Archives de Catégorie: Environnement
Malus pour les véhicules les plus polluants : barème 2014
Le dispositif du malus automobile applicable aux voitures particulières les plus polluantes lors de leur première immatriculation est durci par l’article 54 de la loi de finances pour 2014.
Le seuil de déclenchement du malus est abaissé tandis que les montants de la taxe sont relevés :
- 150 euros pour un taux d’émission de CO2 par kilomètre de 131 à 135 grammes inclus
- 250 euros de 136 à 140 grammes inclus,
- 500 euros de 141 à 145 grammes inclus,
- 900 euros de 146 à 150 grammes inclus,
- 1 600 euros de 151 à 155 grammes inclus,
- 2 200 euros de 156 à 175 grammes inclus,
- 3 000 euros de 176 à 180 grammes inclus,
- 3 600 euros de 181 à 185 grammes inclus,
- 4 000 euros de 186 et 190 grammes inclus,
- 6 500 euros de 191 et 200 grammes inclus,
- 8 000 euros au delà de 200 grammes.
À noter : une minoration du malus est accordée aux familles ayant au moins 3 enfants à charge et bénéficiaires des allocations familiales qui acquièrent ou louent un véhicule de 5 places assises et plus.
Le convoi nucléaire a quitté la gare de triage de Drancy
Il arrivera à l’usine de retraitement de La Hague (Manche) avec quatre jours de retard. Hier après-midi, le convoi de combustibles nucléaires usés, immobilisé depuis le déraillement d’un wagon, lundi en gare de triage de Drancy, est reparti, selon Areva. « L’emballage de 100 t a été transféré sur un autre wagon par des équipes spécialisées », ajoute-t-on au sein du groupe. L’opération a eu lieu au centre de maintenance du Bourget, où le convoi avait été déplacé mercredi. La polémique, elle, n’est pas prête de s’essouffler. Hier, depuis la Normandie, un membre d’une commission locale d’information sur le nucléaire a réclamé la publication des relevés radiologiques faits à Drancy. « Nous ne savons pas s’ils seront publiés mais il s’agit d’un incident technique, sans aucun impact environnemental », se bornait-on à répondre chez Areva.
Source : Le Parisien du 28/12/2013
Déraillement d’un convoi nucléaire en gare de Drancy Alain Amédro dénonce l’inconscience des pouvoirs publics
« C’est avec choc que j’apprends l’incident ferroviaire qui a vu dérailler, lundi 23 décembre, un convoi nucléaire en gare de Drancy (93).
Mon collègue Jean-Yves Souben, maire-adjoint Europe Ecologie-Les Verts au Blanc-Mesnil, est présent sur place et très inquiet de ce qu’il observe : à 21h30, l’intervention n’est pas terminée. Sorti de ses rails, le wagon ne serait plus ventilé, émettant donc des radiations.
Je souhaite qu’il nous soit confirmé que toutes les précautions ont été prises lors de l’intervention, pour protéger les populations locales et les personnels qui n’ont pas terminé d’intervenir sur le site, et notamment les pompiers. La présence de ces containers contenant du matériel radioactif représente un réel danger pour les populations.
Depuis toujours, nous écologistes nous opposons au passage de ces convois sur des lignes empruntées par de nombreux usagers. Certains croisent même des RER bondés en pleine heure de pointe. Nous alertons sans relâche et avons multiplié les mises en garde (courriers répétés à M. Pépy, président de la SNCF) comme les protestations pacifiques. Faut-il attendre un accident grave pour que cela cesse ?!
Le passage de convois de déchets nucléaires doit être interdit sur les lignes les plus exposées. Nous devons obtenir une totale transparence sur leur fréquence et leur parcours, afin que les gens soient au courant des risques auxquels l’énergie nucléaire les expose. Il faut en outre mieux sécuriser les sites nucléaires existants et réduire au strict minium les transports de manières radioactives en mettant en place des circuits courts du nucléaire.
Comme mes collègues écologistes, je demande l’arrêt immédiat du passage de convois nucléaires en gare de triage de Drancy et dans toutes les zones urbaines denses. La gare de Drancy voit chaque année passer et stationner plusieurs milliers de convois extrêmement toxiques et dangereux pour l’homme et son environnement.
Il y a urgence à repenser le modèle énergétique sur lequel est basé notre société et à privilégier la sobriété énergétique et la production d’énergies renouvelables. En cette veille de Noël, que pourrions-nous souhaiter d’autre qu’un avenir sûr pour nos enfants ? »
Source : communiqué Alain Amédro
Buldair : pour connaître en ligne la qualité de l’air extérieur
Alors que les concentrations dans l’air de polluants et de particules ont été élevées dans plusieurs régions françaises ces jours derniers, consultez le site Buldair pour connaître la qualité de l’air extérieur.
Le site propose une carte des mesures du jour et une carte des prévisions du lendemain. Ces deux cartes présentant le niveau de l’indice « Atmo » dans plusieurs villes françaises. Cet indice est élaboré à partir des concentrations journalières de quatre polluants typiques : dioxyde de soufre (SO2), dioxyde d’azote (NO2), ozone (O3) et particules en suspension (PM10). La qualité de l’air est d’autant plus dégradée que l’indice est élevé. Les indices supérieurs à 7 traduisent une mauvaise qualité de l’air. Cet indice qui est calculé quotidiennement à partir de données enregistrées par des stations urbaines et périurbaines est diffusé chaque soir, aux alentours de 16h.
Buldair est un dispositif mis en place par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
Pour en savoir plus
Vers l’abandon du diesel pour les bus franciliens
Les bus franciliens vont rouler plus propre. Selon le site MobiliCités, le Stif, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France, doit voter ce 11 décembre l’abandon progressif du diesel pour les 4.500 bus de la RATP qui desservent Paris et la petite couronne ainsi que pour les 4.500 bus d’Optile qui circulent en grande couronne. « À l’horizon 2025, l’ambition est que ne circulent plus en Île-de-France que des bus, soit électriques, soit au biogaz », indique Pierre Serne, vice-président de la Région chargé des transports.
Le surcoût sera pris en charge par le Stif, précise l’élu régional, car ces nouveaux bus sont plus chers que ceux au diesel. « Rien que pour 2014 et 2015, cela représente 700 bus à renouveler pour la RATP : c’est un énorme signal pour la filière constructeurs », souligne-t-il.
La suite de l’article est à lire ici.
Logement : quelle exposition du parc francilien en zone inondable ?
Par le nombre de logements potentiellement exposés, l’habitat s’inscrit au coeur des enjeux économiques et de gestion de crise des inondations en Île-de-France. Quelles sont les principales caractéristiques de cette exposition et les évolutions observées ? L’exploitation des fichiers fonciers permet de le préciser.
L’amélioration de la connaissance et de la protection des enjeux économiques et humains exposés aux risques d’inondation figure parmi les principaux objectifs affichés par le plan de gestion des risques d’inondation, mis en œuvre dans le cadre de la directive inondation, à l’échelle du bassin de la Seine.
Alors que doit s’engager l’élaboration des stratégies locales à l’échelle des territoires à risques importants (voir encadré), l’exploitation des fichiers fonciers de la Direction générale des finances publiques ( situation au 31.12.2010) fournit de nombreuses informations descriptives localisées à la parcelle sur la propriété bâtie et non bâtie. Le croisement de ces données disponibles pour toutes les surfaces cadastrées – soit 95 % de l’Île-de-France – avec la cartographie des zones inondables permet de tirer de nombreux enseignements sur l’exposition et la vulnérabilité du parc de logements franciliens aux risques d’inondation.
Près de 435 000 logements en zones inondables
Pour une crue d’occurrence centennale – considérée comme une crue moyenne par la directive Inondation –, les analyses révèlent la très forte exposition de ce parc. Près de 435 000 logements (environ 8 %), totalisant 27,3 millions de m2 de surfaces habitables, sont potentiellement exposés aux inondations par débordement.
Source : IAU
Mieux comprendre les épisodes de pluies intenses
Il reste difficile de prévoir avec précision et fiabilité les épisodes de pluies intenses. L’importance relative de deux processus affectant la qualité de ces prévisions vient d’être quantifiée par une équipe du Laboratoire d’aérologie (CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier). Les chercheurs montrent ainsi qu’il est important de prendre en compte ces processus dans les événements où la vitesse du vent est faible. Leurs résultats,qui viennent d’être publiés en ligne sur le site de la revue Quaterly Journal of the Royal meteorological Society, devraient contribuer à améliorer la prévision de ces événements qui provoquent de façon récurrente d’importants dégâts particulièrement dans le sud-est de la France.
Les pays du pourtour méditerranéen sont presque tous les ans confrontés en automne à des épisodes de fortes pluies et à des crues rapides qui mettent en danger les populations et peuvent occasionner de très importants dommages matériels. Le sud-est de la France est fréquemment affecté par ces épisodes qui résultent de la rencontre entre le relief et les masses d’air encore chaudes et chargées d’humidité provenant de la mer Méditerranée. Les prévisions météorologiques permettent d’anticiper ces épisodes et d’émettre des bulletins d’alerte. Toutefois, la simulation de leur évolution à différentes échelles de temps reste limitée. A ce jour, il est encore difficile de prévoir avec précision l’intensité et la localisation des précipitations, deux paramètres qui conditionnent largement l’ampleur des inondations.
Les chercheurs du CNRS et de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier au Laboratoire d’aérologie se sont intéressés à deux phénomènes qui jouent un rôle crucial en météorologie : la micro-physique des hydrométéores (pluie, neige, grésil)1 et la turbulence atmosphérique. L’objectif était de déterminer l’importance relative de ces deux processus sur la sensibilité des prévisions. Pour cela, les scientifiques ont considéré cinq épisodes de pluies intenses, qui se sont déroulés entre septembre 2010 et novembre 2011 dans le sud-est de la France et pour lesquels ils disposent de données mesurées. Pour chaque événement, des simulations d’ensemble ont été effectuées avec le modèle atmosphérique de recherche Meso-NH2, en donnant plus ou moins d’importance à chacun des deux processus.
Deux résultats importants ont été mis en évidence. Pour les événements où la vitesse du vent est forte, les précipitations sont peu affectées par les perturbations introduites. Il n’est alors pas nécessaire de prendre en compte ces deux processus pour améliorer la prévision des épisodes de fortes pluies. Dans ce cas, c’est l’interaction avec le relief qui est déterminante dans le déclenchement des précipitations. Autre cas de figure, lorsque la vitesse du vent est plus faible, l’intensité des précipitations ainsi que leur localisation (en amont du relief) sont tous deux beaucoup plus sensibles à ces deux processus. La micro-physique des hydrométéores et la turbulence atmosphérique devraient alors être mieux représentées afin d’améliorer la sensibilité des prévisions.
Ces résultats suggèrent que dans les situations à vent faible, les erreurs liées à la représentation des processus micro-physiques et turbulents contribuent de manière significative à l’erreur totale du système de prévision. Mieux prendre en compte ces erreurs permettrait d’améliorer la prévision des épisodes de pluies intenses lorsque la vitesse du vent est faible. Cette étude a également permis de tester une méthodologie qui pourrait être mise en œuvre dans le cadre du programme international de recherche HyMeX3, coordonné par Météo-France et le CNRS et lancé en 2010 pour une durée de dix ans.
Au secours, on ne peut plus respirer !en Ile-de-France à cause de la pollution mortelle !
Quatrième jour d’alerte maximum à la pollution ce jeudi en Ile-de-France. En cause, les particules fines. Une fois encore.
Quand Bernard a voulu admirer la tour Eiffel, mardi matin, depuis les quais de Seine, le ciel était tout bleu mais la Dame de fer, elle, avait la tête dans les nuages. Un halo grisâtre synonyme de pollution aux particules fines, que ce Parisien et tous les habitants des grandes agglomérations françaises savent aujourd’hui reconnaître au premier coup d’œil, surtout quand l’air leur gratte la gorge et leur pique les yeux.
42 000 morts prématurées par an
Quatre jours déjà que le niveau d’alerte maximum a été déclenché en région parisienne. Du jamais-vu depuis 2007 selon Airparif, l’organisme qui surveille la qualité de l’air en Ile-de-France. Quinze régions françaises ont aussi subi hier cet air irrespirable. Depuis vingt ans, le scénario est le même et la France est désormais menacée par Bruxelles d’une amende de… 100 M€ par an pour non-respect de la qualité de l’air. Et en février, Paris a reçu une deuxième mise en demeure de la Commission européenne qui l’exhorte à mettre en œuvre d’urgence des plans d’action.
« Les particules fines, c’est 42000 morts prématurées par an, deux millions d’insuffisants respiratoires et six mois d’espérance de vie en moins pour les Parisiens, énumère Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement. Un scandale sanitaire aussi grave que celui de l’amiante car on sait mais on ne fait rien. » L’Etat avait bien tenté de mettre en place, avec une dizaine d’agglomérations françaises, des zones d’action prioritaires pour l’air (Zapa) où les véhicules les plus polluants seraient progressivement exclus des centres-villes. Mais devant l’impopularité de la mesure, les villes ont reculé.
« Avec cette menace d’amende record, l’Europe nous met clairement l’épée dans les reins pour que l’on avance » reconnaît-on au ministère de l’Ecologie. Du coup, les industriels seront sommés l’an prochain de respecter des normes plus contraignantes. Le chauffage au bois est aussi dans le collimateur. Mais pour l’ancienne ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, « le blocage majeur concerne le diesel ». « Ne rien faire pour éliminer les millions de véhicules les plus polluants encore en circulation, c’est de la non-assistance à personne en danger. »
Au ministère de l’Ecologie, on reconnaît qu’il faut désormais « passer des paroles aux actes ». « Lutter contre la pollution de l’air, c’est agréger dans de nombreux secteurs un tas de mesures toutes plus impopulaires les unes que les autres, reconnaît un conseiller ministériel. Mais l’enjeu sanitaire est colossal car la pollution nous coûte 20 à 30 Mds€ par an en décès prématurés, hospitalisations et arrêts de travail. »
Source et image : Le Parisien du 12/12/2013
Des projections climatiques d’une précision inégalée sur toute l’Europe
Une équipe internationale impliquant le CNRS, Météo-France, le CEA, l’UVSQ et l’INERIS1, a réalisé puis analysé2 un ensemble de projections climatiques sur toute l’Europe d’une résolution sans précédent (12 km), en affinant les simulations globales réalisées pour le 5e rapport du GIEC. Ces simulations pour le XXIe siècle offrent désormais une représentation beaucoup plus fine des phénomènes locaux et des événements extrêmes. Les premières analyses confirment un accroissement sensible de la fréquence des événements extrêmes : pluies intenses, vagues de chaleur et périodes de sécheresses. Les données de ce projet Euro-Cordex viennent d’être rendues publiques et mises à disposition des scientifiques. Elles permettront de nouvelles études, plus précises, de l’impact du changement climatique en Europe sur la qualité de l’air, l’hydrologie et les événements extrêmes. Autant de domaines qui concernent des secteurs clés comme l’énergie, la santé et l’agriculture.
Euro-Cordex : des prévisions plus fines sur le climat de l’Europe
Ces nouvelles simulations confirment les projections présentées en septembre dernier3 pour la planète tout en donnant une vision beaucoup plus précise sur l’Europe. Elles prévoient une hausse des températures en Europe de 1°C à 5°C d’ici la fin du XXIesiècle, avec des différences d’une région et d’une saison à une autre. L’Europe du Sud devrait subir un réchauffement beaucoup plus rapide que l’Europe du Nord en été, et le réchauffement hivernal serait plus rapide sur l’Est et le Nord de l’Europe. Les précipitations devraient être plus fortes sur le Nord de l’Europe et plus faibles sur le Sud. Dans pratiquement tous les pays européens, les simulations projettent une fréquence accrue des précipitations intenses, phénomènes bien mieux représentés qu’auparavant grâce à la haute résolution obtenue. Des périodes sèches plus longues et des vagues de chaleur plus fréquentes sont annoncées. La France quant à elle a un futur contrasté avec une augmentation marquée et généralisée des précipitations en hiver, ainsi qu’une augmentation des périodes sèches en été, particulièrement dans sa partie méridionale. Les simulations de haute résolution permettent de représenter des phénomènes comme les précipitations intenses sur les massifs montagneux (voir figure ci-dessous).
Source : Cordex
Jean-Michel Riottot, Président d’Ile-de-France Environnement : Droit dans le mur…
« Où vo-t-on l » écrivait en octobre Marc Ambroise-Rendu … « Indignez-vous! » disait .Stéphane Hessel il y a quelques temps. Oui, notre pays et notre région capitale tentent désespérément de trouver des solutions à une crise économique mais aussi sociale et environnementale. Les exemples défiant le bon sens commun sont innombrables. Il est urgent de retrouver un sens à notre société sous peine de la faire exploser voire mourir comme Paul Valéry l’indiquait en parlant des civilisations.
Quelques exemples. L’lIe-de-France manque de logements sociaux alors que 120 000 HLM ont vacants dans les autres régions. Malgré cela, on va continuer à construire au coeur d’une des agglomérations les plus denses du monde après Hong Kong et Shanghai. l’air de la capitale est dangereusement pollué et les habitants en souffrent: l’asthme et la bronchiolite des nourrissons sont en plein boum. Les causes sont connues: gazole de la circulation routière et fioul du chauffage résidentiel.
Etrangement, les différentes études sur la pollution de l’air oublient le trafic aérien, alors que les services au sol des aéroports de la région polluent comme trois boulevards périphériques.
Le bilan carbone du transport aérien des 88 millions des passagers et des 2,4 millions de tonnes de fret est le double de celui de la circulation routière. Et l’on continue allègrement à sous taxer kérosène et gazole.
La région manque tellement de terres agricoles pour produire ses fruits et légumes qu’elle est obligée de les importer à grands frais. La ville poursuit son étalement sur les meilleures terres: près de 30 000 hectares de plus à l’horizon 2030. Les exemples du triangle de Gonesse en plaine de France, du plateau de Saclay en Essonne, ou du village nature d’EuroDisney en Brie illustrent cette cécité qui frappe nos décideurs sacrifiant le futur au présent.
La Cour des comptes, dans son référé du mois d’août sur la consommation des terres agricoles, souligne que la lutte contre l’artificialisation des terres agricoles ne doit pas s’apprécier uniquement en termes de surfaces mais aussi de qualité agronomique et que l’agriculture raisonnée doit être intégrée dans les opérations d’aménagement. Il suffit que des promoteurs de bureaux ou de grandes surfaces commerciales proposent des projets pharaoniques devant créer des milliers d’emplois pour que tous les obstacles même légaux, soient levés.
Les nouvelles réglementations sur le logement vont dans le même sens: tous les obstacles sont éliminés si le projet est dit « d’intérêt général ». Le mur est ainsi atteint, on y va tout droit à force d’ignorer tous les facteurs nécessaires à la réussite d’aménagements, en ne considérant que le facteur économique évalué de façon tronquée. Devant ce constat de faillite sociétale, l’indignation est insuffisante. Sans un sursaut de tous, l’irréversible sera atteint très vite et la planète verra disparaître une espèce inconséquente: les hommes!
Source : communiqué Jean-Michel Riottot, président d’Ile-de-France Environnement

