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PSA Plein Phare : La grève n’a pu empêcher la fermeture d’Aulnay-sous-Bois. Avez-vous gagné ou perdu?

Citroen_Aulnay_PSA« Gagner ou perdre contre un patron ne veut absolument rien dire pour moi. Dans l’absolue gagner voudrait dire faire disparaître les patrons … et plus encore …
Cela dit et dans le cadre de l’usine d’Aulnay on peut dire qu’on c’est battu jusqu’au bout de nos forces et cela a finie quand même par faire reculer PSA et a changer ses plans. Ils pensaient nous jeter comme des chiens … et on leur a montré nos dents de loups.

On a forcé le géant PSA à reculer, à ce mettre a table:

  • Réintégration des camarades,
  • annulations des poursuites,
  • primes,
  • garantie sur les mutations … à 200 grévistes seulement ! Et si on aurait été 2000 ? Il y a eu l’ espoir fou dans la grève d’une large mobilisation, d’une convergence des luttes … mais on n’a vue rien de tout cela.

Il y a eu beaucoup de soutien, plus de 900.000 euros! Soutien des syndiqués de base, de d’autres usines, de retraités, etc. Mais aucun soutien de Le Paon et de la Centrale CGT malgré sa venue et sa prise de parole à la « place de grève ». Cela ne remet en aucun cas en question la vraie combativité des délégués et des petites structures de base. Bref, j’ai compris que c’est aux ouvriers de bouger eux-mêmes. Personne ne le fera à leur place!

Qu’est-ce qui t’a marqué le plus dans cette grève?

Le plus remarquable a été que, nous les ouvriers, on a été capables de nous organiser, de s’entendre, de trouver des compromis, etc.. C’était un gros travail, la diversité des points de vue: « Discuter chaque jour! »
Chaque semaine c’était une autre histoire. J’ai pu m’exprimer, lancer des idées. Parfois, cela marche et parfois  on n’est pas écouté. Mais c’est cela la vraie démocratie. Si tu veux lancer une idée, et qu’elle soit retenue, il faut faire un travail en amont, convaincre les camarades. Nous n’avons pas l’habitude de vivre en démocratie. S entendre c’était difficile …. mais c’est possible ! Il faut passer par plusieurs prises de becs pour arriver à une certaine attente et à se faire confiance et à la fin cela paie vraiment.

Qu’est-ce que vous avez appris dans cette grève ?

Que la grève a été un accélérateur de conscience et elle permet une certaine prise de conscience. Beaucoup de camarades, grévistes ou non, sont conscients sur l’exploitation et la
corruption de la société. Mais la réelle conscience manque … Pour beaucoup, la politique c’est ‘hors du travail’. C’est faux – tout est politique. Moi, j’ai compris que pour une solution générale, il faut s’organiser politiquement. ..« 

Source : 3 questions posées à un gréviste, PSA Plein Phare

Les Villes d’Aulnay-sous-Bois et de Gonesse forment une entente pour dynamiser le développement de leur territoire

Europa_CityDans sa séance du 20 juin dernier, le Conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois a voté une délibération consacrant le principe d’une entente entre les villes d’Aulnay-sous-Bois et de Gonesse. L’entente est une formule souple qui permet un travail commun entre les collectivités locales sur un mode libre.

Les deux entités ont souhaité se rapprocher afin d’impulser une coopération destinée à favoriser l’emploi dans le cadre de projets respectifs d’aménagement et de développement. Aulnay et Gonesse se situent en effet à la charnière stratégique de projets d’envergure, au centre de l’axe structurant de développement Nord/Sud de la chaussée aéroportuaire Le Bourget/Roissy, au coeur de la dynamique du Grand Paris (lignes 16 et 17) et du Grand Roissy.

Cette singularité géographique des deux communes se faisant face de part et d’autre de l’Autoroute A1, en limites communales, scelle leur destin touchant deux autres dossiers de grande ampleur :

  • l’aménagement du triangle de Gonesse et son projet phare de réalisation d’un quartier d’affaires international de nouvelle génération d’une superficie de 130 hectares,
  • la redynamisation des zones d’activités Nord de la ville d’Aulnay-sous-Bois, soit 336 hectares, comprenant en particulier le défi de la réindustrialisation du site de PSA.

Les deux villes ont d’ores et déjà convenu d’engager un travail de réflexion et de suivi sur le devenir des terrains de PSA, en complémentarité avec les projets du Triangle de Gonesse et du Grand Paris.

Source : communiqué municipal

PSA Aulnay-sous-Bois : 346 départs et bientôt 400 mutations

PSA_AulnayL’un a été embauché à la SNCF, l’autre veut devenir artisan taxi, certains ont déjà pris le chemin d’autres usines du groupe. A cadence régulière, les salariés quittent désormais le site de PSA Aulnay, censé fermer ses portes en 2014. Il y a un an, il abritait encore plus de 3000 salariés. Il en compte aujourd’hui moins de 1800.

La direction a livré quelques chiffres hier, lors d’un comité d’entreprise. 346 salariés ont déjà quitté PSA depuis que le plan social a été validé le 29 avril. D’ici fin juillet, la direction devrait également avoir « soldé » les dossiers d’environ 400 personnes demandant une mutation en interne (le plan prévoit au total 1300 reclassements au sein du groupe, essentiellement à l’usine de Poissy dans les Yvelines).

De plus, une vingtaine de salariés ont intégré un dispositif de formation, pour être embauchés à la RATP.

Une inégalité de traitement

La polémique n’est pas tout à fait retombée autour des conditions de départs octroyées aux anciens grévistes. Le SIA (syndicat indépendant de l’automobile), qui était opposé au mouvement, pointe toujours une inégalité de traitement et annonce même son intention d’assigner PSA devant le tribunal de grande instance de Paris.

« Nous demandons l’application d’un arrêt de la cour de Cassation, selon lequel un accord de fin de grève s’applique à l’ensemble des salariés », explique Tanja Sussest, déléguée du SIA. PSA avait pourtant bien indiqué que l’accord passé mi-mai avec la CGT s’appliquerait à tout le monde, et 900 candidats au départ s’étaient alors manifestés. Depuis, certains semblent s’être ravisés. D’autres se sont plaints de devoir présenter davantage de justificatifs que les anciens grévistes. Dans un tract distribué récemment dans les ateliers, la CGT exigeait que « tous les travailleurs qui souhaitent partir » puissent le faire « sans avoir besoin de fournir un CDI, un CDD, ou une promesse d’embauche ».

En dépit de la fonte des effectifs, l’usine restera ouverte jusqu’à la fin juillet, au rythme d’une production très ralentie, avant sa fermeture estivale jusqu’au 3 septembre. Elle a connu cette semaine un départ très symbolique. Celui de son directeur, Laurent Vergely, en poste à Aulnay depuis octobre 2010, et parti prendre les rênes du site de Tremery (Moselle). C’est un cadre déjà présent à Aulnay depuis plus de 9 mois, Franck Mulard, qui lui succède.

Source : Le Parisien du 29/06/2013

Une entente entre Gonesse et Aulnay-sous-Bois

Europa_CityAulnay-sous-Bois vient de créer une entente avec la ville de Gonesse (Val- d’Oise) pour mener à bien des projets en commun. Implantées de part et d’autre de l’A 1, ces villes se situent au cœur du développement des aéroports du Bourget et de Roissy, des projets transports du Grand Paris (lignes 16 et 17) et du Grand Roissy. Elles ont d’ores et déjà convenu de travailler sur le devenir des terrains de PSA, en complémentarité avec les projets du Triangle de Gonesse et du Grand Paris.

Source : Le Parisien du 26/06/2013

Aulnay-sous-Bois : L’ouvrier rappeur Kash Leone quitte PSA

Kash_LeoneSon clip «Ça peut plus durer» avait fait le buzz. Hier, Kash Leone en a fini avec ses dix ans d’usine à Aulnay. Il veut devenir ingénieur du son.

Le rappeur Kash Leone avait deux vies. D’un côté, la scène et les concerts, et même un disque sorti en avril dernier. De l’autre, un habit de travail au nom de Franck Jautee, un poste à l’usine PSA d’Aulnay, la ligne de montage et les collègues de l’atelier. C’est à cette vie-là qu’il a dit adieu hier.

Franck a vidé son casier, dit au revoir aux rares copains encore dans les murs, et passé une dernière fois le tourniquet d’accès au site. Celui-ci doit fermer d’ici à 2014 et les départs s’égrènent depuis quelques semaines. Certains ont rejoint d’autres usines du groupe, d’autres l’ont quittée avec des indemnités de départ. Franck a décidé de se reconvertir et de devenir ingénieur du son. Il était pourtant attaché à cette usine. En février, il avait clamé son sentiment de colère à l’égard de la direction de PSA, dans un rap musclé au succès fulgurant.

Sous le titre « Ça peut plus durer », le clip — tourné à la sauvette dans l’usine avec ses collègues Seb et Régis — avait fait le buzz sur Internet : « On a sans doute atteint les 300000 vues »

Source et image : Le Parisien du 25/06/2013

PSA Sud Aulnay-sous-Bois : La Bagarre contre Le Plan Social n’est pas finie !

PSASud13062013Malgré toutes les tentatives pour arrêter les assignations contre le Plan social, le . syndicat SUD continue la bagarre judiciaire et mène seul ce combat contre la fermeture et les licenciements sous toutes ses formes.

L’Audience du mercredi 12 juin 2013 devant la Cour d’Appel de Paris a permis de clarifier les positions de toutes les parties. Il y’ a les syndicats qui défendent PSA et le patronat, ceux qui se sont désister de toutes les actions contre PSA et bien sûr le syndicat SUD qui continu seul la bataille contre PSA et son plan social illégal. .

La prochaine audience est prévue le lundi 24 juin 2013 à 13 H, devant la Cour d’Appel de Paris. La présence de l’enserrible des salariés à l’audience est importante et décisive pour protester contre l’irrégularité du PSE et tenter de l’annuler par l’action judiciaire.

Venez nombreux assister à l’audience du 24 juin, c’est la dernière ligne droite.

Ne restez pas spectateur de l’action judiciaire ! »

Source : Communiqué SUD PSA Aulnay

Lutte Ouvrière PSA Aulnay-sous-Bois : pour mettre fin au chômage, il faut combattre les licensieurs !

lutteouvrierePSA_Page_1Le gouvernement a décidé de baisser le plafond du quotient familial pour économiser 1,1 milliard d’euros dès 2014. 12 % des familles verront leur impôt augmenter, « les plus aisées », dit Ayrault. Sauf qu’il suffit de toucher deux smic et d’avoir trois enfants pour se retrouver imposable et perdre les avantages des familles exonérées d’impôt.

Sous couvert de « justice sociale », le gouvernement attaque y compris des familles modestes. Ce recul est, pour tous, de mauvaise augure, car demain on nous expliquera qu’il faut combler le déficit de la caisse du chômage, puis celui de la caisse de retraite et, comme toujours, le gouvernement demandera des sacrifices aux travailleurs.

Tous ces déficits proviennent d’un seul et même problème: le chômage. C’est le chômage qui fait baisser les cotisations sociales et vide les caisses de la protection sociale. Le chômage ronge notre société de multiples façons.

De Chirac à Hollande en passant par Sarkozy, ils ont tous déclaré vouloir « combattre le chômage » et en faire leur « priorité ». Maisle chômage augmente depuis des années et, depuis deux ans, la hausse est même ininterrompue avec chaque mois de nouveaux sommets.

L’annonce des « mauvais chiffres du chômage » est devenue une litanie qui ne fait plus les grands titres des journaux, comme s’il n’y avait rien à faire. C’est un fait que ceux qui se succèdent au gouvernement, de gauche ou de droite, ne veulent et ne peuvent rien faire parce qu’ils sont dévoués aux licencieurs.

La semaine dernière, Michel Sapin, ministre du Travail, a regretté le licenciement « injuste » des salariés de Spanghero à Castelnaudary et a trouvé « dommage » la fermeture de l’usine de Goodyear à Amiens. Maisles travailleurs n’ont que faire de ses larmes de crocodile !

L’usine Spanghero appartient à un groupe qui aurait les moyens d’assurer un emploi à ces salariés mais le gouvernement n’imagine pas une seconde l’y contraindre. Goodyear, n° 3 mondial du pneu, veut mettre sur le carreau 1173 travailleurs mais le gouvernement ne veut rien lui interdire. C’est la même chose pour IBMqui affiche 2,5 milliards d’euros de bénéfices au premier trimestre 2013 et veut supprimer 689 emplois.

La préoccupation de tous les gouvernements, quels qu’ils soient, est d’aider le grand patronat et de favoriser ses affaires. Leur priorité ce sont les profits de la bourgeoisie car, disent-ils, « les profits d’aujourd’hui font les emplois de demain ». Maissi les travailleurs marchent dans ces sornettes, ils sont condamnés au chômage, car c’est toujours au nom des profits que tous les grands groupes restructurent et suppriment des emplois.

Communiqué complet à lire ici ou en cliquant sur l’image.

L’étincelle PCA Aulnay-sous-Bois : Un printemps turc !

l'étincellePSA_Page_1Après les printemps arabes de Tunis et du Caire, après les explosions sociales de Grèce ou d’Espagne, c’est en Turquie, ce pays chéri de Renault, Bosch ou Siemens pour sa main d’œuvre bon marché, que la colère fait rage. La place Taksim, au centre d’Istanbul a été envahie depuis vendredi dernier par des dizaines de milliers de manifestants. Ils y expriment un ras-le-bol généralisé face au gouvernement et à la situation sociale, La répression de la police turque ne s’est pas faite attendre faisant plus de 1000 blessés du côté des manifestants. La mobilisation n’a pas désarmé pour autant, et s’est étendue comme une traînée de poudre dans tout le pays, contraignant les forces de l’ordre à se mettre provisoirement en retrait.

Un printemps turc est-il en train de naître à Istanbul?

Au départ de cette mobilisation, il y a la décision de la municipalité AKP (parti conservateur du premier ministre Erdogan dit « islamiste modéré ») de raser un parc du centre-ville au profit d’un centre commercial. Contre cette décision, quelques centaines de personnes ont installé leur campement pour empêcher la progression des travaux. Vendredi, une violente tentative de les déloger a déclenché une formidable vague de mobilisation. Les manifestants ont alors mis toutes leurs revendications sur le tapis. La goutte d’eau a fait déborder le vase. Et le vase commençait déjà à être bien rempli.

Communiqué complet à récupérer en cliquant ici ou sur l’image.

95% des salariés du site PSA Aulnay-sous-Bois partis à Poissy satisfaits

PSA_AulnayD’après Le Parisien, une grande majorité des salariés du site PSA d’Aulnay-sous-Bois ayant été mutés sur le sute de Pissy (Yvelines) se disent satisfaits des conditions de transfert. Malgré la relative distance, les conditions d’accueil, les infrastructures, les conditions de travail compensent largement la distance à parcourir.

Comme quoi tous les pronostics semblent aujourd’hui invalidés…

Ruée vers la sortie sur le site PSA d’Aulnay-sous-Bois

PSA_AulnayL’heure des premiers départs a sonné à l’usine PSA d’Aulnay. Et le climat se tend à nouveau, alors que des centaines de salariés se précipitent vers la porte de sortie. Le SIA, syndicat majoritaire, a saisi vendredi l’inspection du travail. « S’il le faut, on ira au tribunal, prévient sa responsable Tanja Sussest. La direction propose des conditions de départ différentes selon les salariés. Il y a deux poids, deux mesures! » En cause : les conditions de départ pour les salariés souhaitant quitter PSA dès maintenant. Elles seraient plus souples que pour les anciens non-grévistes du site.

640 salariés intéressés

Pour l’heure, 130 à 140 salariés, selon la CGT, ont pu partir. Tous d’anciens grévistes qui ont renoncé aux dispositifs de reclassement et de formation prévus dans le plan social. Ils doivent toucher, en plus de leurs indemnités, la somme de 19700 €. C’est ce que prévoit l’accord de fin de grève signé le 17 mai par la CGT et la direction de PSA. Mercredi, à la demande des syndicats, le groupe a annoncé qu’il étendrait cette mesure à l’ensemble des salariés souhaitant quitter l’entreprise au plus vite.

La nouvelle a provoqué une ruée. Selon les chiffres communiqués vendredi lors d’un comité d’entreprise, 640 salariés d’Aulnay (sur un peu moins de 2 000) se sont manifestés auprès de la DRH, et d’autres peuvent encore le faire aujourd’hui au plus tard. De l’intention à la signature pour un départ immédiat, il y a un pas que beaucoup ne franchiront peut-être pas. Pour Tanja Sussest, c’est un signe de détresse et de confusion : « Les gens ne trouvent pas d’information au pôle mobilité. Ils pensent à l’argent qu’ils vont toucher tout de suite et ne réfléchissent pas à ce qui se passera après. » La syndicaliste, qui a elle-même constitué une liste de 280 noms, tâche donc d’en raisonner certains. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, boit du petit-lait : « C’est un désaveu pour la direction et le SIA qui a négocié le plan social. Les salariés ne font pas confiance à PSA pour leur reclassement, et préfèrent chercher seuls. »

Un point met cependant les syndicalistes d’accord : ils réclament une « égalité de traitement ». Les anciens grévistes indiquent qu’ils ont pu partir sans avoir à prouver qu’ils avaient trouvé du travail à l’extérieur. Les autres se voient réclamer un justificatif. Selon un document interne, distribué à la hiérarchie, il peut s’agir d’un « nouveau contrat de travail CDI, CDD », d’une « promesse d’embauche », ou encore d’un « dossier de création ou reprise d’entreprise ». Interrogée vendredi, la direction indiquait sobrement que « les mesures prévues dans le protocole de fin de conflit d’Aulnay [seraient] applicables à tous les salariés de ce site, adhérant à la mobilité externe le 31 mai au plus tard ».

Source : Le Parisien du 03/06/2013