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12 nouveaux colleges de la rentree 2014 en Seine-Saint-Denis
Après 3 nouveaux collèges inaugurés en 2013, ce sont encore 12 nouveaux établissements qui font surface en 2014 et qui seront en mesure d’accueillir dans d’excellentes conditions les jeunes séquano-dionysiens lors de la prochaine rentrée.
Lancé en 2010 avec une enveloppe budgétaire de 723 millions d’euros, le PEI est un programme ambitieux et prioritaire de renouvellement des collèges en Seine-Saint-Denis établi sur cinq ans. L’objectif est de répondre aux besoins éducatifs grandissants du département le plus jeune de France métropolitaine. En 2014, ce sont encore 12 collèges qui sortent de terre. Ils répondent tous aux critères de la nouvelle architecture éducative mise en place par le Département.
Une architecture tournée vers l’avenir
Pour un collège en phase avec les enjeux éducatifs d’aujourd’hui et de demain, le Département a décidé de repenser intégralement l’environnement scolaire. Au départ de chaque projet, une conception participative a permis d’adapter et d’intégrer le nouvel établissement à son environnement. Il est essentiel, selon Mathieu Hannotin, Vice-président du Conseil général en charge de l’Éducation et de la Jeunesse, que cette démarche soit associée à l’ensemble des acteurs de l’éducation pour répondre à de nouveaux besoins.
Ces échanges ont notamment abouti à l’élaboration des 10 grands principes qui constituent la base de la nouvelle architecture des collèges de Seine-Saint-Denis :
Le collège dans la ville : les établissements sont intégrés dans leur environnement. Leurs locaux peuvent désormais accueillir des manifestations culturelles et sportives en dehors des périodes scolaires.
Un cadre éducatif serein : le collège a été pensé avec des espaces de transition entre l’intérieur et l’extérieur. Ils comprennent des points de surveillance visuelle et des accès plus sécurisés.
Un collège accueillant pour les parents partenaires : des maisons de parents sont intégrées dans chaque établissement pour faciliter la vie associative et les rencontres parents-professeurs.
Des espaces adaptés aux collégiens : des salles uniques pour les classes de 6ème et des salles modulables en fonction des besoins de travail. De nouveaux espaces de détente.
Restauration scolaire, éducation au goût : des cantines scolaires plus agréables et fonctionnelles.
Le centre de ressources au cœur du nouveau collège : des salles de travail et un centre de ressources (CDI) central. De nouveaux outils et méthodes pour assurer dans de bonnes conditions la transmission des savoirs.
Un collège irrigué par les nouvelles technologies : Des établissements adaptés à notre temps, avec des salles entièrement équipées, 100% câblées, des tableaux numériques…
Un collège respectueux de l’environnement : une meilleure utilisation de l’éclairage naturel, des espaces nature et une réduction des dépenses énergétiques.
Des espaces modulables au service de la pédagogie : ils permettent des cours en petits groupes, l’utilisation du numérique, des possibilités d’affichage mural…
Une pédagogie du patrimoine : pour sensibiliser les élèves du nouveau collège à son histoire, aux conditions de sa construction…
Les 12 établissements qui bénéficient du PEI en 2014
Découvrez ci-dessous les nouveaux établissements de la rentrée 2014
Jean Moulin – Aubervilliers
7ème Collège – Aulnay-sous-Bois
Pierre Curie – Bondy
Louise Michel – Clichy-sous-Bois
5ème Collège – Le Blanc-Mesnil
Jean-Baptiste Corot – Le Raincy
9ème collège – Montreuil
Collège International – Noisy-le-Grand
Anatole France – Pavillons-sous-Bois
Collège Intercommunal Pleyel – Saint Denis / Saint Ouen
Maurice Thorez – Stains
Jean Jaurès – Villepinte
Des modifications de la sectorisation
En fonction de votre zone d’habitation, l’affectation de vos enfants peut être modifiée en vertu des nouvelles possibilités d’accueil offertes par les nouvelles constructions. Testez ci-dessous votre adresse pour plus d’informations :
ATTENTION : Pour les villes du Blanc Mesnil et d’Aulnay-sous-Bois, la sectorisation est susceptible d’évoluer jusqu’au 24 février 2014
La Seine-Saint-Denis va-t-elle disparaître?
Le Premier ministre s’est déclaré favorable à la disparition du 92, du 93 et du 94. Hormis le PC, la plupart des élus y sont favorables.
Le département de la Seine-Saint-Denis n’existera-t-il plus que dans les archives? La question se pose sérieusement depuis que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’est dit, hier matin, favorable à la disparition des départements de la petite couronne et à leur intégration à la métropole du Grand Paris. Ce territoire, qui comprendra près de 6,5 millions d’habitants, verra le jour le 1er janvier 2016. La nouvelle entité aurait en charge le logement et l’aménagement du territoire mais aussi les collèges et l’action sociale. La région, elle, garderait ses compétences, notamment en matières économiques et concernant les lycées.
A l’exception du Parti communiste, violemment contre, le PS, l’UMP et l’UDI seraient plutôt favorables à la disparition du département. Philippe Dallier, sénateur-maire (UMP) des Pavillons-sous-Bois, en est un ardent défenseur depuis longtemps, avec Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran. « J’avais remis un rapport dans ce sens en 2008, souligne le sénateur. Je trouve juste dommage qu’on ait perdu six ans. » La majorité des élus met en avant des notions concrètes comme une plus grande justice fiscale ou l’égalité devant les services publics. Ainsi, il est fort possible que les impôts locaux dans le département baissent un jour grâce à l’harmonisation des taux. A titre d’exemple, la taxe sur le foncier bâti atteint les 15% en Seine-Saint-Denis contre 7% dans les Hauts-de-Seine ou encore 5% à Paris. « Il est évident que la métropole du Grand Paris permettra la réduction des inégalités entre les territoires, poursuit Philippe Dallier. Pourquoi le 92 peut-il encore financer des projets communaux alors que le 93 n’en finance plus depuis deux ans, faute d’argent ? »
Jean-Michel Bluteau, président du groupe UMP au conseil général, est sur la même ligne. « On peut espérer une gestion plus saine des finances et éviter ainsi la Bérézina des emprunts toxiques », affirme-t-il.
Le président du conseil général, Stéphane Troussel, ne connaît que trop bien les différences budgétaires entre départements. Ainsi, les droits de mutation (NDLR : la part que touche le département sur la vente d’un bien immobilier) représentent en 2013 150 M€ pour le 93, 450 M€ pour le 92 et plus d’un milliard d’euros pour Paris. « Cela se traduira par une meilleure redistribution des richesses, analyse-t-il. Mais il ne faut pas brûler les étapes. Beaucoup de questions restent en suspens : qui va s’occuper de la gestion des déchets ou des équipements culturels? »
A l’UDI, c’est la méthode qui gêne. « Je suis favorable à la suppression des départements mais le gouvernement a fait l’inverse de ce qu’il fallait faire, regrette Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy. Il a commencé par condamner à mort les intercommunalités et estropier les communes, privées d’une partie de leurs pouvoirs. »
Seul le PC s’élève contre le projet. « Les départements sont des collectivités proches des gens, on ne peut pas décider de leur disparition juste pour satisfaire une gestion comptable, martèle Hervé Bramy, secrétaire départemental communiste. On va revenir à l’ancien département de la Seine qui a commis d’horribles erreurs comme ces barres dans les cités qu’on cherche à détruire aujourd’hui. » Le conseiller général réclame ainsi un référendum sur le sujet.
Source et image : Le Parisien du 17/01/2014
1 542 761 habitants en Seine-Saint-Denis
Selon les chiffres publiés hier par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), la population a augmenté de 2,61% en cinq ans. Au 1er janvier 2009, le 93 comptait en effet 1503536 habitants. Une hausse conforme à la moyenne nationale, d’environ 0,5% par an. Saint-Denis reste la ville la plus peuplée (108907 habitants, + 10,08%), devant Montreuil (103981, + 1,57%).
Source : Le Parisien du 01/01/2014
Le chômage se stabilise en Seine-Saint-Denis
Le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 0,1 % entre fin octobre et fin novembre dans le 93, soit 120 personnes de plus inscrites à Pôle emploi. Sur un an, la hausse est de 9,3 %.
Pas de retournement de tendance sur le front du chômage en Seine-Saint-Denis, plutôt une stabilisation. Fin novembre, les demandeurs d’emploi étaient aussi nombreux qu’en octobre dans le département, à l’image de la situation en Ile-de-France. Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé le mois précédent) est quasi stable (+ 0,1%, soit 110050 inscrits). En catégories A, B, C, on compte désormais 146260 demandeurs (+ 0%).
Cette stagnation sera-t-elle perçue comme un signe encourageant? Elle ne peut en tout cas dissimuler la tendance observée tout au long de l’année. Le chômage a progressé de 8,9% (A, B, C) en Seine-Saint-Denis, une aggravation plus importante qu’en Ile-de-France (où la courbe n’a grimpé « que » de 7,1% sur la même période). Le département a pourtant vu ouvrir le centre commercial Aéroville (qui a déjà recruté 1600 personnes, dont beaucoup en Seine-Saint-Denis). Mais il s’apprête à voir disparaître l’usine PSA d’Aulnay, qui fermera en 2014.
Les seniors sont les plus durement touchés par la crise
L’emploi est depuis longtemps la priorité affichée des pouvoirs publics dans le département. Les initiatives se multiplient, comme l’impressionnant forum annuel en direction des 16-25 ans. L’édition d’octobre, organisée au sein du Stade de France à Saint-Denis, a attiré près de 7000 jeunes candidats. De nombreux emplois d’avenir ont aussi été créés. De fait, la situation des – 25 ans tend à s’améliorer ces derniers mois (-1,2% de chômeurs en novembre).
Ce sont les seniors qui sont le plus durement touchés par la crise. Le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a progressé de 13,7% en un an (+ 1,4% le mois dernier). Et certains ont bien du mal à rebondir, comme ces anciens salariés du garage Renault, toujours à l’affût d’une proposition d’embauche.
Source : Le Parisien du 27/12/2013
30ème forum export de la Seine-Saint-Denis le 26 novembre
Si vous avez un projet de développement international, si vous souhaitez trouver des partenaires à l’étranger, et découvrir les aides et les outils de l’exportation, n’hésitez pas venir participer à cet évènement.
Programme
9h00 > 13h : MIS’EXPORT
Module d’Information Spécialisée Export : les premières clés pour exporter Il vous permet de rassembler les éléments indispensables à la préparation et à la mise en œuvre de votre projet international.
Participation : 150 € HT
10h30 > 17h30 : ENTRETIENS INDIVIDUELS EXPERTS PAYS
Présenter son projet, valider sa démarche au cours d’un entretien organisé avec les experts de 18 pays : Allemagne / Belgique / Grande-Bretagne / Norvège / Russie / Suède / Suisse / Algérie / Côte d’Ivoire / Maroc / RDC Congo / Sénégal / Tunisie / Inde / Thaïlande-Birmanie / Vietnam / Brésil / Colombie
Entretiens gratuits de 30 min. Sur inscription.
13h00 > 17h30 : ESPACE PARTENAIRES
Rencontrez les partenaires des entreprises à l’international pour structurer votre démarche export, participer à des salons à l’étranger, vous informer sur les aides techniques et financières, évaluer et couvrir le risque marché, appréhender les formalités en douane :
- BP Rives de Paris
- IDF, Capital
- Euler Hermes
- Société Générale
- Services d’appui à l’international de la CCI Paris Ile de France
- UCCIFE
- Entreprise Europe Network
- Réseaux inde
- Échangeur PME
- Services de la CCI Seine-Saint-DenisCTLN
- CCEN
- CMA
- Bpifrance export
- COFACE
- Conseillers du Commerce Extérieur de la France
- Direction des Facilitations du Commerce Extérieur
- Douanes
- Ubifrance
- DIRECCTE
- CGPME
- Medef 93
- Femmes chefs d’entreprise
- CG-SSD
- Europages
- Université Paris 8
- Université Paris 13
Partenaire média : le MOCI
14h > 16h : ATELIERS THÉMATIQUES
14H00 > 15H00 – Atelier technique : « Se renseigner sur un partenaire ou un client. »
15h > 16h – Atelier : L’Inde est elle un marché à votre portée ?
16h15 > 17h15 : SPEED BUSINESS MEETING DU CERCLE EXPORT
Accroître les opportunités d’affaires et enrichir le carnet d’adresses des entreprises du département travaillant déjà à l’international ou ayant des projets export.
17h30 > 18h45 : CONFÉRENCE DE CLÔTURE
« 30 ans d’export en Seine-Saint-Denis : l’atout des PME »
18h45 > 19h00 : REMISE DES 6e PRIX EXCELLENC’EXPORT
Trois trophées décernés : « Espoir de l’export », « Croissance à l’export », « Implantation réussie ».
19h00 > 20h30 : Cocktail
30ème forum export de la Seine-Saint-Denis
Quand : Mardi 26 Novembre de 9h à 19h
Où : Chambre de commerce et d’industrie départementale de Seine-Saint-Denis – Bobigny
Programme et inscription : www.faitesdelinternational.com/93/
Trophées commande publique 2013 : 2ème place du podium pour la Seine-Saint-Denis
En pointe pour leurs politiques d’achat, la Ville de Royan, le conseil général de Seine-Saint-Denis et la Ville de Saint-Ouen décrochent les Trophées de la commande publique 2013. La Ville de Lannion reçoit le prix spécial décerné aux petites structures.
Que fait un acheteur public en temps de crise ? Il se recentre sur l’efficacité économique de ses marchés et sur ses relations avec le tissu des entreprises. C’est du moins la tendance qui ressort des dossiers de candidature reçus pour la sixième édition des Trophées de la commande publique organisés par achatpublic.info et le Groupe Moniteur. Réuni le 5 novembre à Paris, le jury a désigné quatre vainqueurs sur la base de divers critères, tels que la valorisation de nouvelles pratiques, la performance et la sécurisation des procédures obtenues, l’implication des différents acteurs de la structure ou encore la reproductibilité de la démarche.
Royan ou la candidature sécurisée
C’est la Ville de Royan (Charente-Maritime) qui décroche le premier prix, pour sa stratégie de consolidation de la phase de sélection des candidatures. Secouée par un contentieux relatif à l’attribution d’un marché à une entreprise nouvellement créée, qui a failli lui coûter cher, la Ville a élaboré deux documents. D’une part, un guide permettant aux acheteurs de se retrouver dans la jungle des documents fiscaux et sociaux demandés, avec notamment un visuel des attestations fiscales et sociales existantes et une check-list des pièces requises. D’autre part, un guide « des erreurs à ne pas commettre » destiné aux entreprises. Un coffre-fort virtuel permettra en 2014 de limiter la production répétitive des attestations et justificatifs requis.
Tout pour la performance achat en Seine-Saint-Denis
Le Conseil général de Seine-Saint-Denis monte sur la deuxième place du podium, avec la construction d’une approche « performance achat » pour les marchés de logistique et de travaux du département. Portée par un « bureau politique achat », elle vise intégrer à terme dans tous les marchés de la direction les enjeux de performance définis : optimisation financière, développement durable, protection de la santé des utilisateurs et performance des procédures de passation. Cela passe notamment par la conduite d’études ciblées sur un segment de marché, une évaluation annuelle des fournisseurs stratégiques et une cartographie annuelle des achats. Un guide des éco-matériaux pour aider à la rédaction des marchés à bons de commande relatifs aux sols souples, menuiseries bois et peintures a été élaboré. Le tout s’inscrit dans une démarche qualité, la direction ayant obtenu une double certification qualité et environnementale en janvier 2013 (ISO 9001 et ISO 14001).
La qualimétrie appliquée aux marchés de Saint-Ouen
Le troisième prix échoit à la Ville de Saint-Ouen et sa démarche qualimétrique des achats, qui s’appuie notamment sur une fiche d’évaluation des prestations effectuées. L’outil permet un suivi effectif de l’exécution du marché, une évaluation des entreprises et un référencement des meilleures d’entre elles, ainsi qu’une structuration des achats futurs pour obtenir la meilleure performance économique. C’est également un moyen simple pour informer les élus a posteriori sur l’exécution des marchés qu’ils ont attribués en commission d’appels d’offres. Une partie de la fiche est transmissible aux entreprises, qui peuvent ainsi mettre en place des actions correctives en cas de défaillances ou au contraire se prévaloir de bonnes évaluations auprès d’autres donneurs d’ordre.
Enfin le Trophée dans la catégorie « Petites structures » est décerné à la Ville de Lannion (Côtes-d’Armor), chef de file d’un groupement de commandes mis en place en 2011 pour l’achat de denrées alimentaires biologiques. Aujourd’hui, Lannion achète en biologique 100 % de fruits et légumes et 50 % de produits laitiers et produits secs pour ses crèches et écoles et favorise les circuits courts d’approvisionnement.
Les Trophées seront remis au Salon des maires et des collectivités locales (SMCL) le 21 novembre à Paris.
Le Département et l’Éducation nationale s’engagent dans la co-éducation pour la réussite des collégiens de Seine-Saint-Denis
Mercredi 2 octobre aux Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine, Stéphane Troussel accueillait les principaux des collèges de Seine-Saint-Denis. Cette rencontre annuelle a été l’occasion de présenter et de signer officiellement avec la communauté éducative le premier Projet Éducatif Territorial.
Le Projet Éducatif Territorial
Le Département de la Seine-Saint-Denis et la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale mettent en œuvre des politiques éducatives volontaristes adaptées au territoire de la Seine-Saint-Denis.
L’académie de Créteil s’est récemment doté d’un Projet Académique et le Conseil général s’est engagé fortement pour l’éducation avec l’adoption d’un Plan Exceptionnel d’Investissement pour les collèges et d’un Plan Éducatif Départemental qui consacre chaque année 8 millions d’euros à l’accompagnement des mesures éducatives au sein des collèges (Accueil des Collégiens Temporairement Exclus, Culture et Art au Collège, les voyages Odyssée jeunes, les résidences d’artistes In situ, les balades de découvertes urbaines).
Né de cette double démarche, le Projet Éducatif Territorial concrétise la volonté du Département et de la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale de travailler conjointement sur les actions existantes comme sur les expérimentations.
Quatre axes d’actions en faveur des élèves, des parents, des établissements et des personnels sont privilégiés.
Un cadre pour le développement d’expérimentations plus ciblées durant les trois prochaines années est également fixé.
Cette gouvernance inédite des politiques éducatives vise à la réussite scolaire et personnelle de tous les collégiens de la Seine-Saint-Denis. Elle sera présentée aux équipes de direction des collèges lors de la rencontre organisée chaque année par le Conseil général.
Le projet de loi sur les emprunts toxiques fait bondir les élus de la Seine-Saint-Denis
Pour aider les collectivités à se débarrasser des prêts à risques, le gouvernement propose la création d’un fonds de soutien. Ses modalités de mise en place sont très critiquées.
La guerre engagée par le département de la Seine-Saint-Denis contre les banques qui ont empoisonné sa dette de prêts dits toxiques (lire ci-dessous) prend une nouvelle tournure. Hier, l’association Acteurs publics contre les emprunts toxiques (APCET), créée sur l’initiative de l’ancien président (PS) du conseil général Claude Bartolone et qui regroupe aujourd’hui une centaine de collectivités locales, s’est alarmée, lors de son assemblée générale, du dispositif prévu par le gouvernement pour sortir les villes de l’ornière.
L’article 60 du projet de loi de finances 2014 prévoit en effet la création d’un fonds de soutien aux collectivités et organismes publics de 100 M€ par an durant 15 ans, une enveloppe financée pour moitié par les banques. Mais voilà, le texte stipule que pour en bénéficier, les collectivités doivent renoncer à tout contentieux. En Seine-Saint-Denis, cette condition est jugée « inacceptable » par Stéphane Troussel, président (PS) du conseil général et trésorier de l’APCET. Il faut dire que le département a engagé devant la justice 15 procédures pour un montant de 377 M€ de prêts à risques. En février, le 93 qui avait attaqué Dexia sur trois prêts a obtenu le remplacement de leurs taux par le taux d’intérêt légal en vigueur. A titre d’exemple, l’un des crédits passait ainsi de 7,04% à 0,71%. La banque a fait appel de cette décision mais la justice n’a pas encore tranché définitivement.
Ne pas déstabiliser le secteur bancaire
Toutefois, ce premier jugement rendu par le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) a créé un appel d’air : les assignations contre la Société française de financement local (la Sfil a hérité des emprunts toxiques de Dexia qui a été en partie démantelée) et Dexia ont triplé depuis février. Le dispositif gouvernemental entend ainsi stopper cette inflation qui « risquerait de déstabiliser le secteur bancaire français », selon le texte du projet de loi qui redoute « une restriction de l’accès au crédit par les collectivités locales » et s’inquiète de conséquences pour les finances de l’Etat qui est actionnaire à 75% de la Sfil.
Stéphane Troussel, qui dénonce une « amnistie » des banques, s’insurge contre un « chantage », « un marché de dupes ». « L’idée de ce fonds est louable, mais le texte exige qu’au préalable, la collectivité ait trouvé un accord avec les banques sur tous les contentieux en cours. Pour nous, ce n’est pas possible! », juge le président du conseil général. Il cite en exemple l’accord trouvé il y a trois semaines avec la banque irlando-allemande Depfa contre laquelle il avait déposé deux recours en justice. Le département a obtenu des taux fixes pour deux prêts à risques aux termes de deux ans de négociation. « Nous n’avons éteint le contentieux que lorsque la négociation a abouti : il ne faut pas prendre le problème à l’envers », préconise l’élu. Dexia et la Sfil n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Le ministère du Budget n’a pas répondu à nos sollicitations.
Troussel veut faire payer les anciens dirigeants de Dexia
Porte-étendard dans la croisade contre les emprunts toxiques, la Seine-Saint-Denis ne digère pas l’impunité des anciens dirigeants de Dexia, la banque franco-belge qui a conduit bon nombre de collectivités à souscrire des produits financiers à risque. En effet, les patrons défaillants remerciés sont partis avec indemnités et avantages substantiels. Stéphane Troussel, le président (PS) du conseil général, vient d’écrire au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault pour lui demander d’engager des recours contre ces primes étonnantes. Et de citer l’ancien président du conseil d’administration de la banque (de 1999 à 2006), Pierre Richard, parti avec une rente annuelle de 300000 € « aux termes d’une transaction en date du 11 mars 2013 », relève Stéphane Troussel, soit bien après la découverte de la mauvaise gestion de la banque, ou encore l’ex-administrateur délégué Axel Miller qui a bénéficié en 2008 d’une indemnité de départ de 825000 €.
Des pensions déjà dénoncées en juillet dernier dans le rapport de la Cour des comptes sur Dexia. Cette dernière avait d’ailleurs demandé à l’Etat d’étudier les possibilités juridiques afin de récupérer ces sommes et ce avant qu’il n’y ait prescription, en 2014. « Rien n’a été fait. Pour nous il est inconcevable que leur responsabilité individuelle n’ait jamais été mise en cause et qu’en outre ils bénéficient de ces retraites chapeaux. Seul l’Etat, en tant qu’actionnaire de la banque, peut engager ces recours », alerte le président du conseil général du 93.
Mis en cause, le groupe Dexia n’a pas souhaité réagir sur ce sujet.
Source : Le Parisien du 02/10/2013
Projet éducatif départemental en Seine-Saint-Denis
En s’appuyant sur son expertise, ses ressources mais aussi en analysant les besoins du territoire, le Département fait le choix d’œuvrer pour la réussite de tous. La mobilisation que porte le Projet éducatif est indispensable car la Seine-Saint-Denis, malgré toutes les richesses qu’elle recèle, reste fortement marquée par une situation socio-économique préoccupante.
Favoriser la réussite, c’est d’abord assumer pleinement les responsabilités du Département et engager un plan de rattrapage sur la qualité du bâti scolaire en offrant aux équipes éducatives un environnement attractif et agréable. Avec le plan exceptionnel d’investissement de 723 millions d’euros en faveur des collèges, le Département considère que l’architecture scolaire alimente l’acte éducatif. En se mettant au service des élèves parce qu’elle fait de la place au numérique, à la culture, aux lieux de détente… elle cultive l’envie d’apprendre.
Mais intervenir sur le bâti n’est pas suffisant, il faut agir sur l’humain particulièrement sur un territoire où l’École constitue le lieu privilégié de l’accès au savoir et à la culture.
C’est pourquoi, le Département a choisi d’aller au-delà de ses compétences et de se doter d’un Projet éducatif, pendant du Plan exceptionnel d’investissement pour les collèges. Il poursuit ainsi l’action menée depuis de nombreuses années, aux côtés de l’Éducation nationale.
Le Projet éducatif s’adresse aux adolescents de 11 à 16 ans, en appréhendant l’ensemble de leurs temps de vie, scolaire et non scolaire.
L’objectif est de contribuer à leur réussite scolaire et personnelle, et de favoriser leur accès au plein exercice de la citoyenneté. Avec ce Projet, le Département souhaite contribuer à la réussite de tous les enfants et les jeunes du territoire et leur permettre de devenir des individus épanouis, autonomes dans leur pensée, leur vie personnelle et professionnelle, libérés des déterminismes sociaux.
La Seine-Saint-Denis va tester une aide pour les jeunes précaires
Une allocation de 450€ mensuels sera expérimentée pour les 18-25 ans.
La Seine-Saint-Denis est le seul département d’Ile-de-France parmi les dix qui vont expérimenter la « garantie jeune », une allocation de 450 € mensuels pour les 18-25 ans en situation précaire. Le test doit débuter en principe cet automne. La liste de ces territoires a été dévoilée lundi par le gouvernement. Un autre département francilien, l’Essonne, est également concerné, mais il fait partie d’une seconde vague de dix territoires, qui testeront la mesure en 2014.
Dans le 93, la tranche d’âge des 18-25 ans est la plus touchée par le chômage, et environ 10000 d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. Ce sont eux qui sont visés par le dispositif. Car, jusqu’à présent, le revenu de solidarité active (RSA) était la seule allocation existante, mais à partir de 25 ans (sauf exceptions). L’idée est donc de donner un coup de pouce aux plus jeunes, sans emploi et surtout hors de toute formation. « Nous avons l’un des départements les plus jeunes et les plus pauvres de France, nous étions tout indiqués pour faire partie de l’expérimentation, souligne Stéphane Troussel, président PS du conseil général, qui s’était porté candidat dès l’annonce du dispositif. Évidemment ça ne résoudra pas tous les problèmes, il s’agit d’une expérience mais, au moins, les pouvoirs publics au sens large se mobilisent pour s’occuper de ceux qui ont le plus de mal à s’intégrer », estime-t-il.
Quelques centaines de bénéficiaires d’ici fin 2013
L’idée est donc de faire appel à tous les services qui ont affaire à la jeunesse : les missions locales, les assistantes sociales, le service de protection judiciaire de la jeunesse, la caisse d’allocations familiales, les clubs de prévention… D’ici la fin de l’année, seules quelques centaines de jeunes vont être concernées mais la montée en puissance devrait être progressive. C’est, en tout cas, ce qu’espère Laurent Gaillourdet, président de Convergences 93 qui regroupe les missions locales du département. « Nous sommes favorables à cette mesure mais pour le moment, nous manquons de détails, s’inquiète-t-il. Quelle est l’enveloppe financière? Quels sont les critères d’attribution? Quelle sera la répartition géographique? Tiendra-t-on compte des problèmes de logements? ». « Je ne doute pas une seconde que l’État finance à 100% ce dispositif », assure Stéphane Troussel, qui, comme d’autres présidents de conseils généraux, a demandé à l’État plus de moyens pour assumer le paiement du RSA et autres allocations. Le gouvernement vise, pour l’ensemble du territoire national, le seuil de 10000 allocataires en 2013 et de 30000 en 2014. Le rythme de croisière devrait s’établir ensuite à 100000 par an.
Source : Le Parisien du 14/08/2013

