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Vidéo : mais que fait la police à Aulnay-sous-Bois ?

Vidéo

Quelle est l’ambiance à Aulnay-sous-Bois un an après l’affaire Théo ? L’écho des banlieues donne la parole aux quartiers populaires pour mettre en avant le rapport police/population et l’intégration sociale.

Dans la vidéo accessible en cliquant sur l’image ci-contre ou ci-dessous, plusieurs habitants des quartiers Nord de la ville témoignent…

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10 ans après les émeutes qui ont enflammé les banlieues : Bruno Beschizza maire d’Aulnay-sous-Bois s’explique sur Europe 1

Bruno_Beschizza_SarkozyCe matin dans la matinale d’Europe 1, Bruno Beschizza revenait sur le 10ème anniversaire des émeutes de 2005. L’édile d’Aulnay explique :

  • Comment les dealers tiennent les cités et apportent indirectement un certain calme pour effectuer le trafique
  • Pourquoi il faut de l’activité et des entreprises pour faire revivre les quartiers
  • Comment les policiers font du bon boulot mais aussi pourquoi la justice est laxiste en relâchant les dealers 48 heures après leur interpellation

Pour écouter les propos de Bruno Beschizza (ainsi que ceux de Stéphane Troussel), cliquer ici.

Le Numérique : une chance pour les Quartiers Populaires

Emmaus_Europe_aulnayLes émeutes des banlieues de 2005 furent avant tout l’expression d’un mal-être et d’une profonde rupture entre la République et ses quartiers populaires. La conclusion du rapport des Renseignements Généraux précise bien qu’il s’agissait d’une « Révolte Sociale ». En tant qu’artiste engagé, ma motivation a depuis toujours été : être l’écho du silence de la masse silencieuseToutefois, si le fond de cette révolte sociale était justifié, la forme reste discutable. J’ai donc créé l’associationBanlieues Actives afin de nous engager auprès des Quartiers Populaires, sur les problématiques d’exclusion, et la jeunesse de ces quartiers. Notre combat est avant tout d’apporter à ses habitants la reconnaissance qu’ils méritent tout en les responsabilisant pour qu’ils prennent toute leur part dans la construction du destin commun à travers l’engagement citoyen. Nous militons sur le terrain pour faire revenir les quartiers populaires vers les bureaux de vote. Nos émeutes doivent être citoyennes. 

Un constat factuel : le taux de chômage dans les quartiers populaires est deux fois plus élevé que la moyenne nationale, atteignant 40% dans certains quartiers. Plus de 130 000 jeunes sortent du système scolaire chaque année. Le sentiment d’exclusion, le plafond de verre, le manque de perspectives, tout ceci n’est pas sans conséquence pour l’ensemble de notre société. Malgré ce triste constat, le désir et la capacité à prendre part à la vie du pays y sont très forts ! Etre citoyen, au minimum, c’est voter. Beaucoup y avaient renoncé, puis certains y sont retournés avec l’espoir que le changement s’opère véritablement maintenant. Le combat continue.

Aujourd’hui, à Banlieues Actives, nous croisons énormément de jeunes des quartiers qui sont ambitieux, qui veulent entreprendre, montrer de quoi ils sont capables. Et beaucoup se projettent dans les métiers du numérique. Une seconde chance qui réside en partie dans ces nouveaux métiers de créativité et d’avenir. Ces métiers du numérique qui ont  besoin de cette énergie créative et qui sont dessinés par la jeunesse en marche. Il est impératif d’ouvrir largement ces métiers aux jeunes des quartiers populaires. Ils y feront merveille, c’est une certitude. Avoir des perspectives c’est croire en l’avenir, et croire en l’avenir c’est se réinclure dans la vie de la Cité. C’est pourquoi Banlieues Actives s’est associée à PPP Agency pour la mise en place de Banlieues Numériques. L’ère de l’internet industriel, du numérique dans tous les métiers, et son modèle d’accueil de la diversité est une source d’opportunités professionnelles pour eux, au minimum 50 000 emplois sont à pourvoir dans le secteur d’ici à 2017.

La réussite de cette initiative d’ESPOIR pour les quartiers populaires réside avant tout dans une énergie politique énorme qui devra être investie sur ce défi. Nous sommes au contact permanent de ces quartiers et à ce jour, l’intérêt de l’exécutif pour ces populations est loin d’être évident pour ses habitants. J’espère que le Président de la République entendra l’espoir de nos quartiers. Par sa présence au rendez-vous de Banlieues Numériques le 21 Novembre prochain, il montrera aux habitants de ces quartiers, et plus particulièrement à sa jeunesse, que son avenir est de la plus haute importance pour la République.

Source : ROST, Artiste, Président de Banlieues Actives, Vice-Président de Banlieues Numériques

Banlieues et quartiers populaires : La sécurité en questions

Securite_BanlieuesLa rédaction vous propose de prendre connaissance du rapport d’Anne Wyvekens sur la sécurité dans les banlieues et quartiers populaires en cliquant ici.

S’il faut lire de rapport avec du recul et parfois de la critique, de nombreux thèmes intéressants sont abordés, comme :

  • La vidéo-surveillance et le choix de certaines villes
  • Le rôle de la municipalité
  • Le rôle de la police
  • Les chiffres sur l’insécurité

Bonne lecture !

Claude Dilain sur les Banlieues : il faut réconcilier les « humiliés » avec les « égoïstes,fachos »

Claude_DilainClaude Dilain, sénateur socialiste de Seine-Saint-Denis fait entrer la banlieue au Sénat ce samedi, avec une journée de débats qui lui seront consacrés. Le thème de ce colloque, « Banlieues dans la République : l’urgence de la réconciliation ». Au programme, plusieurs tables rondes, sur la place des banlieues dans la Nation, le rôle à jouer par les institutions et l’organisation d’un nouveau vivre ensemble. L’élu Clichois s’en explique.

D’où est venue l’idée de ce colloque ?
CLAUDE DILAIN. Elle est née d’une rencontre avec Charles Rojzman (NDLR : psychosociologue et écrivain) qui a travaillé à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines et écrit sur des contextes plus graves et dramatiques comme le Rwanda. On s’est vite retrouvé sur cette idée de réconciliation.

Qui doit se réconcilier ?
La France! Elle est éclatée, morcelée en tant d’univers que les gens ne peuvent pas concevoir l’univers de l’autre. Il faut cesser d’alimenter le face à face entre d’un côté une « banlieue » avec des gens pauvres qui se sentent humiliés, rejetés par la République et en face, les fachos, les égoïstes, ça n’est pas aussi caricatural. Le moment est venu de se comprendre. C’est pour ça qu’on parle de réconciliation.

On utilise plutôt ce terme après un conflit…
Le terme est un peu provocant, d’accord, mais il y a une réelle confrontation entre d’un côté les humiliés, à tort ou à raison, et de l’autre les apeurés, dont la peur doit être entendue aussi.

La faute aux médias ?
Non, c’est surtout une victoire de l’entre-soi, je n’ai pas changé d’avis à ce sujet. Notre société s’« encaste » et ça a été très à la mode pendant le mandat Sarkozy. En poussant l’entre-soi et la compétition, on arrive à créer une France qui n’est plus unifiée où les gens n’ont pas le même sentiment d’appartenance à la société républicaine. Pour avoir grandi dans un milieu populaire à Saint-Denis, je sais que ça n’a pas toujours été le cas. Il y avait des riches et des pauvres, mais on avait le sentiment d’appartenir à la même société républicaine.

C’est le Sénat qui vous a ouvert les yeux ?
Cela fait longtemps que je réfléchis à cela, notamment avec des similitudes entre des réalités communes que peuvent rencontrer des villes, comme Clichy-sous-Bois et d’autres villes très rurales. Je me souviens de la réforme de la taxe professionnelle. Nous étions deux à dire la même chose, moi et un maire d’une petite commune rurale, tant nous nous sentions oubliés par cette taxe professionnelle.

Comment organiser cette réconciliation ?
Il faut organiser le vivre ensemble entre ces villes où les habitants ne se comprennent pas, comme Le Raincy et Clichy-sous-Bois par exemple, qui se regardent en chiens de faïence depuis des générations. Nous allons lancer un appel à la création d’une conférence citoyenne, avec des ateliers pour cette réconciliation.

 

« Banlieues » dans la République : l’urgence de la réconciliation. Tables rondes de 9h30 à 18 heures au Sénat.

Source : Le Parisien du 15/06/2013

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