Archives de Catégorie: Politique

Un parvis Jean-Paul-II à Aulnay-sous-Bois qui fait polémique

Parvis_Saint_Sulpice_AulnayLa municipalité UMP a donné le nom de l’ancien pape à la place située devant l’église. Une décision, réclamée par des associations religieuses et culturelles, qui fait polémique.

La bâtisse aux murs blancs donne des allures de village au quartier du Vieux-Pays d’Aulnay. En ce jeudi de l’Ascension, les cloches sonnent et les portes de l’église Saint-Sulpice s’ouvrent, laissant sortir les fidèles après la messe. Ils ne le savent pas tous, mais le parvis qu’ils foulent à petits pas s’appelle désormais place de l’Eglise – parvis Jean-Paul-II, du nom du pape mort en 2005.

C’est sans doute l’un des premiers lieux publics du département à porter le nom de l’ancien souverain pontife canonisé il y a quelques semaines à Rome. La décision a été votée lors du conseil municipal du 21 mai, sous la houlette du maire (UMP) Bruno Beschizza. « Pourquoi pas ? Il n’était pas plus mauvais pape qu’un autre, réagit Marie-Martine. Mais cela aurait pu aussi être le parvis Soeur-Emmanuelle… » Anne-Marie, infirmière de 58 ans, est plus enthousiaste : « Je l’adorais ! J’ai été bénie par Jean-Paul II à Rome, il y a vingt-cinq ans de cela. Il a beaucoup fait pour amener les jeunes à l’église. On vient d’ailleurs d’en faire un saint. »

Lors du conseil municipal, la première adjointe Séverine Maroun a justifié cette décision en affirmant que le pape polonais a « marqué son temps par son souci extrême de la dignité humaine et son esprit d’ouverture à l’humanité tout entière ». Voilà qui a fait réagir assez vivement dans les rangs de l’opposition. « Dénommer un parvis Jean-Paul-II, c’est ouvrir le catalogue accablant des péchés terrestres qui pèsent sur ce pape », a ainsi estimé Miguel Hernandez, au nom des élus communistes, invoquant la « protection apportée aux pédophiles », les « pactes avec les dictatures assassines », les « liens avec la Mafia »… Le socialiste Guy Challier a également refusé de voter la délibération, rappelant l’attitude pour le moins réservée que le pape a observée face à l’usage du préservatif pour endiguer l’épidémie de sida. L’ancien maire PS Gérard Ségura a en revanche voté la délibération. Comme Bruno Beschizza, il avait été sollicité par plusieurs associations lors de la campagne des municipales. La revendication d’un lieu baptisé du nom de Jean-Paul II était particulièrement forte, au sein de la ville d’Aulnay, qui abrite une forte communauté polonaise.

Pour Sophie Carabeuf, responsable de l’association culturelle Wisla, le geste revêt aussi une signification politique. « J’ai vécu ma jeunesse en Pologne, sous le régime stalinien après la guerre. Jean-Paul II a fait énormément pour que le mur tombe et nous libère tous. C’est un personnage très important. » Wisla se prépare désormais à inaugurer la place, le 15 juin, cérémonie qui se doublera d’une dimension religieuse, puisqu’elle sera précédée par une messe, célébrée en l’église Saint-Sulpice.

Source et image : Le Parisien du 30/05/2014

Vidéos de la réunion publique Capade Sud du 26 Mai 2014 : interventions Alain Boulanger et Bruno Beschizza

Boulanger_capade

Vidéo

La salle Dumont était pleine à craquer lundi 26 Mai 2014, pour la réunion publique de l’association Capade Sud, dédiée à la circulation dans le sud de la ville. De nombreuses personnalités politiques avaient fait le déplacement, comme l’adjoint à l’urbanisme Denis Cahenzli, le Maire Bruno Beschizza ou le conseiller adjoint Mathieu Tellier.

La démocratie locale et l’urbanisme ont été également des sujets de discussion entre l’association et les quelques 150 personnes, dont certaines n’ont même pas réussi à rentrer dans la salle.

Bien qu’aillant officiellement démissionné de son poste de président, c’est bel et bien toujours Alain Boulanger qui assurait le tempo de la soirée, en prenant à maintes reprises la parole et en mettant en avant sa position.

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Vidéo

Bruno Beschizza est intervenu pour indiquer sa satisfaction de travailler avec les associations dont Capade Sud. Il a promis de tout faire pour travailler en étroite collaboration avec elles, notamment au sein de la démocratie locale, et a souligné son attachement au commerce de proximité, qu’il souhaite préserver. Il a également ajouté n’être pas satisfait du projet Europa City, qui n’est pas compatible avec son plan de développement du territoire.

Pour écouter les interventions d’Alain Boulanger et Bruno Beschizza, cliquer sur les images ci-contre.

Déclaration de Miguel Hernandez sur la dénomination du Parvis Jean-Paul II à Aulnay-sous-Bois

GWB LB DIGITAL 12:35 Statements with Pope John Paul II.Monsieur le Maire,

Alors que les Aulnaysiens attendent de vous des propositions concrètes pour leur quotidien vous placer comme une priorité du conseil municipal la proposition, ce soir, de dénommer la place de l’église d’Aulnay : Place de l’église-Parvis Jean-Paul II.

Vous faites fi des débats qui ont eu lieu dans les instances de démocratie locale avant votre arrivée, vous n’avez même pas pris le soin de réunir le comité de dénomination pour faire part de votre proposition. Aulnay respectueuse reste donc un slogan électoral qui peine à trouver de la substance.

Alors qu’il y a trois mois à peine le conseil municipal dénommait à l’unanimité le carrefour des droits de l’homme vous proposez aujourd’hui un personnage dont les soutiens et les positions ne font pas honneur à notre ville.

En 26 ans de fonction, Jean-Paul II a peut-être fait tomber certains murs mais il en a réellement consolidé d’autres :

  • sexisme et misogynie ;
  • homophobie, lesbophobie, transphobie ;
  • non assistance à populations en danger.

Le catholicisme réactionnaire de Jean-Paul II n’a pas à être honoré par notre ville.

Dénommer un parvis Jean Paul II c’est ouvrir le catalogue accablant des péchés terrestres qui pèsent sur ce pape : protection apportée aux pédophiles, pactes et tractations avec les dictatures assassines, liens avec la mafia et mise sur pied d’un système bancaire parallèle pour financer ses obsessions politiques – la lutte contre le communisme –, la persécution implacable des courants progressistes de l’Eglise, en particulier en Amérique latine.

Monsieur le Maire, votre proposition dans le souci de répondre sans doute à une promesse électorale est choquante pour toutes celles et tous ceux qui luttent contre le sida, pour les droits des femmes, pour l’avortement et la contraception, contre toutes les discriminations et pour les droits humains.

De plus cet acte incompréhensible et indécent va à l’encontre de la « sacro-sainte » laïcité à laquelle nous tenons toutes et tous.

Il existe des lieux privés qui peuvent répondre à la demande qui vous a été faite. C’est d’ailleurs la proposition que j’ai moi-même formulée à la commission de dénomination et aux représentants des polonais d’Aulnay. Le parvis de l’église Saint Joseph peut honorer Jean-Paul II si tel est le choix des fidèles et du diocèse mais pas l’espace commun, pas l’espace public pour les raisons que je viens d’évoquer.

La religion et sa pratique relève de l’espace privé et ne doit donc pas s’imposer à l’espace public.

Monsieur le maire, nous vous demandons instamment de retirer cette proposition et d’annuler votre projet.

Source : déclaration de Miguel Hernandez envoyée à la rédaction

La déferlante Front national en Seine-Saint-Denis

isoloirs_europeennesScrutin. La liste d’Aymeric Chauprade est arrivée hier soir en tête dans 24 communes sur 40 dans le département, avec une nouvelle abstention record.

DES VILLES PILOTÉES par l’UMP, le centre, les socialistes et même les communistes n’ont pas résisté. La victoire inédite du FN aux élections européennes hier soir a pris des allures de « vague bleu Marine » en Seine-Saint-Denis, dans un contexte marqué une fois encore par l’abstention record (quatre électeurs sur cinq ne se sont pas déplacés à Villetaneuse). La liste d’Aymeric Chauprade est arrivée en tête dans 24 villes sur 40, totalisant 20,7 % des voix. Et elle n’est devancée que de deux voix par l’UMP à Neuilly-Plaisance. Un raz-de-marée contrastant avec les européennes de 2009, où le FN n’avait dépassé les 10 % qu’à Vaujours.

C’est encore dans cette ville que le parti de Marine Le Pen fait son plus beau score… cette fois avec 33,9 % des voix. Il franchit les 20 % dans la quasi-totalité des communes de droite et du centre (26,4 % à Villepinte, 23,6 % à Aulnay-sous-Bois). Dépité, le patron de l’UMP 93, Philippe Dallier, explique : « En Seine-Saint-Denis, la forte poussée du FN est amplifiée du fait de l’importance des classes populaires qui semblent s’être détournées de la gauche de la gauche. » Et en effet, le parti de Marine Le Pen s’impose dans des villes PCF ou apparentées comme Tremblay (Front de gauche) avec 28 %, Stains et la Courneuve (scores identiques de 20,5 %), mais aussi à Sevran, Clichy, Bondy…

« Nos électeurs en Seine-Saint-Denis avaient une revanche à prendre après les municipales. Nous avions très peu de listes (NDLR : la formation n’avait réussi à boucler que deux listes), ils n’avaient pu s’exprimer », juge Gilles Clavel, responsable du FN dans le département. Ce dernier affirme avoir senti un véritable engouement dans la dernière ligne droite : « La semaine dernière, nous avons distribué 4 600 tracts en deux heures au marché de Drancy. »

Face à cette lame de fond, c’est le Front de gauche qui semble le plus résistant. « Nous sommes en tête à Bobigny, Bagnolet, et nous faisons un bon score à Saint-Ouen, des villes que nous avons perdues aux dernières municipales, ça maintient l’espoir », se console le chef du PC 93, Hervé Bramy.

Côté PS, en tête dans seulement 4 villes (les Lilas, Pantin, le Pré et Neuilly-sur-Marne), la fédération départementale se satisfait d’une « stabilité ». « On résiste », affirme Philippe Guglielmi, premier secrétaire fédéral. Son parti avait été le grand perdant des européennes de 2009 au profit, notamment, des Verts. Ces derniers, qui avaient fini 2 e derrière l’UMP (21,7 %) avec 17,1 % il y a cinq ans, ne peuvent se consoler qu’avec Montreuil, où ils sont en tête avec 20,3 %.

Source et image : Le Parisien du 26/05/2014

Résultat des élections européennes à Aulnay-sous-Bois. Le Front National en tête

electionsLes élections européennes n’ont pas attiré la foule. Le Front National arrive en tête à Aulnay-sous-Bois, comme à l’échelle nationale. Ci-dessous, les résultats non encore définitifs à l’heure de la publication de cet article :

  • Aymeric Chauprade (FN) : 23,62%
  • Alain Lamassoure (UMP) : 22,63%
  • Pervenche Berès (PS) : 11,11%
  • Marielle de Sarnez (UDI-Modem) : 8,61%
  • Pascal Durand (EELV) : 8,40%
  • Patrick Le Hyaric (FDG) : 7,45%
  • Dominique Jamet : 4%
  • Pierre Laerouturou : 2,10%
  • Jean-MArc Governatori : 2%
  • Corinne Lepage : 1,67%
  • Stéphane Guyot : 1,55%
  • Nathalie Arthaud : 1,43%
  • Isabelle Bondry : 1,10%
  • François Asselineau : 0,84%
  • Olivier Besancenot : 0,78%
  • Farid Ghehioucche : 0,71%
  • Balié Topla : 0,54%
  • Christine Boutin : 0,47%
  • Caroline De Haas : 0,38%
  • Véronique Vermorel : 0,31%
  • Laure Patas d’Illiers : 0,17%
  • Magali Lepape : 0,14%
  • François Mrella : 0,06%
  • Reste : environ 0%

A noter que pour certaines listes, il fallait penser à télécharger et imprimer le bulletin pour lui donner une voix. Encore fallait-il le savoir…

Cité de l’Europe, Aulnay-sous-Bois au moment du vote pour les élections européennes

citeEuropeDevant l’école de la cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), quartier sensible fraîchement rénové, 18 des 31 panneaux électoraux des listes en Ile-de-France sont nus. « Pendant les municipales, les affiches d’un candidat étaient immédiatement recouvertes par son concurrent, ça se battait pour prendre la place. Là, ça ne se bouscule pas », observe Rachid, 39 ans, l’épicier du coin qui dépanne les habitants des rues de Madrid, de Lisbonne… Lui ne se rendra pas aux urnes. « Comment voulez-vous parler d’une seule voix quand, en France, le smic est à 1 100 € et qu’en Roumanie il est à 300 € ? Certains roulent en BMW quand d’autres conduisent une charrette ! »

Louisa, fringante retraitée de 70 ans, franchira, elle, l’isoloir. « Je vote tout le temps. Quand c’est pour les maires, je comprends. Mais, là, je ne sais pas pour quoi. Lorsque je suis tombée sur tous ces panneaux, je me suis demandée : Mais qu’est-ce qui se passe encore ? Il y en a qui me disent que c’est pour le gouvernement », avance celle qui ignore quelle couleur politique elle plébiscitera. « Je suis de la gauche, pour Hollande, mais on n’a rien gagné avec lui, alors je peux basculer à droite », menace-t-elle.

« On a perdu confiance », renchérit Mehdi, 39 ans, gérant d’une société de BTP. Il alimentera le pourcentage des abstentionnistes. « Je ne sais pas à quoi ça sert l’Europe, on était bien avec le franc. » Electeur de Sarkozy en 2012, Abdel, 26 ans, plombier à capuche, est un ambassadeur de la participation. « On a une carte d’électeur, faut s’en servir », martèle-t-il. Question bulletin, il n’a pas encore tranché. « Je vais parler avec les potes, suivre leurs conseils. J’ai reçu des prospectus, il y a plein de noms que je ne connais pas. Celui du FN, en tout cas, c’était poubelle, direct ! » L’élargissement européen ? « La France doit penser à elle. Il y a des pays qui sont trop loin, c’est à cause d’eux qu’on subit la crise. Sur les chantiers, les patrons, ils favorisent les plombiers de l’Est », décrit-il.

Source : Le Parisien du 25/05/2014

Nouveaux rythmes : les maires de droite de la Seine-Saint-Denis défilent

rythmes-scolairesNe vous méprenez pas : en septembre, tous les écoliers de France passeront bien à la semaine de quatre jours et demi. La Seine-Saint-Denis, qui a testé la réforme dans cinq villes* cette année, ne devrait pas faire exception, sauf annonce inattendue du ministère d’ici la fin de l’année scolaire.

C’est bien sur cet infime espoir que se focalisent encore de nombreux élus du département. Certains maires de droite assurent encore, comme un coup de bluff, qu’ils n’appliqueront pas la réforme dans leur ville. D’autres, plus mitigés, comme à Montreuil, précisent qu’ils espèrent obtenir un report in extremis. Preuve de l’opposition à la réforme des rythmes scolaires, assez forte dans le département, ils seront nombreux à manifester ce matin devant la préfecture de Bobigny pour réclamer, a minima, un report d’un an. Une délégation de maires sera d’ailleurs reçue par le directeur académique à 9 heures.

« Je pense que la mobilisation sera suivie, estime Claude Capillon, le maire UMP de Rosny-sous-Bois qui a mobilisé les élus de droite sur ce sujet il y a quelques semaines. Moi, j’ai toujours dit que je n’appliquerai pas cette réforme. Mais je sais qu’il faut tout de même regarder et travailler pour ne pas être pris de cours, au cas où… » Comme lui, la plupart des élus qui tentent encore de maintenir le bras de fer avec l’Etat s’organisent en coulisses. Car ils savent bien qu’ils doivent envoyer leur copie le 6 juin au plus tard à la direction académique. Sinon ? Ce sera à l’Education nationale de trancher à leur place.

« L’idée était de trouver un consensus local à chaque fois, explique-t-on au ministère de l’Education nationale. Mais en aucun cas les maires ne peuvent refuser la mise en pratique de la réforme. » S’ils persistent, le directeur académique décidera lui-même du calendrier des écoliers pour la rentrée de septembre, « au regard de ce qui se fait dans les villes voisines », explique-t-on au ministère. Mais quoi qu’il arrive, les élèves auront des cours tous les matins, du lundi au vendredi. Seule possibilité pour les maires : regrouper les ateliers périscolaires — facultatifs — sur une ou deux demi-journées, l’après-midi, plutôt que de les faire sur une durée plus courte en fin d’après-midi. « Le ministre peut aussi octroyer une dérogation pendant trois ans, à titre expérimental, si le maire propose un autre schéma, précise un proche de Benoît Hamon. Mais il faut que ce projet soit validé. »

Déjà, certains élus, notamment les maires nouvellement élus, ont renoncé à proposer des ateliers périscolaires, trop compliqués à mettre en place d’ici la rentrée. « Nous avons demandé en vain le report d’un an pour ces nouveaux maires qui n’ont que quelques mois pour plancher sur la réforme, dénonce Jean-Christophe Lagarde, le député-maire UDI de Drancy et chef de file de la protestation des élus UDI du département. A Saint-Ouen, Bobigny ou encore au Blanc-Mesnil, les maires se sont retrouvés devant un travail pharamineux. On joue avec nos enfants ! » Lui a finalement décidé de ne pas organiser d’ateliers « pompons, macramés et chorale » qu’il juge « inutiles » pour les enfants.

A la place, les cours de soutien scolaire existants déjà dans certaines écoles seront généralisés pour les CP et les CE 1 de la ville. Quant aux aides de l’Etat (50 € par enfant + 40 € par enfant si la ville perçoit la dotation de solidarité urbaine), il assure qu’elles serviront notamment à ne pas répercuter les heures supplémentaires des agents des écoles pour prendre en charge les enfants entre 8 h 30 et 9 heures le matin. « Mais quoi qu’il arrive, la ville paiera une partie de sa poche », grince-t-il.

* Aubervilliers, Bondy, Romainville, Le Pré-Saint-Gervais et l’Ile-Saint-Denis.

Source : Le Parisien du 24/05/2014

Elections européennes 2014 : ce qu’il faut savoir (mise à jour)

European_UnionEuropéennes 2014 : nouveautés, dates des élections, listes électorales, carte d’électeur, vote par procuration, pièces d’identité à présenter pour voter, déroulement d’une journée dans un bureau de vote, mode de scrutin, listes des candidats, abstention, vote blanc et vote nul, composition et rôle du Parlement européen… Retrouvez ce qu’il faut savoir pour élire les 74 représentants français qui siègeront au Parlement européen de 2014 à 2019.

Nouveautés

Pour la première fois, la composition du Parlement européen issu des élections va compter pour la désignation du président de la Commission européenne.

Vie-publique.fr – Les nouveautés

Dates des élections

L’élection des représentants au Parlement européen est prévue dimanche 25 mai 2014. L’élection se déroule samedi 24 mai 2014 à Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Polynésie française et dans les bureaux de vote ouverts par les ambassades et postes consulaires situés sur le continent américain.

Service-public.fr : dates des élections européennes 2014

Inscription sur les listes électorales

Pour pouvoir voter aux européennes, les citoyens français et les ressortissants de l’Union européenne doivent être inscrits sur les listes électorales, la date limite d’inscription étant fixée en principe au 31 décembre 2013. Il existe néanmoins un certain nombre de cas particuliers permettant de s’inscrire après cette date et de voter en 2014.

Service-public.fr : peut-on encore s’inscrire sur les listes électorales ?

Consultation des listes électorales

Tout électeur, même inscrit dans une autre commune, peut consulter les listes électorales et en obtenir copie en s’adressant à la mairie ou à la préfecture.

Service-public.fr : consultation des listes électorales

Personnes omises ou radiées des listes électorales

Le code électoral permet de demander l’inscription sur les listes électorales au juge du tribunal d’instance jusqu’au jour du scrutin, en cas d’omission par suite d’une erreur imputable à l’autorité chargée d’établir les listes électorales ou en cas de radiation sans observation des formalités prévues (notification de la décision de radiation).

Légifrance – Article L34 du code électoral

Vote en cas de non déclaration du changement d’adresse

Les électeurs qui n’habitent plus à l’adresse correspondant à leur inscription électorale doivent vérifier s’ils ont été radiés des listes de la commune. Ceux qui sont toujours inscrits à leur ancienne adresse peuvent donc participer au scrutin en se rendant dans le bureau de vote correspondant à leur ancienne adresse.

Service-public.fr : vote en cas de non déclaration du changement d’adresse

Carte d’électeur

Pour les nouveaux inscrits sur les listes électorales, la carte est distribuée au plus tard trois jours avant la date du scrutin. Les cartes électorales qui n’ont pu être remises à leur titulaire sont retournées à la mairie. Elles sont remises le jour du scrutin au bureau de vote intéressé et y sont tenues à la disposition de leur titulaire, sur la présentation d’une pièce d’identité, cette dernière est d’ailleurs suffisante pour voter.

Service-public.fr : la carte d’électeur

À noter : dans les communes de moins de 1 000 habitants, il est possible de voter en présentant seulement sa carte d’électeur.

Service-public.fr : communes de moins de 1 000 habitants

Électeurs installés à l’étranger

Les citoyens français qui vivent à l’étranger peuvent participer aux élections à la condition d’être inscrits sur une liste électorale.

Service-public.fr : électeurs installés à l’étranger

Droit de vote des détenus

Le simple fait d’être détenu ne prive pas du droit de vote. Seules les personnes auxquelles les tribunaux ont interdit le droit de vote et d’élection perdent leur capacité électorale. Les détenus peuvent exercer leur droit de vote par deux moyens : le vote par procuration ou la permission de sortie.

Service-public.fr : droit de vote des détenus

Vote par procuration

Vacances, obligations professionnelles, formation, état de santé… Le vote par procuration permet de se faire représenter, le jour d’une élection, par un électeur de son choix (inscrit dans la même commune et n’ayant pas reçu plus d’une procuration sauf si celle-ci a été établie à l’étranger). Les électeurs peuvent remplir leur demande de vote par procuration depuis leur ordinateur personnel, en utilisant le formulaire Cerfa disponible en ligne. Il faut ensuite se présenter en personne au tribunal d’instance, au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie (du lieu de résidence ou de travail).

Service-public.fr : vote par procuration

Pièces d’identité à présenter pour voter

Au bureau de vote, seuls certains documents sont admis pour prouver son identité (carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire, carte vitale avec photographie, carte de famille nombreuse…). Attention, pour pouvoir voter, il faut obligatoirement présenter une pièce d’identité dans les communes de 1 000 habitants et plus.

Service-public.fr : pièces d’identité à présenter pour voter

Déroulement d’une journée dans un bureau de vote

Le déroulement d’une journée dans un bureau de vote implique différents intervenants (président du bureau de vote, assesseurs, scrutateurs, électeurs) et différentes phases (opération de vote, dépouillement des votes…).

Vie-publique.fr – Déroulement d’une journée dans un bureau de vote

Mode de scrutin

Les députés européens sont élus tous les cinq ans au suffrage universel direct. En France, les élections se déroulent dans le cadre de circonscriptions interrégionales, le territoire étant découpé en huit circonscriptions électorales : sept pour la métropole et une pour l’outre-mer. Les 74 eurodéputés qui représentent la France sont élus au scrutin de liste à la représentation proportionnelle à un tour.

Vie-publique.fr – Comment les députés européens sont-ils élus ?

Listes des candidats en France

Le ministère de l’intérieur a publié les listes candidates dans chaque circonscription : 22 listes dans la circonscription Nord-Ouest, 23 dans les circonscriptions Est et Sud-Est, 25 dans les circonscriptions Ouest, Massif-Central Centre et Sud-Ouest, 31 dans la circonscription Ile-de-France et 19 dans la circonscription Outre-mer.

Vie-publique.fr – Listes des candidats

Abstention, vote blanc et vote nul

L’abstention consiste à ne pas participer à une élection tandis que le vote blanc consiste pour un électeur à déposer dans l’urne une enveloppe vide ou un bulletin dépourvu de tout nom de candidat. Enfin, le vote nul correspond à des bulletins déchirés ou annotés qui ne peuvent pas être pris en compte lors des opérations de dépouillement.

Vie-publique.fr – Abstention, vote blanc et vote nul

Composition du Parlement européen

Pour la législature 2009-2014, il y avait 766 députés élus au Parlement européen. Pour la prochaine législature (2014-2019), 751 députés doivent être élus, chaque pays ne pouvant pas disposer de plus de 96 sièges (Allemagne) ou de moins de 6 sièges (Chypre, Estonie, Luxembourg et Malte).

Vie-publique.fr – Composition du Parlement européen

Rôle du Parlement européen

Les compétences du Parlement européen dont le siège officiel est à Strasbourg couvrent trois domaines :

  • législatif,
  • budgétaire,
  • contrôle de l’exécutif de l’UE.

Vie-publique.fr – Quel est le rôle du Parlement européen ?

Résultats

Le ministère de l’intérieur propose également de retrouver en ligne les résultats des dernières élections européennes de 2009.

Ministère de l’intérieur – Les résultats aux élections européennes de 2009

Article proposé par Annie Neveu

Aulnay-sous-Bois : Gérard Gaudron est-il sorti par la grande porte ?

Gerard_GaudronGérard Gaudron, on aime ou on n’aime pas : son côté parfois taciturne, sa difficulté apparente d’aller au contact des gens et sa relative timidité en ont rebuté plus d’un. Fidèle adjoint de Jean-Claude Abrioux, la légende dit que c’était lui qui « faisait tourner la boutique« , pendant que M. Abrioux (que beaucoup regrettent) faisait de la politique de terrain. Il y a certainement une part de vérité.

Numéro deux de la majorité RPR (puis UMP), celui que certains appelaient avec dédain « Béni Oui-Oui » avait réussi, en 2003, à se faire élire par le conseil municipal après la démission de Jean-Claude Abrioux, ce qui mettait fin à 20 années de gestion de celui qui parvint à prendre la ville aux Communistes.

Conseiller général du Canton Nord à partir de 1985, il perdit face à Gérard Ségura en 1998 puis en 2004, avant de prendre sa revanche aux législatives de 2007 sous l’étique UMP, notamment grâce à la ville des Pavillons-sous-Bois. Mais cette victoire se fit dans la douleur puisque celui-ci dû affronter le Maire des Pavillons-sous-Bois, Philippe Dallier, alors soutenu par…Jean-Claude Abrioux, les deux étant alors dissidents UMP. Cette dissidence eut un impact non négligeable dans le paysage Aulnaysien, dissidence qui laisse encore des traces aujourd’hui.

Alors au sommet de sa carrière politique, le député-Maire fut l’objet d’un scandale national autour de l’affaire des Assedics, dont nous ne reviendrons pas dans les détails. Cette affaire fut habilement utilisée par ses adversaires politiques, mais aussi « quelques amis » qui n’hésiteront pas à se servir de ceci comme une arme électoraliste. Éclatée à quelques semaines des élections municipales de 2008, cette triste histoire lui couta la Mairie…pour 204 voix !

Depuis avril 2008, de nombreuses difficultés vinrent tâcher la vie politique pour celui qui fut longtemps considéré comme le leader UMP local. Tout d’abord, c’est son ex-collègue Jacques Chaussat, qu’il avait pourtant catapulté au Canton sud de la ville sous l’étiquette UMP (il était auparavant UDF), qui profita de ce moment difficile pour faire valoir ses ambitions aux municipales 2014. Il se servi d’ailleurs de Jean-Claude Abrioux pour rallier à lui l’ancienne garde du Maire Honoraire, au nom du Parti Radical. Puis ce fut Frank Cannarozzo, qu’il adouba pourtant aux Cantonales Nord en 2011 en appuyant sa fille Stéphanie Michel-Gaudron en tant que suppléante, qui montra ses ambitions. Gérard Ségura, alors Maire, parvint à conserver son poste de Conseiller Général, en s’imposant assez largement (61% des voix au second tour).

En 2012, M. Gaudron fut emporté par la vague Hollande et perdit aux élections législatives, assez largement face à Daniel Goldberg. Des problèmes de santé ont fortement perturbé le déroulement de sa campagne. Malgré ces échecs, il voulu continuer à militer pour défendre ses chances aux municipales 2014, et prendre sa revanche face à Gérard Ségura. Il eut pour adversaire Frank Cannarozzo et Denis Cahenzli, son complice d’autrefois. C’est finalement Bruno Beschizza qui fut désigné par l’UMP. Notons toutefois que M. Gaudron n’a jamais perdu son sens politique, avec par exemple son soutien à Jean-François Copé lors des élections internes UMP. Donné perdant face à François Fillon dans tous les sondages, c’est bel et bien le Maire de Meaux qui parvint à prendre la présidence du principal parti d’opposition.

A ce moment, Gérard Gaudron aurait pu exiger de l’UMP un poste d’adjoint dans liste menée par M. Beschizza, par ambition, pour toucher des indemnités ou par vanité. Mais M. Gaudron préféra se retirer tout en soutenant la famille à laquelle il a toujours appartenu. En prenant la place de 53, il indiqua par sa position honorifique qu’il soutenait Bruno Beschizza tout en voulant quitter la politique locale, comme le fit Jean-Claude Abrioux en 2008, lorsque c’était..Gérard Gaudron qui menait la liste UMP « Réussir l’Avenir Ensemble« . Certainement conscient de ses problèmes de santé et de son age, il préféra miser pour l’avenir, en adoptant une posture de stratège et de sage face au choix de l’UMP nationale.

A l’heure où on attend toujours que le nom de Jean-Claude Abrioux soit immortalisé par la commission d’attribution des noms de rues et d’espaces publics, peut être que Bruno Beschizza (que certains nomment le « digne héritier de Jean-Claude Abrioux« ) trouvera une toute petite place pour celui qui ne fut Maire que de 2003 à 2008. Peut-être que cela sera fait d’ici quelques années.

Gérard Gaudron, on aime ou on n’aime pas, mais quoique l’on puisse dire, il est sorti par la grande porte !

Les requêtes d’Aulnay Environnement en attente de réponse des ex-candidats aux municipales 2014 d’Aulnay-sous-Bois

Andre-CuzonAulnay Environnement avait écrit aux 4 listes de candidats déclarées dès novembre 2013 (documents joints) pour les rencontrer et leur proposer un questionnaire.

Nous avons été reçu par Alain Amedro et Hervé Suaudeau pour la liste « Vivre mieux ensemble » le 16 décembre 2013.

Nous avons été reçu par Gérard Segura et Guy Challier pour la liste « Aulnay avance » le 4 février.

Nous avons été reçu par Frank Canarozzo le 7 mars.

Nous avons reçu un courrier de Mr Chaussat en date du 30 décembre qui concluait : « nous aurons le moment venu l’occasion d’en débattre » nous sommes dans l’attente.

Nous avons demandé aux 4 listes des réponses écrites à notre questionnaire : nous n’avons rien reçu à ce jour.

Nous avons des promesses de réponses.

En effet nous ne voulons pas commenté les programmes, les candidats sont à même de répondre à notre questionnaire, les électeurs et nos adhérents sont à même de lire les réponses (que les candidats peuvent rendre public ou accepter que nous le fassions) ou les programmes des uns et des autres.

Les autres listes déclarées récemment peuvent aussi répondre à notre questionnaire bien sûr.

Nous voulons à tout prix préserver l’indépendance associative.

Notre action depuis 25 ans et les questions que nous soulevons ont de l’impact et font avancer nos objectifs.

La révision du PLU et le retour au COS (coefficient maximum d’occupation des sols) annoncés par les premiers programmes publiés c’est « grâce à nous » : Adhérez à Aulnay Environnement…

  1. Après les élections nous voulons « négocier » la délibération de révision du PLU car elle détermine le cadre de la concertation avec la population et les associations.

Mais sans attendre la révision (qui peut durer plus de 2 ans) nous voulons une modification du PLU qui revienne rapidement sur les modifications que nous avions dénoncées : suppression du COS, facilitation des divisions de terrains en zone UG (pavillonnaire) … (il faut pour nous annuler toutes les modifications des zones UD et UG de 2009)…

Ceci est nécessaire aussi pour la prévention des inondations.

Nous demandons aux futurs élus une réunion sur ces sujets dans les meilleurs délais, sans attendre le 19 juin et l’anniversaire des inondations.

Source : communiqué Aulnay Environnement