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Inachevée, la crèche rue de Toulouse à Aulnay-sous-Bois sera rasée
Des murs de béton brut, percés de larges ouvertures, sans toit ni fenêtres, émergeant derrière des palissades de chantier. « Vous parlez d’un voisinage ! », maugrée une riveraine. En juillet, cela fera trois ans que les habitants de la rue de Toulouse, à Aulnay, cohabitent avec le bâtiment inachevé de ce qui devait être une crèche multi-accueil de 40 berceaux.
Sur le papier, l’édifice avait de l’allure. Dans les faits, l’équipement ne verra jamais le jour, c’est désormais une certitude. La semaine dernière, le conseil municipal a acté le fait que ce chantier ne reprendra… que pour démolir l’existant. « Il y a lieu de détruire l’actuelle construction y compris les fondations », précise la délibération.
La ville voudrait vendre la parcelle
L’épilogue se profile donc, pour un projet qui avait tourné au fiasco. Les travaux, engagés en janvier 2011 sous l’ancienne municipalité socialiste, avaient été brutalement interrompus au bout de cinq mois : un voile de béton s’était abattu sur un ouvrier, alors que celui-ci travaillait à deux mètres de hauteur. L’homme a eu la jambe arrachée. La ville avait alors demandé l’arrêt complet du chantier : « J’avais un doute sur la stabilité de l’ouvrage », confie Miguel Hernandez, ex-maire-adjoint (PC) au bâtiment, aujourd’hui élu d’opposition. Le doute était fondé. L’expertise judiciaire, demandée par la commune, a conclu en novembre dernier à « des erreurs de conception et de réalisation », indique-t-on au cabinet du maire. Ce qui mettrait donc en cause l’architecte et l’entreprise de travaux. En revanche, la commune, maître d’ouvrage, avait rempli toutes ses obligations, assure Miguel Hernandez : « Il n’y a pas eu de négligence. Un surveillant de chantier se rendait régulièrement rue de Toulouse, et faisait ses remarques. »
« J’hérite d’une situation mal gérée depuis trois ans », râle le nouveau maire UMP Bruno Beschizza. Celui-ci ne veut pas lancer la démolition tout de suite. « La délibération me laisse deux ans pour agir. Je veux rencontrer les habitants, discuter de l’avenir du terrain », indique-t-il. Mais l’édile espère surtout qu’un opérateur, intéressé par la parcelle, accepte de prendre en charge la démolition. La ville économiserait ainsi environ 80 000 €. Elle en avait déboursé 700 000 € pour ce projet (sur un coût annoncé de 2,1 M€), une somme qu’elle récupérera probablement via les assurances. Le projet de crèche est-il enterré ? « On n’en a pas fait le deuil, assure Bruno Beschizza. Mais il n’est pas sûr que ce soit dans ce quartier que les besoins soient les plus importants. » L’élu rappelle qu’une autre structure, privée, existe à quelques rues de là, et dispose encore de berceaux disponibles.
La ville, située dans un département parmi les moins bien dotés de France, compte aujourd’hui 1 400 demandes, pour 800 places existantes.
Source et image : Le Parisien du 07/05/2014
Usine PSA à Aulnay-sous-Bois : la démolition du site est lancée
La vue apparaît au tournant de la bretelle d’autoroute, saisissante. Des monceaux de débris là où se dressaient il y a encore quelques semaines les larges murs de l’atelier de montage. Au premier plan, un parking vide, là où s’alignaient autrefois les Citroën C3 rutilantes, tout juste sorties des lignes de production. Ici et là, les bras articulés des pelles mécaniques se déploient lentement. La démolition de l’usine PSA d’Aulnay est désormais lancée.
Les ouvriers du groupe EPC, en charge du chantier, ont attaqué l’immense site industriel par sa partie nord, le long de la voie de liaison entre l’autoroute A 1 et la Francilienne. Le terrain doit en effet être libéré pour accueillir ensuite la construction des entrepôts du groupe ID Logistics en 2015. Ce projet de plate-forme logistique fait d’ailleurs l’objet d’une enquête publique à Aulnay et Gonesse (Val-d’Oise), qui s’achèvera le 16 mai.
L’usine n’est toutefois pas totalement déserte. Près de 200 personnes (syndicalistes, salariés handicapés regroupés au sein d’un service multi-activités…), franchissent encore les portes à tourniquets, côté boulevard André-Citroën. Mais les uns après les autres, les ateliers vont progressivement disparaître du paysage au cours de l’année.
Au total, EPC devra déconstruire 180 000 m 2 de bâtiments, dont des toitures métalliques et des verrières contenant de l’amiante. L’entreprise a signé pour cela un contrat de plus de 6 MEUR avec le groupe PSA, et doit achever ses travaux au premier trimestre 2015. Quant à l’aménagement du site lui-même (d’une surface totale de 160 ha), il est encore en discussion, sous la houlette de Jean-Paul Bailly. Un schéma directeur, élaboré par les services immobiliers de PSA, pourrait être rendu public au début de l’été.
L’usine PSA d’Aulnay comptait plus de 3 000 salariés à l’été 2012, au moment où était annoncée sa fermeture. A l’issue du plan social, des lettres de licenciements ont été adressées à 188 personnes qui n’avaient pas trouvé de solution. Depuis, une quarantaine d’entre elles ont opté, à la mi-avril, pour un congé de reclassement d’une durée maximale d’un an.
Source : Le Parisien du 07/05/2014
69ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 : commémoration à Aulnay-sous-Bois
La ville d’Aulnay-sous-Bois commémore le 69ème anniversaire de la capitulation Allemande face aux forces alliées, le 8 Mai 1945.
Au programme :
11 h : Rassemblement au nouveau Cimetière
- Dépôt de gerbes
- Discours des officiels
- Formation du cortège pour se rendre à la plaque du 8 mai 1945
Article proposé par Annie Neveu
Aulnay-sous-Bois : La lettre d’information du Club de Tennis de la Rose des Vents n°3
La rédaction vous propose de prendre connaissance de la 3ème lettre d’information du Club de Tennis de la Rose des Vents, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre. Au programme ; bilan de la mi-saison, nombre d’inscrits et projets.
Paje : quoi de neuf ?
Deux décrets publiés au Journal officiel du samedi 26 avril 2014 modifient les conditions d’attribution de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), notamment en ce qui concerne l’allocation de base dont le montant est désormais modulé (taux plein et taux partiel). Ces modifications concernent les enfants nés à compter du 1er avril 2014.
- Les familles perçoivent l’allocation de base à taux plein (184,62 euros par mois) uniquement si leurs revenus ne dépassent pas certains plafonds (qui varient en fonction du nombre d’enfants à charge et du montant des revenus des demandeurs).
- Si les revenus dépassent ce plafond mais restent éligibles à l’allocation de base, les parents touchent une allocation de base à taux partiel, égale à 92,31 euros par mois.
L’allocation de base a pour objectif de faire face aux dépenses liées à la naissance d’un enfant et à son entretien. Elle est versée, sous condition de ressources, à compter de la date de naissance de l’enfant jusqu’au dernier jour du mois civil précédant celui au cours duquel l’enfant atteint l’âge de 3 ans.
Article proposé par Annie Neveu
Contenus publiés sur internet : qui est responsable ?
Lorsqu’un contenu est publié sur internet (texte, vidéo…), c’est l’auteur qui en est responsable et qui peut être condamné en cas de contenus illicites. Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez consulter la fiche pratique portant sur laresponsabilité des contenus publiés sur internet, sur Service-public.fr.
On distingue la responsabilité des éditeurs de contenus (qui en sont les auteurs) de celle des hébergeurs (assurant uniquement le stockage des contenus).
La fiche détaille par ailleurs ce qu’il faut connaître concernant la demande de retrait d’un contenu :
- procédure non-judiciaire (demande à adresser directement à l’hébergeur),
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- L’injure est une expression outrageante ou méprisante, non précédée d’une provocation et qui n’attribue aucun fait précis à la victime (le qualificatif donné ne peut pas être vérifié).
Article proposé par Annie Neveu
Aulnay Handball : l’équipe féminine -18 ans qualifiée pour les huitièmes de finale du Championnat de France !
Au plaisir de vous voir nombreux soutenir les couleurs AULNAYSIENNE.
Source : communiqué Aulnay Handball
Vidéo : Les mendiants priés de quitter Aulnay, les Roms visés
La police municipale applique le nouvel arrêté antimendicité, qui vise notamment les Roms. Ceux-ci sont invités à circuler. S’ils reviennent faire la manche, ils seront verbalisés.
Hier matin, jour de marché, dans le centre-ville d’Aulnay. Par équipe de deux, les agents de la police municipale patrouillent au milieu des étals des marchands. Objectif : prévenir les personnes qui ont l’habitude de faire la manche dans ce secteur de l’existence de l’arrêté municipal antimendicité, pris le 29 avril par le nouveau maire UMP, Bruno Beschizza*.
« Pour l’instant, nous menons un travail d’information, explique Laurent Chemin, chef de service des brigades de jour à la police municipale. Nous expliquons l’arrêté aux contrevenants et nous leur demandons de quitter les lieux. S’ils reviennent, nous les verbaliserons. Ils risqueront alors jusqu’à 38 EUR d’amende. » Le message est semble-t-il passé puisque, fait exceptionnel, hier en milieu de matinée, seul un homme mendiait devant le Monoprix. « Dès 9 heures, nous avons demandé à une jeune femme rom, avec un bébé dans les bras, de circuler. Nous avons également informé un autre membre de sa famille qui faisait la manche un peu plus loin. Ils ont compris puisqu’ils sont partis en direction de la gare où ils ont pris le train. » Un jeune homme qui vendait du muguet sur le parking du marché a également été prié de quitter les lieux.
« Cet arrêté n’a pas pour objectif d’engorger les tribunaux, martèle Bruno Beschizza, venu faire un tour sur le marché. C’est un outil juridique pour permettre aux polices municipale et nationale de lutter contre la mendicité. » Le nouveau maire ne s’en cache pas : cet arrêté n’est que le prélude à l’évacuation des trois bidonvilles roms qui abritent près de 2 000 personnes.
Annie, Josette, Claude et Gilles, un groupe de retraités, n’en attendaient pas moins du maire : « Des gens qui font la manche, il y en a toujours eu. Mais là, il y en a trop. Ils sont sur le marché, dans le souterrain de la gare, partout. Et c’est sans parler des bidonvilles… Alors, oui, cet arrêté, c’est bien. » Michaël, un des barmen du quartier de la gare, ne dit pas autre chose. « Vendredi, ils étaient encore à l’entrée et à la sortie du souterrain de la gare et près du Monoprix. Il y en a qui demandent un peu d’argent, d’autres qui jouent de la musique. Cette semaine, une Rom est entrée dans le bar. J’ai dû la chasser ! Elle importunait les clients. » Même écho chez une des fleuristes du marché : « Ils vendent du muguet, du lilas, pour rien du tout ! Moi, mes fleurs, je les achète aux Halles. Du coup, c’est plus cher et personne n’en veut ! Alors, oui, que le maire les chasse ! »
Pour autant, les habitants d’Aulnay ne sont pas tous, loin de là, favorables à cet arrêté. « Moi, je prends le train tous les jours à la gare et, honnêtement, les Roms ne m’embêtent pas du tout. Pour moi, cet arrêté, c’est de l’affichage politique », commente Anette, 52 ans. « C’est vrai qu’ils sont presque tous les jours dans le souterrain de la gare. Mais franchement, ils ne sont pas agressifs, estime Ayat, 29 ans, une pharmacienne du quartier. Personnellement, je leur donne régulièrement de l’argent. Et je ne suis pas la seule. A la pharmacie, on a des clients qui achètent du lait pour leurs enfants. » Attablé au comptoir d’un café, Dominique, 58 ans, s’avoue gêné par cet arrêté : « Moi, j’habite dans les quartiers nord. Ils sont tous les jours au carrefour de l’Europe. Mais, si on ne veut pas donner, on ne donne pas. Et puis, ce sont des êtres humains. Il faut un peu d’humanisme ! »
De fait, nul n’est dupe. Cet arrêté ne va en rien régler la question rom. « Je veux juste faire passer le message que si dans certaines villes du département, tout leur est permis, à Aulnay, ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent », conclut le maire UMP
* Il est interdit de faire la manche de 8 heures à 20 heures dans six secteurs de la ville, jusqu’au 30 septembre.
Source : Le Parisien du 05/05/2014



