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Concertation : pour qui voterez-vous à la présidentielle 2017 ?

Nous connaissons les 11 candidats ayant réussi à obtenir 500 parrainages ou plus. Le 23 avril, nous saurons qui seront les 2 candidats sélectionnés pour le second tour afin de succéder au président actuel, François Hollande (qui ne se représente pas). Vous aurez le choix entre :

  • Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière)
  • François Asselineau (Union populaire républicaine)
  • Jacques Cheminade (Solidarité et progrès)
  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)
  • François Fillon (Les Républicains)
  • Benoît Hamon (Parti socialiste)
  • Jean Lassalle (Résistons !)
  • Marine Le Pen (Front national)
  • Emmanuel Macron (En marche !)
  • Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise)
  • Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste)

Fidèle à la tradition, la rédaction vous propose une concertation, ouverte jusqu’au 19 avril inclus, concernant cette élection. Pour voter, sélectionner l’un des candidats (ou vote blanc, pas de vote). Bon vote !

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Consultation : Pour qui voteriez-vous aux élections présidentielles 2017 ?

sondageLes élections présidentielles 2017 arrivent dans moins d’un et de nombreux analystes politiques estiment que des surprises risque d’arriver compte-tenu du contexte national et international tendu. La rédaction vous propose de participer à une consultation sur vos intentions de vote en 2017 avec comme choix initial :

  • François Hollande
  • Nicolas Sarkozy
  • Alain Juppé
  • Marine Le Pen
  • Emmanuel Macron
  • Rama Yade
  • Nathalie Arthaud
  • Philippe Poutou
  • Jean-Luc Mélenchon
  • Cécile Duflot
  • Nicolas Dupont-Aignan
  • Jacques Cheminade
  • Autre
  • Ne vote pas ou vote blanc

Vous pouvez cependant proposer votre propre candidat, les intentions de candidature étant nombreuses (mais incertaines, il faut 500 parrainages pour avoir le droit de se présenter à ces élections).

Bon vote jusqu’au 15 juin 2016 !

L’abstention n’intéresse pas les élus !

electionsProfesseure de science politique et directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, Céline Braconnier alerte sur l’abstention – alors que près d’un électeur sur deux qui a boudé les urnes dimanche 22 mars – et tous les problèmes démocratiques que le non-vote génère. Co-auteure de « Les inaudibles, sociologie politique des précaires » et de « La démocratie de l’abstention », cette universitaire souhaite une réforme de la procédure d’inscription sur les listes électorales mais demeure sceptique quant à l’instauration du vote obligatoire.

La participation électorale est à un niveau si faible qu’elle fait à elle seule le résultat de l’élection !

Du fait des déceptions qu’il génère au sein même du peuple de gauche, le parti de gouvernement (PS) peine à remobiliser son électorat pour les scrutins intermédiaires. Cela contribue à brouiller les rapports de forces politiques.

Comme ce sont toujours les mêmes catégories de la population qui s’abstiennent le plus – les plus jeunes, les moins diplômés, les plus fragiles professionnellement –, l’abstention est systématiquement porteuse de fortes inégalités sociales de représentation. Dit autrement, l’abstention massive des milieux populaires fait que ce sont les fonctionnaires, les cadres les plus riches ainsi que les personnes âgées qui font le résultats des élections.

Ce n’est certes pas nouveau, mais cela pose un vrai problème démocratique. A part une petite complainte sur l’abstention le soir du scrutin, cela n’intéresse pas les politiques. Ils n’ont pas vraiment intérêt à communiquer sur le fait qu’ils n’ont été élus que par une petite partie du corps électoral, pas forcément représentative socialement et politiquement de la population.

La droite modérée dispose d’un électorat sociologiquement plus participationniste – plus âgé, plus diplômé, plus favorisé – donc plus facile à mobiliser et qui de surcroît était motivé dans son vote par l’espoir d’une nouvelle alternance. Les bons résultats de la droite en pourcentage – qui sont toutefois à relativiser si l’on observe les chiffres absolus – doivent néanmoins beaucoup à la très forte démobilisation de la gauche.

Seine St Denis : les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville – qui rassemble des populations plus jeunes et plus pauvres que le reste du pays– cumulent les prédispositions sociologiques conduisant nombre de citoyens à s’abstenir, et c’est systématiquement dans ce type d’environnements que l’on enregistre les records du non-vote. La Seine-Saint-Denis en est un bel exemple.

Quelles solutions ?   A long-terme, seule l’efficacité des politiques publiques permettra de faire revenir durablement les Français démobilisés vers les urnes ! En effet, il ne faut pas espérer que les citoyens aillent voter et légitiment des candidats dans lesquels ils ne croient plus si ceux-là ne parviennent même pas à redonner un minimum de sens à la politique.

Le vote obligatoire serait-il le remède à l’abstention ?   :   Face à l’inégalité de la représentation électorale qu’engendre l’abstention, je comprends bien que certains politiques regardent avec insistance du côté du vote obligatoire qui présenterait l’avantage d’obliger également les candidats à s’adresser à toutes les catégories d’électeurs… et donc peut-être également à davantage penser à eux dans leurs projets politiques, je pense par exemple aux jeunes et aux populations précaires.

Mais recourir au vote obligatoire, c’est aussi ne pas poser la question de la responsabilité des partis et des professionnels de la politique dans cette évolution. Il faut s’interroger sur la coupure entre les milieux populaires et les élites politiques, poser aussi la question du rôle social des partis, qui sont devenus des machines électorales alors qu’ils peuvent assumer d’autres fonctions.

Source : La Gazette des communes. Proposé par Catherine Médioni

91 632 Algériens appelés aux urnes en Seine-Saint-Denis

Algerie_vote_93Des 18 consulats de France, c’est celui de Bobigny qui compte le plus d’électeurs algériens. 91 632 ressortissants, binationaux ou non, sont appelés à mettre leur bulletin dans l’urne, à partir de ce matin 8 heures et jusqu’au 17 avril, pour choisir le futur président en Algérie. Voteront-ils, et pour qui ? Quand les interroge, l’abstention et le nom du chef de l’Etat sortant, Abdelaziz Bouteflika reviennent souvent dans la conversation.

« Je ne vis pas là-bas, comment pourrais-je juger des besoins des gens sur place ? s’interroge Samir, jeune père de famille de Livry-Gargan qui a la double nationalité. Je ne me permettrais pas de voter pour un président dont je n’aurai pas à subir la politique. J’aurais l’impression d’imposer ma vision politique à des gens qui ne la partagent pas forcément. Je n’ai voté qu’une fois aux élections algériennes, c’était en 1996. Mais à l’époque, je n’avais pas encore été naturalisé, et je n’avais pas le droit de voter en France ! »

Tous n’accordent pas le même crédit à ces élections. « C’est une immense farce, les dés sont pipés. Cela maintient l’Algérie au bord de la rupture », pense un habitant du Pré-Saint-Gervais. « Bouteflika a ramené la paix après le terrorisme, d’accord mais il faudrait qu’il laisse sa place », pense Nouria, 47 ans qui n’ira pas voter parce que « ça ne servira à rien ». Elle préfère taire son nom, convaincue qu’il ne fait pas bon contester le pouvoir en place. « J’adore mon pays mais je l’ai quitté il y a six ans pour mes enfants, parce que je ne m’en sortais pas : pas de travail, pas de logement, pas de crédit. Ici, on réussit à vivre et mes enfants sont bien intégrés ». A l’inverse Ouarda Helli, couturière de Pierrefitte, qui a grandi en France pense que « l’Algérie est le pays des possibles, pour peu qu’on se donne la peine ». Sa famille vit entre Alger et la Kabylie et occupe des postes intéressants dans l’architecture, l’hôtellerie… « J’ai un projet d’atelier sur place, et Bouteflika a mis en place un programme d’aide pour l’artisanat qu’on aimerait avoir en France ! ». Elle votera donc pour le président sortant, tout comme Kheira, 33 ans, de Sevran. Cette dernière, en France depuis 10 ans projette de retourner en Algérie à la retraite. Selon elle, depuis Bouteflika, il y a moins de corruption dans les administrations. « Je regrette que l’Algérie ne soutienne pas plus ses enfants de France, qui se battent pour faire changer les choses », confie Mohamed Mechmache, cofondateur du collectif AC Lefeu (créé à Clichy-sous-Bois après les émeutes de 2005). Le militant, lui-même candidat sur la liste Europe Ecologie aux prochaines élections européennes, ira voter pour deux raisons : « Parce que je me bats contre l’abstention en France et parce que je le dois à mes parents. »

16 bureaux de vote et 150 bénévoles mobilisés

Aller au plus près des électeurs pour faire reculer l’abstention. « C’est un défi en Seine-Saint-Denis pour ce scrutin comme pour les élections françaises », commente Cherif Oualid, consul d’Algérie à Bobigny depuis 2009. Pour rapprocher les urnes des votants, des bureaux de vote décentralisés ont été exceptionnellement installés là où les électeurs sont les plus nombreux. On les trouvera à Saint-Denis, Aubervilliers, Aulnay et à Bagnolet, pour la zone englobant cette commune et Montreuil, sa voisine. Ces cinq villes regroupent près d’un quart des électeurs algériens du 93 (environ 28 000 personnes). Les bureaux de vote seront ouverts à partir d’aujourd’hui, de 8 heures à 19 heures, mais il est possible d’étendre ces horaires. 150 bénévoles prêtent main-forte à l’encadrement du scrutin.

Où voter ? A Saint-Denis, à la Bourse du travail, 9-11 rue Génin ; à Aubervilliers, école Eugène-Varlin, 5, rue Hemet ; à Aulnay, à l’école du Bourg, 39, rue de Sevran ; A Montreuil et Bagnolet, à la salle Pierre-et-Marie-Curie, 36, rue P.-et-M. Curie à Bagnolet.

Les habitants des autres communes votent au consulat, 17, rue Hector-Berlioz, à Bobigny. Se munir d’une pièce d’identité et de sa carte d’électeur.

Plus d’information : www.consulat-algerie-bobigny.org

Source et image : Le Parisien du 12/04/2014

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