Archives de Catégorie: Justice

Vincent Lafon fait appel de sa condamnation d’exercer ses fonctions de policier pendant 6 mois

Jugé pour avoir consulté des fichiers confidentiels sans autorisation, Vincent Lafon a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à exercer ses fonctions de policiers pendant six mois, ainsi qu’à huit mois de prison avec sursis. Le procureur avait demandé une peine bien plus sévère (3 années d’emprisonnement et interdiction définitive d’exercer ses fonctions).

L’ancien commissaire d’Aulnay-sous-Bois, confiant, a fait appel du verdict pour continuer à exercer ses fonctions. Cet homme apprécié par ses collègues s’était remarqué par sa fermeté contre les dealers et les trafics en tout genre, là où les hommes politiques étaient plus conciliant.

 

L’ancien commissaire d’Aulnay-sous-Bois Vincent Lafon une nouvelle fois pris pour cible

Une nouvelle fois, Vincent Lafon, ancien commissaire à Aulnay-sous-Bois, est pris dans la tourmente avec une affaire judiciaire assez particulière. Au lieu d’un simple copier/coller de l’article du Parisien à charge, synthétisons les faits :

  • Vincent Lafon aurait consulté des données confidentielles à des fins personnelles et a été convoqué au tribunal correctionnel de Paris
  • Sa compagne, qui serait une ancien joueuse de Poker, serait prise dans une affaire d’escroquerie et se serait faite passée pour une avocate (sans en avoir la qualité)

Cette affaire judiciaire est en cours et nous laissons la justice faire son travail pour savoir si Vincent Lafon a fauté ou non.

Alors que quelques blogs et réseaux d’Extrême-Gauche se réjouissent d’une possible destitution de Vincent Lafon, il est à rappeler que ce dernier a toujours été blanchi des faits qui lui avaient été reprochés. L’affaire des insultes racistes d’un membre d’une patrouille à l’Île-Saint-Denis (l’individu avait tenté de voler du matériel sur un chantier) lui avait causé du tort, mais M. Lafon n’était pas là au moment des faits.

La municipalité d’Aulnay-sous-Bois et le Maire en particulier avaient pris fait et cause pour Théo Luhaka lors d’une interpellation musclée d’une patrouille de police. Sans même attendre les conclusions de l’enquête, le Maire Bruno Beschizza avait, par pur calcul électoral, critiqué cette patrouille, jetant le discrédit sur M. Lafon.

Vincent Lafon a certes des défauts, ses actions (comme pour chacun d’entre nous) ne sont pas toujours irréprochables. Mais contrairement aux autres commissaires et officiers de même rang, M. Lafon a toujours été un homme de terrain, souhaitant renforcer la sécurité dans certains quartiers abandonnés, a toujours défendu ses hommes (comme tout officier qui se respecte est sensé le faire). Ce n’est pas un syndicaliste qui souhaite gravir les échelons pour se frayer un chemin en politique, par pures ambitions personnelles. Il était de ceux qui n’hésitait pas à infiltrer les réseaux de trafic de drogue dans les quartiers Nord de la ville, quartiers qui aujourd’hui sont à l’abandon, en partie sous contrôle des dealers sans réelle volonté d’y faire régner l’ordre (les émeutes de l’été 2023 ont prouvé qu’à la moindre étincelle, tout flambait et que la ville était dans l’incapacité d’assurer la sécurité).

S’il a fauté et que la justice le déclare coupable, il devra se conformer au verdict. Mais au-delà de cette affaire, nous saluons un homme hors norme qui a tenté à sa manière de relever une situation désespérée, un homme loin d’être sans défaut mais qui ne cachait pas son jeu pour gravir les échelons. Vincent Lafon a tenté de faire respecter la loi de manière parfois brutale diront certains, tout comme Aetius avait tenté de sauvé ce qui restait de l’empire Romain tout en commettant des crimes ou Napoléon avait tenté de sauver la France après les troubles de la révolution Française, mutatis mutandis.

Ci-dessous les deux reportages que nous avions réalisé en sa compagnie dans les coulisses du commissariat d’Aulnay-sous-Bois :

 

Non-lieu accordé au policier à Drancy qui a fait une clé d’étranglement fatale

Pour Gilbert, le père de Philippe Ferrières, c’est la douche froide. « C’est incohérent. La justice reconnaît des choses puis elle ne les reconnaît plus », s’interroge cet homme de 71 ans, qui s’exprime pour la première fois sur ce douloureux dossier. « Je n’ai rien contre la police, mais j’ai l’impression que les policiers bénéficient de plus d’impunité que le commun des mortels. Ce non-lieu, c’est comme rien ne s’était pas passé pour mon fils », se désole-t-il, ce dimanche.

Le 24 mai 2019, Philippe, 36 ans, son fils unique, trouvait la mort après avoir subi une clé d’étranglement. Lors d’une interpellation mouvementée, l’un des trois policiers du commissariat de Drancy en intervention l’avait attrapé au cou pour le maîtriser. Le trentenaire avait perdu conscience et était décédé peu de temps après.

Source et article complet : Le Parisien

Maodo toxicomane et qui vivait de petits boulots à Aulnay-sous-Bois aurait tué un jeune autiste

Par le biais de questions réponses et du retour d’un enquêteur de personnalité, la vie de Maodo F. a été passée au peigne fin. Né au Sénégal et élevé au sein d’une famille aimante, l’accusé quitte son pays en 2008, afin de gagner de l’argent pour ses proches. Italie, Portugal, Espagne… Le tour d’Europe s’achève en 2009, lorsque Maodo F. arrive sur le territoire français. 

Pendant plusieurs années, le jeune homme vit de petits boulots. Il travaille au noir sur des chantiers à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ou à Maisons-Alfort (Val-de-Marne). On le retrouve également dans les lieux touristiques parisiens, vendant des souvenirs à la sauvette. 

Source et article complet : Actu.fr

Communiqué du groupe de Gauche à Aulnay-sous-Bois concernant la condamnation des policiers dans l’affaire Théo

Le 19 janvier dernier, la Cour d’assises de Seine-Saint-Denis a rendu son verdict concernant les trois anciens policiers de la brigade de sûreté d’Aulnay-sous-Bois, jugés pour leur interpellation violente de Théo Luhaka, le 2 février 2017.

Nous tenons aujourd’hui à nous exprimer sur ce verdict, ayant pris le temps nécessaire pour réagir aux peines prononcées.

Théo Luhaka, aulnaysien âgé de 22 ans, souffre depuis sa violente interpellation, d’une infirmité permanente. 7 ans après les faits, il dit que sa vie a basculé, qu’il a dû faire une croix sur ses projets, sur une carrière de sportif et qu’il vit renfermé sur lui-même, sans perspective d’avenir.

Le policier responsable du coup ayant provoqué ces graves blessures est condamné à 12 mois de prison avec sursis, d’une interdiction d’exercer une mission de police sur la voie publique et de porter une arme pendant 5 ans. Pour les 2 autres policiers, 3 mois de prison avec sursis, interdiction d’exercer une mission de police sur la voie publique et de porter une arme pendant 2 ans.

Aucune peine n’aurait permis à Théo de retrouver sa vie d’avant 2017. Toutefois ce procès devait redonner foi en la justice, réparer des maux qui minent la société et rendre justice.

La Cour d’Assises a clairement reconnu que les violences lors de l’interpellation n’avaient pas lieu d’être. Elle a prononcé des peines de prison « avec sursis », nous en prenons acte.

La condamnation des policiers est donc considérée par Théo et son avocat comme une victoire.

Nous souhaitons saluer la dignité dont a fait preuve Théo et sa famille, durant cette période. Nous apportons à Théo tout notre soutien et lui souhaitons toute l’énergie nécessaire pour reprendre pleinement le cours de sa vie, et se projeter avec sérénité dans l’avenir.

Nous reconnaissons que les forces de police ont un métier difficile, parfois exposées aux violences physiques ou verbales et qu’elles exercent le plus souvent leur mission avec courage et dévouement.

Mais les violences, les discriminations et le racisme existent aussi dans la police.

Des débats sur la formation, le fonctionnement et les missions de la police. mais aussi sur les questions de confiance et de respect mutuel entre population et police doivent permettre d’avancer sur ces sujets.

La population a besoin d’une police de proximité qui sait rappeler les règles et interpeller quand c’est nécessaire, capable également de favoriser la prévention par des relations basées sur l’écoute et le dialogue.

Source : Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN

Des peines de trois mois à trois ans de prison avec sursis pour les policiers qui ont interpellé Théo Luhaka à Aulnay-sous-Bois

Des peines de six et trois mois de prison avec sursis ont été demandées par l’avocat général à l’encontre de Jérémie Dulin et Tony Hochart, poursuivis pour des violences volontaires. La peine la plus lourde a été requise à l’encontre du gardien de la paix, Marc-Antoine Castelain, poursuivi, lui, pour des violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente : trois ans de prison avec sursis, cinq ans d’interdiction d’exercer sur la voie publique et cinq ans d’interdiction de port d’arme. Le magistrat a justifié ces peines par « l’absence d’antécédent » judiciaire des trois accusés et du temps long qui s’est écoulé depuis l’interpellation.

Source et article complet : L’Internaute

Les trois policiers mis en cause dans l’affaire Théo à Aulnay-sous-Bois jugés aux assises

L’affaire Théo, emblématique pour certains des violences policières, avait été suivie d’une semaine de manifestations et d’émeutes urbaines, et avait ému jusqu’au plus haut sommet de l’État. Sept ans après, trois policiers vont comparaître devant la cour d’assises pour violences volontaires ayant entraîné une infirmité définitive. Le 2 février 2017, des images de vidéosurveillance montrent trois policiers en train de frapper le jeune Théo. Il tombe à terre. Un policier lui porte un coup de matraque qui va provoquer une grave déchirure dans la zone anale.  

Source et article complet : FranceInfo

Meurtre d’Eyoub à Aulnay-sous-Bois : onze hommes sous les verrous

Illustration

Un peu plus d’un an après cette tragique exécution, Faid, 26 ans, a été mis en examen, samedi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour « meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs » avant d’être écroué. Ce garçon est soupçonné d’avoir participé à l’exécution d’un jeune homme de 18 ans, Eyoub, menée, durant la nuit du mardi 31 mai 2022, dans la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Il est le onzième suspect mis en examen et écroué dans cette affaire qui, selon nos informations, semble être un règlement de comptes sur fond de concurrence pour le contrôle d’un point de deal.

Source et article complet : Le Parisien

Le policier d’Aulnay-sous-Bois sera finalement jugé pour violences face au médiateur de Sevran

L’une des premières affaires présumées de violence policière filmée donnera finalement lieu à un procès. Jeudi prochain, un gardien de la paix comparaît au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour avoir porté des coups à Lamine Ba, un ancien médiateur de Sevran, âgé aujourd’hui de 39 ans, en septembre 2019.

Source et article complet : Le Parisien

Reconnu coupable de violences, Hadama Traoré devra verser 4 000 euros aux policiers municipaux d’Aulnay-sous-Bois

Le tribunal correctionnel n’a pas condamné le fondateur de La Révolution est en Marche à une peine de prison ferme comme le demandait le procureur. En revanche, il lui a infligé de lourds dommages et intérêts : 800 euros à verser à chacun des cinq agents qui l’accusaient de violences et rébellion.

« Je suis dégoûté. Je n’ai jamais été violent », lâche Hadama Traoré, ulcéré. Quatre jours après sa comparution en correctionnelle, il n’a toujours pas digéré sa condamnation à 90 jours-amendes à 8 euros, alors qu’il était poursuivi pour des violences et rébellion contre cinq policiers municipaux, qui lui avaient interdit l’accès au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en décembre 2022.

Source et article complet : Le Parisien