Archives de Catégorie: Economie
Aulnay-sous-Bois : le petit centre commercial des étangs
Chaque quartier dispose de quelques commerces voire d’une supérette. Le quartier des étangs a, tout comme le quartier de Mitry ou le quartier de Savigny, une zone où sont concentrés tous les commerces. Boucherie, tabac, pharmacie, Moto-école… les petits commerces subsistent et résistent aux grandes enseignes, mais pour combien de temps encore ?
PSA Aulnay-sous-Bois : un syndicat dénonce une « inégalité de traitement »
Grévistes et non-grévistes ont-ils été traités sur un pied d’égalité à l’usine PSA d’Aulnay? Réponse de la justice le 10 septembre. Hier, lors d’une audience en référé (procédure d’urgence) au tribunal de Paris, le SIA (syndicat indépendant de l’automobile, majoritaire à Aulnay) a mis en cause l’accord conclu en mai par la direction avec la CGT et la CFDT locale, à l’issue d’une grève de quatre mois. Une « indemnité » de 19700 € a été versée à 160 ex-grévistes qui choisissaient de quitter l’usine sans bénéficier des mesures de reclassement du plan social. La direction de PSA a ensuite étendu ce dispositif à tous les candidats au départ, à condition qu’ils présentent une promesse d’embauche. Si 300 personnes ont pu partir en percevant l’indemnité de 19700 €, d’autres n’ont pu en bénéficier. Le SIA a demandé hier l’extension de cette mesure à l’ensemble des salariés la réclamant.
Source : Le Parisien du 17/08/2013
Aéroville ouvre aussi cet automne
A l’autre bout du 93, le chantier d’Aéroville touche aussi à sa fin (ouverture programmée le 17 octobre). Situé sur le territoire de Tremblay et voisin de l’aéroport de Roissy, le centre commercial de 200 boutiques embauche en masse (1500 postes créés à l’ouverture et 2600 à terme). Un premier forum de recrutement a eu lieu en juin à Villepinte. Le second aura lieu le 5 septembre à Goussainville.
Rens. sur www.caterresdefrance.fr, www.aeroville.com ou www.emploi.emploim2e95.fr.
Des commerces très attendus
Autour d’Auchan, 48 boutiques commercialisées par Immochan — la filiale immobilière d’Auchan — doivent également ouvrir.
Quatre seulement sont encore à louer. « C’était loin d’être gagné, au début, ça ne se bousculait pas au portillon », se souvient Hervé Chevreau, rassuré de voir le centre commercial quasi plein à quelques mois de l’ouverture.
La situation s’est débloquée quand Auchan s’est manifesté. L’enseigne a été suivie par H&M, Camaïeu, Celio, Séphora, des boutiques pour enfants, le service de restauration rapide Subway, le chocolatier Jeff de Bruges, deux bijouteries, deux boulangeries et une grande pharmacie. « Il reste encore un grand espace de 400 m2 qui pourrait tout à fait accueillir un restaurant », indique-t-on à la maison de l’emploi.
Dans le quartier, pour beaucoup, l’ouverture des boutiques va faire oublier les désagréments des travaux. « C’est sûr que ça va nous changer la vie », raconte Colette qui va faire souvent faire ses courses à Villetaneuse. « C’est bien d’avoir un Auchan, même si c’est un peu plus cher que l’ancien Leclerc », renchérit Nadia. Michel se souvient de l’ancienne galerie, Epicentre, que tout le monde continue d’appeler Super M — du nom du premier hyper du centre commercial. « On ne peut qu’y gagner avec le nouveau! Sur la fin d’Epicentre, c’était l’horreur! Il y avait une cinquantaine de boutiques autour du Leclerc, quasiment toutes vides », se rappelle-t-il. « Le parking, la dalle, les coursives, qui ont tous été démolis depuis, ça faisait un peu coupe-gorge », ajoute Colette.
Les acquéreurs étrangers dopent le secteur de l’immobilier
Ils ont déjà leur pied-à-terre à New York ou à Londres mais rêvent de Paris, de sa culture et de ses immeubles en pierre de taille. Dans le réseau d’immobilier de prestige John Taylor, les étrangers représentent 80% des acheteurs, plus encore que l’an passé où leur part s’élevait déjà à 60%. Comme l’explique Balkys Chida-Klewer, de Barnes, ils sont tous fous de la capitale. Aux côtés des « fidèles » acheteurs du Moyen-Orient (Saoudiens, Qatariens…) et de quelques Russes, épris aussi de la Côte d’Azur, Brésiliens, Argentins ou Vénézuéliens sont de plus en plus présents. Parmi les nouveaux venus également, des Libanais effrayés par les événements dans la Syrie voisine. Ou les élites des pays d’Asie centrale comme le Kazakhstan, l’Ouzbékistan ou le Turkménistan — ce que les professionnels de l’immobilier de luxe nomment les pays en « -an »! Les Chinois? Ils ne seraient pas si nombreux qu’on le dit, la loi chinoise limitant les investissements à l’étranger. Les agences voient aussi quelques Indiens attirés par la France après le célébrissime mariage de la fille du milliardaire de l’acier Mittal à Versailles en 2004! La plupart de ces acheteurs sont des chefs d’entreprise ayant fait fortune dans l’extraction ou le commerce des matières premières, dans la finance ou l’immobilier!
Source : Le Parisien du 04/08/2013
Le centre commercial O’Parinor d’Aulnay-sous-Bois accueillera une boutique Primark en 2014
Après Marseille et Dijon, c’est au tour de la région parisienne d’accueillir la chaîne de prêt-à-porter irlandaise. Primark ouvrira une boutique dans l’enceinte du centre commercial O’Parinor à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) courant 2014.
La célèbre enseigne de prêt-à-porter, dont l’arrivée en France est attendue par les férues de mode, ouvrira un magasin à O’Parinor courant 2014. Pour l’instant, aucune date précise n’a été communiquée par Primark.
La marque proposera ses collections prêt-à-porter, accessoires et lingerie sur une surface de vente de quelque 5.500 mètres carrés.
Primark compte aujourd’hui plus de 250 magasins en Europe.
Source : La Dépêche.fr
PSA : taux d’utilisation à 100% en 2016 grâce à la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois ?
A l’occasion de la publication de ses résultats semestriels, le groupe PSA a fait savoir qu’il proposerait aux syndicats, dans le cadre des négociations compétitivité, une modération salariale et une simplification du système des RTT. Les discussions doivent reprendre en septembre…
Porter le taux d’utilisation à 100% d’ici 2016
Cette plus grande flexibilité doit permettre à PSA d’atteindre ses objectifs, c’est-à-dire de porter le taux d’utilisation de ses capacités de production en Europe à 100% d’ici 3 ans. Actuellement, pour s’adapter à la faible demande en France et en Europe, Peugeot est en sous-utilisation de ses capacités de production, avec en 2012 un taux de 75% sur la base de deux équipes cinq jours par semaine. Il se situe même autour de 50% à Rennes, Mulhouse et Aulnay. Le groupe espère boucler son « contrat social » à l’automne, sur le modèle de celui signé par Renault au mois de mars dernier.
Le plan social avance bien
La marque au lion a par ailleurs indiqué que son plan social annoncé l’an dernier, qui prévoit 8.000 suppressions d’emplois en France et la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, a recueilli à ce jour 5.100 demandes d’adhésion à une mesure de mobilité ou de départ, soit un taux d’engagement d’environ deux tiers.
Source : Boursier.com
Seine-Saint-Denis : Les dépenses de RSA enfin compensées en 2014
Après dix ans de bataille, le département espère obtenir de l’Etat les 120 à 130 M € qu’il doit verser au titre du revenu de solidarité active.
Les mots sont de Stéphane Troussel, le président socialiste du conseil général, au sujet du nouveau pacte de confiance et de solidarité par lequel l’Etat s’est engagé le 16 juillet à faire un geste en faveur des départements. Il s’agit précisément de compenser les dépenses liées au revenu de solidarité active (RSA).
Depuis 2004, le RSA comme l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH) sont versés par les départements, sans que les moyens alloués par l’Etat compensent totalement les dépenses.
En 2012, le département de la Seine-Saint-Denis a dû débourser 170 M€ de plus que ce que l’Etat lui a versé pour ces trois allocations, et ce alors qu’il s’agit d’allocations de solidarité nationale. « Pendant dix ans on nous a dit : Circulez, il n’y a rien à voir. Jean-Pierre Raffarin (NDLR : Premier ministre UMP de 2002 à 2004) avait même coutume de dire : On vous a transféré à l’euro près, mais le nombre d’allocataires n’a jamais cessé d’augmenter ! » commente Stéphane Troussel.
85000 bénéficiaires, soit 6% de plus qu’en 2012
En 2013, ce nombre a progressé de 6% par rapport à l’an dernier. 85000 personnes en difficulté perçoivent aujourd’hui le RSA dans le département, ce qui représente plus de 4% des allocataires de France.
Après l’élection de François Hollande, l’Assemblée des départements de France est à nouveau montée au créneau. Vingt-deux présidents de conseils généraux, dont Stéphane Troussel, ont participé à un groupe de travail pour faire changer la situation. Le déséquilibre entre ce que l’Etat verse et ce que les départements payent en réalité a été chiffré à environ 5 Mds€, pour les trois allocations, dont 1,8 à 2 Mds€ pour le seul RSA.
Dans le pacte conclu le 16 juillet, l’Etat s’engage à remettre 2 Mds€ sur la table à partir de 2014 pour compenser les dépenses liées au RSA. Cette somme doit provenir pour partie de la collecte de la taxe sur le foncier bâti (que l’Etat ne facturera plus aux départements) pour un montant de 830 M€. Il reste 1,3 Mds€, que les départements devraient trouver du côté des transactions immobilières, avec ce qu’on appelle les « DMTO », les droits de mutations à titre onéreux. C’est une taxe sur les frais de notaire, dont le plafond sera porté à 4,5% contre 3,8% à présent. Encore faut-il que les transactions continuent à un bon rythme et que tous les départements augmentent le plafond de cette taxe. Rien n’est précisé non plus sur la manière dont ces fonds seront ensuite répartis par département.
« Il va falloir rester mobilisé », annonce Stéphane Troussel, qui a déjà écrit au Premier ministre, en lui précisant que pour la Seine-Saint-Denis, le différentiel non compensé pour le RSA était de 120 à 130 M€. A titre de comparaison, c’est l’équivalent de quatre collèges neufs.
Source : Le Parisien du 30/07/2013
Tristes vacances chez PSA à Aulnay-sous-Bois
Ils discutent par petits groupes, assis à l’ombre des arbres devant l’usine. Certains jouent aux cartes entre les lignes de montage pendant qu’un autre fait la sieste sur un matelas déposé à la va-vite, dans le coin de l’un des ateliers désespérément vides. Hier matin, les ouvriers de PSA Peugeot Citroën d’Aulnay sous Bois attendent leur paie et la traditionnelle coupure estivale qui doit commencer dans quelques heures à peine. « Mercredi nous avons sorti 19 voitures quand l’usine peut en produire 700 », soupire Hassan Chedraoui, mécanicien et responsable de la CFTC. « Les gars partent en vacances mais ils pensent au retour, pas au départ. » Le retour, ce sera le 2 septembre.
Trois mois plus tard, l’usine doit fermer définitivement. L’une des salariées, qui ne souhaite pas donner son nom, ne sait pas ce qu’elle fera à son retour. Elle n’a pas été replacée sur le site de Poissy (Yvelines) où trois cents de ses collègues ont déjà été envoyés. Dans ce contexte, la question des vacances ne fait plus partie de ses préoccupations principales : « Je suis déprimée. D’habitude, à cette époque de l’année mes valises sont bouclées, tout est prêt. Là je ne parle pas de vacances, je ne parle que de PSA. »
Roger Torrinha travaille pour le groupe depuis 35 ans. Il fait partie des 1500 salariés officiellement toujours présents sur les lieux et à 55 ans, il observe l’usine où il a passé presque toute sa vie se vider : « la fermeture, c’est comme un gouffre qui se rapproche. Partir en vacances c’est essentiel, même si pour la majorité des gens, la maison, les enfants, les vacances ça passe à la trappe. » Qu’ils soient mutés à Poissy ou sur un autre site de PSA, qu’ils partent à la retraite, en formation ou que leur destin reste flou, tous les travailleurs redoutent la reprise.
Marcel* fait parti de ceux qui iront dès la rentrée grossir les rangs de l’usine de Poissy. « Je vais devoir me lever à 2 heures du matin pour prendre un bus à 3h30 et commencer le boulot à 5h30. Mais je n’ai pas peur », glisse-t-il. Malgré tout, il se méfie : « partout où on va, on entend : “à Aulnay c’est des révolutionnaires, ils foutent le bordel” alors qu’on est des bosseurs! » Quelques mètres plus loin, Jurgen est amer : « La direction nous a donné la carte d’un psy une semaine avant le départ en vacances alors qu’on ne sait pas ce qu’il va se passer à la rentrée. C’est une honte. »
De son côté, la direction précise que le service des ressources humaine assure une permanence tout le mois d’août. « Les salariés pourront joindre quelqu’un s’ils ont besoin d’information pour leurs projets de reconversion », ajoute la responsable de la communication.
* Le prénom a été changé
Source : Le Parisien du 26/07/2013
Sevran : Elles vont livrer manioc et banane plantain chez vous
Pendant toute leur enfance, Fatoumata Sidibé et Diao Djenaba ont vu leur mère multiplier les aller-retours entre Sevran et le marché africain de Chateaurouge à Paris. « Elles revenaient avec des sacs de riz pesant 20 kg, en métro. Chateaurouge, c’est le plus grand marché africain d’Ile-de-France. Parfois on devait les accompagner, c’était un calvaire » se souvient Diao. Aujourd’hui âgées de 29 ans, ces deux copines viennent de remporter un prix régional Talent des cités avec une bourse de 1500 € pour leur projet E-market Africa.
Un site commercial… et solidaire
Ce site Internet, qu’elles comptent lancer début août est destiné à la diaspora africaine installée en Ile-de-France. Proposant d’abord des produits maliens ou sénégalais (les pays d’origine des deux jeunes entrepreneuses) l’objectif de la plate-forme est d’élargir l’offre à d’autres pays du continent.
Tilapia, banane plantain, manioc ou aubergine africaine, les usagers pourront faire leurs courses directement sur Internet avant de se faire livrer à domicile évitant ainsi les trajets pénibles. Dans un deuxième temps, le site proposera d’envoyer des victuailles directement au Sénégal ou au Mali. Un moyen pour les communautés originaires de ces régions de venir en aide à leurs parents, qui iraient récupérer les courses pré-payées dans des points relais proches de chez eux.
« On a toujours vu nos parents faire des virements d’argent, généralement surtaxés. Nous agissons dans une optique solidaire, nos services seront taxés mais à l’échelle locale, explique Fatoumata. On fait ça pour aider nos communautés, sur des besoins primaires comme la nourriture. »
Pour réussir, les entrepreneuses comptent avant tout sur le bouche-à-oreilles et sur le soutien de leurs familles, très attentives au devenir du projet. « Mon père m’a dit : si le sac de riz est à 50 € sur ton site mais à 40 € en boutique, je ne viendrai jamais chez toi ma fille! », s’amuse Diao.
En septembre, les deux jeunes filles seront en lice pour la finale nationale des Talents des cités.
Source et image : Le Parisien du 25/07/2013
Aulnay-sous-Bois, Tremblay-en-France, Villepinte : Paris-Nord 2 attend son superbus
Avec des premiers travaux sur son territoire effectués depuis quelques semaines, le parc d’affaires Paris-Nord 2, le premier d’Europe dans sa catégorie, est déjà à l’heure du bus à haut niveau de services (BHNS). L’enquête publique sur ce projet s’achève ce soir. D’ici à 2016, il doit relier grâce à une circulation sur une voie réservée les 9,8 km qui séparent les gares du RER B de Villepinte à celle du RER D Arnouville-Gonesse-Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) en vingt-trois minutes. « Le BHNS traversera le parc sur 2 400 m, dont 2 300 en site propre », explique Hervé Chastagnol, le directeur général de Paris-Nord 2.
Près de 500 sociétés sont actuellement implantées sur les 300 ha du site, qui s’étend sur cinq communes : Villepinte, Tremblay, Aulnay et, dans le 95, Gonesse et Roissy-en-France. Plus de 20 000 salariés y travaillent. « Actuellement, 80% des usagers du parc s’y rendent en voiture et 20% en transports en commun, rapporte le directeur. Cette liaison sera donc une formidable opportunité pour rejoindre aussi bien le Val-d’Oise, la Seine-Saint-Denis et Paris. Et comme nous sommes un domaine privé, nous devons financer les aménagements de nos voies pour permettre la circulation du BHNS. » Coût : 6 M€. « Nous déploierons parallèlement des pistes cyclables », ajoute Hervé Chastagnol.
Une fréquence de six minutes
Les études préalables et les sondages des sols ont eu lieu ces dernières semaines. Et la phase opérationnelle a déjà commencé pour une partie du tracé. « Nous avons notamment entamé la reconversion d’une voie ferrée désaffectée qui passait dans le parc en direction du site PSA pour en faire une voie dédiée à ce bus rapide, précise Hervé Chastagnol. Ce qui valorise cette parcelle devenue inutilisée.?Le mail piéton des Peupliers accueillera lui aussi ce moyen de transports en commun. Lorsque le BHNS sera mis en service avec une fréquence de six minutes, il permettra de traverser le parc en quatre minutes, et fera halte aux trois arrêts de Paris-Nord 2 : la gare RER Parc-des-Expositions, le centre commercial et le centre du parc. Une concordance horaire est prévue avec les départs et arrivées des RER B et D. Nous avons travaillé avec le Stif, l’Etat et les deux conseils généraux. »
Source et image : le Parisien du 16/07/2013