Archives de Catégorie: Sécurité

Expulsion de gens du voyage à Aulnay Sud

Rue TurgotC’est un « ouf » de soulagement que poussent les voisins du 68 rue Turgot qui viennent de voir partir les squatters qui occupaient depuis de nombreux mois une maison vide dont le propriétaire n’a jamais été identifié.

 L’installation de ces gens du voyage n’a pas été empêchée malgré l’alerte donnée dans des conditions qui aurait dû permettre une remise en ordre immédiate.

 Le temps perdu en a fait perdre beaucoup ensuite pour des raisons de procédure qui devaient conduire la ville à engager un recours pour être reconnue propriétaire par défaut.

 Une hirondelle ne fait pas le printemps et un exemple comme celui-ci ne mérite pas forcément une généralisation.

 Pour autant ces « gens » n’en étaient pas moins à se conduire de façon provocatrice vis-à-vis de leur entourage au point d’être une source de stress pour leurs voisins.

Banlieues et quartiers populaires : La sécurité en questions

Securite_BanlieuesLa rédaction vous propose de prendre connaissance du rapport d’Anne Wyvekens sur la sécurité dans les banlieues et quartiers populaires en cliquant ici.

S’il faut lire de rapport avec du recul et parfois de la critique, de nombreux thèmes intéressants sont abordés, comme :

  • La vidéo-surveillance et le choix de certaines villes
  • Le rôle de la municipalité
  • Le rôle de la police
  • Les chiffres sur l’insécurité

Bonne lecture !

Essai mensuel des sirènes d’alerte à la population

sireneL’État et les communes testent leur dispositif de sirènes d’alerte à la population tous les premiers mercredis du mois, afin de s’assurer de leur bon fonctionnement.

Pour mémoire, le signal d’essai des sirènes ne dure qu’une minute et quarante et une seconde.

En cas de crise importante, les autorités peuvent être amenées, à déclencher le signal national d’alerte pour vous avertir d’un danger imminent ou en train de produire ses effets.

Il se compose d’un son modulé, montant et descendant, de trois séquences d’une minute et quarante et une secondes, séparées par un silence de cinq secondes.

  • En cas d’alerte, ayez les bons réflexes :
  • Rejoignez sans délai un local clos,
  • Écoutez la radio (France Bleu, France Info ou des radios locales),
  • N’allez pas chercher vos enfants à l’école,
  • Ne téléphonez pas, sauf en cas d’urgence médicale.

Dans les secteurs situés en aval des ouvrages hydrauliques, si la corne de brume retentit, vous devez évacuer et gagner le plus rapidement possible les points hauts les plus proches.

A Sevran, on ramasse les seringues au petit matin

Seringues_SevranMunis de pinces, les agents des services techniques arpentent la ville pour la nettoyer de ces déchets dangereux laissés par les toxicomanes.

De loin, un bâton de sucette ressemble à s’y méprendre à une seringue. Mais Philippe et Farid ont l’œil. Ils n’ont pas besoin de se pencher, ni même de toucher l’objet du bout de leur chaussure pour en avoir le cœur net. Voilà près de quatre mois que, chaque matin, à Sevran, avant l’ouverture des écoles et des centres de loisirs, ils cherchent les seringues usagées, abandonnées dans les fourrés et les buissons. La société de nettoyage Sepur se charge aussi d’une partie de la ville.

Le ramassage des seringues usagées ne date pas du 17 avril, jour où des enfants se sont piqués à l’école Zola. « On travaillait à la collecte des Dasri* depuis mars 2012, explique Abdellah Quossi, directeur du centre technique municipal. A l’automne, on s’est dotés de pinces pour éviter de ramasser ça à la main. Avant on prenait des boîtes au centre municipal de santé pour les y mettre. »

Une cartographie des endroits à risque

Depuis les « événements » d’avril, le ramassage s’est intensifié. Plus de 600 seringues ont été collectées sur les douze derniers jours d’avril, 440 en mai, presque autant en juin, et 140 pour la première quinzaine de juillet. A la ville, quatre agents, dont Philippe et Farid, s’y collent, de 6 heures à 8 heures. Nous les avons accompagnés un petit matin de juillet. Aux abords du centre Poulbot et du centre de loisirs voisin, pas de seringues. L’équipe de ramasseurs n’est pas surprise : « Jamais une seringue n’a été découverte dans la cour d’une des 29 écoles de la ville », assurent-ils. Allongée à même la pelouse, au soleil, une femme dort, en chien de fusil, la tête posée sur son sac à main. Le responsable de la voirie, Abdellah, pense qu’il s’agit d’une toxicomane qui « se repose, après sa prise ». Il s’approche tout de même pour vérifier que la dormeuse n’a pas besoin d’aide.

Des détritus jonchent le sol mais Farid et Philippe s’en désintéressent. Leur boulot, au petit matin, ce sont les seringues, exclusivement. Ici, près du service jeunesse, rien. « Les soirs d’été, il y a des barbecues et en général les toxicomanes s’en éloignent pour faire leur shoot », commentent les agents. La localisation des seringues a été répertoriée sur une carte, et elle répond à une logique assez rationnelle : entre les gares RER et les points de vente (allée La Pérouse, aux Beaudottes ou au Gros-Saule, à Aulnay) et majoritairement dans des endroits à l’abri des regards, derrière le gymnase Bacquet ou sur le mail Victor-Schœlcher. « Il y a quelques points le long du canal de l’Ourcq, note Abdellah Quossi, sous une passerelle, mais ça ne pose pas les mêmes problèmes. »

Un préservatif, une capsule rouge, un flacon indiquent souvent la présence de seringues, comme à la Roseraie, dans un bosquet, où sept seringues sont ramassées. Farid et Philippe les saisissent avec leur pince et les déposent dans la boîte. A aucun moment, les agents ne les touchent de la main. Ils sont capables de dire si la seringue vient du distribox situé à l’entrée de l’hôpital Ballanger ou d’ailleurs. A côté, deux petits vélos rouillés inquiètent Abdellah. Il sait qu’un enfant pourrait être tenté de s’approcher. « Il faudra repasser pour les enlever », dit-il à l’équipe. Ce matin-là, Farid et Philippe ont ramassé une quinzaine de seringues.

*Les déchets d’activités de soins à risques infectieux.

Source et image : Le Parisien du 06/08/2013

Quartiers Prioritaires : Vers un resserrement de la politique de la ville

citeEuropeLe nombre de quartiers concernés par la politique de la ville devrait passer de 2 400 à 1 300, selon le projet de loi relatif à la ville et à la cohésion urbaine, présenté le 2 août en Conseil des ministres. L’objectif de François Lamy, ministre délégué à la Ville, est en effet de mieux cibler les aides et d’aller vers une géographie prioritaire unique.

Le 2 août, lors du dernier Conseil des ministres, a été présenté le projet de loi relatif à la ville et à la cohésion urbaine par François Lamy, ministre délégué à la Ville.

Après les violences urbaines de Trappes, le gouvernement a ouvert une séquence politique de la ville. Le 31 juillet, un séminaire gouvernemental sur la politique de la ville s’était tenu à l’Elysée, sous la présidence de François Hollande qui se rendait ensuite à Clichy-sous-Bois pour signer l’un des premiers « emplois francs ». Avant la présentation du projet de loi, le vendredi 2 août.

« Il y a un message particulier ici : c’est de faire confiance aux villes et aux quartiers », déclarait-il à Clichy-sous-Bois.

« Concentrer l’effort »
La réforme de la politique de la ville avait été annoncée lors du Conseil des ministres du 22 août 2012. Avait suivi une concertation nationale entre octobre 2012 et janvier 2013. En juillet 2012, la Cour des comptes demandait, de son côté, d’« engager rapidement la réforme de la géographie des zones prioritaires », afin de « concentrer l’effort sur les territoires qui présentent les difficultés les plus grandes, tout en harmonisant les zonages légaux et contractuels ».

Conformément à cette demande, le projet de loi, qui à ce stade compte 23 articles, s’inscrit « dans une géographie prioritaire resserrée et unique », la réforme devant « permettre de concentrer les moyens publics sur les territoires le plus en difficulté ». Elle mobilise les politiques de droit commun et réaffirme le partenariat entre l’Etat et les collectivités locales. Le projet de loi définit la politique de la ville comme « une politique de cohésion urbaine et de solidarité nationale envers les quartiers défavorisés ».

Géographie prioritaire unique
Les ZUSZRU et CUCS hors ZUS disparaîtront au profit de quartiers prioritaires de la politique de la ville. Ils seront définis en fonction des revenus des habitants, mesurés à partir de références nationales et locale.

Concernant les zones franches urbaines, en cours d’évaluation par le CESE, la loi se contente de supprimer leur adossement aux ZRU, celles-ci disparaissant.

1 300 contrats de ville
Une base légale sera donnée aux contrats de ville signés entre l’Etat et les collectivités territoriales. Ils seront pilotés à l’échelle de l’intercommunalité en articulation avec les communes concernées. Ils devraient largement mobiliser les acteurs locaux, depuis l’Etat jusqu’aux autorités organisatrices de transport, en passant par les divers niveaux de collectivités, les bailleurs sociaux ou la Caisse des dépôts.

Les contrats de ville bénéficieront de crédits spécifiques mais reposeront prioritairement sur les politiques de droit commun. Ils devront favoriser l’articulation entre volet social et volet urbain de la politique de la ville.

« De 2 400 quartiers prioritaires bénéficiant de contrats urbains de cohésion sociale aujourd’hui, on devrait passer à 1 300″, a-t-on expliqué dans l’entourage du président de la République lors du déplacement de Clichy-sous-Bois.

Un dispositif spécifique est prévu pour les territoires sortant de la géographie prioritaire, en retenant le principe d’un maintien des droits dont le bénéfice est effectif au moment du déploiement du nouveau zonage.

5 milliards d’euros pour le renouvellement urbain
Une nouvelle génération de projets de renouvellement urbain, inscrits dans les contrats de ville, sera lancée en 2014. A cet effet, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) bénéficiera de 5 milliards d’euros. Ce nouveau programme prolongera le précédent, qui n’a pas pu traiter l’ensemble des quartiers et dont le terme des engagements est porté à fin 2015 au lieu de fin 2013, afin de sécuriser les conventions pluriannuelles entre l’ANRU et les porteurs de projets. Des dispositions techniques amélioreront les conditions d’intervention de l’ANRU.

Le nouveau programme visera en priorité les quartiers présentant « les dysfonctionnements urbains les plus importants » et contribuera au traitement des copropriétés dégradées.

L’interco, pilote des contrats de ville
Afin de faire des intercommunalités les pilotes des contrats de ville, leur compétence sera renforcée dans le domaine de la politique de la ville. Le CGCT précisera donc que la politique de la ville figurera dans la liste des compétences que pourront exercer les communautés de communes (une compétence a minima). La compétence « politique de la ville » sera parmi les compétences optionnelles ouvrant droit à la perception de la dotation d’intercommunalité. Enfin, pour une agglo, la compétence ne sera plus restreinte aux dispositifs d’intérêt communautaire.

Péréquation et dotation
Les dispositifs de péréquation seront mieux articulés avec les enjeux identifiés sur les territoires.

Une dotation « politique de la ville » est instituée et la dotation de développement urbain supprimée.

Un débat préalable au budget politique de la ville est instauré dans les communes et EPCI. Une dotation de solidarité communautaire pour l’ensemble des EPCI signataires de contrats de ville sera instituée.

Le texte ne figure pas encore au calendrier parlementaire, il devrait être examiné durant l’automne.

Source : courrierdesmaires.fr

Rodéos, motos sauvages, quads : en Seine-Saint-Denis et surtout Aulnay-sous-Bois, un casse-tête depuis sept ans

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Les mini-motos et les quads, les motos cross non homologuées. Quel que soit le modèle, cela fait sept ans que ces engins génèrent des nuisances et accidents en Seine-Saint-Denis à l’arrivée des beaux jours. L’année 2013 ne fait pas exception. A Sevran et Bobigny récemment, deux jeunes sont morts en chutant de moto, sans casque. A Bondy, en juin, les policiers appelés à l’aide par des riverains pour mettre un terme à des rodéos, ont coursé un fuyard. L’intervention a dégénéré à Villemomble et une mère de famille a perdu un œil, l’IGS (la police des polices) a été saisie. « Le législateur n’a pas donné le mode d’emploi pour empêcher ces rodéos », estime Bernard Pasqualini, ancien chef de la Sûreté et désormais délégué police population à Tremblay. Les élus tentent de trouver des solutions. En 2007 déjà, à l’appel de Gilbert Roger, alors maire (PS) de Bondy, une table ronde réunissait 23 maires en préfecture, pour demander le retrait des mini-motos de la vente. Le maire d’Epinay, Hervé Chevreau (DVD), réclamait l’augmentation des frais de fourrière, pour la restitution des engins en règle. Le défi reste entier. En juin, Gérard Ségura, le maire (PS) d’Aulnay, a réclamé une audience au procureur de la République.

Source : Le Parisien du 30/07/2012

Seine-Saint-Denis : Comment les policiers luttent contre les rodéos en quads et à motos

Motos_Sauvages

Vidéo

Chaque été, c’est une rengaine, habitants et élus dénoncent les comportements dangereux de certains motards ou conducteurs de quads : circulation à contresens ou sur les trottoirs, zigzags intempestifs, roues arrière… Et ce phénomène peut se terminer en accident.

Pour preuve dimanche soir aux Mureaux (Yvelines), un jeune de 20 ans qui circulait au guidon d’une moto cross a percuté par l’arrière la voiture qui le précédait. Le pilote a fini sa course dans la lunette arrière du véhicule. Blessé au visage, il a été transporté par des témoins à l’hôpital. Les rodéos et les roues arrière sont également très fréquents à Mantes-la-Jolie sur les bords de Seine et dans les rues de la cité du Val-Fourré. Dimanche après-midi alors que de nombreux promeneurs flânaient le long du fleuve, les policiers effectuaient des contrôles. Ils ont notamment arrêté un pilote qui circulait sans casque à vive allure sur les bords de Seine. Deux motos ont par ailleurs été saisies et placées à la fourrière.

Voici quelques jours, Michel Vialay, le maire (UMP) de Mantes-la-Jolie a piqué un coup de colère après un énième rodéo dans les rues du centre-ville. L’élu a également mis en cause le ministère de l’Intérieur en évoquant l’existence d’une « note » qui interdit aux policiers de « poursuivre ces voyous ». Il envisageait d’ailleurs de lui adresser un courrier. La démarche, si elle n’est pas sans arrière-pensée politique, repose sur des arguments valables.

Selon différentes sources policières, plusieurs notes préconisent en effet de ne pas tenter de courses-poursuites contre ces chauffards. La première d’entre elles date de 1999 et a été enrichie de circulaires successives, notamment après la mort de deux adolescents percutés par une voiture de police alors qu’ils circulaient à moto en 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), mort qui fut à l’origine de graves émeutes. « Nous ne sommes pas là pour tuer les gens, justifie un policier. On ne va pas faire prendre des risques inconsidérés à nos équipages et aux fauteurs de troubles alors que l’on peut les empêcher de nuire autrement. »

Interpellé sans casque à la station-service

Si les engins sont équipés de plaques d’immatriculation, il suffit aux policiers de les relever et de leur dresser des PV à la volée. Les fonctionnaires peuvent aussi reconnaître les conducteurs, bien souvent réfractaires au casque, et les interpeller un peu plus tard. L’autre astuce consiste à se poster à proximité d’une station-service. Il y a quelques jours, aux Mureaux, un homme a ainsi été interpellé en douceur. « Il roulait sans casque. Nous savions où il faisait son plein. On l’a attrapé sans difficulté », raconte un policier.

La confiscation des engins apporte également une réponse rapide aux nuisances subies par les habitants. Enfin, la justice poursuit les auteurs des infractions lorsqu’il y a « mise en danger de la vie d’autrui », un délit passible d’un an de prison et de 15000 € d’amende.

Source : Le Parisien du 30/07/2013

Seine-Saint-Denis : un grand flic au chevet de la banlieue

numérisation0023_Page_1 numérisation0023_Page_2Après avoir traqué les truands et les terroristes, Bernard Pasqualini, 64 ans, cherche à améliorer les relations entre la police et les habitants de Seine-Saint-Denis.

Ancien grand flic de la police judiciaire parisienne, Bernard Pasqualini n’est pas un retraité tranquille. Depuis 2009, ilest délégué à la cohésion police -population à Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis. Sans radio ni gyrophare, il fait le lien entre habitants et policiers. Dans un livre qui vient de sortir (lire l’encadré), il s’inquiète de la banalisation de la violence en banlieue et de l’usage systématique d’armes à feu, au regard de toutes les grosses affaires qu’il a eu à traiter dans sa carrière, notamment en matière de terrorisme.

Vous trouverez une interview réalisée par Carole Sterlé (Parisien) en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.

Feu d’artifice du 14 juillet 2013 à Aulnay-sous-Bois : le parking Alain Mimoun interdit au public !

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Vidéo

Celles et ceux qui se sont rendus aux festivités nocturnes du 14 juillet 2013 en voiture auront remarqué que le parking situé sur la rue Alain Mimoun a été littéralement interdit au public, et ce même avant 22h00, alors que de nombreuses places étaient encore disponibles !

Ce n’était pas la police municipale qui assurait la circulation, mais un service composé de médiateurs et d’employés de la ville. Alors que sur les invitations officielles, le parking Alain Mimoun était indiqué comme ouvert au public, il n’était pas possible d’y accéder. Motif : priorité aux résidents du quartier. Certains automobilistes ont cependant pu passer sans donner leur carte d’identité. Des Aulnaysiens ont montré leur consternation quant à cette attitude étrange qui laisse planer bien des soupçons.

Il fallait garer son véhicule loin, bien loin de l’entrée principale du Parc Ballanger, dans le quartier de la Rose des Vents.

La rédaction vous propose de prendre connaissance d’une vidéo filmée peu avant 22h00, où l’on voit de nombreuses places encore vacantes et l’interdiction aux véhicules d’y accéder. Cliquer sur l’image pour accéder à cette vidéo.

14 juillet 2013 : À Aulnay-sous-Bois, la police visée par une vingtaine de tirs de mortier ainsi que des cocktails Molotov

Cockatal_MolotovTirs de mortier et cocktails Molotov

Selon des documents officiels que le Point.fr a pu consulter, 21 fonctionnaires de police ont été blessés à Paris et dans les trois départements limitrophes de la capitale (92, 93, 94) au cours de la soirée. En 2012, le bilan faisait état de 3 policiers malmenés dans l’exercice de leurs fonctions.

Le nombre de véhicules incendiés a augmenté de 30 % par rapport à 2012, passant de 196 à 256 en 2013. Les tirs de mortier et les jets de projectiles sur les agents de la force publique se maintiennent à un niveau élevé. On a dénombré 386 faits de caillassage, mais surtout 337 tirs de mortier contre 210 l’an dernier. Les pétards tirés au mortier font de plus en plus de dégâts : si les utilisateurs peuvent y perdre leur main, ces gros pétards peuvent aussi déclencher des incendies. À Suresnes (92), cette nuit-là, un tir de mortier sur le toit d’un immeuble a provoqué l’incendie de deux appartements.

À Aulnay-sous-Bois, les forces de l’ordre ont été visées par une vingtaine de tirs de mortier ainsi que des cocktails Molotov. Les policiers se sont dégagés en tirant au Flash-Ball.

Source : Le Point