Archives de Catégorie: Solidarité

Vacances humanitaires auprès des Roms et des migrants de la Seine-Saint-Denis

Aide_Humanitaire_AulnayPendant une semaine, six jeunes femmes sont en immersion avec le Secours catholique et interviennent auprès des Roms et des migrants.

C’est une expérience pour le moins originale que vivent six jeunes femmes depuis le début de la semaine. Elles ont accepté de participer à un chantier solidaire, organisé par le Secours catholique, qui les a menées à intervenir dans un village d’insertion rom à Bobigny mais également auprès des migrants à Rosny. Afin de prolonger l’immersion, le petit groupe est accueilli toute la semaine dans un couvent à Pierrefitte.

Salima le sait, elle ne gagnera pas. Embarquée dans une partie de dames endiablée avec un demandeur d’asile, elle voit ses chances de réussite s’éloigner à grands pas. De toute façon, ce n’est pas son objectif. Durant tout l’après-midi de ce mardi, au siège du Secours catholique 93, à Rosny, elle tente de changer un peu les idées des migrants qui espèrent recevoir le précieux permis de séjour. L’association sert en effet de boîte aux lettres à plusieurs centaines de réfugiés dans le département.

« Ça ne va pas changer leur vie mais au moins, pendant ce temps-là, ils pensent à autre chose, sourit la jeune femme de 26 ans, originaire de Seine-et-Marne. Pour moi, c’est l’occasion d’être utile, de découvrir d’autres cultures, d’aller au-delà de ma timidité… et de parler anglais. »

Elle a découvert ce chantier sur Internet. Fraîchement titulaire d’un diplôme d’assistante sociale, elle souhaite avoir une expérience de terrain avec une association. « La rencontre, lundi, avec les Roms a été un choc car je n’avais pas imaginé leur niveau de misère et malgré ces conditions difficiles, ils nous ont parfaitement accueillies », s’enthousiasme-t-elle.

Le Secours catholique a recruté large. Ainsi, Yolanda, 29 ans, est allemande, originaire de Fribourg. Elle a tenu à vivre cette semaine car il n’existe pas d’expérience similaire dans son pays. « Il n’y a pas de camps roms chez moi, j’ai vraiment découvert un univers à part, souligne-t-elle. Ces rencontres, j’aimerais pouvoir les organiser en Allemagne avec les femmes turques et allemandes dans un cadre un peu convivial. Comme les cours de cuisine que l’on a donnés lundi chez les Roms. »

Manitra, 23 ans, originaire de Dijon (Côte-d’Or), a aussi été attirée par la promesse de contacts humains forts. Et elle n’a pas été déçue. « Que ce soit au sujet des Roms ou sur la réputation du département, que nous avons visité, j’ai tordu le coup à toutes mes idées reçues. » Et c’est bien le but de Pierre-Michel Landry, l’un des responsables du Secours catholique 93. « Il s’agit de vivre une expérience intense tout en lui donnant un peu de profondeur et de réflexion », insiste-t-il.

Ainsi l’hébergement chez les sœurs de Pierrefitte a rencontré un franc succès. « Elles sont en jeans et discutent avec nous de tous les sujets sans tabou, s’étonne encore Manitra. Cela fait du bien de pouvoir parler après avoir vécu tant d’émotions dans la journée. »

Source : Le Parisien du 08/08/2013

Seine-Saint-Denis : Les dépenses de RSA enfin compensées en 2014

TRoussel_93Après dix ans de bataille, le département espère obtenir de l’Etat les 120 à 130 M € qu’il doit verser au titre du revenu de solidarité active.

Les mots sont de Stéphane Troussel, le président socialiste du conseil général, au sujet du nouveau pacte de confiance et de solidarité par lequel l’Etat s’est engagé le 16 juillet à faire un geste en faveur des départements. Il s’agit précisément de compenser les dépenses liées au revenu de solidarité active (RSA).

Depuis 2004, le RSA comme l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH) sont versés par les départements, sans que les moyens alloués par l’Etat compensent totalement les dépenses.

En 2012, le département de la Seine-Saint-Denis a dû débourser 170 M€ de plus que ce que l’Etat lui a versé pour ces trois allocations, et ce alors qu’il s’agit d’allocations de solidarité nationale. « Pendant dix ans on nous a dit : Circulez, il n’y a rien à voir. Jean-Pierre Raffarin (NDLR : Premier ministre UMP de 2002 à 2004) avait même coutume de dire : On vous a transféré à l’euro près, mais le nombre d’allocataires n’a jamais cessé d’augmenter ! » commente Stéphane Troussel.

85000 bénéficiaires, soit 6% de plus qu’en 2012

En 2013, ce nombre a progressé de 6% par rapport à l’an dernier. 85000 personnes en difficulté perçoivent aujourd’hui le RSA dans le département, ce qui représente plus de 4% des allocataires de France.

Après l’élection de François Hollande, l’Assemblée des départements de France est à nouveau montée au créneau. Vingt-deux présidents de conseils généraux, dont Stéphane Troussel, ont participé à un groupe de travail pour faire changer la situation. Le déséquilibre entre ce que l’Etat verse et ce que les départements payent en réalité a été chiffré à environ 5 Mds€, pour les trois allocations, dont 1,8 à 2 Mds€ pour le seul RSA.

Dans le pacte conclu le 16 juillet, l’Etat s’engage à remettre 2 Mds€ sur la table à partir de 2014 pour compenser les dépenses liées au RSA. Cette somme doit provenir pour partie de la collecte de la taxe sur le foncier bâti (que l’Etat ne facturera plus aux départements) pour un montant de 830 M€. Il reste 1,3 Mds€, que les départements devraient trouver du côté des transactions immobilières, avec ce qu’on appelle les « DMTO », les droits de mutations à titre onéreux. C’est une taxe sur les frais de notaire, dont le plafond sera porté à 4,5% contre 3,8% à présent. Encore faut-il que les transactions continuent à un bon rythme et que tous les départements augmentent le plafond de cette taxe. Rien n’est précisé non plus sur la manière dont ces fonds seront ensuite répartis par département.

« Il va falloir rester mobilisé », annonce Stéphane Troussel, qui a déjà écrit au Premier ministre, en lui précisant que pour la Seine-Saint-Denis, le différentiel non compensé pour le RSA était de 120 à 130 M€. A titre de comparaison, c’est l’équivalent de quatre collèges neufs.

Source : Le Parisien du 30/07/2013

Sevran : Elles vont livrer manioc et banane plantain chez vous

Marche_AfricainPendant toute leur enfance, Fatoumata Sidibé et Diao Djenaba ont vu leur mère multiplier les aller-retours entre Sevran et le marché africain de Chateaurouge à Paris. « Elles revenaient avec des sacs de riz pesant 20 kg, en métro. Chateaurouge, c’est le plus grand marché africain d’Ile-de-France. Parfois on devait les accompagner, c’était un calvaire » se souvient Diao. Aujourd’hui âgées de 29 ans, ces deux copines viennent de remporter un prix régional Talent des cités avec une bourse de 1500 € pour leur projet E-market Africa.

Un site commercial… et solidaire

Ce site Internet, qu’elles comptent lancer début août est destiné à la diaspora africaine installée en Ile-de-France. Proposant d’abord des produits maliens ou sénégalais (les pays d’origine des deux jeunes entrepreneuses) l’objectif de la plate-forme est d’élargir l’offre à d’autres pays du continent.

Tilapia, banane plantain, manioc ou aubergine africaine, les usagers pourront faire leurs courses directement sur Internet avant de se faire livrer à domicile évitant ainsi les trajets pénibles. Dans un deuxième temps, le site proposera d’envoyer des victuailles directement au Sénégal ou au Mali. Un moyen pour les communautés originaires de ces régions de venir en aide à leurs parents, qui iraient récupérer les courses pré-payées dans des points relais proches de chez eux.

« On a toujours vu nos parents faire des virements d’argent, généralement surtaxés. Nous agissons dans une optique solidaire, nos services seront taxés mais à l’échelle locale, explique Fatoumata. On fait ça pour aider nos communautés, sur des besoins primaires comme la nourriture. »

Pour réussir, les entrepreneuses comptent avant tout sur le bouche-à-oreilles et sur le soutien de leurs familles, très attentives au devenir du projet. « Mon père m’a dit : si le sac de riz est à 50 € sur ton site mais à 40 € en boutique, je ne viendrai jamais chez toi ma fille! », s’amuse Diao.

En septembre, les deux jeunes filles seront en lice pour la finale nationale des Talents des cités.

Source et image : Le Parisien du 25/07/2013

Aulnay Environnement : urgence pour les sinistrés du 19 juin 2013

Inondations_Aulnay_1

Vidéo

Les sinistrés des inondations dans les communes de Seine-Saint-Denis attendent impatiemment l’arrêté de catastrophe naturelle pour les inondations du 19 juin  dans les communes concernées de seine-Saint-Denis.

Les demandes ont été faites par les maires.

Cela concerne plus de 20 communes de la Seine-Saint-Denis.
Les sinistrés attendent avec leurs chaudières et beaucoup d’autres appareils à réparer ou à remplacer.
Le départ en vacances éventuel est compromis ou différé …

 Il y a urgence.

 Les inondations qui se suivent coûtent du temps et de l’argent à tous et un stress profond à ceux qui les subissent.

 Pour 200 communes du sud-ouest l’arrêté a été pris le 29 juin.
Nous sommes le 8 juillet : pour un sinistre de la même période nos populations attendent..

Source : communiqué Aulnay Environnement

Des bennes de grande contenance sur l’espace public d’Aulnay-sous-Bois

benne_ordure_aulnayPour rappel, la ville a mis en place des bennes de grande contenance sur le domaine public pour que les aulnaysiens victimes des inondations puissent venir y jeter leurs déchets. 

Celles ci seront installées à partir de vendredi 21 juin dans l’après-midi Elles resteront jusqu’au lundi 24 juin au matin.

 Elles se situeront aux emplacements suivants:

  • Rond point du Coudray ( à l’intersection du boulevard Lefèvre et de la rue Louis Coutant)
  • Rue du Maréchal Juin ( près du carrefour Jules Vallès, face à l’entrée du stade du Moulin   Neuf )
  • Rue de la Division Leclerc (près de l’accès cantines de l’école Nonneville)
  •  Allée Circulaire (près de l’entrée du parc Faure)

Ces bennes seront barriérées et protégées. Elles porteront un panneau « DECHETS INNONDATIONS« 

Pour information, la déchetterie municipal située dans la zone industrielle des Mardelles rue Henri Becquerel ( tel :01 48 68 55 74 ) est ouverte samedi toute la journée  de 10h à 19h et dimanche de 9h à 13h

Vidéo : Retour sur la réunion d’Aulnay Environnement sur les inondations du 19 juin 2013

Aulnay_Environnement_Inondations

Vidéo

Les inondations du 19 juin 2013 ont laissé de vives séquelles dans de nombreuses parties de la ville, que ce soit au Nord ou au Sud de la voie ferrée. Des habitations ont été ravagées, des sous-sols inondés, du mobilier détruit. Les assurances tout comme les services publics sont encore aujourd’hui débordés. L’association Aulnay Environnement avait organisé, le 2 juillet 2013 dans la salle Dumont, une réunion pour venir en aide aux sinistrés. Par une analyse concrète et détaillée des dégâts et quelques propositions, l’association se mettait à disposition de celles et ceux qui le souhaitaient pour accélérer le processus de reconnaissance de l’état de sinistre dans la ville d’Aulnay-sous-Bois.

Cette réunion a également été l’occasion pour le président André Cuzon de revenir sur une proposition de modification du Plan Local d’Urbanisme, pour interdire la sur-densification des zones pavillonnaires et la construction avec sous-sol total.

Pour accéder à la vidéo du début de cette réunion, cliquer sur l’image.

Aulnay-sous-Bois : Réunion publique le 2 juillet sur les inondations du 19 juin 2013 par Aulnay Environnement

AULNAY VILLE INONDABLE ?

Inondations_Aulnay_1

Vidéo

Une réunion publique avec les victimes des inondations du 19 juin 2013 est organisée, le mardi 2 juillet de 20h30 à 22h00, au Foyer Dumont (6 boulevard Galliéni). Il s’agit d’une initiative de l’association Aulnay Environnement.

« Nous rappellerons les événements de 1982. Nous écouterons les témoignages. Nous ferons un premier bilan. Nous essaierons de bâtir des revendications pour prévenir ces risques d’inondations, en particulier dans les réglements d’urbanisme et leur application. 

Pour faire aboutir nos demandes, il faut être nombreux et organisés.  Vous pourrez adhérer sur place à Aulnay Environnement. Vous pouvez aussi le faire en envoyant un chèque de 10 euros à Robert Halifax (4 rue d’Alésia 93600 Aulnay-sous-Bois) avec vos noms et adresses (postale, téléphone et internet)

Aulnay Environnement ainsi que le Comité des Usagers du RER B Nord seront présents à la fête du canal le dimanche 30 juin au port d’Aulnay au bout de la rue Pierre Jouhet de 11 heures à 18 heures »

Source : communiqué Aulnay Environnement

Aulnay-sous-Bois : Grève terminée à l’hôpital privé

clinique_aulnayLa grève aura duré seize jours. Depuis le 10 juin, des salariés de la société de ménage Elior, de l’hôpital privé de l’est parisien, à Aulnay, manifestaient pour protester contre « les salaires trop bas, les mauvaises conditions de travail ou encore les jours fériés travaillés sous payés », expliquait la CGT. Finalement, « après d’âpres et longues négociations, ajoute le syndicat, un protocole de fin de conflit a été signé. » Les salariés ont obtenu que les jours fériés inclus pendant une période de congés payés ne soient plus déduits des jours de congés, la fin des retenues sur la prime de fin d’année en cas d’arrêt pour accident de travail… « Tout le monde est satisfait », assure Joëlle Wattier, directrice générale des opérations chez Elior services. D’autre part, « les salariés d’Elior ont suscité un important élan de solidarité puisque plus de 5500 € ont été collectés pour soutenir leur lutte », annonce la CGT.

Source : Le Parisien du 27/06/2013

Aulnay-sous-Bois : Les salariés de L’Oréal jardinent au profit des habitants

Loreal_AulnayIls ont troqué leurs ordinateurs pour le motoculteur, la binette ou la tondeuse. Une cinquantaine d’employés du groupe L’Oréal se sont rendus hier à Aulnay dans les quartiers du Zéphyr et de la Rose-des-Vents pour participer à la quatrième édition du Citizen Day. Ce programme, lancé en 2009 par le leader mondial des cosmétiques, permet à des salariés volontaires de donner un coup de main à des associations locales le temps d’une journée payée par leur employeur.

Parmi les vingt-huit actions programmées dans le département, Aulnay accueillait un atelier jardinage et un autre de cuisine, tous deux prévus en collaboration avec l’association des Femmes Relais, qui prend en charge la médiation avec les habitants de la ville. Aïssa Sago, la présidente, est ravie du déroulement de la journée : « C’est une initiative qui aide à embellir le quartier et apporte du bonheur aux gens. Tout le monde y trouve son compte ».

Sur les jardins partagés de l’association, les salariés, venus du laboratoire d’Aulnay mais aussi de toute l’Ile-de-France, ont remis en état des parcelles laissées à l’abandon et mis en terre des plantes aromatiques. Tout en maniant pelles, pioches et binettes, ils échangent quelques anecdotes dans une ambiance détendue. « C’est un bol d’air qui permet de briser la routine », sourit Miguel Castellanos, directeur monde du développement, de l’hygiène et de la sécurité du groupe. « Tous les salariés se mélangent, patrons comme employés », raconte Aurélien Petit, préposé au désherbage d’une parcelle voisine. « La rencontre avec les communautés vivant dans ce quartier est très enrichissante, c’est une belle expérience humaine » ajoute Martin Breban, 27 ans, employé à Levallois (Hauts-de-Seine).

En cuisine, à quelques mètres des jardins, les participants ne sont pas en reste : ils préparent un tajine de poulet aux pruneaux et des pâtisseries orientales. Julien et Ghislain travaillent de concert à la confection de gâteaux à la noix de coco. Pour eux, cette journée est « un vrai moment de détente où l’on peut allier l’utile à l’agréable ».

Source et image : Le Parisien du 26/06/2013

Aulnay-sous-Bois : Les agents de ménage toujours en grève

clinique_aulnayLe CGT organise aujourd’hui une mobilisation pour défendre les salariés d’Elior, une entreprise de nettoyage en charge de l’Hôpital privé de l’Est parisien à Aulnay. Après 15 jours de grève, le syndicat entend poursuivre le mouvement afin de mettre en avant, « les salaires trop bas, les mauvaises conditions de travail ou encore les jours fériés travaillés sous payées ». La CGT affirme qu’un important mouvement de soutien s’est fait jour puisque les salariés en grève ont collecté plus de 5000 € de solidarité. Afin d’amplifier cet élan solidaire, l’UD CGT 93 appelle à un large rassemblement devant la clinique à midi.

Source : Le Parisien du 25/06/2013