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400 aspirants profs prêts à « essuyer les plâtres » en Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne et Val-de-Marne

ProfesseursIls vont « essuyer les plâtres » avait annoncé le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon. À partir de la semaine prochaine, 400 étudiants professeurs dans l’académie de Créteil (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Seine-et-Marne) testent la nouvelle formation mise en place par le gouvernement socialiste. Les Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espé), officiellement nées hier, formeront désormais en alternance, lors de leur 2e année de Master, les aspirants professeurs. Si le nouveau dispositif devrait être totalement opérationnel à partir de la rentrée prochaine, il a été choisi de l’ouvrir dès cette année aux étudiants titulaires d’un Master 1.

Ils vont combler un déficit de postes

« Une année transitoire nécessaire afin d’assurer la jonction entre l’ancien et le nouveau système », selon le rectorat de l’Académie de Créteil. À la différence de leurs futurs successeurs, qui posséderont dès l’année de Master 2 le statut de professeur stagiaire, les étudiants du cru 2013-2014 ne pourront l’obtenir qu’à la fin de cette année scolaire. Ils vont cependant suivre dès cette année une formation en alternance avec un minimum de 6 heures de cours par semaine.

Cette année transitoire tombe également à pic, car elle permet de combler un déficit en termes de postes. Il y a eu 430 créations de postes à cette rentrée dans l’académie de Créteil. Des nouveaux postes non pourvus par le nombre d’admis aux concours de l’an dernier. « Il nous fallait trouver des ressources en termes de professeurs, on s’est donné les moyens de les avoir », reconnaît Jean-Michel Alfandari, secrétaire général de l’Académie.

« Il fallait lancer la dynamique, donner un signal que l’Education nationale recrute, qu’il y a du travail », reconnaît-on du côté de la CFDT, qui déplore le déficit d’attractivité dont souffre depuis plusieurs années le métier d’enseignant. De son côté, la CGT regrette une « mesure d’affichage », et que le rectorat n’ait pas directement recruté davantage de professeurs au niveau du concours.

A l’académie, on se félicite en tout cas du nombre de postes supplémentaires, assurant qu’il y aura bien « un prof devant chaque classe » pour la rentrée.

Source : Le Parisien du 28/08/2013

Le Secours populaire emmène 5 000 enfants d’Ile-de-France à la mer

secours_populaireCinq mille petits Franciliens de 6 à 12 ans privés de vacances se retrouvent aujourd’hui sur la plage de Cabourg (Calvados) pour une journée de rêve, grâce au Secours populaire français. C’est la Journée des oubliés des vacances, une tradition lancée par le SPF en 1979 pour offrir une dernière sortie de l’été avant de reprendre le chemin de l’école à ces enfants des huit départements d’Ile-de-France, qui seront accompagnés par 1300 bénévoles et… en principe par la première dame de France, la compagne du président Valérie Trierweiler.

Source : Le Parisien du 28/08/2013

Remous politiques à Saint-Denis : vers une liste Front de Gauche à Aulnay-sous-Bois ?

PCF_Aulnay_Securite_1L’annonce de la candidature à Saint-Denis de Mathieu Hanotin (PS) pour les élections municipales 2014 pourrait provoquer quelques remous dans d’autres villes du départements. Le pacte de non agression entre le PS et le Front de Gauche est en effet mis à mal par cette candidature : Didier Paillard, Maire Front de Gauche sortant, appelait au rassemblement des forces de la Gauche.

Ce n’est pas la première fois que des tensions surviennent entre les deux partis politiques : les querelles au Conseil Général ont donné du fil à retordre à la coalition (construction et rénovation de collège avec un partenariat public/privé, vote du budget 2013…). Le Parti Socialiste bénéficie toujours d’une position de force face à ses alliés, qui perdent pied petit à petit en Seine-Saint-Denis (perte du Conseil Général et affaiblissement dans plusieurs villes en 2008).

On peut se demander si ce nouvel épisode ne viendra pas ternir les relations quasi-idylliques entre les composantes du Front de Gauche d’Aulnay-sous-Bois et le PS de Gérard Ségura, Maire d’Aulnay-sous-Bois. Plusieurs militants du Front de Gauche souhaiteraient en effet constituer une liste aux prochaines élections municipales, alors que plusieurs de ses dirigeants locaux préfèreraient rester dans une coalition confortable avec le Parti Socialiste. Il serait en effet risqué pour le Front de Gauche, et surtout le PCF, de partir dans une aventure qui pourrait les évincer de la majorité.

Reste à savoir si les dirigeants Aulnaysiens seront sur la même longueur d’onde que les responsables départementaux. Réponse certainement dans les prochaines semaines…

550 chômeurs de plus en Seine-Saint-Denis au mois de juillet

POLE_EMPLOI_NEW_13-11550 chômeurs de plus étaient recensés en Seine-Saint-Denis à la fin du mois de juillet. Le département compte désormais 107370 demandeurs d’emploi (en catégorie A). Le chiffre augmente de 0,5% par rapport à juin dernier (+ 0,4% en Ile-de-France sur la même période). Sur un an il est en hausse de 10,4%. Quant aux chômeurs ayant exercé une activité au cours du dernier mois (catégories A, B, et C), ils étaient 143380 à la fin du mois de juillet (+ 2,1% en un mois).

Source : Le Parisien du 28/08/2013

Aulnay-sous-Bois : 171 nouveaux logements dans le quartier du Gros Saule

Gros_Saule_FoyerProchainement, le quartier du Gros Saule aura 171 nouveaux logements sociaux, dont le bailleur sera 3F. Ces nouveaux bâtiments se trouvent sur la rue Calmette et Guérin.

117 nouvelles studettes avec kitchenettes remplaceront également le foyer ADEF.

Livraison dans les prochains mois.

Pour une réforme radicale de la vie politique de la ville

synthese_presse_rapport mechbacqLa participation : un enjeu majeur du renouvellement des pratiques politiques

Si le rapport est centré sur la question de la participation dans les quartiers populaires, il convient d’abord de rappeler que cette question traverse et interroge l’ensemble de la vie politique française et n’est pas spécifique à ces quartiers. Au cours des vingt dernières années, elle s’est imposée comme un enjeu majeur dans les politiques publiques et comme enjeu démocratique, à la croisée de revendications portées par les mouvements sociaux et d’un processus de « modernisation » de l’action publique.

L’horizon dans lequel nous souhaitons inscrire ce rapport est celui d’une participation qui aille au-delà de la communication ou de la concertation autour de projets et de politiques publiques, qui prenne en compte à la fois les enjeux de pouvoir, les inégalités et la conflictualité dans le débat démocratique, dans une perspective de transformation sociale.

Cela nous conduit à envisager la participation dans ses différentes dynamiques, institutionnelle, d’interpellation et d’initiative.

La dynamique participative Institutionnelle est celle qui est la plus reconnue ; elle procède d’une offre institutionnelle comme par exemple les conseils de quartiers ou les réunions publiques. Les expériences des conseils de quartier ont cependant montré qu’il ne suffit pas d’ouvrir des espaces institutionnels de participation pour qu’ils soient occupés. De plus, quand ces espaces sont investis, il arrive bien souvent que les plus précaires et les plus discriminés restent en dehors du jeu et même parfois que les décisions soient prises à leur encontre.

D’un autre côté, les dynamiques citoyennes peuvent s’inscrire dans une logique d’interpellation qui s’adresse aux pouvoirs publics ou à des acteurs privés pour demander, contrôler, proposer. Elles peuvent aussi prendre la forme de mises en œuvre, d’initiatives collectives, d’organisation de solidarités et de réponses concrètes. Mais elles courent le risque de la marginalisation ou de la parcellisation si elles n’embrayent pas sur des transformations institutionnelles.

Dépasser ces limites implique l’articulation de ces deux dynamiques, institutionnelle et d’initiative.

Le rendez-vous manqué de la politique de la ville

Faire des habitants les acteurs du changement, telle était l’approche préconisée par Hubert Dubedout dans son rapport de 1983. Cette démarche suscita alors une forte attente des professionnels, des citoyens et des associations. Trente ans  plus tard, force est de constater que, même si les rapports successifs ont régulièrement réaffirmé cet objectif et si la politique de la ville a constitué un lieu riche d’expérimentations participatives, ce projet reste largement inabouti. La politique de la ville est restée une politique conduite et décidée « par le haut », avant tout initiée par des professionnels et des élus locaux. Certes, elle n’a pas été sans effets concrets en termes d’aménagements urbains ou de renforcement des services publics de proximité mais elle n’a pas produit la dynamique sociale attendue.

De nombreux dispositifs ont été expérimentés mais les expériences sont restées des expériences au point que le seul mot d’expérimentation provoque une réaction épidermique chez nombre d’acteurs de la politique de la ville. Le cumul de savoir faire permettant une structuration des pratiques, leur généralisation et surtout la transformation des cultures professionnelles, administratives et politiques n’a pas eu lieu. Par ailleurs, la participation dans ses formes institutionnalisées, qu’il s’agisse des conseils de quartier ou des structures propres à la politique de la ville s’est essoufflée. Elle est souvent caractérisée par l’absence des plus précaires ou des jeunes ce qui a parfois conduit au constat que la participation se faisait « contre eux », un enfermement dans la proximité conduisant à laisser de côté les grands enjeux de transformation des quartiers populaires au profit d’un centrage sur la gestion du quotidien, l’instrumentalisation du milieu associatif dans une logique de délégation de services publics, (4) l’absence de règles du jeu et d’explicitations claires des enjeux de la participation. Au total, une participation le plus souvent sans enjeux et sans effets même si elle déploie parfois une batterie impressionnante d’outils de communication. Ces constats sont sévères ; ils ne sont pas spécifiques à la politique de la ville mais prennent un relief particulier dans les quartiers  populaires tant l’attente et les enjeux y sont importants.

C’est une réforme radicale qu’il convient d’engager, mettant les habitants au centre de la politique de la ville et ayant l’audace d’engager une véritable politique d’ « empowerment à la française ».

Source et article complet : rapport au ministre délégué chargé de la ville, par Marie-Hélène Bacqué et Mohamed Mechmache

Aulnay-sous-Bois : une maison comporte plusieurs appartements rue de Reims

Reims_Aulnay_AppartsLa crise du logement aidant, plusieurs propriétaires de pavillons ont transformé leur pavillon en une multitude d’appartements, pour rentabiliser leur acquisition. Ainsi, rue de Reims, une maison d’un volume standard a été transformé en 12 appartements, si l’on en croit les boites aux lettres visibles via l’image ci-contre.

Louant un studio allant parfois jusqu’à 700 € (ce n’est peut-être pas le cas ici), ce scandale avait fait réagir les médias et quelques services publics. Problème : compte-tenu du manque de logements en Région Parisienne notamment, il est impossible pour les services publics de mettre fin à ce marchandage de sommeil, sans mettre plusieurs familles à la rue.

Dans le cas présent, les loyers sont peut-être modérés, les conditions sanitaires respectées et l’électricité aux normes. Ce n’est cependant pas toujours le cas dans ce type d’opération.

A noter que la rue de Reims a une spécificité : quand on vient du Boulevard de Strasbourg, elle est en sens interdit des deux côtés !

Aulnay-sous-Bois : la résidence Vert Harmony toujours en construction

Vert_Harmony_AulnayLe programme immobilier Vert Harmony, englobé dans le projet Lot A du Vélodrome, est toujours en construction. 117 logements en accession à la propriété seront livrés d’ici peu.

Les logements sont parmi les moins chers du marché (dans le neuf). Les bâtiments se trouvent en face de la cité des Etangs et jouxte le terrain du Vélodrome.

Vidéo : Rénovation de la copropriété de la Morée à Aulnay-sous-Bois

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Vidéo

Les couleurs verdâtres des tours de la copropriété à Aulnay-sous-Bois sont en train de disparaitre : une couleur blanche apparaît, une fois les opérations de calfeutrement effectuées. Décidé en 2005, le Plan de Sauvegarde de cette copropriété en difficulté touche bientôt à sa fin : les ascenseurs ont été pour partie remis aux normes, les fenêtres ont été changées, l’isolation refaite…

Si les problèmes de sécurité et d’emploi n’ont pas disparu pour autant, un meilleur habitat pourrait peut-être donner un nouveau souffle pour ce quartier. L’avenir (dans 10 ans ?) nous le dira…

Pour accéder à la vidéo de cette rénovation, cliquer sur l’image.

Le couple d’octogénaires précipite sa voiture dans le canal de l’Ourcq

Police_AulnayUne femme de 80 ans est décédée hier matin, vers 9h30, après que sa voiture a coulé dans le canal de l’Ourcq, au niveau du quai d’Amsterdam, aux Pavillons-sous-Bois. Son mari de 84 ans, qui se trouvait lui aussi dans le véhicule, a été secouru in extremis.

Le vieillard a été rapidement transporté à l’hôpital Jean-Verdier à Bondy où sa vie n’était plus en danger hier. D’après la préfecture de Seine-Saint-Denis, le couple, originaire du Raincy, a laissé à son domicile une lettre adressée à la femme de ménage du couple indiquant son intention de se suicider.

La victime était atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis plusieurs années. « Lorsque la voiture a plongé dans l’eau du canal, les agents de la police municipale de Pavillons-sous-Bois se trouvaient à proximité, raconte Philippe Dallier, le sénateur-maire UMP des Pavillons. Ils se sont précipités dans le canal et sont parvenus à extraire le mari du véhicule mais malheureusement ils n’ont pas pu sauver sa femme ».

Ils étaient « très entourés » d’après une voisine

Le couple habitait à quelques kilomètres une maison située sur la commune voisine du Raincy, qu’il partageait avec leur fille, leur gendre et leur petite fille. « C’était un couple très uni qui adorait ses enfants et petits enfants, témoigne une voisine du couple. Une vraie famille italienne. Ils étaient très entourés. C’est dire la violence de la maladie d’Alzheimer pour parvenir à de telles extrémités. »

La municipalité du Raincy ne connaissait pas le couple qui n’était inscrit à aucune des activités d’été que ce soient les sorties ou le plan canicule.

Source : Le Parisien du 27/08/2013