont conscients de la gravité des enjeux. Ils et elles restent combatifs.
Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse
Les commandes de fioul pour le chauffage explosent en Seine-Saint-Denis
Au grand dam des écolos, de nombreux pavillons et résidences sont encore équipés d’un chauffage au fioul très polluant. Et avec les prix bien plus bas que l’année dernière, les ventes explosent notamment en Seine-Saint-Denis.
Dans un article de FranceBleu, l’entreprise Nègre explique comment elle surfe sur cette tendance en attendant des jours plus froids. Tout le monde ne peut pas s’équiper de radiateurs électriques avec des panneaux solaires pour amortir le coût, ou de poêle à granulés ou à bois (qui polluent également).
La ville d’Aulnay-sous-Bois favorable à l’énergie solaire
Le Conseil Municipal d’Aulnay-sous-Bois a adopté une convention avec la Métropole du Grand Paris, pour développer des centrales solaires sur les toits du Groupe scolaire André Malraux et l’école maternelle Charles Perrault.
L’objectif est de permettre la production d’électricité verte pour répondre aux besoins énergétiques des bâtiments publics municipaux, et réduire l’empreinte carbone de la Ville.
Avec l’installation de panneaux photovoltaïques, la Ville se fixe l’objectif de produire 50% des besoins électriques de la Ville en 2050.
Le Syctom lance une campagne de sensibilisation aux écogestes à Aulnay-sous-Bois
Apprendre les bons gestes pour réduire la quantité de déchets produits, c’est l’objectif de la nouvelle campagne de communication du Syctom, lancée lundi 22 avril à la gare RER d’Aulnay-sous-Bois.
Le Syctom a lancé lundi 22 avril 2024 à la gare RER d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en présence de son président Corentin Duprey et d’Aïssa Sago, vice-présidente de Paris Terres d’Envol, adjointe au maire d’Aulnay, une nouvelle campagne de communication. Après une première sur le tri du verre, l’agence métropolitaine de gestion des déchets assure cette fois la promotion des écogestes. Le meilleur déchet étant celui que l’on évite, les panneaux d’affichage et l’ensemble du dispositif de communication élaboré pour l’occasion – jeux, bus de sensibilisation, etc. – vise à faire œuvre de pédagogie. Pour inviter les Grands-Parisiens à préférer le vrac aux produits emballés ou les gourdes aux bouteilles en plastique et autres gobelets.
Source et article complet : Le Journal du Grand Paris
Aulnay-sous-Bois agit pour l’environnement et la journée de la Terre !
La Ville d’Aulnay-sous-Bois est engagée en faveur de l’environnement, la renaturation du canal de l’Ourcq va accentuer cet engagement. L’attention portée à l’environnement se traduit aussi par la volonté de privilégier de nouvelles sources d’énergie, propres et décarbonées, économes en énergie et la plantation de nombreux arbres à travers la ville notamment dans le cadre du projet de coulée verte qui reliera à terme le coeur du Vieux-Pays au stade de Moulin-Neuf.
La nature à Aulnay c’est :
- 230 hectares d’espaces verts publics
- 30 000 arbres
- 27m2 d’espaces verts par habitant
- 15 parcs et promenades
- 4 fleurs au label Villes et Villages Fleuris
Depuis 2014, 5 hectares d’espaces verts publics ont été créés et 3 000 arbres ont été plantés.
Retrouvez plus d’informations dans le magazine municipal Oxygène d’Avril 2024.
Fatoumata M’Binté d’Aulnay-sous-Bois lance un salon du livre des « banlieusards » axé sur la diversité
Fatoumata a un site de vente en ligne, Afrosement Kids, qui propose des livres, jeux de société, poupées… pour les 0-12 ans. Aouicha écrit et a une maison d’édition, Anka Elevation. Les deux femmes se sont rencontrées et ont lancé fin 2022, l’association Ode à la littérature. L’objectif est de promouvoir la littérature, la poésie et l’art de l’éloquence auprès des enfants. « Nous avons organisé un événement avec des auteurs, des enseignants, des éditeurs… pour débattre de la place de la diversité dans la littérature jeunesse. Puis, nous avons lancé des librairies éphémères sur Paris », rembobinent-elles.
Source et article complet : Le Parisien
Faut-il sauver les arbres à Aulnay-sous-Bois ? Suite…
Une correction : il apparaît que la parcelle sur laquelle se trouve ce magnifique chêne n’a pas encore changé de propriétaire.
Mais cela ne rend pas notre démarche inutile. Justement, c’est bien en amont qu’il faut agir, tout en considérant que cet arbre est d’abord un symbole, parce qu’il est visible de tous, et qu’il s’agit aussi de la sauvegarde de tous les autres grands arbres de notre commune.
Quelles sont les pistes d’action ?
- Cette parcelle est en plein dans la Zone d’Aménagement Concerté lancée par la commune ! Elle occupe une position exceptionnelle, à la descente de la passerelle piéton qui traverse les voies du RER. Il faut exiger un plan d’aménagement prévoyant la sauvegarde de cet espace richement arboré, ainsi que d’autres signalés par les habitants.
- Cet arbre n’est pas répertorié dans la liste des arbres remarquables relevés par le PLU et n’est donc pas protégé. Cette liste doit être complétée. Nous invitons les Aulnaysiens à consulter cette liste sur le site de la commune (onglet Ma ville / PLU en vigueur/4 Les annexes au règlement p73 à 92) et à relever les arbres remarquables oubliés et qui leur tiennent à coeur. Nous demanderons ensuite une révision de cette liste.
- Demandons un atelier avec les habitants pour rédiger la Charte de l’Arbre qu’on nous avait promis (juste avant les élections !)
Il faut que le massacre cesse : combien d’arbres ont été abattus ou défigurés par un élagage aberrant ces derniers temps ? Un règlement existe : Si l’arbre a des tiges hautes et un tronc mesurant 70 cm ou plus de circonférence et 1,50 m minimum de hauteur, une autorisation de la commune est nécessaire. (articles L.414-4 du Code de l’environnement et L.642-6 du Code du patrimoine, article 1422-1 du code de l’urbanisme ) Sans autorisation, on s’expose à une amende de 1500 €.
Si tant d’arbres ont été coupés, c’est que la commune l’a bien voulu, ou qu’elle a laissé faire !
Pour que cela change, rejoignez-nous en laissant un commentaire de l’article publié sur notre site https://aulnayenvironnement.fr et en participant à notre prochaine réunion le mardi 2 avril à 20h Foyer Dumont 1 étage, ou encore à notre Assemblée Générale le vendredi 19 avril salle Dumont, 19-22h.
Source : Aulnay Environnement
Amélioration du cadre de vie dans le quartier de Mitry à Aulnay-sous-Bois avec des arbres plantés
Ce jeudi 21 mars 2024 a débuté, dans le quartier Mitry-Ambourget, la plantation d’arbres et d’arbustes secteur Vélodrome.
Les travaux se poursuivront dans les jours à venir Rue Ambourget.
Au total, ce sont près de 50 arbres et 150 arbustes qui font leur apparition sur ce secteur
Ces plantations s’inscrivent dans une rénovation globale des espaces publics du quartier, avec la requalification des chaussées et le renforcement de l’offre de stationnement. La première tranche, réalisée entre 2019 et 2022, a déjà permis la plantation de 65 arbres.



