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Départementales 2021 à Aulnay-sous-Bois, Frank Cannarozzo et Séverine Maroun avancent en terrain conquis

« Pour ce scrutin, les compteurs sont remis à zéro », estime Séverine Maroun (LR). Dans ce canton dont elle est la conseillère départementale sortante, la première adjointe du maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza (LR) s’avance pourtant en terrain conquis.

Lors des élections de 2015, le tandem qu’elle formait avec ce dernier avait recueilli près de deux tiers des suffrages exprimés. En raison du non-cumul des mandats, Bruno Beschizza a laissé, dès 2016, son siège à son suppléant, Mohamed Ayyadi.

L’an dernier, le maire d’Aulnay a été réélu dès le premier tour des municipales. Le binôme composé de Séverine Maroun et de Franck Cannarozzo (LR), lui aussi adjoint au maire, s’avance donc en favori lors du scrutin des 20 et 27 juin. La candidate confie d’ailleurs une ambition qui dépasse sa ville-canton : ravir le département à la gauche.

« Je me bats pour Aulnay mais aussi pour la Seine-Saint-Denis », dit-elle. Séverine Maroun critique « l’inégalité de traitement » du conseil départemental qui s’opère, selon elle, au détriment des communes gérées par la droite, comme Aulnay.

«Pour la droite, toute aide revient à de l’assistanat»

Sur les douze candidats titulaires dans le canton, sept étaient déjà en lice lors des municipales, l’an dernier. C’est le cas de Séverine Maroun et de Franck Cannarozzo. C’est aussi le cas d’Oussouf Siby (PS) et d’Adélaïde Gandji (SE), qui figuraient sur la liste arrivée en deuxième position.

Le premier siège au conseil municipal depuis un an. La seconde, sympathisante communiste, est éducatrice spécialisée. Le binôme défend les couleurs de l’union de la gauche portée par Stéphane Troussel, le président (PS) sortant du conseil départemental.

Seul membre encarté de ce quatuor de candidats titulaires et suppléants, Oussouf Siby vante l’apport de la société civile face à Séverine Maroun et Frank Cannarozzo, « deux cumulards ». Il reproche à la première de ne pas avoir voté pour le versement des « chèques réussite » de 200 euros pour chaque enfant entrant en sixième. « Pour la droite, toute aide revient à de l’assistanat », critique-t-il.

« J’étais favorable à ce dispositif mais tous les petits Aulnaysiens n’avaient pas accès à ce chèque, voilà pourquoi je n’étais pas d’accord, réplique Séverine Maroun. Et si nous siégeons dans plusieurs instances, c’est parce que nous sommes élus de la majorité. Cela permet, en brossant tous les tableaux de la ville, de défendre au mieux ses intérêts. »

Source et article complet : Le Parisien

Le programme de Séverine Maroun et de Frank Cannarozzo (LR) aux départementales 2021 à Aulnay-sous-Bois

Le duo LR à Aulnay-sous-Bois pour les départementales 2021 en Seine-Saint-Denis a dévoilé son programme avec comme principales priorités, la sécurité, l’éducation, l’écologie et l’aide aux personnes âgées. Ce tract de campagne met en avant le soutien inconditionnel de Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois et qui se présente quant à lui aux régionales Île-de-France.

Pour obtenir le programme, cliquer ici.

Pour Oussouf Siby, Frank Cannarozzo et Séverine Maroun cumulent trop de postes pour être candidats aux élections départementales

Nous connaissons désormais les candidat.e.s de la droite aux élections départementales à Aulnay . La droite tente de faire du neuf avec du vieux et surtout avec des cumulard.e.s. En observant leurs différentes casquettes une question me brûle les lèvres . Mais comment font-ils avec une journée de 24h ?

À moins qu’ils n’aient qu’un objectif courir derrière les mandats et les distinctions? Je vous laisse juger par vous-même !

Severine Maroun

  • 1er Adjointe au Maire en charge de la Tranquillité publique – Sécurité – Communication – Évènementiel – Coordination générale
  • Conseillère métropolitaine
  • Conseillère territoriale à EPT Paris Terres d’Envol
  • Présidente de l’OPH d’Aulnay
  • Vice-Présidente de l’ACSA
  • Conseillère départementale sortante

Franck Cannarozzo élu depuis 20 ans

  • Adjoint au Maire en charge du Développement économique – Numérique et écologique – Emploi – Politique de la Ville – Grands projets – Plan communal de sauvegarde
  • Vice-Président de Paris Terres d’Envol
  • Président de l’association Mission ville
  • Président de la Maison de l’emploi Convergence entrepreneurs
  • Vice-Président de la Semad
  • Président de Hubstart Center
  • À noter qu’il exerce aussi une activité professionnelle !

À force de vouloir être partout on se retrouve nulle part…

Source : Oussouf Siby, conseiller municipal d’opposition

Frank Cannarozzo et Séverine Maroun pour défendre la droite LR aux départementales 2021 à Aulnay-sous-Bois

Sans surprise, le binôme désigné pour défendre LR aux prochaines élections départementales à Aulnay-sous-Bois sera composé de Séverine Maroun, 1ère adjointe, et Frank Cannarozzo. Les suppléants seront Amel Labbas et Sébastien Morin.

Autant dire que ce duo est le grand favori pour remporter les élections. L’élu sortant, Mohamed Ayyadi, pourra t-il faire face à l’artillerie lourde LR sous la supervision du Maire de la ville, Bruno Beschizza ?

Aulnay-sous-Bois, qui pour succéder à Mohamed Ayyadi et Séverine Maroun au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis ?

Les prochaines élections départementales auront lieu en juin 2021. Initialement prévues en mars 2021, elles ont été repoussées à cause de la pandémie de Covid. A Aulnay-sous-Bois, ces élections devraient être une véritable balade de santé pour le parti LR, qui a (presque) gagné toutes les élections depuis 2014 et le sacre de Bruno Beschizza. Avec un parti LREM en difficulté du fait du contexte national (même si Emmanuel Macron s’en sort bien mieux que Nicolas Sarkozy ou François Hollande au niveau popularité en fin de mandat) et une Gauche à terre, rien ne semble pouvoir empêcher l’inéluctable victoire des candidats LR. Mais qui pour rafler la mise ?

Mettre fin à la seule erreur tactique de Bruno Beschizza depuis 2014

En Mars 2015, Bruno Beschizza se présentait en duo avec Séverine Maroun aux départementales 2015 à Aulnay-sous-Bois. Surfant sur la vague anti-Hollande et sur son charisme, Bruno Beschizza l’emporta haut la main. Mais ce qui devait être un poisson d’avril est devenu réalité quelques mois plus tard, Bruno Beschizza préférant démissionner pour siéger au Conseil Régional (il avait pourtant annoncé vouloir démissionner du Conseil Régional pour siéger au Conseil Départemental, ce comportement fantasque et déroutant avait même embrouillé le responsable RN Jordan Bardella, qui lui a valu un procès).

Mal lui en a pris : son suppléant, Mohamed Ayyadi, a pris sa place et à peine plus d’un an plus tard, préféra quitter la majorité pour rentrer dans le giron LREM – sans vraiment y entrer. Mohamed Ayyadi a été en quelque sorte la seule épine dans le pied de Bruno Beschizza, qui a laissé à un poste à responsabilité un concurrent politique notamment très apprécié dans les quartiers Nord de la ville. Sauf bouleversement, Mohamed Ayyadi ne devrait pas conserver son siège, il devrait être logiquement battu par la déferlante LR que connait la ville d’Aulnay-sous-Bois.

Quels candidats LR pour les départementales 2021 à Aulnay-sous-Bois ?

Si tout le monde sait que LR devrait remporter la mise à Aulnay-sous-Bois en juin prochain, tout le monde s’interroge pour savoir qui va succéder à Mohamed Ayyadi. Si du côté du binôme féminin il n’y a aucun doute (Séverine Maroun, actuelle première adjointe à Aulnay-sous-Bois, devrait être reconduite sauf si elle caresse l’idée d’un poste encore plus important), cela est nettement moins certain du côté du binôme masculin.

Le nom de Frank Cannarozzo vient à l’esprit. Lui qui voulait être le suppléant de Bruno Beschizza en 2015 (ce dernier préféra Mohamed Ayyadi) ou candidat à la députation en 2017 (Bruno Beschizza préféra Alain Ramadier) ne cache pas ses ambitions. Sa soudaine activité sur les réseaux sociaux ces derniers mois est un indicateur de ses velléités. Reste à savoir si Bruno Beschizza acceptera ce pari de celui qui, à défaut de se montrer critique en face, n’hésite pas à jouer sur ses réseaux pour maintenir une certaine contestation.

D’autres prétendants peuvent cependant vouloir la place. On pense notamment à Fouad El Kouradi, très connu dans les quartiers Nord. Denis Cahenzli semble hors course puisqu’il a obtenu un poste intéressant à la Métropole du Grand Paris.

Bruno Beschizza pourrait cependant jouer la carte d’un candidat plus fidèle, moins ambitieux, qui ne lui ferait pas de l’ombre, jouant sur la notoriété de Séverine Maroun pour remporter la victoire facilement. Autre possibilité : Bruno Beschizza se présente lui-même, annonçant comme en 2015 vouloir démissionner du Conseil Régional, et espérer que le Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis bascule à Droite pour devenir Président, bien plus « rémunérateur » en termes de notoriété. Si le département reste à Gauche, il pourrait de nouveau démissionner de son poste de conseiller départemental et concourir pour les régionales 2021, qui auront lieu un peu plus tard. Mais la question reste la même : qui pour être son suppléant, qui pourrait, comme Mohamed Ayyadi, le remplacer ?

Un reportage au sein de la mission locale à Aulnay-sous-Bois

Frank Cannarozzo, président de l’association, Séverine Maroun, première adjointe au maire et Carole Soucaille directrice de la mission locale d’Aulnay-sous-Bois ont eu le plaisir d’accueillir Bérangère Lepetit, journaliste chez Le Parisien pour un article sur les Missions Locales et le plan 1 jeune 1 solution. Suite aux échanges, la journaliste a pu notamment rencontrer des jeunes en atelier de préparation pour un recrutement, des jeunes en atelier d’initiation au numérique ainsi que des jeunes en parcours Garantie Jeune.

 

Frank Cannarozzo fustige les blogueurs apprentis-justiciers à Aulnay-sous-Bois et leur pouvoir virtuel

Frank Cannarozzo, adjoint LR à Aulnay-sous-Bois, ne mâche pas ses mots lorsqu’ils visent certains blogs à Aulnay-sous-Bois. Visant Hervé Suaudeau sans le nommer, mais aussi un collectif « révolutionnaire », M. Cannarozzo regrettent la campagne infâmante et les commentateurs anonymes qui n’assument pas leurs propos : 

« Cela fait 3 ans, je vous laisse trouver le déclencheur…, que la majorité subit les tracts anonymes dans les boites aux lettres, les articles accusateurs sur les blogs, les menaces pas du tout voilées. Et certains s’étonnent que cela ait des conséquences ? Cette campagne infamante qui dure depuis 2017 est le fait de nos adversaires, se prenant tour à tour pour des journalistes, des enquêteurs, des justiciers et des exécuteurs ! L’opposition d’aujourd’hui s’étonne d’avoir essuyé un tract anonyme à propos de sa tête de liste mais il ferait bien de regarder du côté des fournisseurs habituels de tracts anonymes qui paient au black de pauvres gens pour les mettre dans les boites aux lettres. Ont-ils eux-mêmes dénoncés pendant ces 3 années ces pratiques diffamantes ? Jamais ! Pire, ils ont mis sur leur liste les bloggeurs-apprentis -justiciers. Bref, ils ont acquiescé puis cautionné en les installant sur leur liste. Et si l’un de ses apprentis-justicier s’est fait bousculer, c’est bien regrettable, mais le monde réel n’est pas le monde virtuel dans lequel il se croit roi. Dans le monde réel, les gens n’ont que faire de leur pouvoir virtuel et ne supporte pas l’inquisition péremptoire.

Et ils devraient simplement constater que les aulnaysiens n’ont que faire des inquisiteurs du net et des corbeaux incapables de montrer leur visage, ils veulent des actions concrètes. Voilà la vraie leçon de cette élection !« 

Source : Frank Cannarozzo

Pour mettre fin à la polémique sur les indemnités des élus à Aulnay-sous-Bois, Frank Cannarozzo répond

Frank Cannarozzo, adjoint au Maire et ancien conseiller municipal d’opposition de 2008 à 2014 qui avait fustigé Gérard Ségura sur l’augmentation des indemnités de l’époque, répond et explique pourquoi il est important que le Maire et ses adjoints se voient attribuer une augmentation similaire :

« Comme pour chaque début de mandat, les élus ont voté les indemnités qui leur seront versées en échange du travail qu’ils vont fournir. Pour mémoire, pour les adjoints au maire : avant 2008 le montant brut était de 1620 euros, puis la gauche en 2008 l’a monté à 2200 euros soit + 35%, puis nous l’avons baissé en 2014 à 1710 euros soit – 24% et aujourd’hui il passe à 2003 euros, ce qui reste inférieur de 10% à ce que la gauche pratiquait… C’est bien d’avoir de la mémoire !

Et combien ça fait en vrai ? Eh bien pour couper court à tous les fantasmes, je vous donne mon net perçu après cotisations et impôts en février 2020 : 1092 euros !

Et à quoi sert une indemnité ? A payer vos frais de représentation. Et il est bon de se rappeler que les élus de notre majorité utilisent leur téléphone personnel, leur voiture personnelle, paient leur carburant, etc. Ce ne fut pas le cas de tous les élus de gauche avant 2014…

Quel est le travail d’un élu municipal ? Écouter les aulnaysiens a différents occasions, marchés, festivités, associations, réunions. Mener des réunions de travail avec des habitants, les services de la ville et les partenaires. Lire des études complexes, qui ne relèvent pas de votre métier et convaincre de la pertinence de vos projets. Participer à d’autres instances ou vous êtes nommé pour défendre les intérêts de la ville. Être présent à toutes les étapes de la vie municipale : cérémonies, festivités, évènements, etc. La grande majorité de ce travail ne peut pas être vu par les habitants mais il est très important et vous le prenez sur votre vie professionnelle, familliale, vos loisirs, vos passions.

Pour conclure, ces indemnités sont nécessaires au regard de tout ce temps passé, des sacrifices, des mécontentements que vous devez entendre, parfois des insultes ou des menaces. »

Source : Frank Cannarozzo

Droit de réponse de Frank Cannarozzo concernant la vente de la propriété Henri Dunant à Aulnay-sous-Bois

Non la Ville ne décide pas du prix auquel elle achète ou vend des biens immobiliers ! L’article L 2241- 1 du code général des collectivités territoriales précise que « Le conseil municipal délibère au vu de l’avis de l’autorité compétente de l’État. ». Cette autorité s’appelle France Domaine et elle dépend du ministère des Finances. Lorsqu’une ville veut acheter ou vendre un bien, elle demande à France Domaine d’établir le prix de vente. Et la ville doit respecter ce prix avec une marge de négociation de 10% maximum.

Non aucun agent immobilier ne peut estimer le prix a 850 000 euros pour une maison en ruine avec des travaux de rénovation de plusieurs centaines de milliers d’euros. Ou alors qu’il livre ici cette fameuse estimation et qu’il démontre qu’il avait des clients.

Non aucun membre du cabinet du maire ne peut décider d’un acte administratif et le valider. Il ne fait ni partie de l’administration a proprement parlé ni des élus. Il conseille le maire. Point !

Oui l’acheteur avait fait la meilleure offre qui correspondait au prix fix2 par France Domaine ET qui garantissait la rénovation complète de la maison.

Oui nous avons ainsi sauvé cette maison d ‘une démolition certaine après 8 ans de délabrement et de squat. Et comme par hasard personne n’en parle.

Qu’aurions-nous entendu si la maison, en ruine avait du être démolie ! On l’a sauvé et les amoureux du patrimoine si prompt à s’exprimer ici ont disparu.

Et pourquoi personne ne s’étonne du prix fixé par France Domaine en 2011 a 290 000 euros comme on le voit sur le document alors que Guy Challier, était adjoint à l’urbanisme ?

Est-ce parce qu’il est colistier des messieurs Amedro, Suaudeau et Karkides ? Lui aussi était complice de cette sous-estimation manifeste ?

Pourrait-il enfin s’exprimer sur ce fameux prix ?

Ces accusations sont le fait d’un illuminé dont le seul but est de faire parler de lui. Mais il le fait avec la complicité de nos autres adversaires qui relaient ces informations sans jamais condamner les méthodes de lynchage médiatique qu’ils utilisent.

Enfin il est facile de demander au parquet d’ouvrir une enquête préliminaire : « L’enquête préliminaire peut être mise en œuvre à l’égard de toutes les infractions, à l’initiative des forces de police ou sur instruction du procureur de la République ou suite à un dépôt de plainte. Dans ce cas, une enquête préliminaire n’est ouverte que si le procureur l’estime nécessaire pour déterminer la vérité ou les torts. Si l’initiative vient de la police ou de la gendarmerie, l’officier de police judiciaire dirigeant l’enquête doit informer le procureur de la République dès que des indices apparaissent à l’encontre d’une personne. Cette obligation est faite également pour toute enquête ouverte depuis plus de 6 mois, afin que le magistrat puisse apprécier des suites à donner à cette enquête. »

Cela ne signifie rien d’autre que l’exercice du droit de chaque citoyen. Mais cela ne signifie ni la présence d’éléments, ni la culpabilité de qui que ce soit. A moins de ne plus respecter les fondements démocratiques…

Source : droit de réponse de Frank Cannarozzo

Réné-Augustin Bougourd répond à Frank Cannarozzo, adjoint au Maire à Aulnay-sous-Bois

Je ne sais pourquoi, le commentaire que j’avais rédigé sur le champ à M. Cannarozzo n’est pas paru. Fausse manœuvre de ma part ? Sur le coup, j’ai pensé qu’il valait mieux passer à autre chose. Et puis je me ravise, car même si peu de gens vont me lire avec ce délai, les écrits restent, et on risque de me dire « qui ne dit mot consent ». Il faut donc que je rétablisse les faits.

Cannarozzo, en guise de réponse, utilise deux procédés bien connus de polémistes : d’abord, répondre à côté. Le fond de mon article portait sur l’incapacité à reconnaître ses errements, et non sur les procédés des journalistes. On peut en penser ce que l’on veut, et lorsque l’on est interviewé, on doit presque toujours s’attendre à être déçu. Si l’on veut avoir strictement ce que l’on veut entendre, pour cela, il y a les porte-parole.

Un autre procédé, bien fait pour biaiser le débat, consiste à discréditer le contradicteur. D’abord, en lui prêtant des buts politiques, nécessairement louches. Si s’exprimer en tant que citoyen pour réclamer un débat démocratique sain, c’est faire de la politique, je ne vois pas ce qu’il y a là de critiquable. Si c’est le pouvoir qu’on vise, pour le conquérir, ou pour le conserver, c’est autre chose. Que M. Cannarozzo se rassure : je ne désire absolument pas prendre sa place. Simplement, je voudrais voir à la tête de ma commune une équipe qui tienne un autre discours et adopte des pratiques conformes à l’éthique, qu’elle soit « coaché par l’ancien maire », ou pas. Pourquoi pas la sienne, si elle instaure un vrai dialogue avec tous ceux qui ne sont pas systématiquement d’accord avec tout ce qu’elle fait, qui respecte son opposition, et ne considère pas le vote d’une minorité des électeurs inscrits comme la liberté de tout faire à sa guise sans accepter aucun compromis ? Comprenons par là : une attitude vraiment démocratique.

Une forme particulièrement désagréable de ce procédé consiste à prêter à son contradicteur des positions anciennes telles qu’il se trouve en contradiction avec lui-même. Un trop beau moyen d’escamoter le fond du débat. Ainsi M. Cannarozzo me prête un soutien au « projet de 62 logements sur la parcelle Croix Blanche, arbres abattus au passage ». Cela est faux. Lorsque j’ai assisté à la séance à l’école République où s’est déchaînée, dans une atmosphère d’une violence particulièrement malsaine, l’opposition au préprojet présenté par la municipalité d’alors, je n’avais sur tous ces problèmes aucune opinion arrêtée. Mais je m’honore d’avoir participé au Comité de pilotage (quand en mettrez-vous en place, conformément à vos anciennes promesses ?) où une poignée de gens de bonne volonté tentait d’échapper aux manœuvres de blocage. Dans ce comité, je me suis rallié au principe de « logement intermédiaire » collectif, de type « maison de ville » avec un projet inter-générationnel, et je me suis toujours opposé à l’idée d’un lotissement pavillonnaire, le plus coûteux pour les finances de la commune. Et qui surtout aurait placé ces arbres dans des propriétés privées, avec tout loisir pour les propriétaires de les abattre ! Je nourrissais l’espoir que la collectivité saurait mieux préserver ces magnifiques témoins de notre passé forestier. C’est la seule erreur que je reconnaisse, car les amis de M. Cannarozzo, en ne prenant aucune précaution pour protéger ce patrimoine lorsque le terrain a été transformé en base de travaux, ont su faire ce qu’il fallait pour précipiter la fin de plusieurs d’entre eux.   

Source : René-Augustin Bougourd

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