« Pour ce scrutin, les compteurs sont remis à zéro », estime Séverine Maroun (LR). Dans ce canton dont elle est la conseillère départementale sortante, la première adjointe du maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza (LR) s’avance pourtant en terrain conquis.
Lors des élections de 2015, le tandem qu’elle formait avec ce dernier avait recueilli près de deux tiers des suffrages exprimés. En raison du non-cumul des mandats, Bruno Beschizza a laissé, dès 2016, son siège à son suppléant, Mohamed Ayyadi.
L’an dernier, le maire d’Aulnay a été réélu dès le premier tour des municipales. Le binôme composé de Séverine Maroun et de Franck Cannarozzo (LR), lui aussi adjoint au maire, s’avance donc en favori lors du scrutin des 20 et 27 juin. La candidate confie d’ailleurs une ambition qui dépasse sa ville-canton : ravir le département à la gauche.
« Je me bats pour Aulnay mais aussi pour la Seine-Saint-Denis », dit-elle. Séverine Maroun critique « l’inégalité de traitement » du conseil départemental qui s’opère, selon elle, au détriment des communes gérées par la droite, comme Aulnay.
«Pour la droite, toute aide revient à de l’assistanat»
Sur les douze candidats titulaires dans le canton, sept étaient déjà en lice lors des municipales, l’an dernier. C’est le cas de Séverine Maroun et de Franck Cannarozzo. C’est aussi le cas d’Oussouf Siby (PS) et d’Adélaïde Gandji (SE), qui figuraient sur la liste arrivée en deuxième position.
Le premier siège au conseil municipal depuis un an. La seconde, sympathisante communiste, est éducatrice spécialisée. Le binôme défend les couleurs de l’union de la gauche portée par Stéphane Troussel, le président (PS) sortant du conseil départemental.
Seul membre encarté de ce quatuor de candidats titulaires et suppléants, Oussouf Siby vante l’apport de la société civile face à Séverine Maroun et Frank Cannarozzo, « deux cumulards ». Il reproche à la première de ne pas avoir voté pour le versement des « chèques réussite » de 200 euros pour chaque enfant entrant en sixième. « Pour la droite, toute aide revient à de l’assistanat », critique-t-il.
« J’étais favorable à ce dispositif mais tous les petits Aulnaysiens n’avaient pas accès à ce chèque, voilà pourquoi je n’étais pas d’accord, réplique Séverine Maroun. Et si nous siégeons dans plusieurs instances, c’est parce que nous sommes élus de la majorité. Cela permet, en brossant tous les tableaux de la ville, de défendre au mieux ses intérêts. »
Source et article complet : Le Parisien